Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קִנְיָן גָּמוּר, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא כְּבֵית שַׁמַּאי.d'une acquisition complète, si bien que l'étrangère n'aurait même pas besoin de 'halitsa (cérémonie qui libère la yevama, veuve sans enfant, du lévirat). Il nous apprend que la halakha n'est pas comme Beit Chammaï.
- וּלְרַב נַחְמָן — קַשְׁיָא דְּרַב אָשֵׁי! וְכִי תֵּימָא: הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ מֵת וְאַחַר כָּךְ גֵּירַשׁ — צָרָתָהּ מוּתֶּרֶת, אֶלָּא ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי כָּנַס וְאַחַר כָּךְ גֵּירַשׁ.Et selon Rav Na'hman, Rav Achi fait difficulté ! Et si tu dis : Il en est de même : même s'il est mort et qu'ensuite il a divorcé, sa coépouse est permise, alors « c'est de ce cas » vient exclure quoi ? La Guemara répond : Exclure le cas où il a épousé et ensuite divorcé, où l'étrangère est bien coépouse de la sœur de la femme.
- הָנִיחָא אִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יִרְמְיָה, דְּאָמַר: תַּבְרָא, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.La Guemara poursuit : Cela va bien s'il pense comme Rabbi Yirmeya, qui a dit : Il y a rupture entre les Michnayot : celui qui a enseigné celle-ci n'a pas enseigné celle-là.
- וְהַאי תַּנָּא סָבַר מִיתָה מַפֶּלֶת, וְהַאי תַּנָּא סָבַר נִישּׂוּאִין הָרִאשׁוֹנִים מַפִּילִים.Ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) estime que c'est la mort qui fait tomber la yevama : seul compte son statut au moment de la mort ; et cet autre Tanna estime que ce sont les premiers mariages qui font tomber : un statut de coépouse d'une parente interdite né du mariage subsiste malgré le divorce.
- ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי כָּנַס וּלְבַסּוֹף גֵּירַשׁ. אֶלָּא אִי סָבַר לַהּ כְּרָבָא, דְּאָמַר: לְעוֹלָם חַד תַּנָּא הוּא, וְ״זוֹ וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר זוֹ״ קָתָנֵי, ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי מַאי? עַל כׇּרְחָךְ כְּרַבִּי יִרְמְיָה סְבִירָא לֵיהּ.Ainsi « c'est de ce cas » vient exclure le cas où il a épousé et finalement divorcé. Mais s'il pense comme Rava, qui a dit : En réalité c'est un seul Tanna, qui enseigne « ceci, et il va sans dire cela », « c'est de ce cas » vient exclure quoi ? Selon Rava, même celui qui a épousé puis divorcé laisse la coépouse permise. Forcément, il pense comme Rabbi Yirmeya : Rav Na'hman suit donc Rabbi Yirmeya.
- וּלְרָבָא, הָנִיחָא אִי סָבַר לַהּ כְּרַב אָשֵׁי — ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי מֵת בְּלֹא גֵּירֵשׁ. אֶלָּא אִי סָבַר לַהּ כְּרַב נַחְמָן, ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי מַאי? עַל כׇּרְחָךְ כְּרַב אָשֵׁי סְבִירָא לֵיהּ.Et selon Rava, cela va bien s'il pense comme Rav Achi, qu'il y a zika (lien du lévirat) : « c'est de ce cas » vient exclure le cas où il est mort sans divorcer. Mais s'il pense comme Rav Na'hman, « c'est de ce cas » vient exclure quoi ? Forcément, il pense comme Rav Achi.
- מַתְנִי׳ וְכוּלָּן שֶׁהָיוּ בָּהֶן קִדּוּשִׁין אוֹ גֵרוּשִׁין בְּסָפֵק — הֲרֵי אֵלּוּ הַצָּרוֹת חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת. כֵּיצַד סְפֵק קִדּוּשִׁין? זָרַק לָהּ קִדּוּשִׁין, סָפֵק קָרוֹב לוֹ סָפֵק קָרוֹב לָהּ — זֶהוּ סְפֵק קִדּוּשִׁין.MICHNA : Et toutes celles (les quinze parentes interdites) pour lesquelles il y a eu des kiddouchin ou un divorce douteux, voici que les coépouses font la 'halitsa et ne sont pas prises en lévirat, étant peut-être coépouses d'une parente interdite. Comment y a-t-il doute sur les kiddouchin ? S'il lui a lancé les kiddouchin dans le domaine public, peut-être plus près de lui, peut-être plus près d'elle : c'est cela un doute sur les kiddouchin.
- סְפֵק גֵּרוּשִׁין — כָּתַב בִּכְתַב יָדוֹ וְאֵין עָלָיו עֵדִים, יֵשׁ עָלָיו עֵדִים וְאֵין בּוֹ זְמַן, יֵשׁ בּוֹ זְמַן וְאֵין בּוֹ אֶלָּא עֵד אֶחָד, זֶהוּ סְפֵק גֵּרוּשִׁין.Doute sur le divorce : S'il a écrit le get de sa propre main, et qu'il n'y a pas de témoins dessus ; s'il y a des témoins dessus mais pas de date ; s'il y a une date mais un seul témoin : c'est cela un doute sur le divorce.
- גְּמָ׳ וְאִילּוּ בְּגֵרוּשִׁין, סָפֵק קָרוֹב לוֹ סָפֵק קָרוֹב לָהּ לָא קָתָנֵי.GUEMARA : Alors que pour le divorce, il n'est pas enseigné « peut-être plus près de lui, peut-être plus près d'elle ».
- מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבָּה: אִשָּׁה זוֹ בְּחֶזְקַת הֶיתֵּר לַשּׁוּק עוֹמֶדֶת, וּמִסָּפֵק אַתָּה בָּא לְאוֹסְרָהּ — אַל תַּאַסְרֶנָּה מִסָּפֵק.Pourquoi ? Rabba a dit : Parce que cette femme, la coépouse, se trouve en état de présomption de permission pour tout homme (lachouk, « au marché ») ; et à cause d'un doute tu viens l'interdire ? Ne l'interdis pas à cause d'un doute. Les trois guittin cités dans la Michna, en revanche, sont bel et bien des guittin.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, בְּקִדּוּשִׁין נָמֵי נֵימָא: אִשָּׁה זוֹ בְּחֶזְקַת הֶיתֵּר לַיָּבָם עוֹמֶדֶת, וּמִסָּפֵק אַתָּה בָּא לְאוֹסְרָהּ — אַל תַּאַסְרֶנָּה מִסָּפֵק!Abayé lui a dit : S'il en est ainsi, pour les kiddouchin aussi disons : Cette femme se trouve en état de présomption de permission pour le yavam (frère du défunt), et à cause d'un doute tu viens l'interdire ? Ne l'interdis pas à cause d'un doute !
- הָתָם, לְחוּמְרָא.On répond : Là-bas, c'est par rigueur.
- הַאי — חוּמְרָא דְּאָתֵי לִידֵי קוּלָּא הוּא. זִימְנִין דְּאָזֵיל הוּא, וּמְקַדֵּשׁ לַהּ לַאֲחוֹתַהּ קִדּוּשֵׁי וַדַּאי.Abayé objecte : Mais c'est une rigueur qui mène à une indulgence ! Parfois il ira et fera à sa sœur des kiddouchin certains ;
- וְאִי נָמֵי, זִימְנִין דְּאָתֵא אַחֵר וּמְקַדֵּשׁ לַהּ לְדִידַהּ קִדּוּשֵׁי וַדַּאי, וְכֵיוָן דְּאָסַר לַהּ מָר לְצָרָה לְיַיבּוֹמֵי, אָמְרִי: דְּקַמָּא — קִדּוּשִׁין, וּדְבָתְרָא — לָאו קִדּוּשִׁין!ou encore, parfois un autre viendra et lui fera, à elle, des kiddouchin certains ; et puisque le Maître a interdit à la coépouse le lévirat, on dira : ceux du premier sont des kiddouchin, et ceux du second ne sont pas des kiddouchin !
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