Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ — לְעוֹלָם לֹא קָנָה עַד שֶׁיֹּאמַר ״פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי יִרְשׁוּ שָׂדֶה פְּלוֹנִית וּפְלוֹנִית שֶׁנְּתַתִּים לָהֶם בְּמַתָּנָה וְיִרָשׁוּם״.Et Rech Lakich a dit : les bénéficiaires n'acquièrent jamais, à moins qu'il ne dise : « Untel et untel hériteront de tel et tel champ, que je leur ai donnés en cadeau, et ils en hériteront », le terme de don devant ainsi couvrir chacun d'eux. Et Rava a tranché que dans cette divergence aussi la halakha (la règle pratique) est conforme à Rech Lakich.
- וְאִידַּךְ, דִּתְנַן: הַכּוֹתֵב כׇּל נְכָסָיו לִבְנוֹ לְאַחַר מוֹתוֹ, הָאָב אֵינוֹ יָכוֹל לִמְכּוֹר — מִפְּנֵי שֶׁנְּתָנָן לַבֵּן, וְהַבֵּן אֵינוֹ יָכוֹל לִמְכּוֹר — מִפְּנֵי שֶׁהֵן בִּרְשׁוּת הָאָב. מָכַר הָאָב — מְכוּרִין עַד שֶׁיָּמוּת הוּא, מָכַר הַבֵּן — אֵין לַלּוֹקֵחַ כְּלוּם עַד שֶׁיָּמוּת הָאָב.Et le troisième cas : ce que nous avons appris dans une Michna (Baba Batra 136a) : « Celui qui inscrit tous ses biens au nom de son fils pour après sa mort : le père ne peut pas vendre, parce qu'il les a donnés au fils, et le fils ne peut pas vendre, parce qu'ils sont en la possession du père. Si le père a vendu, ils sont vendus jusqu'à ce qu'il meure ; si le fils a vendu, l'acheteur n'a rien jusqu'à ce que le père meure. »
- וְאִיתְּמַר: מָכַר הַבֵּן בְּחַיֵּי הָאָב, וּמֵת הַבֵּן בְּחַיֵּי הָאָב. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא קָנָה לוֹקֵחַ, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: קָנָה לוֹקֵחַ.Et il a été dit (par les Amoraïm) : si le fils a vendu du vivant du père, et que le fils est mort du vivant du père : Rabbi Yo'hanan a dit : l'acheteur n'a pas acquis ; et Rech Lakich a dit : l'acheteur a acquis.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר לֹא קָנָה לוֹקֵחַ — קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי.Rabbi Yo'hanan a dit : l'acheteur n'a pas acquis, car la propriété des fruits est équivalente à la propriété du fonds ; le père, qui garde les fruits, est donc tenu pour propriétaire tant qu'il vit, et le fils n'a rien pu vendre.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר קָנָה לוֹקֵחַ — קִנְיַן פֵּירוֹת לָאו כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי.Et Rech Lakich a dit : l'acheteur a acquis, car la propriété des fruits n'est pas équivalente à la propriété du fonds ; le fils était donc déjà propriétaire et sa vente est valable, l'acheteur devant seulement attendre la mort du père pour en jouir.
- אֵין הַוָּלָד שֶׁל קַיָּימָא כּוּ׳. תָּנָא: מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אָמְרוּ — יוֹצִיא בְּגֵט.Il est enseigné dans la Michna : « Si l'enfant n'est pas viable… », il la gardera. Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : au nom de Rabbi Eliézer, on a dit : il doit la renvoyer par un get (acte de divorce), à titre de sanction, car il s'est uni à elle alors qu'elle était enceinte.
- אָמַר רָבָא: רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָא דַּאֲמַרַן.Rava a dit : Rabbi Méïr et Rabbi Eliézer ont dit la même chose. Rabbi Eliézer : c'est ce que nous venons de dire.
- רַבִּי מֵאִיר דְּתַנְיָא: לֹא יִשָּׂא אָדָם מְעוּבֶּרֶת חֲבֵירוֹ, וּמֵינֶקֶת חֲבֵירוֹ. וְאִם נָשָׂא — יוֹצִיא וְלֹא יַחְזִיר עוֹלָמִית, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יוֹצִיא, וְלִכְשֶׁיַּגִּיעַ זְמַנּוֹ לִכְנוֹס — יִכְנוֹס.Rabbi Méïr : comme il a été enseigné dans une baraïta : « Un homme n'épousera pas la femme enceinte d'un autre, ni la femme qui allaite l'enfant d'un autre. Et s'il l'a épousée, il doit la renvoyer et ne la reprendra jamais : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : il doit la renvoyer, et lorsque viendra le moment de l'épouser, il l'épousera. »
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִמַּאי? דִּלְמָא לָא הִיא, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָכָא, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּקָפָגֵע בְּאִיסּוּר אֵשֶׁת אָח דְּאוֹרָיְיתָא, אֲבָל הָתָם דְּרַבָּנַן — כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ!Abayé lui a dit : d'où le tires-tu ? Peut-être n'en est-il rien : Rabbi Eliézer ne l'a dit ici que parce que le yavam (le frère du défunt) se heurte à l'interdit toraïque de la femme du frère ; mais là, où c'est d'ordre rabbinique, il pense comme les Sages !
- אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר הָתָם, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּרַבָּנַן, וַחֲכָמִים עָשׂוּ חִיזּוּק לְדִבְרֵיהֶם יוֹתֵר מִשֶּׁל תּוֹרָה, אֲבָל הָכָא מִדְּאוֹרָיְיתָא — מִפְרָשׁ פָּרְשִׁי מִינַּהּ.Ou bien : Rabbi Méïr ne l'a dit là que parce que c'est d'ordre rabbinique, et les Sages ont renforcé leurs paroles plus que celles de la Torah ; mais ici, où c'est d'ordre toraïque, on s'en écarte de soi-même, et il n'y a pas besoin de sanctionner.
- אָמַר רָבָא, וּלְדִבְרֵי חֲכָמִים: יוֹצִיאָהּ בְּגֵט. אָמַר מָר זוּטְרָא: דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: ״יוֹצִיא״, וְלָא קָתָנֵי: ״יַפְרִישׁ״. שְׁמַע מִינַּהּ.Rava a dit : et selon les paroles des Sages aussi, il doit la renvoyer par un get. Mar Zoutra a dit : le texte est précis aussi en ce sens, car il enseigne « il doit la renvoyer » et n'enseigne pas « il se séparera ». Déduis-en que c'est bien cela.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב הוֹשַׁעְיָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: הָתָם תְּנַן, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל שֶׁשָּׁהָא בְּאָדָם שְׁלֹשִׁים יוֹם — אֵינוֹ נֵפֶל. הָא לָא שְׁהָא — סְפֵיקָא הָוֵי.Rav Achi a dit à Rav Hochaya fils de Rav Idi : nous avons appris là : « Rabban Chimon ben Gamliel dit : tout ce qui a survécu trente jours, chez l'homme, n'est pas un avorton. » Par conséquent, s'il n'a pas survécu trente jours, c'est un cas de doute.
- וְאִיתְּמַר: מֵת בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם, וְעָמְדָה וְנִתְקַדְּשָׁה,Et il a été dit : si le nouveau-né est mort dans les trente jours, et qu'elle s'est levée et s'est fiancée, croyant être exempte du lévirat :
- רָבִינָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: אִם אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל הִיא — חוֹלֶצֶת, וְאִם אֵשֶׁת כֹּהֵן הִיא — אֵינָהּ חוֹלֶצֶת.Ravina a dit au nom de Rava : si elle est la femme d'un Israël (non-Cohen), elle fait la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui libère du lévirat) ; et si elle est la femme d'un Cohen, elle ne fait pas la 'halitsa, car cela la rendrait interdite à son mari.
- רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ — חוֹלֶצֶת.Rav Mecharchiya a dit au nom de Rava : l'une comme l'autre font la 'halitsa.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב מְשַׁרְשְׁיָא:Ravina a dit à Rav Mecharchiya :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.