Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁקִּידֵּשׁ אַחַת מִשְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֵין יוֹדֵעַ אֵי זֹה מֵהֶן קִידֵּשׁ — נוֹתֵן גֵּט לָזוֹ וְגֵט לָזוֹ. מֵת וְלוֹ אָח אֶחָד — חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן.MICHNA : Celui qui a consacré l'une de deux sœurs et ne sait pas laquelle d'entre elles il a consacrée donne un get (acte de divorce) à celle-ci et un get à celle-là. S'il est mort et qu'il a un seul frère, celui-ci fait la 'halitsa (cérémonie de déchaussement libérant du lévirat) avec les deux, sans pouvoir épouser aucune d'elles par lévirat.
- הָיוּ לוֹ שְׁנַיִם — אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַיבֵּם. קָדְמוּ וְכָנְסוּ — אֵין מוֹצִיאִין מִיָּדָם.S'il avait deux frères, l'un fait la 'halitsa avec l'une, et l'autre fait le yiboum (mariage de lévirat) avec la seconde. S'ils se sont empressés de les épouser avant de consulter le tribunal, on ne les leur retire pas.
- שְׁנַיִם שֶׁקִּדְּשׁוּ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, זֶה אֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵי זוֹ קִידֵּשׁ, וְזֶה אֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזוֹ קִידֵּשׁ — זֶה נוֹתֵן שְׁנֵי גִיטִּין, וְזֶה נוֹתֵן שְׁנֵי גִיטִּין. מֵתוּ, לָזֶה אָח וְלָזֶה אָח — זֶה חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן, וְזֶה חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן.Deux hommes qui ont consacré deux sœurs, celui-ci ne sachant pas laquelle il a consacrée et celui-là ne sachant pas laquelle il a consacrée : celui-ci donne deux guittin (actes de divorce) et celui-là donne deux guittin. S'ils sont morts, et que celui-ci a un frère et celui-là un frère, celui-ci fait la 'halitsa avec les deux, et celui-là fait la 'halitsa avec les deux.
- לָזֶה אֶחָד וְלָזֶה שְׁנַיִם — הַיָּחִיד חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן, וְהַשְּׁנַיִם — אֶחָד חוֹלֵץ, וְאֶחָד מְיַיבֵּם. קָדְמוּ וְכָנְסוּ, אֵין מוֹצִיאִין מִיָּדָם. לָזֶה שְׁנַיִם וְלָזֶה שְׁנַיִם — אָחִיו שֶׁל זֶה חוֹלֵץ לְאַחַת, וְאָחִיו שֶׁל זֶה חוֹלֵץ לְאַחַת. אָחִיו שֶׁל זֶה מְיַיבֵּם חֲלוּצָתוֹ שֶׁל זֶה, וְאָחִיו שֶׁל זֶה מְיַיבֵּם חֲלוּצָתוֹ שֶׁל זֶה.Si celui-ci a un frère et celui-là deux, le seul fait la 'halitsa avec les deux ; et des deux, l'un fait la 'halitsa et l'autre fait le yiboum. S'ils se sont empressés de les épouser, on ne les leur retire pas. Si celui-ci a deux frères et celui-là deux, un frère de celui-ci fait la 'halitsa avec l'une, et un frère de celui-là fait la 'halitsa avec l'autre. Le second frère de celui-ci fait le yiboum avec la 'haloutsa (femme ayant fait la 'halitsa) de celui-là, et le second frère de celui-là fait le yiboum avec la 'haloutsa de celui-ci.
- קָדְמוּ שְׁנַיִם וְחָלְצוּ — לֹא יְיַבְּמוּ הַשְּׁנַיִם, אֶלָּא אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַיבֵּם. קָדְמוּ וְכָנְסוּ — אֵין מוֹצִיאִין מִיָּדָם.Si deux se sont empressés de faire la 'halitsa avec les deux sœurs, les deux autres ne feront pas le yiboum ; mais l'un fait la 'halitsa et l'autre fait le yiboum. S'ils se sont empressés de les épouser, on ne les leur retire pas.
- גְּמָ׳ שְׁמַע מִינַּהּ: קִדּוּשִׁין שֶׁאֵין מְסוּרִין לְבִיאָה — הָווּ קִדּוּשִׁין!GUEMARA : Déduis-en que des kiddouchin (consécration matrimoniale) qui ne peuvent pas aboutir à une relation sont des kiddouchin ! Car chacune des sœurs lui est interdite par le doute qu'elle soit la sœur de sa femme, et pourtant elles ont besoin d'un get.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּשֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: ״וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ״, וְלָא קָתָנֵי: ״וְאֵינוֹ יָדוּעַ״. שְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara rejette : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où les sœurs étaient reconnaissables au moment des kiddouchin, et se sont ensuite mêlées. La formulation aussi est précise, car il est enseigné : « Et il ne sait pas », et il n'est pas enseigné : « Et ce n'est pas su ». Déduis-en.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ: מֵת וְלוֹ אָח אֶחָד — חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן, הָיוּ לוֹ שְׁנַיִם — אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַיבֵּם. דַּוְקָא מִיחְלָץ וַהֲדַר יַבּוֹמֵי, אֲבָל יַבּוֹמֵי בְּרֵישָׁא — לָא, דְּקָא פָּגַע בַּאֲחוֹת זְקוּקָתוֹ.La Guemara demande : Que nous enseigne-t-on ? C'est évident ! La Guemara répond : Il en a besoin pour la fin : « S'il est mort et qu'il a un seul frère, celui-ci fait la 'halitsa avec les deux ; s'il en avait deux, l'un fait la 'halitsa et l'autre fait le yiboum ». C'est précisément dans cet ordre : faire la 'halitsa et ensuite le yiboum ; mais faire le yiboum en premier, non, car il toucherait la sœur de celle qui lui est liée.
- שְׁנַיִם שֶׁקִּדְּשׁוּ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת וְכוּ׳. שְׁמַע מִינַּהּ: קִדּוּשִׁין שֶׁאֵין מְסוּרִין לְבִיאָה — הָווּ קִדּוּשִׁין! הָכָא נָמֵי, כְּשֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: ״וְאֵין יוֹדֵעַ״, וְלָא קָתָנֵי ״וְאֵין יָדוּעַ״. שְׁמַע מִינַּהּ.« Deux hommes qui ont consacré deux sœurs », etc. Déduis-en que des kiddouchin qui ne peuvent pas aboutir à une relation sont des kiddouchin ! La Guemara rejette : Ici aussi, il s'agit du cas où elles étaient reconnaissables et se sont ensuite mêlées. La formulation aussi est précise, car il est enseigné : « Et il ne sait pas », et il n'est pas enseigné : « Et ce n'est pas su ». Déduis-en.
- וּמַאי קָא מַשְׁמַע לַן? סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ: מֵתוּ, לָזֶה אֶחָד וְלָזֶה שְׁנַיִם — הַיָּחִיד חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן, וְהַשְּׁנַיִם — אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַיבֵּם.La Guemara demande : Et que nous enseigne-t-on ? La Guemara répond : Il en a besoin pour la fin : « S'ils sont morts, et que celui-ci a un frère et celui-là deux, le seul fait la 'halitsa avec les deux, et des deux, l'un fait la 'halitsa et l'autre fait le yiboum ».
- פְּשִׁיטָא, הַיְינוּ רֵישָׁא! מַהוּ דְּתֵימָא: לִיגְזוֹר תְּרֵי אַטּוּ חַד, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : C'est évident, c'est le début de la Michna ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire : Décrétons pour deux à cause d'un seul ; on nous enseigne donc qu'on ne le décrète pas.
- וְדַוְקָא מִיחְלָץ וַהֲדַר יַבּוֹמֵי, אֲבָל יַבּוֹמֵי בְּרֵישָׁא — לָא, דְּקָא פָּגַע בִּיבָמָה לַשּׁוּק.Et précisément : faire la 'halitsa et ensuite le yiboum ; mais faire le yiboum en premier, non, car il toucherait à une yevama (veuve liée au lévirat) libre pour le dehors, alors qu'elle est encore liée.
- לָזֶה שְׁנַיִם וְלָזֶה שְׁנַיִם וְכוּ׳. הָא תּוּ לְמָה לִי? הַיְינוּ הָךְ! מַהוּ דְּתֵימָא: לִיגְזוֹר דִּלְמָא מְיַיבֵּם בְּלֹא חֲלִיצָה, קָא מַשְׁמַע לַן.« Si celui-ci a deux frères et celui-là deux », etc. À quoi me sert encore celui-ci ? C'est le même cas ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire : Décrétons de crainte qu'il ne fasse le yiboum sans 'halitsa ; on nous enseigne donc qu'on ne le décrète pas.
- מַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: אַרְבָּעָה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶן נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וּמֵתוּ הַנְּשׂוּאִין אֶת הָאֲחָיוֹת — הֲרֵי אֵלּוּ חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת?La Guemara demande : En quoi est-ce différent de ce que nous avons appris : Quatre frères, dont deux sont mariés à deux sœurs, et ceux qui sont mariés aux sœurs sont morts : celles-ci font la 'halitsa et ne sont pas épousées par lévirat ?
- הָכִי הַשְׁתָּא?!La Guemara répond : Comment comparer ?!
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