Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָךְ דְּאָזְלָא בַּהֲדַהּ לְבֵי דִינָא, גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן. הַאי דְּלָא אָזְלָא בַּהֲדַהּ לְבֵי דִּינָא, לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן.La Guemara répond : celle-ci, qui accompagne la 'haloutsa (femme ayant fait la 'halitsa, cérémonie du déchaussement) au tribunal, et que l'on pourrait confondre avec elle, les Rabbanan (les Sages) ont décrété à son sujet que sa coépouse soit interdite ; celle-là, qui n'accompagne pas la 'haloutsa au tribunal, les Rabbanan n'ont pas décrété à son sujet.
- מַתְנִי׳ הַחוֹלֵץ לִיבִמְתּוֹ, וְנָשָׂא אָחִיו אֶת אֲחוֹתָהּ, וָמֵת — חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַבֶּמֶת. וְכֵן הַמְגָרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ, וְנָשָׂא אָחִיו אֶת אֲחוֹתָהּ, וָמֵת — הֲרֵי זוֹ פְּטוּרָה.MICHNA : Celui qui a fait la 'halitsa à sa yevama (la veuve de son frère soumise au lévirat), puis son frère a épousé sa sœur et est mort : elle fait la 'halitsa et n'accomplit pas le yibboum (le mariage du lévirat), car elle est la sœur de sa 'haloutsa. Et de même, celui qui répudie sa femme, puis son frère a épousé sa sœur et est mort : celle-ci est exempte de la 'halitsa comme du yibboum.
- שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁקִּידֵּשׁ אָחִיו אֶת אֲחוֹתָהּ — מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא אָמְרוּ, אוֹמְרִים לוֹ: הַמְתֵּן עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה אָחִיךָ מַעֲשֶׂה.Une femme en attente du yavam (le beau-frère soumis au lévirat), dont un frère de celui-ci a consacré la sœur : au nom de Rabbi Yehouda ben Betéra ils ont dit : on lui dit : attends pour la prendre jusqu'à ce que ton frère ait accompli un acte.
- חָלַץ לָהּ אָחִיו אוֹ כְּנָסָהּ — יִכְנוֹס אֶת אִשְׁתּוֹ. מֵתָה הַיְּבָמָה — יִכְנוֹס אֶת אִשְׁתּוֹ. מֵת יָבָם — יוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט, וְאֵשֶׁת אָחִיו בַּחֲלִיצָה.Si son frère lui a fait la 'halitsa ou l'a épousée, il épousera sa femme. Si la yevama est morte, il épousera sa femme. Si le yavam est mort, il répudiera sa femme par un get (acte de divorce) et la femme de son frère par la 'halitsa.
- גְּמָ׳ מַאי ״וְכֵן״? אֵימָא: ״אֲבָל הַמְגָרֵשׁ״.GUEMARA : Que signifie « et de même » ? Les deux cas ne sont pas semblables : dans le premier elle a besoin de la 'halitsa, dans le second elle en est exempte. Dis : « mais celui qui répudie ».
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, כָּאן שָׁנָה רַבִּי: אֲחוֹת גְּרוּשָׁה מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֲחוֹת חֲלוּצָה מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים.Rech Lakich a dit : ici Rabbi Yehouda HaNassi a enseigné : la sœur de la divorcée, de par la Torah ; la sœur de la 'haloutsa, de par les Scribes.
- שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁקִּידֵּשׁ וְכוּ׳. אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא.Une femme en attente du yavam dont un frère a consacré, etc. Chmouel a dit : la halakha (la règle pratique) est conforme aux paroles de Rabbi Yehouda ben Betéra.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מֵתָה אִשְׁתּוֹ, מַהוּ בִּיבִמְתּוֹ? רַב וְרַבִּי חֲנִינָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מֵתָה אִשְׁתּוֹ — מוּתָּר בִּיבִמְתּוֹ. שְׁמוּאֵל וְרַב אַסִּי דְאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מֵתָה אִשְׁתּוֹ — אָסוּר בִּיבִמְתּוֹ.Ils ont posé la question : si sa femme consacrée est morte, qu'en est-il de sa yevama ? Rav et Rabbi 'Hanina disent tous deux : si sa femme est morte, il est permis à sa yevama. Chmouel et Rav Assi disent tous deux : si sa femme est morte, il est interdit à sa yevama.
- אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַב — מִשּׁוּם דַּהֲוַאי יְבָמָה שֶׁהוּתְּרָה וְנֶאֶסְרָה, וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה, תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן.Rava a dit : quelle est la raison de Rav ? Parce que c'est une yevama qui a été permise à la mort de son mari, est devenue interdite par les fiançailles de sa sœur, puis est redevenue permise : elle revient à sa permission première.
- מֵתִיב רַב הַמְנוּנָא: שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד מוּפְנֶה. מֵת אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת, וְעָשָׂה בָּהּ מוּפְנֶה מַאֲמָר, וְאַחַר כָּךְ מֵת אָחִיו הַשֵּׁנִי,Rav Hamnouna a objecté : trois frères, deux mariés à deux sœurs et un célibataire ; l'un des maris des sœurs meurt, et le célibataire fait avec elle un maamar (consécration verbale préalable au yibboum) ; ensuite meurt le second frère,
- וְאַחַר כָּךְ מֵתָה אִשְׁתּוֹ אַחֲרָיו — אוֹתָהּ יְבָמָה חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַבֶּמֶת.et ensuite sa femme meurt après lui : cette yevama fait la 'halitsa et n'accomplit pas le yibboum.
- וְאַמַּאי? תֶּיהְוֵי כִּיבָמָה שֶׁהוּתְּרָה וְנֶאֶסְרָה וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה, תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן!Et pourquoi ? Qu'elle soit comme une yevama qui a été permise, est devenue interdite et est redevenue permise : qu'elle revienne à sa permission première !
- אִישְׁתִּיק. לְבָתַר דִּנְפַק אֲמַר: אַמַּאי לָא אֲמַרְתְּ לֵיהּ, רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא, דְּאָמַר: כֵּיוָן שֶׁעָמְדָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת בְּאִסּוּר — נֶאֶסְרָה עָלָיו עוֹלָמִית?Il se tut. Après qu'il fut sorti, Rava se dit : pourquoi ne lui as-tu pas dit : c'est Rabbi Eléazar, qui a dit : dès lors qu'elle s'est trouvée à son égard, ne serait-ce qu'un instant, dans un état d'interdit, elle lui est interdite pour toujours ?
- הֲדַר אֲמַר: אֵימוֹר דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר — הֵיכָא דְּלָא חַזְיָא בִּשְׁעַת נְפִילָה, אֲבָל הֵיכָא דְּחַזְיָא בִּשְׁעַת נְפִילָה, מִי אָמַר?Il dit ensuite : on peut dire que Rabbi Eléazar l'a dit là où elle n'était pas apte au moment de l'échéance du lévirat ; mais là où elle était apte au moment de l'échéance, l'a-t-il dit ?
- הֲדַר אֲמַר: אִין, וְהָתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מֵתָה יְבִמְתּוֹ — מוּתָּר בְּאִשְׁתּוֹ, מֵתָה אִשְׁתּוֹ — אוֹתָהּ יְבָמָה חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַבֶּמֶת.Il dit ensuite : oui, il l'a dit, car il a été enseigné : Rabbi Eléazar dit : si sa yevama meurt, il est permis à sa femme ; si sa femme meurt, cette yevama fait la 'halitsa et n'accomplit pas le yibboum.
- לֵימָא שְׁמוּאֵל וְרַב אַסִּי דְּאָמְרִי כְּרַבִּי אֶלְעָזָר?Dirons-nous que Chmouel et Rav Assi, qui disent cela, parlent comme Rabbi Eléazar ?
- אֲפִילּוּ תֵּימָא כְּרַבָּנַן, עַד כָּאן לָא קָמִיפַּלְגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּמִנְּפִילָה וְאֵילָךְ לָא מִיתְּסַר עֲלַיְיהוּ, אֲבָל הָכָא דְּאִיתְּסַר — אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.Tu peux même dire comme les Rabbanan : les Rabbanan ne divergent de Rabbi Eléazar que parce qu'à partir de l'échéance elle ne leur a pas été interdite ; mais ici, où elle a été interdite, même les Rabbanan l'admettent.
- מַתְנִי׳ הַיְּבָמָה לֹא תַּחֲלוֹץ וְלֹא תִּתְיַיבֵּם עַד שֶׁיֵּשׁ לָהּ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים. וְכֵן כׇּל שְׁאָר הַנָּשִׁים לֹא יִתְאָרְסוּ וְלֹא יִנָּשְׂאוּ עַד שֶׁיְּהוּ לָהֶן שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים: אֶחָד בְּתוּלוֹת וְאֶחָד בְּעוּלוֹת, אֶחָד גְּרוּשׁוֹת וְאֶחָד אַלְמָנוֹת, אֶחָד נְשׂוּאוֹת וְאֶחָד אֲרוּסוֹת.MICHNA : La yevama ne fera ni la 'halitsa ni le yibboum avant d'avoir trois mois depuis la mort de son mari. Et de même toutes les autres femmes ne se fianceront pas et ne se marieront pas avant d'avoir trois mois : aussi bien les vierges que les non-vierges, aussi bien les divorcées que les veuves, aussi bien les mariées que les fiancées.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַנְּשׂוּאוֹת — יִתְאָרְסוּ, וְהָאֲרוּסוֹת — יִנָּשְׂאוּ. חוּץ מִן הָאֲרוּסוֹת שֶׁבִּיהוּדָה, מִפְּנֵי שֶׁלִּבּוֹ גַּס בָּהּ.Rabbi Yehouda dit : les mariées peuvent se fiancer, et les fiancées peuvent se marier, sauf les fiancées de Judée, parce que son cœur est familier d'elle.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל הַנָּשִׁים יִתְאָרְסוּ, חוּץ מִן הָאַלְמָנָה,Rabbi Yossé dit : toutes les femmes peuvent se fiancer, sauf la veuve,
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