Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶם נְשׂוּאִים שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד נָשׂוּי נׇכְרִית. מֵת אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת, וְכָנַס נְשׂוּי נׇכְרִית אֶת אִשְׁתּוֹ וּמֵת — הָרִאשׁוֹנָה יוֹצְאָה מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה, וּשְׁנִיָּה מִשּׁוּם צָרָתָהּ. עָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר וּמֵת — נׇכְרִית חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.MICHNA : Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs et un est marié à une étrangère (une femme non apparentée aux sœurs). L'un des maris des sœurs est mort sans enfant, et celui qui est marié à l'étrangère a épousé sa femme par le lévirat et il est mort à son tour sans enfant. La première tombée devant le frère restant sort en tant que sœur de sa femme, et la seconde en tant que sa coépouse. S'il lui a fait un ma'amar (acte de type kiddouchin du yavam, le frère du défunt, envers la yevama, sa veuve), sans consommer le lévirat, et qu'il est mort, l'étrangère fait la 'halitsa (cérémonie qui libère du lévirat) et n'est pas prise en lévirat.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דַּעֲבַד בַּהּ מַאֲמָר, הָא לָא עֲבַד בַּהּ מַאֲמָר — נׇכְרִית יַבּוֹמֵי נָמֵי מְיַיבְּמָה. אָמַר רַב נַחְמָן: זֹאת אוֹמֶרֶת אֵין זִיקָה, וַאֲפִילּוּ בְּחַד אַחָא.GUEMARA : La raison est qu'il lui a fait un ma'amar ; donc, s'il ne lui a pas fait de ma'amar, l'étrangère peut aussi être prise en lévirat, bien que le lien du lévirat ait pu faire d'elle la coépouse de la sœur de la femme du frère restant. Rav Na'hman a dit : Cela revient à dire qu'il n'y a pas de zika (lien du lévirat, qui ferait de la yevama comme une épouse), même avec un seul frère.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה אַחִים, שְׁנַיִם מֵהֶם נְשׂוּאִים שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד נָשׂוּי נׇכְרִית. מֵת הַנָּשׂוּי נׇכְרִית, וְכָנַס אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת אֶת אִשְׁתּוֹ וּמֵת — הָרִאשׁוֹנָה יוֹצֵאת מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה, וּשְׁנִיָּה — מִשּׁוּם צָרָתָהּ. עָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר וּמֵת — נׇכְרִית חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.MICHNA : Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs et un est marié à une étrangère. Celui qui est marié à l'étrangère est mort, et l'un des maris des sœurs a épousé sa femme et il est mort sans enfant. La première épouse sort en tant que sœur de sa femme, et la seconde en tant que sa coépouse. S'il lui a fait un ma'amar et qu'il est mort, l'étrangère fait la 'halitsa et n'est pas prise en lévirat.
- גְּמָ׳ הָא תּוּ לְמָה לִי? הַיְינוּ הָךְ! הַשְׁתָּא: וּמָה הָתָם דַּאֲחוֹת אִשָּׁה הָוְיָא צָרָה לְנׇכְרִית — אָמְרַתְּ נׇכְרִית אֲסוּרָה, הָכָא דְּנׇכְרִית הָוְיָא צָרָה לַאֲחוֹת אִשָּׁה — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!GUEMARA : Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est la même chose que dans la Michna précédente ! Maintenant : si là-bas, où la sœur de la femme est devenue coépouse de l'étrangère, tu as dit que l'étrangère est interdite, ici, où l'étrangère est devenue coépouse de la sœur de la femme, à plus forte raison !
- תַּנָּא, הָךְ תְּנָא בְּרֵישָׁא וְהָךְ חַזְיַא לְהֶתֵּירָא וְשַׁרְיַא, וַהֲדַר חַזְיַא לְאִיסּוּרָא.La Guemara répond : Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné celle-ci d'abord, et pour celle-là, il l'a vue permise et a permis ; puis il l'a vue interdite et l'a enseignée à son tour.
- וְאַיְּידֵי דְּחַבִּיבָה לֵיהּ אַקְדְּמַהּ, וּמִשְׁנָה לֹא זָזָה מִמְּקוֹמָהּ.Et comme elle lui était chère, étant une nouveauté, il l'a placée en premier, et une Michna ne bouge pas de sa place : celle qui était déjà fixée est restée, quoique superflue.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶם נְשׂוּאִים שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד נָשׂוּי נׇכְרִית. מֵת אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת, וְכָנַס נְשׂוּי נׇכְרִית אֶת אִשְׁתּוֹ, וּמֵתָה אִשְׁתּוֹ שֶׁל שֵׁנִי, וְאַחַר כָּךְ מֵת נְשׂוּי נׇכְרִית — הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה עָלָיו עוֹלָמִית, הוֹאִיל וְנֶאֶסְרָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת.MICHNA : Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs et un est marié à une étrangère. L'un des maris des sœurs est mort, et celui qui est marié à l'étrangère a épousé sa femme ; puis la femme du second frère est morte, et ensuite celui qui est marié à l'étrangère est mort. Celle-ci lui est interdite à jamais, puisqu'elle lui a été interdite un moment, quand elle est tombée la première fois pour le lévirat.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל יְבָמָה שֶׁאֵין אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ בִּשְׁעַת נְפִילָה ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״ — הֲרֵי הִיא כְּאֵשֶׁת אָח שֶׁיֵּשׁ לָהּ בָּנִים, וַאֲסוּרָה. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה עָלָיו עוֹלָמִית, הוֹאִיל וְנֶאֶסְרָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת!GUEMARA : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Toute yevama à qui l'on ne peut appliquer, au moment de la chute devant le yavam, le verset : « Son yavam viendra sur elle » (Deutéronome 25, 5) est comme la femme d'un frère qui a des enfants, et elle est interdite. Que nous apprend-il ? Nous l'avons déjà appris : Celle-ci lui est interdite à jamais, puisqu'elle lui a été interdite un moment !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אִיחַזְיָא לַהּ בִּנְפִילָה רִאשׁוֹנָה, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיחַזְיָא לַהּ בִּנְפִילָה רִאשׁוֹנָה — אֵימָא תִּישְׁתְּרֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Tu aurais pu dire : Cela ne vaut que lorsqu'elle n'a jamais été apte durant la première chute, sa sœur étant restée en vie tout ce temps ; mais lorsqu'elle a été apte durant la première chute, l'épouse étant morte avant que l'autre frère ne la prenne, dis qu'elle soit permise. Il nous apprend qu'elle reste interdite.
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא: שְׁנֵי אַחִין נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, מֵת אֶחָד מֵהֶם, וְאַחַר כָּךְ מֵתָה אִשְׁתּוֹ שֶׁל שֵׁנִי — הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה עָלָיו עוֹלָמִית, הוֹאִיל וְנֶאֶסְרָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת!Cela aussi, nous l'avons appris (Michna, 32a) : Deux frères mariés à deux sœurs ; l'un d'eux est mort, et ensuite la femme du second est morte : celle-ci lui est interdite à jamais, puisqu'elle lui a été interdite un moment !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּאִידְּחַי לַהּ מֵהַאי בֵּיתָא לִגְמָרֵי, אֲבָל הָכָא דְּלָא אִידְּחַי לַהּ מֵהַאי בֵּיתָא לִגְמָרֵי, אֵימָא: מִיגּוֹ דְּחַזְיָא לְהַאי נְשׂוּי נׇכְרִית, חַזְיָא נָמֵי לְהַאי — קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Tu aurais pu dire : Là-bas, elle a été repoussée de cette maison complètement, puisqu'il n'y avait qu'un seul frère et qu'elle lui était interdite ; mais ici, où elle n'a pas été repoussée de cette maison complètement, dis : Puisqu'elle est apte pour celui qui est marié à l'étrangère, elle est apte aussi pour celui-ci. Il nous apprend qu'il n'en est rien.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה אַחִים, שְׁנַיִם מֵהֶם נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד נָשׂוּי נׇכְרִית. גֵּירַשׁ אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת אֶת אִשְׁתּוֹ, וּמֵת נְשׂוּי נׇכְרִית, וּכְנָסָהּ הַמְגָרֵשׁ וָמֵת — זוֹ הִיא שֶׁאָמְרוּ: וְכוּלָּן שֶׁמֵּתוּ אוֹ נִתְגָּרְשׁוּ — צָרוֹתֵיהֶן מוּתָּרוֹת.MICHNA : Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs et un est marié à une étrangère. L'un des maris des sœurs a divorcé de sa femme, puis celui qui est marié à l'étrangère est mort, et celui qui a divorcé l'a épousée et il est mort : elle peut être prise en lévirat par le frère restant. C'est de ce cas qu'ils ont dit : Et toutes celles qui sont mortes ou ont divorcé, leurs coépouses sont permises.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּגֵירַשׁ וְאַחַר כָּךְ מֵת, אֲבָל מֵת וְאַחַר כָּךְ גֵּירַשׁ — אֲסוּרָה. אָמַר רַב אָשֵׁי: זֹאת אוֹמֶרֶת: יֵשׁ זִיקָה, אֲפִילּוּ בִּתְרֵי אַחֵי.GUEMARA : La raison est qu'il a divorcé et qu'ensuite le mari de l'étrangère est mort ; mais s'il est mort et qu'ensuite il a divorcé, elle est interdite au frère restant. Rav Achi a dit : Cela revient à dire qu'il y a zika, même avec deux frères.
- וּלְרַב אָשֵׁי קַשְׁיָא דְּרַב נַחְמָן! אָמַר לָךְ רַב אָשֵׁי: הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּלָא עֲבַד בַּהּ מַאֲמָר — נׇכְרִית מִיחְלָץ חָלְצָה, יַבּוֹמֵי לָא מִיַּיבְּמָה. וְהָא דְּקָתָנֵי מַאֲמָר — לְאַפּוֹקֵי בֵּית שַׁמַּאי, דְּאָמְרִי: מַאֲמָר קוֹנֶהLa Guemara demande : Et selon Rav Achi, Rav Na'hman fait difficulté ! Rav Achi te dira : Il en est de même lorsqu'il ne lui a pas fait de ma'amar : l'étrangère fait la 'halitsa et n'est pas prise en lévirat. Et s'il est enseigné « ma'amar », c'est pour exclure Beit Chammaï, qui disent : Le ma'amar acquiert
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.