Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִבַּיִת אֶחָד. יַבּוֹמֵי חֲדָא וְאִיפְּטוֹרֵ[י] אִידַּךְ — לָא, דְּדִלְמָא אֵין זִיקָה כִּכְנוּסָה, וְהָווּ לְהוּ שְׁתֵּי יְבָמוֹת הַבָּאוֹת מִשְּׁנֵי בָתִּים. אַלְמָא מְסַפְּקָא לֵיהּ!d'une seule maison, or on n'épouse par yiboum (mariage du lévirat) qu'une seule femme par maison. En épouser une et exempter l'autre sans aucun acte, non : car peut-être la zika (lien du lévirat) n'est-elle pas comme une femme épousée, et ce seraient deux yevamot (veuves soumises au lévirat) venant de deux maisons, dont l'une n'exempte pas l'autre. Il en ressort qu'il est dans le doute !
- וְכִי תֵּימָא: מִדְּאוֹרָיְיתָא הָכִי נָמֵי דְּמִיַּיבְּמָא חֲדָא וּמִפַּטְרָא חֲדָא, וּמִדְּרַבָּנַן הוּא דְּאָסוּר, גְּזֵירָה מִשּׁוּם שֶׁמָּא יֹאמְרוּ שְׁתֵּי יְבָמוֹת הַבָּאוֹת מִשְּׁנֵי בָתִּים — חֲדָא מִיַּיבְּמָא, וְאִידַּךְ מִיפַּטְרָא בִּוְּלֹא כְּלוּם,Et si tu dis : de la Torah, en effet, l'une contracte le yiboum et l'autre est exemptée, et ce sont les Rabbanan qui l'ont interdit, par un décret, de peur qu'on ne dise : deux yevamot venant de deux maisons, l'une contracte le yiboum et l'autre est exemptée sans rien,
- וְהָא טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, מִשּׁוּם מַאֲמָר וְלָאו מַאֲמָר הוּא. דְּתַנְיָא, אָמַר לָהֶם רַבִּי שִׁמְעוֹן לַחֲכָמִים: אִם מַאֲמָרוֹ שֶׁל שֵׁנִי מַאֲמָר — אֵשֶׁת שֵׁנִי הוּא בּוֹעֵל.mais la raison de Rabbi Chimon est au contraire le doute : à cause du ma'amar (fiançailles du lévirat), qui est peut-être un ma'amar et peut-être pas un ma'amar. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon a dit aux Sages : Si le ma'amar du second est un ma'amar, c'est avec la femme du second que le troisième a des relations.
- וְאִם מַאֲמָרוֹ שֶׁל שֵׁנִי אֵינוֹ מַאֲמָר — אֵשֶׁת רִאשׁוֹן הוּא בּוֹעֵל.Et si le ma'amar du second n'est pas un ma'amar, c'est avec la femme du premier qu'il a des relations.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְלָא שָׁנֵי לָךְ בֵּין זִיקַת יָבָם אֶחָד לְזִיקַת שְׁנֵי יְבָמִים? דִּלְמָא כִּי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן זִיקָה כִּכְנוּסָה דָּמְיָא — בְּיָבָם אֶחָד, אֲבָל בִּשְׁנֵי יְבָמִין — לָא.Abayé lui a dit : Et ne fais-tu pas de différence entre la zika d'un seul yavam (beau-frère soumis au lévirat) et la zika de deux yevamim ? Peut-être, lorsque Rabbi Chimon dit que la zika est comme une femme épousée, c'est pour un seul yavam, mais pour deux yevamim, non.
- וּמִי שָׁנֵי לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן? וְהָתַנְיָא, כְּלָל אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: כׇּל שֶׁהַלֵּידָה קוֹדֶמֶת לַנִּשּׂוּאִין — לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת, נִשּׂוּאִין (קודם) [קוֹדְמִין] לַלֵּידָה — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת.Mais Rabbi Chimon fait-il cette différence ? Or, il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon a énoncé une règle : Chaque fois que la naissance du troisième frère précède le mariage du second, elle n'accomplit pas la 'halitsa (cérémonie qui libère du lévirat) et ne contracte pas le yiboum ; si le mariage précède la naissance, soit elle accomplit la 'halitsa, soit elle contracte le yiboum.
- מַאי לָאו בְּיָבָם אֶחָד, וְקָתָנֵי: לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת. לָא, בִּשְׁנֵי יְבָמִים.N'est-ce pas pour un seul yavam, et il enseigne : elle n'accomplit pas la 'halitsa et ne contracte pas le yiboum ? Réponse : Non, c'est pour deux yevamim.
- אֲבָל בְּיָבָם אֶחָד מַאי — הָכִי נָמֵי אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי: נִשּׂוּאִין קוֹדְמִין לַלֵּידָה — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת, לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּשְׁנֵי יְבָמִים, אֲבָל בְּיָבָם אֶחָד — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת.Mais pour un seul yavam, qu'en serait-il ? Dirait-on de même : soit elle accomplit la 'halitsa, soit elle contracte le yiboum ? S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner : si le mariage précède la naissance, soit elle accomplit la 'halitsa, soit elle contracte le yiboum, qu'il distingue et enseigne dans ce cas même : De quoi parle-t-on ? De deux yevamim ; mais pour un seul yavam, soit elle accomplit la 'halitsa, soit elle contracte le yiboum.
- כּוּלָּהּ בִּשְׁנֵי יְבָמִין קָמַיְירֵי. וְאֶלָּא מַאי כְּלָלָא?!Réponse : Toute la baraïta parle de deux yevamim. Question : Mais alors, quelle règle générale serait-ce ?!
- וְעוֹד, מֵתִיב רַב אוֹשַׁעְיָא: שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶן נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, אוֹ אִשָּׁה וּבִתָּהּ, אוֹ אִשָּׁה וּבַת בִּתָּהּ, אוֹ אִשָּׁה וּבַת בְּנָהּ — הֲרֵי אֵלּוּ חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר.Et de plus, Rav Ochaya a objecté à partir de la Michna (28b) : Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs, ou à une femme et sa fille, ou à une femme et la fille de sa fille, ou à une femme et la fille de son fils, et les deux sont morts : celles-ci accomplissent la 'halitsa et ne contractent pas le yiboum. Et Rabbi Chimon exempte, même de la 'halitsa.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ קָסָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן זִיקָה כִּכְנוּסָה דָּמְיָא — לְיַיבֵּם לְקַמַּיְיתָא, וְתִיפְּטַר אִידַּךְ!Or, si tu penses que Rabbi Chimon est d'avis que la zika est comme une femme épousée, qu'il épouse par yiboum la première tombée devant lui, et que l'autre soit exemptée !
- אָמַר רַב עַמְרָם: מַאי פּוֹטֵר, נָמֵי פּוֹטֵר בַּשְּׁנִיָּה. וְהָתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר בִּשְׁתֵּיהֶן!Rav Amram a dit : Que signifie « exempte » ? Il exempte aussi, mais la seconde. La Guemara objecte : Or, il a été enseigné : Rabbi Chimon exempte toutes les deux !
- אָמַר רָבָא: שְׁנִיָּה שֶׁבְּזוּג זֶה, וְהַשְּׁנִיָּה שֶׁבְּזוּג זֶה.Rava a dit : Il s'agit de plusieurs paires tombées devant le même yavam, et la baraïta vise la seconde de cette paire-ci et la seconde de cette paire-là.
- קָא טָעֵי רָבָא בְּאַרְבְּעָה זוּגֵי: חֲדָא, דְּ״אוֹ״ ״אוֹ״ קָתָנֵי. וְעוֹד, ״רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר בְּאַרְבַּעְתָּן״ מִיבְּעֵי לֵיהּ.Rava s'est trompé sur les quatre paires, qu'il a cru toutes tombées devant un seul yavam. D'abord, car il est enseigné « ou », « ou », ce qui montre qu'il s'agit de cas distincts. Et de plus, il aurait dû dire : « Rabbi Chimon exempte les quatre ».
- וְעוֹד תַּנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר בִּשְׁתֵּיהֶן מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּיבּוּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרוֹר״, בְּשָׁעָה שֶׁנַּעֲשׂוּ צָרוֹת זוֹ לָזוֹ — לֹא יְהֵא לְךָ לִיקּוּחִין אֲפִילּוּ בְּאַחַת מֵהֶן!Et de plus, il a été enseigné : Rabbi Chimon exempte toutes les deux de la 'halitsa et du yiboum, comme il est dit : « Et tu ne prendras pas une femme avec sa sœur pour en faire une rivale » (Lévitique 18, 18) : au moment où elles sont devenues rivales l'une de l'autre, tu n'auras pas de prise, même sur l'une d'elles !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: אִי דִּנְפוּל בְּזֶה אַחַר זֶה — הָכִי נָמֵי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דִּנְפוּל בְּבַת אַחַת, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּאָמַר: אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם.Mais Rav Achi a dit : Si elles sont tombées l'une après l'autre, en effet, la première est comme épousée et elle exempte l'autre. Ici, de quoi nous occupons-nous ? De ce qu'elles sont tombées en même temps, et Rabbi Chimon pense comme Rabbi Yossé HaGuelili, qui dit : Il est possible d'être exact au point que deux événements coïncident.
- רַב פָּפָּא אָמַר: בְּיִיבֵּם וְאַחַר כָּךְ נוֹלַד — פְּלִיג רַבִּי שִׁמְעוֹן, בְּנוֹלַד וְאַחַר כָּךְ יִיבֵּם — לָא פְּלִיג.Rav Pappa a dit : Lorsqu'il a épousé par yiboum et qu'ensuite le frère est né, Rabbi Chimon est en désaccord ; lorsqu'il est né et qu'ensuite l'autre a épousé par yiboum, il n'est pas en désaccord.
- וְתַרְוַויְיהוּ לְרַבָּנַן אִיצְטְרִיךְ, וְלֹא זוֹ אַף זוֹ קָתָנֵי.Et toutes deux les sections sont nécessaires pour les Rabbanan, et il enseigne selon le style : non seulement ceci, mais encore cela.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב פָּפָּא, וּתְיוּבְתָּא דְּרַבִּי אוֹשַׁעְיָא. שְׁנֵי אַחִים בְּעוֹלָם אֶחָד, וּמֵת אֶחָד מֵהֶם בְּלֹא וָלָד, וְעָמַד הַשֵּׁנִי הַזֶּה לַעֲשׂוֹת מַאֲמָר בִּיבִמְתּוֹ, וְלֹא הִסְפִּיק לַעֲשׂוֹת בָּהּ מַאֲמָר עַד שֶׁנּוֹלַד לוֹ אָח, וּמֵת — הָרִאשׁוֹנָה יוֹצְאָה מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ, וּשְׁנִיָּה — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת.Il a été enseigné conformément à Rav Pappa, et c'est une réfutation de Rabbi Ochaya : Deux frères vivaient dans un même monde, l'un d'eux est mort sans enfant ; le second s'est levé pour accomplir un ma'amar avec sa yevama, mais il n'a pas eu le temps d'accomplir avec elle le ma'amar avant que ne lui naisse un frère, et il est mort : la première sort en tant que femme de son frère qui n'était pas dans son monde (mort avant sa naissance), et la seconde soit accomplit la 'halitsa, soit contracte le yiboum.
- עָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר, וְאַחַר כָּךְ נוֹלַד אָח, אוֹ שֶׁנּוֹלַד לוֹ אָח וְאַחַר כָּךְ עָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר, וּמֵת — הָרִאשׁוֹנָה יוֹצְאָה מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ, וּשְׁנִיָּה — חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.S'il a accompli avec elle un ma'amar et qu'ensuite un frère est né, ou qu'un frère lui est né et qu'ensuite il a accompli avec elle un ma'amar, et qu'il est mort : la première sort en tant que femme de son frère qui n'était pas dans son monde, et la seconde accomplit la 'halitsa et ne contracte pas le yiboum.
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