Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיסּוּר מִצְוָה וְאִיסּוּר קְדוּשָּׁה — חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת! הָתָם, אִיסּוּר מִצְוָה לְחוֹדַהּ, הָכָא, אִיסּוּר מִצְוָה, וַאֲחוֹתָהּ.« Un interdit de mitsva et un interdit de sainteté : elle accomplit la 'halitsa (déchaussement libérant la veuve du lévirat) et n'est pas épousée par lévirat ! » On répond : là-bas, c'est un interdit de mitsva seul ; ici, c'est un interdit de mitsva et sa sœur échue avec elle.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לֵיקוּם אִיסּוּר מִצְוָה בִּמְקוֹם אִיסּוּר עֶרְוָה — וְתִתְיַיבֵּם, קָא מַשְׁמַע לַן.Il te serait venu à l'esprit de dire : plaçons l'interdit de mitsva au rang de l'interdit de erva (union incestueuse), et que sa sœur soit épousée par lévirat. On nous apprend qu'il n'en est rien.
- וְתִתְיַיבֵּם? כֵּיוָן דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא רַמְיָא קַמֵּיהּ, קָא פָגַע בַּאֲחוֹת זְקוּקָתוֹ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מִשּׁוּם מִצְוָה עֲבוּד רַבָּנַן, קָא מַשְׁמַע לַן.Et qu'elle soit épousée par lévirat ? On répond : puisque, selon la Torah, celle qui est interdite lui est soumise, il rencontrerait la sœur d'une femme à laquelle il est lié (zekoukato). Il te serait venu à l'esprit de dire : à cause de la mitsva, les Sages ont agi en levant leur décret sur la sœur d'une femme liée. On nous apprend que non.
- הָיְתָה אַחַת מֵהֶן כּוּ׳. הָא תּוּ לְמָה לִי, הַיְינוּ הָךְ: מָה לִי לְחַד מָה לִי לִתְרֵי?!« Si l'une d'elles, etc. » Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est la même chose : que m'importe un seul frère, que m'importent deux ?!
- צְרִיכָא: דְּאִי אַשְׁמְועִינַן הָתָם, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא שֵׁנִי דְּמוֹכַח, אֲבָל הָכָא, דְּלֵיכָּא שֵׁנִי דְּקָא מוֹכַח, אֵימָא לָא.C'est nécessaire, car s'il nous l'avait appris là-bas seulement, on aurait dit que c'est permis parce qu'il y a un second frère qui montre que la sœur d'une femme liée est interdite ; mais ici, où il n'y a pas de second frère qui montre cela, je dirais que non.
- וְאִי אַשְׁמְועִינַן הָכָא: אַדְּרַבָּה, תַּרְוַויְיהוּ מוֹכְחִי אַהֲדָדֵי, אֲבָל אִידַּךְ — לָא, צְרִיכָא.Et s'il nous l'avait appris ici seulement, j'aurais dit : au contraire, ils se montrent tous deux l'un à l'autre leur statut ; mais dans l'autre cas, non. C'est donc nécessaire.
- זוֹ הִיא שֶׁאָמְרוּ וְכוּ׳. ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי אִיסּוּר מִצְוָה לָזֶה וְאִיסּוּר מִצְוָה לָזֶה.« C'est de cela qu'ils ont parlé, etc. » « C'est de cela » : pour exclure quoi ? Pour exclure le cas d'un interdit de mitsva pour celui-ci et d'un interdit de mitsva pour celui-là.
- הָא תּוּ לְמָה לִי, הַיְינוּ הָךְ: מָה לִי לְחַד, מָה לִי לִתְרֵי?!Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est la même chose : que m'importe un seul frère, que m'importent deux ?!
- מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי לָא אָמְרִינַן אוֹקֵי אִיסּוּר מִצְוָה בִּמְקוֹם אִיסּוּר עֶרְוָה — הֵיכָא דְּאִיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם שֵׁנִי, אֲבָל הֵיכָא דְּלֵיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם שֵׁנִי, אֵימָא: לְהַאי אוֹקֵימְנָא אִיסּוּר מִצְוָה בִּמְקוֹם אִיסּוּר עֶרְוָה, וּלְהַאי [אוֹקֵימְנָא] אִיסּוּר מִצְוָה בִּמְקוֹם אִיסּוּר עֶרְוָה, וְלִיַּיבְּמוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : lorsque nous ne disons pas de placer l'interdit de mitsva au rang de l'interdit de erva, c'est là où il y a lieu de décréter à cause du second frère ; mais là où il n'y a pas lieu de décréter à cause du second, je dirais : pour celui-ci, plaçons l'interdit de mitsva au rang de l'interdit de erva, et pour celui-là, plaçons l'interdit de mitsva au rang de l'interdit de erva, et qu'ils épousent par lévirat. On nous apprend qu'il n'en est rien.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְכֵן תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: בְּכוּלָּן אֲנִי קוֹרֵא בָּהֶן, הָאֲסוּרָה לָזֶה מוּתֶּרֶת לָזֶה, וַאֲחוֹתָהּ כְּשֶׁהִיא יְבִמְתָּהּ — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת.Rav Yehouda a dit au nom de Rav, et de même Rabbi 'Hiya a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : à toutes les femmes énumérées au début du traité, j'applique ces règles : celle qui est interdite à l'un est permise à l'autre, et sa sœur, lorsqu'elle est sa yevama (veuve soumise au lévirat), soit accomplit la 'halitsa, soit est épousée par lévirat.
- וְרַב יְהוּדָה מְתַרְגֵּם מֵחֲמוֹתוֹ וְאֵילָךְ, אֲבָל שִׁיתָּא בָּבֵי דְרֵישָׁא — לָא.Et Rav Yehouda explique cela comme valant à partir de « sa belle-mère » et au-delà, mais non pour les six cas du début de la Michna.
- מַאי טַעְמָא — כֵּיוָן דְּבִתּוֹ בְּאוּנְסִין הוּא דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, בְּנִשּׂוּאִין לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ.Quelle en est la raison ? Parce que pour sa fille, tu ne trouves le cas que par le viol ; par le mariage, tu ne le trouves pas : deux filles de deux frères ne peuvent être sœurs par leur mère que si celle-ci a été violée, car une femme ayant une fille d'un frère est interdite aux autres frères.
- בְּנִשּׂוּאִין קָמַיְירֵי, בְּאוּנְסִין לָא קָא מַיְירֵי.Or il parle du mariage, il ne parle pas du viol.
- וְאַבָּיֵי מְתַרְגֵּם אַף בִּתּוֹ (בָּאָה) מֵאֲנוּסָתוֹ, כֵּיוָן דְּאַשְׁכּוֹחֵי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, אִי בָּעֲיָא — בְּאוּנְסִין תֶּיהְוֵי, אִי בָּעֲיָא — בְּנִשּׂוּאִין תִּהְוֵי. אֲבָל אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ — לָא. כֵּיוָן דְּאַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הוּא דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ — בִּפְלוּגְתָּא לָא קָמַיְירֵי.Et Abayé explique que cela vaut même pour sa fille née de la femme qu'il a violée. Puisque tu parviens à trouver le cas, si tu veux, que ce soit par le viol, si tu veux, que ce soit par le mariage. Mais non pour la femme de son frère qui n'a pas vécu en même temps que lui : puisque tu ne trouves ce cas que selon Rabbi Chimon, et que selon les Rabbanan tu ne le trouves pas, or Rabbi 'Hiya ne parle pas d'un sujet de discussion.
- וְרַב סָפְרָא מְתַרְגֵּם אַף אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ, וּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּשִׁיתָּא אַחֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. וְסִימָנָיךְ: מֵת נוֹלַד וְיִיבֵּם, מֵת נוֹלַד וְיִיבֵּם.Et Rav Safra explique que cela vaut même pour la femme de son frère qui n'a pas vécu en même temps que lui, et tu trouves le cas avec six frères et selon Rabbi Chimon. Et ton moyen mnémotechnique est : mort, né, a épousé par lévirat ; mort, né, a épousé par lévirat.
- רְאוּבֵן וְשִׁמְעוֹן נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, לֵוִי וִיהוּדָה נְשׂוּאִין שְׁתֵּי נׇכְרִיּוֹת. מֵת רְאוּבֵן, נוֹלַד יִשָּׂשכָר, וְיִיבֵּם לֵוִי. מֵת שִׁמְעוֹן, נוֹלַד זְבוּלֻן, וְיִיבֵּם יְהוּדָה. מֵתוּ לֵוִי וִיהוּדָה בְּלֹא בָּנִים, וְנָפְלוּ לְהוּ קַמֵּי יִשָּׂשכָר וּזְבוּלֻן.Comment ? Réouven et Chimon sont mariés à deux sœurs, Lévi et Yehouda sont mariés à deux femmes étrangères à celles-ci. Réouven meurt, Yissakhar naît, et Lévi épouse par lévirat la veuve de Réouven. Chimon meurt, Zevouloun naît, et Yehouda épouse par lévirat la veuve de Chimon. Lévi et Yehouda meurent sans enfants, et les deux sœurs échoient à Yissakhar et Zevouloun.
- הָאֲסוּרָה לָזֶה — מוּתֶּרֶת לָזֶה. וְהָאֲסוּרָה לָזֶה — מוּתֶּרֶת לָזֶה. וַאֲחוֹתָהּ שֶׁהִיא יְבִמְתָּהּ.Celle qui est interdite à celui-ci, Yissakhar, comme femme d'un frère qu'il n'a pas connu, est permise à celui-là, Zevouloun, qui l'a trouvée déjà mariée à Lévi. Et celle qui est interdite à celui-là est permise à celui-ci. Et sa sœur, lorsqu'elle est sa yevama, peut ainsi être épousée par lévirat.
- לְמָה לִי יִיבֵּם יְהוּדָה? בְּלָא יִיבֵּם יְהוּדָה נָמֵי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ!Pourquoi ai-je besoin de dire que Yehouda a épousé par lévirat ? Même sans que Yehouda ait épousé par lévirat, tu trouves le cas !
- מִשּׁוּם צָרָה. הָא תִּינַח צָרָה, צָרָה דְצָרָה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?C'est à cause de la coépouse (tsara) : pour que la règle s'applique aussi à elle. Cela va bien pour la coépouse ; pour la coépouse de la coépouse, que peut-on dire ?
- כְּגוֹן דַּהֲדַר וְיַבְּמִינְהוּ נָמֵי גָּד וְאָשֵׁר.Il s'agit d'un cas où Gad et Acher les ont aussi épousées par lévirat à leur tour.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶן נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, אוֹ אִשָּׁה וּבִתָּהּ, אוֹ אִשָּׁה וּבַת בִּתָּהּ, אוֹ אִשָּׁה וּבַת בְּנָהּ — הֲרֵי אֵלּוּ חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר.MICHNA. Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs, ou à une femme et sa fille, ou à une femme et la fille de sa fille, ou à une femme et la fille de son fils : s'ils meurent sans enfants, celles-ci accomplissent la 'halitsa et ne sont pas épousées par lévirat. Et Rabbi Chimon exempte même de la 'halitsa.
- הָיְתָה אַחַת מֵהֶן אֲסוּרָה עָלָיו אִיסּוּר עֶרְוָה — אָסוּר בָּהּ, וּמוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. אִיסּוּר מִצְוָה אוֹ אִיסּוּר קְדוּשָּׁה — חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת.Si l'une d'elles lui était interdite d'un interdit de erva, elle lui est interdite et sa sœur lui est permise. Si c'est un interdit de mitsva ou un interdit de sainteté, elles accomplissent la 'halitsa et ne sont pas épousées par lévirat.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר בִּשְׁתֵּיהֶן מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּיבּוּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרוֹר״. בְּשָׁעָה שֶׁנַּעֲשׂוּ צָרוֹת זוֹ לָזוֹ — לֹא יְהֵא לְךָ לִיקּוּחִין אֲפִילּוּ בְּאַחַת מֵהֶן.GUEMARA. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon les exempte toutes deux de la 'halitsa et du yiboum, comme il est dit : « Et tu ne prendras pas une femme avec sa sœur pour en faire une rivale » (Lévitique 18, 18). Au moment où elles deviennent rivales l'une de l'autre, tu ne pourras épouser aucune d'elles.
- הָיְתָה אַחַת מֵהֶן כּוּ׳. הָא תּוּ לְמָה לִי, הַיְינוּ הָךְ!« Si l'une d'elles, etc. » Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est la même chose !
- לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת לֹא חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת, לִגְזוֹר מִשּׁוּם שְׁתֵּי אֲחָיוֹת דְּעָלְמָא, קָמַשְׁמַע לַן.C'était nécessaire pour Rabbi Chimon. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisque Rabbi Chimon a dit que deux sœurs n'accomplissent pas la 'halitsa et ne sont pas épousées par lévirat, décrétons ici aussi à cause de deux sœurs en général. On nous apprend qu'il n'en est rien.
- אִיסּוּר מִצְוָה כּוּ׳.« Un interdit de mitsva, etc. »
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