Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִנְעָלִים הֲפוּכִים תַּחַת הַמִּטָּה, אָמַר רַבִּי: הוֹאִיל וּמְכוֹעָר הַדָּבָר — תֵּצֵא. מִנְעָלִים הֲפוּכִים? לִיחְזֵי דְּמַאן נִינְהוּ! אֶלָּא: מְקוֹם מִנְעָלִים הֲפוּכִים (תַּחַת הַמִּטָּה, אָמַר רַבִּי: הוֹאִיל וּמְכוֹעָר הַדָּבָר — תֵּצֵא).S'il y a des chaussures retournées sous le lit, Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) a dit : Puisque la chose est laide, elle doit se séparer. La Guemara s'étonne : Des chaussures retournées ? Qu'on regarde à qui elles sont ! C'est plutôt : l'emplacement de chaussures retournées (sous le lit ; Rabbi a dit : Puisque la chose est laide, elle doit se séparer).
- וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב, וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי. קַשְׁיָא הִלְכְתָא אַהִלְכְתָא: לָא קַשְׁיָא, הָא — בְּקָלָא דְּפָסֵיק, הָא — בְּקָלָא דְלָא פָּסֵיק. קָלָא דְלָא פָּסֵיק וְלֵיכָּא עֵדִים — כְּרַבִּי. קָלָא דְּפָסֵיק וְאִיכָּא עֵדִים — כְּרַב.Et la halakha est conforme à Rav, et la halakha est conforme à Rabbi. Une halakha contredit l'autre halakha ! La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci (selon Rav) concerne une rumeur qui cesse, celle-là (selon Rabbi) une rumeur qui ne cesse pas. Pour une rumeur qui ne cesse pas et sans témoins, la halakha est conforme à Rabbi ; pour une rumeur qui cesse et avec des témoins, elle est conforme à Rav.
- וְקָלָא דְּלָא פָּסֵיק עַד כַּמָּה? אָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: דּוֹמֵי דְמָתָא יוֹמָא וּפַלְגָא. וְלָא אֲמַרַן, אֶלָּא דְּלָא פְּסַק בֵּינֵי וּבֵינֵי, אֲבָל פְּסַק בֵּינֵי וּבֵינֵי — הָא פְּסַק. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא פְּסַק מֵחֲמַת יִרְאָה, אֲבָל פְּסַק מֵחֲמַת יִרְאָה — מֵחֲמַת יִרְאָה הוּא. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיכָּא אוֹיְבִים, אֲבָל אִיכָּא אוֹיְבִים — אוֹיְבִים הוּא דְּאַפִּקוּ לֵיהּ לְקָלָא.Et une rumeur qui ne cesse pas, combien de temps dure-t-elle ? Abayé a dit : Ma mère m'a dit : Les rumeurs de la ville durent un jour et demi. Et nous n'avons dit cela que si elle n'a pas cessé entre-temps ; mais si elle a cessé entre-temps, elle a bien cessé. Et nous n'avons dit cela que si elle n'a pas cessé par crainte ; mais si elle a cessé par crainte, c'est par crainte, et elle reste une rumeur qui ne cesse pas. Et nous n'avons dit cela que s'il n'y a pas d'ennemis ; mais s'il y a des ennemis, ce sont les ennemis qui ont fait sortir la rumeur.
- תְּנַן הָתָם: הַמּוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ מִשּׁוּם שֵׁם רָע — לֹא יַחְזִיר. מִשּׁוּם נֶדֶר — לֹא יַחְזִיר. שְׁלַח לֵיהּ רַבָּה בַּר הוּנָא לְרַבָּה בַּר רַב נַחְמָן, יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ: כָּנַס, מַהוּ שֶׁיּוֹצִיא?Nous avons appris là-bas dans une Michna (Guittin 45b) : Celui qui répudie sa femme à cause de sa mauvaise réputation ne doit pas la reprendre ; à cause d'un vœu, il ne doit pas la reprendre. Rabba bar Houna a envoyé à Rabba bar Rav Na'hman la question suivante : Que notre maître nous enseigne : S'il l'a reprise, qu'en est-il ? Doit-il s'en séparer ?
- אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵינָא, הַנִּטְעָן עַל אֵשֶׁת אִישׁ וְהוֹצִיאָהּ מִתַּחַת יָדוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁכָּנַס — יוֹצִיא. אֲמַר לֵיהּ: מִי דָּמֵי? הָתָם ״הוֹצִיאוּהָ״ וְהָכָא ״הוֹצִיאָהּ״. וְרַבָּה בַּר רַב נַחְמָן, מַתְנִיתִין נָמֵי ״הוֹצִיאָהּ״ תְּנַן.Il lui a dit : Nous l'avons appris : Celui que l'on soupçonne de relations avec une femme mariée, et qu'il a fait sortir de sous sa main, même s'il l'a épousée, il doit s'en séparer. Il lui a dit : Est-ce comparable ? Là-bas, c'est « ils l'ont fait sortir » (le tribunal), et ici, « il l'a fait sortir » (de lui-même) ! La Guemara précise : Et Rabba bar Rav Na'hman avait pour leçon : dans notre Michna aussi, nous avons appris « il l'a fait sortir ».
- וְאַכַּתִּי מִי דָּמֵי? הָכָא בַּעַל, וְהָתָם בּוֹעֵל! אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר דָּמֵי אַהֲדָדֵי. הָכָא אֲמוּר רַבָּנַן: לָא יִכְנוֹס, וְאִם כָּנַס — יוֹצִיא. הָכִי נָמֵי: אָמְרִי רַבָּנַן, לֹא יַחְזִיר, וְאִם כָּנַס — יוֹצִיא.Rabba bar Houna a objecté : Et de plus, est-ce comparable ? Ici, c'est le mari qui la reprend, et là-bas, l'amant ! Il lui a dit : C'est tout à fait comparable l'un à l'autre. Ici, les Sages ont dit : Il ne doit pas l'épouser, et s'il l'a épousée, il doit s'en séparer. De même, les Sages disent là-bas : Il ne doit pas la reprendre, et s'il l'a reprise, il doit s'en séparer.
- וְלָא הִיא. הָתָם: אַלּוֹמֵי אַלְּמֵיהּ לְקָלָא, הָכָא: אָמְרִינַן קָם בֵּיהּ בְּקָלָא וְלֵיתֵיהּ.La Guemara rejette : Mais il n'en est rien. Là-bas, en épousant la femme, l'amant a renforcé la rumeur ; ici, en la reprenant, le mari annule la rumeur : nous disons qu'il a vérifié la rumeur et qu'elle est sans fondement.
- מַתְנִי׳ הַמֵּבִיא גֵּט מִמְּדִינַת הַיָּם, וְאָמַר: ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ — לֹא יִשָּׂא אֶת אִשְׁתּוֹ. ״מֵת״, ״הֲרַגְתִּיו״, ״הֲרַגְנוּהוּ״ — לֹא יִשָּׂא אֶת אִשְׁתּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״הֲרַגְתִּיו״ — לֹא תִּנָּשֵׂא אִשְׁתּוֹ, ״הֲרַגְנוּהוּ״ — תִּנָּשֵׂא אִשְׁתּוֹ.MICHNA : Celui qui apporte un get (acte de divorce) d'un pays d'outre-mer et dit : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi » ne doit pas épouser sa femme (de celui qui a envoyé le get). Celui qui témoigne : « Il est mort », « Je l'ai tué », « Nous l'avons tué » ne doit pas épouser sa femme. Rabbi Yehouda dit : S'il a dit « Je l'ai tué », sa femme ne doit pas se remarier sur ce témoignage ; s'il a dit « Nous l'avons tué », sa femme peut se remarier.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּמִמְּדִינַת הַיָּם, דַּעֲלֵיהּ קָסָמְכִינַן. אֲבָל מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, דְּלָאו עֲלֵיהּ קָסָמְכִינַן — יִשָּׂא אֶת אִשְׁתּוֹ.GUEMARA : La raison est que le get vient d'outre-mer, car nous nous appuyons sur lui, sur son témoignage. Mais s'il l'apporte de la terre d'Israël, où nous ne nous appuyons pas sur lui, il peut épouser sa femme.
- וְהָא מֵת, דְּלָאו עֲלֵיהּ קָסָמְכִינַן, דְּאָמַר מָר: אִשָּׁה דַּיְיקָא וּמִינַּסְבָא, וְקָתָנֵי: לֹא יִשָּׂא אֶת אִשְׁתּוֹ!La Guemara objecte : Mais voici que pour celui qui témoigne « Il est mort », nous ne nous appuyons pas sur lui, car le Maître a dit : La femme vérifie soigneusement et se remarie, et il est enseigné : Il ne doit pas épouser sa femme !
- הָתָם לֵיכָּא כְּתָבָא, הָכָא אִיכָּא כְּתָבָא. דִּתְנַן: מָה בֵּין גֵּט לְמִיתָה — שֶׁהַכְּתָב מוֹכִיחַ.La Guemara répond : Là-bas, il n'y a pas d'écrit ; ici, il y a un écrit. Car nous avons appris dans une Michna (plus loin, 117a) : Quelle différence y a-t-il entre le get et la mort ? C'est que l'écrit prouve.
- ״מֵת״, ״הֲרַגְתִּיו״, ״הֲרַגְנוּהוּ״ — לֹא יִשָּׂא אֶת אִשְׁתּוֹ. הוּא נִיהוּ דְּלֹא יִשָּׂא אֶת אִשְׁתּוֹ, הָא לְאַחֵר תִּנָּשֵׂא.La Michna a enseigné : « Il est mort », « Je l'ai tué », « Nous l'avons tué » : il ne doit pas épouser sa femme. C'est lui qui ne doit pas épouser sa femme ; mais à un autre, elle peut se remarier, sur la base de son témoignage.
- וְהָאָמַר רַב יוֹסֵף: ״פְּלוֹנִי רְבָעַנִי לְאוֹנְסִי״ — הוּא וְאַחֵר מִצְטָרְפִין לְהׇרְגוֹ. ״לִרְצוֹנִי״ — רָשָׁע הוּא, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״אַל תָּשֶׁת יָדְךָ עִם רָשָׁע לִהְיוֹת עֵד חָמָס״?La Guemara objecte : Mais Rav Yossef n'a-t-il pas dit : Si quelqu'un témoigne : « Untel a eu une relation interdite avec moi, contre mon gré », lui et un autre se joignent pour le faire condamner à mort. S'il dit : « De mon plein gré », il est un méchant, et la Torah a dit : « Ne prête pas la main au méchant pour être un témoin de violence » (Exode 23, 1) ? Comment accepter alors celui qui avoue avoir tué ?
- וְכִי תֵּימָא: שָׁאנֵי עֵדוּת אִשָּׁה דַּאֲקִילּוּ בַּהּ רַבָּנַן — וְהָאָמַר רַב מְנַשֶּׁה:Et si tu dis : Le témoignage permettant à une femme de se remarier est différent, car les Sages y ont été indulgents, Rav Menaché n'a-t-il pas dit :
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