Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: שְׁתֵּי אֲחָיוֹת לֹא חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת!Mais Rabbi Chimon n'a-t-il pas dit : deux sœurs n'accomplissent pas la 'halitsa (déchaussement libérant la veuve du lévirat) et ne sont pas épousées par lévirat ! Pourquoi la Michna exige-t-elle donc ici la 'halitsa ?
- גְּזֵירָה מִשּׁוּם אִיסּוּר מִצְוָה דְּעָלְמָא.C'est un décret à cause de l'interdit de mitsva en général : si on la dispensait de 'halitsa, on croirait que toute femme frappée d'un interdit de mitsva en est dispensée.
- הָא תִּינַח אִיהִי, אֲחוֹתָהּ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? גְּזֵירָה אֲחוֹתָהּ מִשּׁוּם לַתָּא דִּידַהּ.Cela va bien pour elle ; pour sa sœur, que peut-on dire ? On répond : c'est un décret sur sa sœur à cause d'elle.
- וְהָא גַּבֵּי עֶרְוָה לָא גָּזְרִינַן? שָׁאנֵי עֶרְוָה דְּמִגְמָר גְּמִירִי לַהּ אִינָשֵׁי, וְקָלָא אִית לַהּ.Mais à propos de la erva (union incestueuse), ne décrétons-nous pas ? On répond : la erva est différente, car les gens étudient sa loi, et elle a de la notoriété ; il n'y a pas de confusion à craindre.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם נְשׂוּאִים שְׁתֵּי אֲחָיוֹת וְאֶחָד מוּפְנֶה. מֵת אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת, וְעָשָׂה בָּהּ מוּפְנֶה מַאֲמָר. וְאַחַר כָּךְ מֵת אָחִיו הַשֵּׁנִי —MICHNA. Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs, et un est libre. L'un des maris des sœurs meurt sans enfants, et le frère libre fait à sa veuve un maamar (fiançailles lévirales). Ensuite, le second frère meurt à son tour :
- בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אִשְׁתּוֹ עִמּוֹ, וְהַלֵּזוּ תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט וּבַחֲלִיצָה, וְאֵשֶׁת אָחִיו בַּחֲלִיצָה. זוֹ הִיא שֶׁאָמְרוּ: אוֹי לוֹ עַל אִשְׁתּוֹ, וְאוֹי לוֹ עַל אֵשֶׁת אָחִיו.Beit Chammaï disent : sa femme reste avec lui, celle à qui il a fait le maamar, et l'autre s'en va comme sœur de sa femme. Et Beit Hillel disent : il renvoie sa femme par un get (acte de divorce) et par la 'halitsa, et la femme de son frère par la 'halitsa. C'est de cela qu'ils ont dit : malheur à lui pour sa femme, et malheur à lui pour la femme de son frère.
- גְּמָ׳ ״זוֹ הִיא״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי הָךְ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, דְּלָא עָבְדִינַן כְּווֹתֵיהּ. אֶלָּא אִי כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, אִי כְּרַבִּי אֶלְעָזָר.GUEMARA. « C'est de cela » : pour exclure quoi ? Pour exclure cet enseignement de Rabbi Yehochoua (plus loin, 109a), car nous n'agissons pas selon lui, mais soit selon Rabban Gamliel, soit selon Rabbi Élazar.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לָא תֵּימָא מַאֲמָר לְבֵית שַׁמַּאי קוֹנֶה קִנְיָן גָּמוּר, דְּאִי בָּעֵי לְאַפּוֹקֵי סַגִּי לַהּ בְּגִיטָּא, אֶלָּא מַאֲמָר לְבֵית שַׁמַּאי אֵינוֹ קוֹנֶה אֶלָּא לִדְחוֹת בַּצָּרָה בִּלְבָד.Rabbi Élazar a dit : ne dis pas que, pour Beit Chammaï, le maamar acquiert d'une acquisition complète, de sorte que s'il voulait la renvoyer, un get lui suffirait, sans 'halitsa. Mais plutôt, pour Beit Chammaï, le maamar n'acquiert que pour repousser la coépouse seulement.
- אָמַר רַבִּי אָבִין: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יְקַיְּימוּ. יְקַיְּימוּ אִין — לְכַתְּחִלָּה לָא.Rabbi Avin a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna : Beit Chammaï disent : qu'ils les gardent. « Qu'ils les gardent » : oui ; lekhate'hila (a priori) : non. Le maamar n'a donc pas le pouvoir d'une acquisition complète, sinon on pourrait le faire d'emblée.
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