Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּכׇל הָעוֹלֶה לְיִבּוּם — עוֹלֶה לַחֲלִיצָה, וְכֹל שֶׁאֵין עוֹלֶה לְיִבּוּם — אֵינוֹ עוֹלֶה לַחֲלִיצָה.que toute femme apte au yibboum (mariage léviratique) est apte à la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui libère du lévirat), et que toute femme qui n'est pas apte au yibboum n'est pas apte à la 'halitsa. On ne peut donc pas distinguer entre les deux, comme le voulait Abayé.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמַר: הַכּוֹנֵס יְבִמְתּוֹ וְנִמְצֵאת מְעוּבֶּרֶת — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא צָרָתָהּ, שֶׁמָּא יְהֵא וָלָד בֶּן קַיָּימָא. וּבִיאַת מְעוּבֶּרֶת לֹא שְׁמָהּ בִּיאָה, וַחֲלִיצַת מְעוּבֶּרֶת לֹא שְׁמָהּ חֲלִיצָה. וְהַוָּלָד אֵינוֹ פּוֹטֵר עַד שֶׁיֵּצֵא לַאֲוִיר הָעוֹלָם.Mais Rava a dit plutôt : voici ce que la baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) veut dire : « Celui qui épouse sa yevama (la veuve de son frère mort sans enfant) et il s'avère qu'elle était enceinte : sa coépouse à elle ne se mariera pas, de peur que l'enfant ne soit viable ; et l'union avec une femme enceinte d'un enfant viable ne porte pas le nom d'union, et la 'halitsa d'une femme enceinte d'un enfant viable ne porte pas le nom de 'halitsa ; et l'enfant ne libère pas du lévirat tant qu'il n'est pas sorti à l'air du monde. »
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא: הַכּוֹנֵס יְבִמְתּוֹ וְנִמְצֵאת מְעוּבֶּרֶת — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא צָרָתָהּ, שֶׁמָּא יְהֵא וָלָד בֶּן קַיָּימָא, וְאֵין בִּיאָה וַחֲלִיצָה פּוֹטֶרֶת, אֶלָּא וָלָד פּוֹטֵר. וְהַוָּלָד אֵין פּוֹטְרָהּ עַד שֶׁיֵּצֵא לַאֲוִיר הָעוֹלָם.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rava : « Celui qui épouse sa yevama et il s'avère qu'elle était enceinte : sa coépouse à elle ne se mariera pas, de peur que l'enfant ne soit viable ; et ni l'union ni la 'halitsa ne libèrent, c'est seulement l'enfant qui libère ; et l'enfant ne la libère pas tant qu'il n'est pas sorti à l'air du monde. »
- טַעְמָא דְּשֶׁמָּא יְהֵא וָלָד בֶּן קַיָּימָא הוּא, הָא לָא הָוֵי וָלָד בֶּן קַיָּימָא מִיפַּטְרָא צָרָתָהּ, לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ!La raison est donc : de peur que l'enfant ne soit viable. Par conséquent, si l'enfant n'était pas viable, sa coépouse serait libérée par cette union. Disons donc que c'est une réfutation de Rech Lakich !
- אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ, הָכִי קָתָנֵי: הַכּוֹנֵס יְבִמְתּוֹ וְנִמְצֵאת מְעוּבֶּרֶת — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא צָרָתָהּ, שֶׁמָּא לֹא יְהֵא הַוָּלָד בֶּן קַיָּימָא, וַחֲלִיצַת מְעוּבֶּרֶת לֹא שְׁמָהּ חֲלִיצָה, וּבִיאַת מְעוּבֶּרֶת לֹא שְׁמָהּ בִּיאָה.Rech Lakich pourrait te dire : voici ce qu'elle enseigne : « Celui qui épouse sa yevama et il s'avère qu'elle était enceinte : sa coépouse à elle ne se mariera pas, de peur que l'enfant ne soit pas viable ; et la 'halitsa d'une femme enceinte ne porte pas le nom de 'halitsa, et l'union avec une femme enceinte ne porte pas le nom d'union.
- וְאִם תֹּאמַר: הַלֵּךְ אַחַר רוֹב נָשִׁים, וְרוֹב נָשִׁים וָלָד מְעַלְּיָא יָלְדָן, וָלָד אֵין פּוֹטֵר עַד שֶׁיֵּצֵא לַאֲוִיר הָעוֹלָם.Et si tu dis : suis la majorité des femmes, et la majorité des femmes mettent au monde un enfant accompli (viable), de sorte que la coépouse pourrait se marier sans plus attendre, on te répond : l'enfant ne libère pas tant qu'il n'est pas sorti à l'air du monde. »
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֶפְשָׁר אִיתָא לְהָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ וְלָא תְּנַן לָהּ בְּמַתְנִיתִין? נְפַק, דַּק וְאַשְׁכַּח, דִּתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ וְצָרָתָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וּבָאוּ וְאָמְרוּ לָהּ ״מֵת בַּעְלִיךְ״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא וְלֹא תִּתְיַיבֵּם עַד שֶׁתֵּדַע שֶׁמָּא מְעוּבֶּרֶת הִיא צָרָתָהּ.Rabbi Elazar a dit : est-il possible que cet avis de Rech Lakich soit valable et que nous ne l'ayons pas appris dans une Michna ? Il est sorti, a examiné avec soin et a trouvé, car nous avons appris : « La femme dont le mari et la coépouse sont partis outre-mer, et l'on est venu lui dire : “Ton mari est mort” : celle-ci ne se mariera pas et ne fera pas le yibboum avant de savoir si sa coépouse n'est pas enceinte. »
- בִּשְׁלָמָא יַבּוֹמֵי לָא — שֶׁמָּא יְהֵא וָלָד בֶּן קַיָּימָא, וְיִפְגַּע בְּאִיסּוּר אֵשֶׁת אָח דְּאוֹרָיְיתָא, אֶלָּא: לֹא תַּחְלוֹץ, אַמַּאי? בִּשְׁלָמָא תַּחְלוֹץ בְּתוֹךְ תִּשְׁעָה וְתִנָּשֵׂא בְּתוֹךְ תִּשְׁעָה — לָא, הַיְינוּ סָפֵק.Il se comprend qu'elle ne fasse pas le yibboum : de peur que l'enfant ne soit viable, et que le yavam (le frère du défunt) ne heurte l'interdit toraïque de la femme du frère. Mais pourquoi ne ferait-elle pas la 'halitsa ? Certes, faire la 'halitsa dans les neuf mois et se marier dans les neuf mois, non : c'est là le cas de doute (peut-être la coépouse est-elle enceinte d'un enfant viable, et le statut de la veuve reste en suspens).
- אֶלָּא תַּחְלוֹץ בְּתוֹךְ תִּשְׁעָה, וְתִנָּשֵׂא לְאַחַר תִּשְׁעָה.Mais qu'elle fasse la 'halitsa dans les neuf mois et qu'elle se marie après les neuf mois ! Si l'enfant de la coépouse était viable, il est né ; sinon, la 'halitsa l'a libérée. Si la Michna ne l'admet pas, c'est donc que la 'halitsa faite alors qu'une femme de la famille est enceinte n'est pas valable, comme le dit Rech Lakich.
- וּלְטַעְמָיךְ: תַּחְלוֹץ וְתִנָּשֵׂא לְאַחַר תִּשְׁעָה!Et selon ton raisonnement même : qu'elle fasse la 'halitsa et se marie après les neuf mois ! Cela serait valable même selon Rech Lakich ; or la Michna ne le permet pas non plus.
- אֶלָּא, בַּר מִינַּהּ דְּהַהִיא. דְּאַבָּיֵי בַּר אַבָּא וְרַב חִינָּנָא בַּר אַבָּיֵי דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: שֶׁמָּא יְהֵא וָלָד בֶּן קַיָּימָא, וְנִמְצָא אַתָּה מַצְרִיכָהּ כָּרוֹז לַכְּהוּנָּה.Laisse plutôt de côté cette Michna, dont la raison est autre : car Abayé bar Abba et Rav 'Hinnana bar Abayé ont dit tous deux : elle ne fera pas la 'halitsa de peur que l'enfant ne soit viable, et la 'halitsa aurait alors été sans objet, et il se trouverait que tu lui imposes une proclamation publique, pour faire savoir qu'elle reste apte à la prêtrise (au mariage avec un Cohen).
- וְלַצְרְכַהּ! דִּלְמָא אִיכָּא אִינִישׁ דְּהָוֵי בַּחֲלִיצָה וְלָא הָוֵי בְּהַכְרָזָה, וְאָתֵי לְמֵימַר: קָשָׁרֵי חֲלוּצָה לְכֹהֵן.Eh bien, qu'on la lui impose ! Peut-être y a-t-il des gens qui ont assisté à la 'halitsa et n'ont pas assisté à la proclamation, et ils en viendraient à dire : ils permettent une femme ayant fait la 'halitsa à un Cohen.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִידֵּי ״לֹא תַּחְלוֹץ וְלֹא תִּתְיַיבֵּם״ קָתָנֵי? ״לֹא תִּנָּשֵׂא וְלֹא תִּתְיַיבֵּם״ קָתָנֵי, בְּלֹא חֲלִיצָה, אֲבָל אִי חָלֵיץ לַהּ — הָכִי נָמֵי דְּשַׁרְיָא.Abayé lui a dit : la Michna enseigne-t-elle donc « elle ne fera pas la 'halitsa et ne fera pas le yibboum » ? Elle enseigne « elle ne se mariera pas et ne fera pas le yibboum », c'est-à-dire sans 'halitsa. Mais si le yavam accomplit la 'halitsa avec elle, en effet elle est permise.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ: הַחוֹלֵץ לִמְעוּבֶּרֶת וְהִפִּילָה — צְרִיכָה חֲלִיצָה מִן הָאַחִין.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rech Lakich : « Celui qui accomplit la 'halitsa avec une femme enceinte, et elle fait une fausse couche : elle a besoin de 'halitsa de la part des frères. »
- אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ בְּהָנֵי תְּלָת: חֲדָא — הָא דַּאֲמַרַן. אִידַּךְ, דִּתְנַן: הַמְחַלֵּק נְכָסָיו עַל פִּיו, רִיבָּה לְאֶחָד וּמִיעֵט לְאֶחָד, וְהִשְׁוָה לָהֶם אֶת הַבְּכוֹר — דְּבָרָיו קַיָּימִין.Rava a dit : la halakha est conforme à Rech Lakich dans ces trois cas. L'un : celui que nous venons de dire. Le deuxième : ce que nous avons appris dans une Michna (Baba Batra 126b) : « Celui qui partage ses biens de vive voix entre ses descendants, s'il a donné plus à l'un et moins à l'autre, ou s'il a égalé à eux le premier-né, ses paroles sont valables.
- וְאִם אָמַר מִשּׁוּם יְרוּשָּׁה — לֹא אָמַר כְּלוּם. כָּתַב, בֵּין בַּתְּחִלָּה בֵּין בַּסּוֹף בֵּין בָּאֶמְצַע, מִשּׁוּם מַתָּנָה — דְּבָרָיו קַיָּימִין.Mais s'il a dit que c'est à titre d'héritage, il n'a rien dit. S'il a écrit, que ce soit au début, à la fin ou au milieu, que c'est à titre de don, ses paroles sont valables. »
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