Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָתָם, אִי לְמַאן דְּאָמַר יֵשׁ זִיקָה — יֵשׁ זִיקָה, וְאִי לְמַאן דְּאָמַר אָסוּר לְבַטֵּל מִצְוַת יְבָמִין — אָסוּר לְבַטֵּל מִצְוַת יְבָמִין. הָכָא — כׇּל חַד וְחַד אֵימוֹר דִּידֵיהּ קָא מִתְרַמְיָא לֵיהּ.Là-bas, dans la Michna précédente, si c'est selon celui qui a dit qu'il y a zika (le lien créé par le yiboum, le lévirat, entre la veuve et les frères du défunt), alors il y a bien une zika ; et si c'est selon celui qui a dit qu'il est interdit d'annuler la mitsva des yevamin (le lévirat), alors c'est qu'il est interdit d'annuler la mitsva des yevamin ; c'est pourquoi ils doivent accomplir la 'halitsa (le déchaussement qui libère du lévirat) et ne peuvent pas contracter le yiboum. Ici, en revanche, l'incertitude porte sur les fiançailles : pour chacun et chacun des frères, dis que c'est la sienne qui lui est échue, c'est-à-dire que chacun a peut-être épousé la femme de son propre frère. Voilà pourquoi les Sages n'ont pas décrété.
- קָדְמוּ וְכָנְסוּ אֵין מוֹצִיאִין כּוּ׳. תָּנֵי שֵׁילָא: וַאֲפִילּוּ שְׁנֵיהֶם כֹּהֲנִים. מַאי טַעְמָא — חֲלוּצָה דְּרַבָּנַן הִיא, וְסָפֵק חֲלוּצָה לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן.La Michna a enseigné : S'ils ont pris les devants et les ont épousées, on ne les leur retire pas, etc. Chéila a enseigné dans une baraïta : Et même si tous deux sont Cohanim (prêtres), on ne les leur retire pas, bien que l'une des deux femmes ait accompli la 'halitsa avec le frère de l'autre. Quelle est la raison ? La 'haloutsa (celle qui a accompli la 'halitsa) n'est interdite au Cohen que d'ordre rabbinique, et concernant le doute de 'haloutsa, les Sages n'ont pas décrété d'interdit.
- וַחֲלוּצָה דְּרַבָּנַן הִיא? וְהָתַנְיָא: ״גְּרוּשָׁה״, אֵין לִי אֶלָּא גְּרוּשָׁה, חֲלוּצָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִשָּׁה״! מִדְּרַבָּנַן הוּא, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא הוּא.La Guemara demande : Et la 'haloutsa serait-elle interdite d'ordre rabbinique ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : Il est écrit : « Ils ne prendront pas une femme répudiée par son mari » (Lévitique 21, 7). Je n'ai là que la répudiée ; la 'haloutsa, d'où savons-nous qu'elle est interdite ? Le verset enseigne : « Et une femme ». La Guemara répond : C'est d'ordre rabbinique, et le verset n'est qu'un simple appui (asmakhta).
- מַתְנִי׳ מִצְוָה בַּגָּדוֹל לְיַיבֵּם, וְאִם קָדַם הַקָּטָן — זָכָה.MICHNA : La mitsva de contracter le yiboum (le lévirat) incombe à l'aîné, mais si le cadet a pris les devants et contracté le yiboum, il a acquis la yevama (la veuve soumise au lévirat) comme épouse.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהָיָה הַבְּכוֹר״ — מִיכָּן שֶׁמִּצְוָה בַּגָּדוֹל לְיַיבֵּם. ״אֲשֶׁר תֵּלֵד״ — פְּרָט לְאַיְלוֹנִית, שֶׁאֵין יוֹלֶדֶת. ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״ — לְנַחֲלָה.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Et il sera, le premier-né qu'elle enfantera » (Deutéronome 25, 6) : de là on apprend que la mitsva de contracter le yiboum (le lévirat) incombe à l'aîné. « Qu'elle enfantera » : à l'exclusion de l'aïlonit (la femme stérile de naissance), qui n'enfante pas. « Se lèvera au nom de son frère » : il s'agit du yavam (le frère qui contracte le lévirat), qui prend la place de son frère défunt pour l'héritage.
- אַתָּה אוֹמֵר לְנַחֲלָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לְשֵׁם: יוֹסֵף — קוֹרִין אוֹתוֹ יוֹסֵף, יוֹחָנָן — קוֹרִין אוֹתוֹ יוֹחָנָן. נֶאֱמַר כָּאן ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״עַל שֵׁם אֲחֵיהֶם יִקָּרְאוּ בְּנַחֲלָתָם״, מָה שֵׁם הָאָמוּר לְהַלָּן — נַחֲלָה, אַף שֵׁם הָאָמוּר כָּאן — לְנַחֲלָה.Tu dis que c'est pour l'héritage, ou bien n'est-ce pas plutôt pour le nom : si le défunt s'appelait Yossef, on l'appelle Yossef ; s'il s'appelait Yo'hanan, on l'appelle Yo'hanan ? Il est dit ici : « Se lèvera au nom de son frère », et il est dit plus loin : « Ils seront appelés au nom de leurs frères dans leur héritage » (Genèse 48, 6). De même que le mot « nom » mentionné là-bas désigne l'héritage, de même le mot « nom » mentionné ici se rapporte à l'héritage.
- ״וְלֹא יִמָּחֶה שְׁמוֹ״ — פְּרָט לְסָרִיס שֶׁשְּׁמוֹ מָחוּי.« Et son nom ne sera pas effacé » (Deutéronome 25, 6) : à l'exclusion de l'eunuque, dont le nom est déjà effacé, puisqu'il ne peut pas avoir d'enfants.
- אָמַר רָבָא: אַף עַל גַּב דִּבְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ אֵין מִקְרָא יוֹצֵא מִידֵי פְשׁוּטוֹ — הָכָא אֲתַאי גְּזֵרָה שָׁוָה אַפֵּיקְתֵּיהּ מִפְּשָׁטֵיהּ לִגְמָרֵי.Rava a dit : Bien que dans toute la Torah, un verset ne sorte pas de son sens simple, même quand on l'interprète par une drasha, ici la guezéra chava (l'analogie textuelle) est venue et l'a sorti de son sens simple complètement : le mot « nom » désigne uniquement l'héritage.
- וְאִי לָאו גְּזֵרָה שָׁוָה, הֲוָה אָמֵינָא ״שֵׁם״ — שֵׁם מַמָּשׁ? לְמַאן קָמַזְהַר רַחֲמָנָא? לְיָבָם — ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיךָ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אִי לְבֵי דִינָא — ״יָקוּם עַל שֵׁם אֲחִי אָבִיו״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!La Guemara demande : Et s'il n'y avait pas la guezéra chava, aurais-je dit que le mot « nom » désigne un nom au sens propre ? À qui le Miséricordieux s'adresse-t-Il dans ce verset ? Si c'est au yavam, il aurait fallu écrire : « Il se lèvera au nom de ton frère » ! Si c'est au tribunal, il aurait fallu écrire : « Il se lèvera au nom du frère de son père » ! Le verset n'a donc de toute façon pas ce sens littéral.
- וְדִלְמָא הָכִי קָאָמַר לְהוּ רַחֲמָנָא לְבֵית דִּין: אֱמַרוּ לֵיהּ לְיָבָם ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״. אֶלָּא אֲתַאי גְּזֵרָה שָׁוָה אַפֵּיקְתֵּיהּ לִגְמָרֵי.La Guemara rejette : Mais peut-être que voici ce que le Miséricordieux dit au tribunal : Dites au yavam que l'enfant se lèvera au nom de son frère. Sans la guezéra chava, on aurait donc pu comprendre le verset à la lettre. Mais la guezéra chava est venue et l'a sorti de son sens simple complètement.
- הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ קְרָא בְּגָדוֹל כְּתִיב, אֵימָא: בְּכוֹר — לְיַיבֵּם, פָּשׁוּט — לָא לְיַיבֵּם!La Guemara objecte à la baraïta : Maintenant que tu dis que le verset « Et il sera, le premier-né » est écrit à propos de l'aîné, dis alors : le premier-né doit contracter le yiboum, mais un frère ordinaire (qui n'est pas le premier-né) ne doit pas contracter le yiboum !
- אִם כֵּן, אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ דְּמִיעֵט רַחֲמָנָא — לְמָה לִי?La Guemara répond : S'il en est ainsi, pourquoi, concernant la femme de son frère qui n'était pas dans son monde (un frère mort avant sa naissance), que le Miséricordieux a exclue par les mots « si des frères demeurent ensemble », ai-je besoin de cette exclusion ? Celui qui naît après la mort de son frère n'est de toute façon pas le premier-né.
- פָּרֵיךְ רַב אַחָא: וְאֵימָא לְמַעוֹטֵי בּוּכְרָא דְאִמָּא! הָהוּא לָא מָצֵית אָמְרַתְּ — דְּיִבּוּם בְּנַחֲלָה תְּלָה רַחֲמָנָא, וְנַחֲלָה מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם.Rav A'ha objecte : Mais dis que ce verset vient exclure le premier-né de la mère, lorsque les deux frères ont le même père mais des mères différentes. La Guemara répond : Celui-là, tu ne peux pas le dire, car le Miséricordieux a fait dépendre le yiboum de l'héritage, et l'héritage vient du père et non de la mère.
- וְאֵימָא: כִּי אִיכָּא בְּכוֹר תִּתְקַיֵּים מִצְוַת יִבּוּם, כִּי לֵיכָּא בְּכוֹר לֹא תִּתְקַיֵּים מִצְוַת יִבּוּם! אָמַר קְרָא: ״וּמֵת אַחַד מֵהֶם״, מִי לָא עָסְקִינַן דְּמִית בְּכוֹר, וְאָמַר רַחֲמָנָא: לְיַיבֵּם קָטָן.La Guemara objecte encore : Mais dis : Quand il y a un premier-né, que la mitsva du yiboum s'accomplisse par l'un quelconque des frères ; quand il n'y a pas de premier-né, que la mitsva du yiboum ne s'accomplisse pas ! La Guemara répond : Le verset dit : « Et l'un d'eux meurt » (Deutéronome 25, 5). Ne traitons-nous pas aussi du cas où le premier-né est mort, et le Miséricordieux a dit que le cadet doit contracter le yiboum ?
- וְאֵימָא דְּמִית קָטָן, וְאָמַר רַחֲמָנָא לְיַיבֵּם בְּכוֹר? הָא מִיעֵט רַחֲמָנָא אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ.La Guemara objecte : Mais dis qu'il s'agit du cas où le cadet est mort, et que le Miséricordieux a dit que le premier-né doit contracter le yiboum ! La Guemara répond : Mais le Miséricordieux a exclu la femme de son frère qui n'était pas dans son monde, ce qui n'a de sens que si l'aîné est celui qui est mort.
- וְאֵימָא: כִּי לֵיכָּא בְּכוֹר, קְדַם קָטָן — זְכָה. וְאִי אִיכָּא בְּכוֹר, קְדַם קָטָן — לָא זְכָה! אָמַר קְרָא: ״כִּי יֵשְׁבוּ אַחִים יַחְדָּו״ — הוּקְּשָׁה יְשִׁיבַת אַחִים זֶה לָזֶה.La Guemara objecte encore : Mais dis : Quand il n'y a pas de premier-né, si le cadet a pris les devants, il a acquis la yevama ; et s'il y a un premier-né, si le cadet a pris les devants, il n'a pas acquis ! La Guemara répond : Le verset dit : « Si des frères demeurent ensemble » (Deutéronome 25, 5) : la demeure des frères a été comparée par un hékech (rapprochement) l'une à l'autre ; tous les frères sont donc égaux quant à cette mitsva.
- וְאֵימָא: כִּי אִיכָּא בְּכוֹר — לֶיהְדַּר אַגָּדוֹל. כִּי לֵיכָּא בְּכוֹר — אֵין חוֹזְרִין אֵצֶל גָּדוֹל! אַלְּמָה תָּנֵי אַבָּיֵי קַשִּׁישָׁא: מִצְוָה בַּגָּדוֹל לְיַיבֵּם, לֹא רָצָה — הוֹלְכִים אֵצֶל אָחִיו הַקָּטָן, לֹא רָצָה — חוֹזְרִין אֵצֶל גָּדוֹל!La Guemara objecte encore : Mais dis : Quand il y a un premier-né, que l'on revienne vers l'aîné si les autres frères refusent ; quand il n'y a pas de premier-né, on ne revient pas vers l'aîné ! Pourquoi donc Abayé l'Ancien a-t-il enseigné : La mitsva de contracter le yiboum incombe à l'aîné ; s'il n'a pas voulu, on va vers son frère cadet ; s'il n'a pas voulu, on revient vers l'aîné ? Cela montre que l'aîné a la priorité, même s'il n'est pas le premier-né.
- כִּבְכוֹר: מָה בְּכוֹר — בְּכוֹרָתוֹ גָּרְמָה לוֹ, אַף גָּדוֹל — גְּדוּלָּתוֹ גָּרְמָה לוֹ.La Guemara répond : La priorité de l'aîné a été apprise du mot « premier-né », c'est comme le premier-né : de même que pour le premier-né, c'est son droit d'aînesse qui lui a valu sa priorité, de même pour l'aîné, c'est son âge qui lui a valu sa priorité.
- וְאֵימָא: כִּי מְיַיבֵּם בְּכוֹר — לִישְׁקוֹל נַחֲלָה, כִּי מְיַיבֵּם פָּשׁוּט — לָא לִישְׁקוֹל נַחֲלָה. אָמַר קְרָא: ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״, וַהֲרֵי קָם.La Guemara objecte encore : Mais dis : Quand le premier-né contracte le yiboum, qu'il reçoive l'héritage de son frère ; quand un frère ordinaire contracte le yiboum, qu'il ne reçoive pas l'héritage ! La Guemara répond : Le verset dit : « Il se lèvera au nom de son frère » (Deutéronome 25, 6), et voici qu'il s'est levé : celui qui contracte le yiboum a pris la place de son frère, et il hérite.
- וְאֶלָּא ״בְּכוֹר״ דְּקַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא,La Guemara demande : Mais alors, le mot « premier-né » par lequel le Miséricordieux l'a appelé,
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