Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְכַתְּחִלָּה קָתָנֵי. וְלֵימָא לֵיהּ: גְּזֵירָה דִּלְמָא קְדֵים וַחֲלֵיץ לְרִאשׁוֹנָה בְּרֵישָׁא! ״וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת״ קָתָנֵי, דְּלֵיכָּא דִּין יִבּוּם הָכָא כְּלָל.« elles accomplissent la 'halitsa » (déchaussement libérant la veuve du lévirat) : la Michna enseigne donc ce cas lekhate'hila (a priori), comme seule issue. Et qu'il lui dise ceci : c'est un décret, de peur qu'il ne se hâte et n'accomplisse la 'halitsa avec la première sœur d'abord ! On répond : elle enseigne : « et elles ne sont pas épousées par lévirat », ce qui montre qu'il n'y a ici aucune loi de yiboum (lévirat) du tout.
- וְלֵימָא לֵיהּ: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יָמוּת, וְאָסוּר לְבַטֵּל מִצְוַת יְבָמִין! רַבִּי יוֹחָנָן לְמִיתָה לָא חָיֵישׁ.Et qu'il lui dise : c'est un décret, de peur qu'il ne meure, lui, l'autre frère, alors qu'il est interdit d'annuler la mitsva du lévirat ! On répond : Rabbi Yo'hanan ne craint pas la mort d'un frère.
- וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא, דְּאָמַר: כֵּיוָן שֶׁעָמְדָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת בְּאִיסּוּר — נֶאֶסְרָה עָלָיו עוֹלָמִית. מִדְּסֵיפָא רַבִּי אֶלְעָזָר, רֵישָׁא לָאו רַבִּי אֶלְעָזָר.Et qu'il lui dise : c'est l'avis de Rabbi Élazar, qui a dit : dès lors qu'elle s'est trouvée devant lui un seul instant sous un interdit, elle lui est interdite pour toujours. On répond : puisque la dernière partie de la Michna cite nommément Rabbi Élazar, la première partie n'est pas de Rabbi Élazar.
- וְנֵימָא לְהוּ: דִּנְפוּל בְּבַת אַחַת, וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא, דְּאָמַר: אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם! לָא סְתַם לַן תַּנָּא כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.Et disons-leur : il s'agit de deux sœurs échues en même temps au lévirat, et c'est l'avis de Rabbi Yossé HaGuelili, qui dit : il est possible de préciser que deux événements sont exactement simultanés ! On répond : le Tanna (Sage de la Michna) n'a pas enseigné pour nous une Michna anonyme selon Rabbi Yossé HaGuelili.
- וְלֵימָא לֵיהּ: דְּלָא יָדְעִינַן הֵי נְפוּל בְּרֵישָׁא.Et qu'il lui dise : c'est que nous ne savons pas laquelle est échue la première.
- אִי הָכִי — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי קָדְמוּ וְכָנְסוּ יוֹצִיאוּ? בִּשְׁלָמָא רִאשׁוֹנָה, אָמְרִינַן לֵיהּ: מַאן שְׁרָא לָךְ? אֶלָּא שְׁנִיָּה, אָמַר: חַבְרַאי שְׁנִיָּה יַיבֵּם, אֲנָא רִאשׁוֹנָה מְיַיבֵּם.On répond : s'il en est ainsi, comment comprendre ce qu'elle enseigne : « S'ils se sont hâtés et les ont épousées, qu'ils les renvoient » ? Certes, pour la première, celui qui l'a épousée doit la renvoyer, car nous lui disons : qui te l'a permise ? Mais pour la seconde, celui qui l'a épousée peut dire : mon compagnon a épousé par lévirat la seconde, et moi j'ai épousé par lévirat la première. Il peut donc affirmer que la sienne lui a été permise, et il ne devrait pas avoir à la renvoyer.
- הַיְינוּ דְּקָאָמַר לֵיהּ: אֲחָיוֹת אֵינִי יוֹדֵעַ מִי שְׁנָאָן.C'est ce que Rabbi Yo'hanan lui a dit : « Les sœurs, je ne sais pas qui les a enseignées », car il ne pouvait pas expliquer cet enseignement conformément à sa position.
- תְּנַן: הָיְתָה אַחַת מֵהֶן אֲסוּרָה עַל הָאֶחָד אִיסּוּר עֶרְוָה — אָסוּר בָּהּ וּמוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ, וְהַשֵּׁנִי אָסוּר בִּשְׁתֵּיהֶן. סָלְקָא דַּעְתָּךְ דִּנְפַלָה חֲמוֹתוֹ תְּחִלָּה.Nous avons appris dans la Michna : si l'une d'elles était interdite à l'un des frères d'un interdit de erva (union incestueuse), elle lui est interdite et sa sœur lui est permise, et le second frère a les deux pour interdites. Il te vient à l'esprit que sa belle-mère est échue au lévirat en premier.
- וְאַמַּאי? לֵיקוּ חָתָן לְיַיבֵּם הָךְ דְּאֵינָהּ חֲמוֹתוֹ בְּרֵישָׁא, וְתֶהֱוֵי חֲמוֹתוֹ לְגַבֵּי אִידַּךְ כִּיבָמָה שֶׁהוּתְּרָה וְנֶאֶסְרָה וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה, תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּרָהּ הָרִאשׁוֹן!Et pourquoi le second frère les a-t-il toutes deux pour interdites ? Que le gendre se lève et épouse par lévirat d'abord celle qui n'est pas sa belle-mère, et sa belle-mère sera, vis-à-vis de l'autre frère, comme une yevama (veuve soumise au lévirat) qui a été permise, puis interdite, puis de nouveau permise : qu'elle revienne à sa permission première !
- אָמַר רַב פָּפָּא: כְּגוֹן דִּנְפַלָה הָךְ דְּאֵינָהּ חֲמוֹתוֹ בְּרֵישָׁא.Rav Pappa a dit : il s'agit d'un cas où celle qui n'est pas sa belle-mère est échue la première ; la belle-mère a donc été interdite au second frère dès qu'elle lui est échue, et elle ne peut plus lui être permise.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים וְכוּ׳. תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יְקַיְּימוּ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: יוֹצִיאוּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: יְקַיְּימוּ. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: קַל הָיָה לָהֶם לְבֵית הִלֵּל בְּדָבָר זֶה, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יוֹצִיאוּ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: יְקַיְּימוּ.« Rabbi Eliézer dit : Beit Chammaï disent, etc. » Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer dit : Beit Chammaï disent : qu'ils les gardent, et Beit Hillel disent : qu'ils les renvoient. Rabbi Chimon dit : qu'ils les gardent. Abba Chaoul dit : Beit Hillel ont été indulgents en cette matière, car Beit Chammaï disent : qu'ils les renvoient, et Beit Hillel disent : qu'ils les gardent.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן כְּמַאן? אִי כְּבֵית שַׁמַּאי — הַיְינוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. אִי כְּבֵית הִלֵּל — הַיְינוּ אַבָּא שָׁאוּל! הָכִי קָאָמַר: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל בְּדָבָר זֶה.Rabbi Chimon, selon qui parle-t-il ? Si c'est selon Beit Chammaï, c'est ce que dit Rabbi Eliézer. Si c'est selon Beit Hillel, c'est ce que dit Abba Chaoul ! Voici ce qu'il veut dire : Beit Chammaï et Beit Hillel ne sont pas en désaccord sur cette matière, et tous disent qu'ils les gardent.
- הָיְתָה אַחַת מֵהֶם כּוּ׳. הָא תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא: אֲחוֹתָהּ כְּשֶׁהִיא יְבִמְתָּהּ — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת!« Si l'une d'elles était, etc. » Nous l'avons déjà appris une fois : sa sœur, lorsqu'elle est sa yevama, soit accomplit la 'halitsa, soit est épousée par lévirat !
- צְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְועִינַן הָתָם: מִשּׁוּם דְּלֵיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם שֵׁנִי, אֲבָל הָכָא, דְּאִיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם שֵׁנִי — אֵימָא לָא.C'est nécessaire, car s'il nous l'avait appris là-bas seulement, on aurait dit que c'est permis parce qu'il n'y a pas lieu de décréter à cause d'un second frère ; mais ici, où il y a lieu de décréter à cause du second frère, je dirais que non.
- וְאִי אַשְׁמוּעִינַן הָכָא: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא שֵׁנִי דְּקָא מוֹכַח, אֲבָל הָתָם, דְּלֵיכָּא שֵׁנִי — אֵימָא לָא. צְרִיכָא.Et s'il nous l'avait appris ici seulement, on aurait dit que c'est permis parce qu'il y a le second frère qui montre, en s'abstenant, que la sœur d'une femme liée par le lévirat est interdite ; mais là-bas, où il n'y a pas de second frère, je dirais que non. C'est donc nécessaire aux deux endroits.
- אִיסּוּר מִצְוָה כּוּ׳. הָא נָמֵי תְּנֵינָא:« Un interdit de mitsva, etc. » Cela aussi, nous l'avons appris :
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