Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁבַּתְּחִלָּה הָיְתָה עָלָיו בִּכְלַל הֶיתֵּר. נֶאֶסְרָה, וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה, יָכוֹל תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מַצּוֹת תֵּאָכֵל בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ״ — מִצְוָה.car au commencement elle était pour lui parmi les nourritures permises ; une fois la farine consacrée en offrande, elle est devenue interdite ; et après l'offrande de la poignée sur l'autel, elle est redevenue permise. On pourrait croire qu'elle revient à sa permission première ; c'est pourquoi le verset dit : « Elle sera mangée en matsot (pains azymes) dans un lieu saint » (Lévitique 6, 9) : c'est une mitsva (un commandement).
- בִּשְׁלָמָא לְרָבָא דְּאָמַר הָא מַנִּי רַבָּנַן הִיא — הָכָא, הָכִי קָאָמַר: ״מַצּוֹת תֵּאָכֵל בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ״ — מִצְוָה. שֶׁבַּתְּחִלָּה הָיְתָה עָלָיו בִּכְלַל הֶיתֵּר, רָצָה — אוֹכְלָהּ, רָצָה — אֵינוֹ אוֹכְלָהּ (נֶאֶסְרָה, חָזְרָה וְהוּתְּרָה, יָכוֹל תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן), רָצָה — אוֹכְלָהּ, רָצָה — אֵינוֹ אוֹכְלָהּ.Cela se comprend selon Rava, qui a dit : à qui est cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ? C'est aux Rabbanan (les Sages). Ici, voici ce qu'elle veut dire : « Elle sera mangée en matsot dans un lieu saint » : c'est une mitsva. Car au commencement elle était pour lui parmi les nourritures permises : s'il le voulait, il la mangeait ; s'il le voulait, il ne la mangeait pas. (Elle est devenue interdite, puis est redevenue permise. On pourrait croire qu'elle revient à sa permission première :) s'il le veut, il la mange ; s'il le veut, il ne la mange pas.
- רָצָה אֵינוֹ אוֹכְלָהּ?! וְהָכְתִיב: ״וְאָכְלוּ אֹתָם אֲשֶׁר כֻּפַּר בָּהֶם״, מְלַמֵּד שֶׁהַכֹּהֲנִים אוֹכְלִים וּבְעָלִים מִתְכַּפְּרִין!S'il le veut, il ne la mange pas ?! Mais il est écrit : « Et ils mangeront ces choses par lesquelles l'expiation a été faite » (Exode 29, 33), ce qui enseigne que les Cohanim (les prêtres) mangent et que les propriétaires obtiennent l'expiation !
- אֶלָּא: רָצָה — הוּא אוֹכְלָהּ, רָצָה — כֹּהֵן אַחֵר אוֹכְלָהּ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מַצּוֹת תֵּאָכֵל בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ״ — מִצְוָה.Dis plutôt : on pourrait croire que s'il le veut, lui la mange ; s'il le veut, un autre Cohen la mange ; c'est pourquoi le verset dit : « Elle sera mangée en matsot dans un lieu saint » : c'est une mitsva pour le Cohen officiant de la manger lui-même.
- אֶלָּא לְרַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי, דְּאָמַר אַבָּא שָׁאוּל הִיא, הָכָא מַאי תְּרֵי גַוְונֵי אִיכָּא?Mais selon Rav Yits'hak bar Avdimi, qui a dit que c'est Abba Chaoul et que la baraïta oppose deux manières d'agir, ici, quelles deux manières y a-t-il, dont l'une serait exclue ?
- וְכִי תֵּימָא: רָצָה — לְתֵאָבוֹן אוֹכְלָהּ, רָצָה — אֲכִילָה גַּסָּה אוֹכְלָהּ, אֲכִילָה גַּסָּה מִי שְׁמָהּ אֲכִילָה? וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הָאוֹכֵל אֲכִילָה גַּסָּה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים פָּטוּר מִ״לֹּא תְעֻנֶּה״!Et si tu dis : on pourrait croire que s'il le veut, il la mange avec appétit ; s'il le veut, il la mange par gavage, déjà rassasié – le gavage s'appelle-t-il donc « manger » ? Rech Lakich n'a-t-il pas dit : celui qui mange en se gavant à Yom Kippour est exempt de la peine prévue par le verset « qui ne s'affligera pas » (Lévitique 23, 29) ?
- אֶלָּא: רָצָה — מַצָּה אוֹכְלָהּ, רָצָה — חָמֵץ אוֹכְלָהּ.Dis plutôt : on pourrait croire que s'il le veut, il la mange en matsa ; s'il le veut, il la mange en pâte levée.
- וְהָכְתִיב: ״לֹא תֵאָפֶה חָמֵץ חֶלְקָם״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: וַאֲפִילּוּ חֶלְקָם לֹא תֵאָפֶה חָמֵץ! אֶלָּא: רָצָה — מַצָּה אוֹכְלָהּ, רָצָה — חָלוּט אוֹכְלָהּ.Mais il est écrit : « Elle ne sera pas cuite levée, leur part » (Lévitique 6, 10), et Rech Lakich a dit : même leur part, celle des Cohanim, ne sera pas cuite levée ! Dis plutôt : on pourrait croire que s'il le veut, il la mange en matsa ; s'il le veut, il la mange ébouillantée.
- הַאי חָלוּט הֵיכִי דָּמֵי? אִי מַצָּה הִיא — הָא מַצָּה הִיא, וְאִי לָא מַצָּה הִיא — ״מַצּוֹת״ אָמַר רַחֲמָנָא!Cette pâte ébouillantée, comment se présente-t-elle ? Si c'est de la matsa, eh bien c'est de la matsa et rien ne l'exclut ; et si ce n'est pas de la matsa, le Miséricordieux a dit « matsot » (Lévitique 10, 12) : à quoi bon un nouveau verset ?
- לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ מַצָּה הִיא, וּלְהָכִי תְּנָא בֵּיהּ קְרָא — לְעַכֵּב.Non : en réalité je te dirai que c'est de la matsa, et c'est pour cela que le verset l'a répété : pour que ce soit indispensable, et invalider la pâte ébouillantée.
- אֶלָּא חָלוּט מַצָּה הִיא דְּקָאָמְרִינַן, לְמַאי הִלְכְתָא? לוֹמַר שֶׁאָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בְּפֶסַח, אַף עַל פִּי דְּחַלְטֵיהּ מֵעִיקָּרָא, כֵּיוָן דַּהֲדַר אַפְיֵיהּ בְּתַנּוּר — ״לֶחֶם עוֹנִי״ קָרֵינָא בֵּיהּ, וְאָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח.Mais alors, cette pâte ébouillantée dont nous disons que c'est de la matsa, pour quelle halakha (règle) l'a-t-on dit ? Pour dire qu'on s'acquitte avec elle de son obligation à Pessa'h : bien qu'on l'ait ébouillantée au début, puisqu'on l'a ensuite cuite au four, nous lui appliquons « pain de misère » (Deutéronome 16, 3), et on s'acquitte avec elle de son obligation à Pessa'h.
- מַתְנִי׳ הַחוֹלֵץ לִיבִמְתּוֹ — הֲרֵי הוּא כְּאֶחָד מִן הָאַחִין לַנַּחֲלָה. וְאִם יֵשׁ שָׁם אָב — נְכָסִים שֶׁל אָב. הַכּוֹנֵס אֶת יְבִמְתּוֹ — זָכָה בִּנְכָסִים שֶׁל אָחִיו. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ, אִם יֵשׁ שָׁם אָב — נְכָסִים שֶׁל אָב.MICHNA : Celui qui fait la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui libère la veuve du lévirat) à sa yevama (la veuve de son frère soumise au lévirat) est comme l'un des frères pour l'héritage. Il garde sa part égale. Et s'il y a un père encore en vie, les biens sont au père. Celui qui épouse sa yevama acquiert les biens de son frère. Rabbi Yehouda dit : dans un cas comme dans l'autre, s'il y a un père, les biens sont au père.
- גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא חֲלִיצָה בִּמְקוֹם יִבּוּם קָיְימָא, וְנִשְׁקוֹל כּוּלְּהוּ נִכְסֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.GUEMARA : La Guemara demande : c'est évident ! Réponse : il aurait pu te venir à l'esprit de dire que la 'halitsa tient lieu de yibboum (mariage du lévirat) et qu'il prendra tous les biens ; elle nous apprend donc qu'il n'en est rien.
- אִי הָכִי, הֲרֵי הוּא כְּאֶחָד מִן הָאַחִים — אֵינוֹ אֶלָּא כְּאֶחָד מִן הָאַחִים מִיבְּעֵי לֵיהּ!S'il en est ainsi, au lieu de dire : il est comme l'un des frères, elle aurait dû dire : il n'est que comme l'un des frères !
- אֶלָּא, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאַפְסְדַהּ מִיִּבּוּם, לִקְנְסֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Dis plutôt : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il l'a écartée du yibboum, pénalisons-le en le privant de sa part ; elle nous apprend donc qu'il n'en est rien.
- אִם יֵשׁ שָׁם אָב. דְּאָמַר מָר: אָב קוֹדֵם לְכׇל יוֹצְאֵי יְרֵכוֹ.Et s'il y a un père, les biens sont au père : car le Maître a dit : le père a la priorité sur tous ses descendants.
- הַכּוֹנֵס אֶת יְבִמְתּוֹ וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא — ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״ אָמַר רַחֲמָנָא, וַהֲרֵי קָם.Celui qui épouse sa yevama, etc. Quelle en est la raison ? « Il succédera au nom de son frère » (Deutéronome 25, 6), a dit le Miséricordieux ; et voici qu'il a succédé.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר וְכוּ׳. אָמַר עוּלָּא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Rabbi Yehouda dit, etc. Oula a dit : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda. Et de même Rabbi Yits'hak Nappa'ha a dit : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda.
- וְאָמַר עוּלָּא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּכְתִיב: ״וְהָיָה הַבְּכוֹר אֲשֶׁר תֵּלֵד״ — כִּבְכוֹר, מָה בְּכוֹר אֵין לוֹ בְּחַיֵּי הָאָב — אַף הַאי נָמֵי אֵין לוֹ בְּחַיֵּי הָאָב.Et Oula a dit, et certains disent Rabbi Yits'hak Nappa'ha : quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Car il est écrit : « Et ce sera le premier-né qu'elle enfantera » (Deutéronome 25, 6) : le yavam (le beau-frère soumis au lévirat) est comme un premier-né. De même qu'un premier-né n'a rien du vivant du père, celui-ci aussi n'a rien du vivant du père.
- אִי: מָה בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם לְאַחַר מִיתַת הָאָב, אַף הַאי נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם לְאַחַר מִיתַת הָאָב!La Guemara objecte : si c'est ainsi, alors de même que le premier-né prend double part après la mort du père, celui-ci aussi devrait prendre double part après la mort du père !
- מִידֵּי ״יָקוּם עַל שֵׁם אָבִיו״ כְּתִיב? ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״ כְּתִיב, וְלֹא ״עַל שֵׁם אָבִיו״.Est-il écrit : « Il succédera au nom de son père » ? Il est écrit : « Il succédera au nom de son frère », et non « au nom de son père ».
- אֵימָא: הֵיכָא דְּלֵיכָּא אָב דְּלִשְׁקוֹל נַחֲלָה — תִּתְקַיֵּים מִצְוַת יִבּוּם, הֵיכָא דְּאִיכָּא אָב [דְּלָא] שָׁקֵיל נַחֲלָה — לֹא תִּתְקַיֵּים מִצְוַת יִבּוּם.Dis alors : lorsqu'il n'y a pas de père, de sorte qu'il prend l'héritage, la mitsva du yibboum devrait s'appliquer ; lorsqu'il y a un père, de sorte qu'il ne prend pas l'héritage, la mitsva du yibboum ne devrait pas s'appliquer !
- מִידֵּי יִבּוּם בְּנַחֲלָה תְּלָה רַחֲמָנָא? יַבּוֹמֵי מְיַבְּמִי, וְאִי אִיכָּא נַחֲלָה — שָׁקֵיל, וְאִי לָא — לָא שָׁקֵיל.Le Miséricordieux a-t-il donc fait dépendre le yibboum de l'héritage ? On accomplit le yibboum ; et s'il y a un héritage, il le prend, sinon, il ne le prend pas.
- יְתֵיב רַבִּי חֲנִינָא קָרָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. אֲמַר לֵיהּ: פּוֹק קְרִי קְרָיָיךְ לְבָרָא, אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Rabbi 'Hanina Kara (spécialiste des versets) était assis devant Rabbi Yannaï, et il était assis et disait : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda. Il lui a dit : sors réciter tes versets dehors ! La halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda.
- תָּנֵי תַּנָּא, קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. אֲמַר לֵיהּ: אֶלָּא כְּמַאן, כְּרַבָּנַן? פְּשִׁיטָא, יָחִיד וְרַבִּים הֲלָכָה כְּרַבִּים!Un Tanna (récitant de baraïtot au beit hamidrach) a enseigné devant Rav Na'hman : la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Il lui a dit : mais à qui est-elle conforme ? Aux Rabbanan ? C'est évident : entre un seul et plusieurs, la halakha suit les plusieurs !
- אֲמַר לֵיהּ: אֶסְמְיַיהּ?! אֲמַר לֵיהּ: לָא. אַתְּ — הֲלָכָה אַתְנְיֻיךְ, וּמִקְשָׁא הוּא דְּאִקְּשִׁי לָךְ, וַאֲפַכְתְּ. וּלְמַאי דַּאֲפַכְתְּ, שַׁפִּיר אֲפַכְתְּ.Il lui a dit : dois-je la supprimer ? Il lui a répondu : non. Toi, on t'a enseigné « la halakha est conforme à Rabbi Yehouda », et cela t'a paru difficile, puisque la halakha suit la majorité, et tu as inversé. Et pour ce qui est de l'avoir inversé, tu l'as bien inversé.
- מַתְנִי׳ הַחוֹלֵץ לִיבִמְתּוֹ — הוּא אָסוּר בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ, וְהִיא אֲסוּרָה בִּקְרוֹבָיו.MICHNA : Celui qui fait la 'halitsa à sa yevama : lui est interdit à ses proches parentes, et elle est interdite à ses proches parents.
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