Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּעֲלַת הַגֵּט וּבַעֲלַת מַאֲמָר, אֵיזוֹ מֵהֶן קוֹדֶמֶת? בַּעֲלַת הַגֵּט עֲדִיפָא, מִשּׁוּם דְּאַתְחֵיל בַּהּ בַּחֲלִיצָה, אוֹ דִלְמָא: בַּעֲלַת מַאֲמָר עֲדִיפָא, מִשּׁוּם דִּקְרוֹבָה לְבִיאָה.Celle qui a reçu le get (acte de divorce) du yavam (beau-frère tenu au lévirat) et celle qui a reçu le maamar (fiançailles de lévirat), laquelle d'entre elles a la priorité pour la 'halitsa (cérémonie de déchaussement qui dispense du lévirat) ? Celle qui a reçu le get est-elle préférable, parce qu'il a commencé avec elle la 'halitsa, le get étant un premier pas vers la séparation, ou peut-être celle qui a reçu le maamar est-elle préférable, parce qu'elle est proche de l'union ?
- אָמַר רַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: וּמוֹדֶה רַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁיֵּשׁ גֵּט אַחַר מַאֲמָר, וּמַאֲמַר אַחֵר גֵּט.Rav Achi a dit : Viens et entends une preuve : Et Rabban Gamliel reconnaît qu'il y a un get après un maamar, et un maamar après un get : l'acte accompli envers la seconde yevama (femme soumise au lévirat) après celui accompli envers la première a un effet.
- אִי גֵּט עֲדִיף — לָא לַיהֲנֵי מַאֲמָר אַבָּתְרֵיהּ, וְאִי מַאֲמָר עֲדִיף — לָא לַיהֲנֵי גֵּט אַבָּתְרֵיהּ, אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ, שְׁמַע מִינַּהּ.Si le get était préférable, le maamar qui le suit ne devrait pas être efficace ; et si le maamar était préférable, le get qui le suit ne devrait pas être efficace. N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire : ils sont équivalents l'un à l'autre ? Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: שְׁתֵּי אֲחָיוֹת יְבָמוֹת שֶׁנָּפְלוּ לִפְנֵי יָבָם אֶחָד, חָלַץ לָרִאשׁוֹנָה — הוּתְּרָה, חָלַץ לַשְּׁנִיָּיה — הוּתְּרָה.Rav Houna a dit que Rav a dit : Deux sœurs yevamot qui sont tombées devant un seul yavam : s'il a fait la 'halitsa avec la première, elle est permise à tout homme ; s'il a fait la 'halitsa avec la seconde, elle est permise.
- מֵתָה רִאשׁוֹנָה — מוּתָּר בַּשְּׁנִיָּיה. וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר מֵתָה שְׁנִיָּיה שֶׁמּוּתָּר בָּרִאשׁוֹנָה, מִשּׁוּם דְּהָוְיָא יְבָמָה שֶׁהוּתְּרָה וְנֶאֶסְרָה וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה — תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן.Si la première est morte avant la 'halitsa, il est permis avec la seconde, et il peut accomplir le yiboum (lévirat). Et il va sans dire que si la seconde est morte, il est permis avec la première, parce qu'elle est une yevama qui a été permise au moment où elle est tombée devant lui, puis interdite à la chute de sa sœur, et de nouveau permise à la mort de celle-ci : elle retourne à son premier statut permis.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מֵתָה שְׁנִיָּיה — מוּתָּר בָּרִאשׁוֹנָה, אֲבָל מֵתָה רִאשׁוֹנָה — אָסוּר בַּשְּׁנִיָּיה. מַאי טַעְמָא? שֶׁכׇּל יְבָמָה שֶׁאֵין אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ בִּשְׁעַת נְפִילָה ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״ — הֲרֵי זוֹ כְּאֵשֶׁת אָח שֶׁיֵּשׁ לָהּ בָּנִים, וַאֲסוּרָה.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Si la seconde est morte, il est permis avec la première ; mais si la première est morte, il est interdit avec la seconde. Quelle en est la raison ? Car toute yevama à propos de laquelle je ne peux pas lire, au moment de sa chute, « son yavam viendra à elle » (Deutéronome 25, 5) est comme l'épouse d'un frère qui a des enfants, et elle est interdite.
- וְרַב לֵית לֵיהּ הַאי סְבָרָא? וְהָאָמַר רַב: כׇּל אִשָּׁה שֶׁאֵין אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ בִּשְׁעַת נְפִילָה ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״ — הֲרֵי הִיא כְּאֵשֶׁת אָח שֶׁיֵּשׁ לוֹ בָּנִים, וַאֲסוּרָה! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָאֵי בְּאַפַּהּ אִיסּוּר אֲחוֹת אִשָּׁה דְּאוֹרָיְיתָא, אֲבָל הָכָא — זִיקָּה דְּרַבָּנַן הִיא.Et Rav n'adopte-t-il pas ce raisonnement ? Rav n'a-t-il pas dit : Toute femme à propos de laquelle je ne peux pas lire, au moment de sa chute, « son yavam viendra à elle » est comme l'épouse d'un frère qui a des enfants, et elle est interdite ! La Guemara répond : Cela ne vaut que là où se dresse devant elle l'interdit de la sœur de l'épouse, qui est de la Torah ; mais ici, la zika (lien lévirique) est d'ordre rabbinique, et l'interdit n'est donc pas définitif.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא לְרַבִּי יוֹחָנָן: אַרְבָּעָה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶם נְשׂוּאִים שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וּמֵתוּ הַנְּשׂוּאִין אֶת הָאֲחָיוֹת — הֲרֵי אֵלּוּ חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת. וְאַמַּאי? לֵיקוּ חַד מִינַּיְיהוּ, לַחְלוֹץ לָהּ לִשְׁנִיָּיה, וְתִיהְוֵי רִאשׁוֹנָה לְגַבֵּי אִידַּךְ כִּיבָמָה שֶׁהוּתְּרָה וְנֶאֶסְרָה וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה — תַּחְזוֹר לְהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן!Rabbi Yossé bar 'Hanina a objecté à Rabbi Yo'hanan : Quatre frères, dont deux étaient mariés à deux sœurs, et ceux qui étaient mariés aux sœurs sont morts : celles-ci font la 'halitsa et n'accomplissent pas le yiboum. Et pourquoi ? Que l'un d'eux se lève et fasse la 'halitsa avec la seconde, et la première sera, à l'égard de l'autre frère, comme une yevama qui a été permise, puis interdite, et de nouveau permise : elle retourne à son premier statut permis !
- אֲמַר לֵיהּ: אֲחָיוֹת אֵינִי יוֹדֵעַ מִי שְׁנָאָן. וְלֵימָא לֵיהּ: מַאי ״חוֹלְצוֹת״ נָמֵי דְּקָתָנֵי — חוֹלֶצֶת חֲדָא! ״חוֹלְצוֹת״ קָתָנֵי.Il lui a dit : Les sœurs, je ne sais pas qui les a enseignées ; autrement dit, ce n'est pas une Michna digne de confiance. La Guemara demande : Et qu'il lui dise : que signifie donc « font la 'halitsa », qu'elle enseigne ? Que l'une fait la 'halitsa, la seconde ! La Guemara répond : Elle enseigne « font la 'halitsa », au pluriel.
- וְלֵימָא לֵיהּ: מַאי ״חוֹלְצוֹת״ — חוֹלְצוֹת דְּעָלְמָא! ״הֲרֵי אֵלּוּ״ קָתָנֵי. וְלֵימָא: דַּחֲלֵיץ לַיהּ לְרִאשׁוֹנָה בְּרֵישָׁא! ״חוֹלְצוֹת״Et qu'il lui dise : que signifie « font la 'halitsa » ? Elles font la 'halitsa en général, partout où ce cas se présente, seule la seconde la faisant ! La Guemara répond : Elle enseigne « celles-ci », qui désigne les deux. Et qu'il dise qu'il s'agit du cas où il a fait la 'halitsa d'abord avec la première, si bien que la seconde ne peut plus devenir permise ! La Guemara répond : Le terme « font la 'halitsa »
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