Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמַאי הִלְכְתָא? לִגְרִיעוּתָא: מָה בְּכוֹר אֵינוֹ נוֹטֵל בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק — אַף הַאי אֵינוֹ נוֹטֵל בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק.La Guemara répond : Pour quelle halakha est-il écrit ? Pour une restriction : de même que le premier-né ne prend pas dans le raouï (les biens à venir, dus à la succession) comme dans le mou'hzak (les biens déjà possédés par le père), de même celui-ci, le yavam (qui contracte le lévirat), ne prend pas dans le raouï comme dans le mou'hzak.
- מַתְנִי׳ הַנִּטְעָן עַל הַשִּׁפְחָה וְנִשְׁתַּחְרְרָה, אוֹ עַל הַגּוֹיָה וְנִתְגַּיְּירָה — הֲרֵי זֶה לֹא יִכְנוֹס. וְאִם כָּנַס — אֵין מוֹצִיאִין מִיָּדוֹ. הַנִּטְעָן עַל אֵשֶׁת אִישׁ וְהוֹצִיאוּהָ מִתַּחַת יָדוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁכָּנַס — יוֹצִיא.MICHNA : Celui que l'on soupçonne de relations avec une servante cananéenne, et qui a été affranchie, ou avec une non-juive et qui s'est convertie, celui-là ne doit pas l'épouser, car cela renforcerait les soupçons. Mais s'il l'a épousée, on ne la lui retire pas. Celui que l'on soupçonne de relations avec une femme mariée, et que le tribunal a fait sortir de sous la main de son mari, même s'il l'a épousée, il doit s'en séparer.
- גְּמָ׳ הָא גִּיּוֹרֶת מִיהָא הָוְיָא. וּרְמִינְהִי: אֶחָד אִישׁ שֶׁנִּתְגַּיֵּיר לְשׁוּם אִשָּׁה, וְאֶחָד אִשָּׁה שֶׁנִּתְגַּיְּירָה לְשׁוּם אִישׁ, וְכֵן מִי שֶׁנִּתְגַּיֵּיר לְשׁוּם שׁוּלְחַן מְלָכִים, לְשׁוּם עַבְדֵי שְׁלֹמֹה — אֵינָן גֵּרִים, דִּבְרֵי רַבִּי נְחֶמְיָה.GUEMARA : La Michna sous-entend que de toute façon, elle est bien une convertie, bien qu'elle semble s'être convertie pour l'épouser. Et on oppose à cela une baraïta : Qu'il s'agisse d'un homme qui s'est converti pour une femme, ou d'une femme qui s'est convertie pour un homme, ou de même de celui qui s'est converti pour la table des rois, ou pour devenir l'un des serviteurs de Chlomo : ils ne sont pas des convertis, telles sont les paroles de Rabbi Ne'hémia.
- שֶׁהָיָה רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: אֶחָד גֵּירֵי אֲרָיוֹת, וְאֶחָד גֵּירֵי חֲלוֹמוֹת, וְאֶחָד גֵּירֵי מׇרְדֳּכַי וְאֶסְתֵּר — אֵינָן גֵּרִים עַד שֶׁיִּתְגַּיְּירוּ בַּזְּמַן הַזֶּה.Car Rabbi Ne'hémia disait : Les convertis par crainte des lions (les Samaritains, II Rois 17, 24-25), et les convertis à la suite de rêves, et les convertis de l'époque de Mordekhaï et Esther (Esther 8, 17) ne sont pas des convertis tant qu'ils ne se sont pas convertis à notre époque.
- בַּזְּמַן הַזֶּה סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא: כְּבַזְּמַן הַזֶּה.La Guemara s'étonne : « À notre époque », cela te viendrait-il à l'esprit ? Ces gens sont morts depuis longtemps. Dis plutôt : Comme à notre époque, où la conversion n'apporte aucun avantage matériel.
- הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הָאוֹמֵר כּוּלָּם גֵּרִים הֵם.La Guemara répond à l'objection : Mais il a été dit à ce sujet : Rav Its'hak bar Chmouel bar Marta a dit au nom de Rav : La halakha est conforme aux paroles de celui qui dit qu'ils sont tous des convertis.
- אִי הָכִי, לְכַתְּחִלָּה נָמֵי! מִשּׁוּם דְּרַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב אַסִּי: ״הָסֵר מִמְּךָ עִקְּשׁוּת פֶּה וּלְזוּת שְׂפָתַיִם וְגוֹ׳״.La Guemara demande : S'il en est ainsi, qu'il puisse l'épouser même lekhat'hila (d'emblée) ! La Guemara répond : C'est à cause de ce qu'a dit Rav Assi. Car Rav Assi a dit : « Écarte de toi la fausseté de la bouche et la perversité des lèvres, etc. » (Proverbes 4, 24). Un tel mariage donnerait corps aux premiers soupçons.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְקַבְּלִין גֵּרִים לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ. כַּיּוֹצֵא בּוֹ, לֹא קִבְּלוּ גֵּרִים לֹא בִּימֵי דָוִד וְלֹא בִּימֵי שְׁלֹמֹה. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, מַאי קְרָא: ״הֵן גּוֹר יָגוּר אֶפֶס מֵאוֹתִי מִי גָר אִתָּךְ עָלַיִךְ יִפּוֹל״, אֲבָל אִידַּךְ לָא.Nos Maîtres ont enseigné : On n'accepte pas de convertis aux jours du Machia'h. De même, on n'a accepté de convertis ni aux jours de David ni aux jours de Chlomo. Rabbi Eliézer a dit : Quel est le verset qui y fait allusion ? « Voici, on viendra se joindre (gor yagour), mais sans Moi ; qui se joint (gar) à toi tombera auprès de toi » (Isaïe 54, 15) : seul celui qui se convertit au temps où D.ieu n'est pas manifestement avec Israël, « sans Moi », est accepté, mais l'autre, non.
- הַנִּטְעָן עַל אֵשֶׁת אִישׁ וְכוּ׳. אָמַר רַב: וּבְעֵדִים.La Michna a enseigné : Celui que l'on soupçonne de relations avec une femme mariée, etc. Rav a dit : Et ceci seulement avec des témoins de son inconduite.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אָמֵינָא, כִּי נָיֵים וְשָׁכֵיב רַב אָמַר לְהַאי שְׁמַעְתָּתָא. דְּתַנְיָא: הַנִּטְעָן עַל אֵשֶׁת אִישׁ וְהוֹצִיאוּהָ עַל יָדוֹ, וְנִתְגָּרְשָׁה מִתַּחַת יְדֵי אַחֵר, אִם כָּנַס — לֹא יוֹצִיא.Rav Chéchèt a dit : Je dis que c'est alors qu'il somnolait et était couché que Rav a énoncé cet enseignement. Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui que l'on soupçonne de relations avec une femme mariée, et qu'on a fait sortir de sous son mari à cause de lui, et qui a ensuite été répudiée de sous la main d'un autre : s'il l'a épousée, il n'a pas à s'en séparer.
- הֵיכִי דָּמֵי: אִי דְּאִיכָּא עֵדִים, כִּי אֲתָא אַחֵר וְאַפְסְקֵיהּ לְקָלָא מַאי הָוֵי? אֶלָּא לָאו דְּלֵיכָּא עֵדִים, וְטַעְמָא דַּאֲתָא אַחֵר וְאַפְסְקֵיהּ לְקָלָא, הָא לָאו הָכִי, מַפְּקִינַן!De quel cas s'agit-il ? S'il y a des témoins de l'inconduite, quand un autre est venu et a interrompu la rumeur, qu'est-ce que cela change ? Elle lui reste interdite. N'est-ce donc pas qu'il n'y a pas de témoins, et la raison est qu'un autre est venu et a interrompu la rumeur ; mais sinon, nous la lui retirerions, même sans témoins ! Cela contredit Rav.
- אָמַר לְךָ רַב: הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּלָא אֲתָא אַחֵר וְאַפְסְקֵיהּ לְקָלָא, אִי אִיכָּא עֵדִים — מַפְּקִינַן, אִי לֵיכָּא עֵדִים — לָא מַפְּקִינַן, וְהָכִי קָאָמַר: דְּאַף עַל גַּב דַּאֲתָא אַחֵר וְאַפְסְקֵיהּ לְקָלָא, לְכַתְּחִלָּה לֹא יִכְנוֹס.La Guemara répond : Rav te dira : Il en va de même même si un autre n'est pas venu interrompre la rumeur : s'il y a des témoins, nous la lui retirons ; s'il n'y a pas de témoins, nous ne la lui retirons pas. Et voici ce qu'il veut dire : Bien qu'un autre soit venu et ait interrompu la rumeur, lekhat'hila il ne doit pas l'épouser.
- מֵיתִיבִי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — כְּשֶׁאֵין לָהּ בָּנִים, אֲבָל יֵשׁ לָהּ בָּנִים — לֹא תֵּצֵא. וְאִם בָּאוּ עֵדֵי טוּמְאָה, אֲפִילּוּ יֵשׁ לָהּ כַּמָּה בָּנִים — תֵּצֵא.La Guemara objecte à partir d'une baraïta : De quel cas est-il question, quand on la retire au soupçonné ? Quand elle n'a pas d'enfants de son premier mari ; mais si elle a des enfants, elle ne se sépare pas de lui, car on renforcerait la rumeur et on ferait de ses enfants des mamzerim (enfants nés d'une union interdite). Et si des témoins de sa souillure sont venus, même si elle a plusieurs enfants, elle se sépare de lui. Il en ressort que sans enfants, on la lui retire même sans témoins.
- רַב מוֹקֵי לַהּ לְמַתְנִיתִין בְּיֵשׁ לָהּ בָּנִים וְיֵשׁ לָהּ עֵדִים. וּמַאי דּוּחְקֵיהּ דְּרַב לְאוֹקֹמֵי לְמַתְנִיתִין בְּיֵשׁ לָהּ בָּנִים וְיֵשׁ לָהּ עֵדִים, וְטַעְמָא דְּאִיכָּא עֵדִים מַפְּקִינַן, וְאִי לֵיכָּא עֵדִים לָא מַפְּקִינַן? לוֹקְמַהּ בְּשֶׁאֵין לָהּ בָּנִים, אַף עַל גַּב דְּלֵיכָּא עֵדִים!La Guemara répond : Rav établit la Michna dans le cas où elle a des enfants et où elle a des témoins. La Guemara demande : Et qu'est-ce qui oblige Rav à établir la Michna dans le cas où elle a des enfants et où elle a des témoins, de sorte que la raison pour laquelle nous la retirons est qu'il y a des témoins, et que s'il n'y a pas de témoins, nous ne la retirons pas ? Qu'il l'établisse dans le cas où elle n'a pas d'enfants, même s'il n'y a pas de témoins !
- אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ. מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״הוֹצִיאוּהָ״? לִיתְנֵי ״הוֹצִיאָהּ״! אֶלָּא: כֹּל ״הוֹצִיאוּהָ״ — בְּבֵית דִּין, וּבֵית דִּין בְּעֵדִים הוּא דְּמַפְּקִי.Rava a dit : La Michna lui faisait difficulté. Pourquoi enseigne-t-elle précisément « ils l'ont fait sortir » (hotsiouha) ? Qu'elle enseigne : « il l'a fait sortir » (hotsia) ! C'est donc que tout « ils l'ont fait sortir » désigne le tribunal, et le tribunal ne fait sortir une femme qu'avec des témoins.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָנֵי מַתְנְיָיתָא — רַבִּי הִיא. דְּתַנְיָא: רוֹכֵל יוֹצֵא, וְאִשָּׁה חוֹגֶרֶת בְּסִינָר, אָמַר רַבִּי: הוֹאִיל וּמְכוֹעָר הַדָּבָר — תֵּצֵא. רוֹק לְמַעְלָה מִן הַכִּילָה, אָמַר רַבִּי: הוֹאִיל וּמְכוֹעָר הַדָּבָר — תֵּצֵא.Et si tu veux, dis : Ces baraïtot, qui exigent la séparation sans témoins, sont selon l'avis de Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi). Car il a été enseigné dans une baraïta : Si un colporteur sort de la maison et que la femme renoue son sinar (son vêtement de dessous), Rabbi a dit : Puisque la chose est laide, elle doit se séparer. S'il y a de la salive au-dessus du ciel de lit, Rabbi a dit : Puisque la chose est laide, elle doit se séparer.
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