Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁקִּדֵּשׁ אָחִיו אֶת אֲחוֹתָהּ, מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אָמְרוּ: אוֹמְרִים לוֹ: הַמְתֵּן עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה אָחִיךָ מַעֲשֶׂה. וְאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה.Une chomérèt yavam (veuve sans enfant en attente de son beau-frère, le yavam, pour le mariage du lévirat ou la 'halitsa, cérémonie qui l'en libère) dont le frère du yavam a consacré la sœur : au nom de Rabbi Yehouda ben Betéra, on a dit : On lui dit : Attends avant de te marier que ton frère ait accompli un acte, yiboum (mariage du lévirat) ou 'halitsa, car jusque-là ta fiancée est la sœur d'une femme qui t'est liée. Et Chmouel a dit : La halakha est conforme à Rabbi Yehouda ben Betéra. Il pense donc que la zika (lien du lévirat) est réelle.
- אֲמַר לֵיהּ: דְּאִי דְּרַב מַאי? (אֲמַר לֵיהּ:) קַשְׁיָא דְּרַב אַדְּרַב! דִּלְמָא אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ, וְאַלִּיבָּא דְּרַב. כֵּיוָן דְּאִיתְּמַר מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל בְּהֶדְיָא, וּמִשְּׁמֵיהּ דְּרַב כְּאָמוֹרָאֵי — לָא שָׁבְקִינַן מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל בְּהֶדְיָא וּמוֹקְמִינַן כְּאָמוֹרָאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַב.Rav Yossef lui a dit : Et si c'était de Rav, qu'y aurait-il ? (Il lui a dit :) Il y aurait une difficulté de Rav contre Rav ! Car Rav Houna a rapporté de Rav le contraire. Objection : Peut-être sont-ce des Amoraïm (Sages de la Guemara) en désaccord sur l'opinion de Rav : Rav Houna et Rav Yehouda, tous deux ses élèves ? Réponse : Puisque cela a été dit explicitement au nom de Chmouel, tandis qu'au nom de Rav, c'est comme une controverse d'Amoraïm, nous ne délaissons pas ce qui est dit explicitement au nom de Chmouel pour l'établir comme une controverse d'Amoraïm sur l'opinion de Rav.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב זְבִיד מִנְּהַרְדְּעָא, אָמַר: אַתּוּן, הָכִי מַתְנִיתוּ לַהּ! אֲנַן, בְּהֶדְיָא מַתְנֵינַן. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁמֵּתָה — אָסוּר בְּאִמָּהּ. אַלְמָא קָסָבַר יֵשׁ זִיקָה. וְאַזְדָּא שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה.Rav Kahana a dit : J'ai rapporté cet enseignement devant Rav Zevid de Nehardéa. Il a dit : Vous, c'est ainsi que vous l'enseignez ! sans savoir avec certitude de qui il vient. Nous, nous l'enseignons explicitement : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Une chomérèt yavam qui est morte : il est interdit d'épouser sa mère. Il en ressort qu'il pense qu'il y a une zika. Et Chmouel suit sa propre logique, car Chmouel a dit : La halakha est conforme à Rabbi Yehouda ben Betéra.
- וּצְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן יֵשׁ זִיקָה, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּחַד, אֲבָל בִּתְרֵי — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן. וְאִי אַשְׁמְעִינַן הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי מֵחַיִּים, אֲבָל לְאַחַר מִיתָה — פָּקְעָה לַהּ זִיקָה, קָא מַשְׁמַע לַן דְּזִיקָה בִּכְדִי לָא פָּקְעָה.Et les deux enseignements sont nécessaires. Car s'il nous avait seulement appris qu'il y a une zika, j'aurais dit : cela ne vaut que pour un seul yavam, mais pas pour deux. Il nous enseigne donc la seconde règle. Et s'il nous avait seulement appris que la halakha est conforme à Rabbi Yehouda ben Betéra, j'aurais dit : cela ne vaut que de son vivant, mais qu'après sa mort, la zika s'est éteinte. Il nous enseigne donc que la zika ne s'éteint pas sans raison.
- מַתְנִי׳ שְׁנֵי אַחִים, וּמֵת אֶחָד מֵהֶן, וְיִבֵּם הַשֵּׁנִי אֶת אֵשֶׁת אָחִיו, וְאַחַר כָּךְ נוֹלַד לָהֶן אָח, וּמֵת, הָרִאשׁוֹנָה יוֹצְאָה מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ, וְהַשְּׁנִיָּה — מִשּׁוּם צָרָתָהּ. עָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר וּמֵת — הַשְּׁנִיָּה חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.Michna : Deux frères, l'un d'eux est mort, et le second a épousé par yiboum la femme de son frère, alors qu'il avait déjà une épouse ; ensuite, un frère leur est né, et le second est mort : la première sort, sans yiboum ni 'halitsa, en tant que femme de son frère qui n'était pas dans son monde (mort avant la naissance de ce frère), et la seconde en tant que sa tsara (coépouse). S'il a accompli avec elle un ma'amar (fiançailles du lévirat, faites par les Sages) et qu'il est mort, la seconde accomplit la 'halitsa et ne contracte pas le yiboum.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מְיַיבֵּם לְאֵיזוֹ מֵהֶן שֶׁיִּרְצֶה, אוֹ חוֹלֵץ לְאֵיזוֹ מֵהֶן שֶׁיִּרְצֶה.Rabbi Chimon dit, à propos du premier cas de la Michna : Il épouse par yiboum celle d'entre elles qu'il veut, ou il accomplit la 'halitsa avec celle d'entre elles qu'il veut, car lorsqu'il est né, elle était déjà la femme de son frère vivant.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: חָלוּק הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אַף בָּרִאשׁוֹנָה. מִמַּאי — מִדְּקָתָנֵי מִשְׁנָה יַתִּירָה.Guemara : Rav Ochaya a dit : Rabbi Chimon était en désaccord même sur la première Michna, celle du début du chapitre, où le frère est né avant le yiboum. D'où cela vient-il ? Du fait qu'elle enseigne une Michna superflue.
- בָּבָא דְרֵישָׁא לְמַאן קָתָנֵי לַהּ? אִילֵּימָא לְרַבָּנַן, הַשְׁתָּא יִבֵּם וּלְבַסּוֹף נוֹלַד, דְּכִי אַשְׁכְּחַהּ — בְּהֶתֵּירָא אַשְׁכְּחַהּ, אָסְרִי רַבָּנַן, נוֹלַד וְאַחַר כָּךְ יִבֵּם, מִיבַּעְיָא? אֶלָּא לָאו, לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אִיצְטְרִיךְ,Pour qui enseigne-t-on la section du début ? Si l'on dit pour les Rabbanan : maintenant que, lorsqu'il a épousé par yiboum et qu'ensuite le frère est né, où, lorsqu'il l'a trouvée, il l'a trouvée permise, les Rabbanan interdisent, alors dans le cas où il est né et qu'ensuite l'autre a épousé par yiboum, faut-il le dire ? Mais n'est-ce pas plutôt pour Rabbi Chimon qu'elle était nécessaire ?
- וּתְנָא רֵישָׁא לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּתְנָא סֵיפָא לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחָן דְּרַבָּנַן. וּבְדִין הוּא דְּנִפְלוֹג רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרֵישָׁא, אֶלָּא נָטַר לְהוּ לְרַבָּנַן עַד דִּמְסַיְּימִי לְמִילְּתַיְיהוּ, וַהֲדַר פְּלִיג עֲלַיְיהוּ.Et il a enseigné le début pour te faire connaître la force de Rabbi Chimon, et il a enseigné la fin pour te faire connaître la force des Rabbanan. Et en toute rigueur, Rabbi Chimon aurait dû être en désaccord dès le début, mais il a attendu les Rabbanan jusqu'à ce qu'ils aient achevé leurs paroles, puis il s'est opposé à eux.
- אֶלָּא אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? בְּחַד אַחָא, וּמִית, וְנוֹלַד לוֹ אָח. אִי נָמֵי: בִּתְרֵי, וְלָא יִבֵּם, וְלָא מִית.Mais alors, la femme de son frère qui n'était pas dans son monde, selon Rabbi Chimon, comment la trouve-t-on ? Réponse : Avec un seul frère, qui est mort, puis un frère lui est né. Ou bien : avec deux frères, dont l'un est mort, et le survivant n'a pas accompli le yiboum et n'est pas mort, et entre-temps un troisième est né.
- בִּשְׁלָמָא יִבֵּם וְאַחַר כָּךְ נוֹלַד, כִּי אַשְׁכְּחַהּ — בְּהֶתֵּירָא אַשְׁכְּחַהּ. אֶלָּא נוֹלַד וְאַחַר כָּךְ יִבֵּם — מַאי טַעְמָא? קָסָבַר: יֵשׁ זִיקָה, וְזִיקָה כִּכְנוּסָה דָּמְיָא.Certes, s'il a épousé par yiboum et qu'ensuite le frère est né, lorsqu'il l'a trouvée, il l'a trouvée permise. Mais s'il est né et qu'ensuite l'autre a épousé par yiboum, quelle est la raison de Rabbi Chimon pour la permettre ? Réponse : Il pense qu'il y a une zika, et que la zika est comme une femme épousée.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: הַשְׁתָּא זִיקָה וּמַאֲמָר מְסַפְּקָא לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אִי כִּכְנוּסָה דָּמְיָא אִי לָאו כִּכְנוּסָה דָּמְיָא, זִיקָה לְחוֹדַהּ מִיבַּעְיָא?Rav Yossef s'y oppose : Maintenant que, pour la zika avec le ma'amar, Rabbi Chimon doute si c'est comme une femme épousée ou si ce n'est pas comme une femme épousée, faut-il le dire pour la zika seule ?
- מַאי הִיא — דִּתְנַן: שְׁלֹשָׁה אַחִין נְשׂוּאִין שָׁלֹשׁ נָשִׁים נׇכְרִיּוֹת, וּמֵת אֶחָד מֵהֶם, וְעָשָׂה בָּהּ שֵׁנִי מַאֲמָר, וּמֵת — הֲרֵי אֵלּוּ חוֹלְצוֹת וְלֹא מִתְיַיבְּמוֹת.Quelle est cette source ? Car nous avons appris dans la Michna (31b) : Trois frères sont mariés à trois femmes étrangères ; l'un d'eux est mort, le second a accompli avec elle un ma'amar, et il est mort : celles-ci accomplissent la 'halitsa et ne contractent pas le yiboum.
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמֵת אֶחָד מֵהֶם ... יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״, מִי שֶׁעָלֶיהָ זִיקַת יָבָם אֶחָד, וְלֹא שֶׁעָלֶיהָ זִיקַת שְׁנֵי יְבָמִין.Comme il est dit : « Et l'un d'eux mourra… son yavam viendra sur elle » (Deutéronome 25, 5) : celle sur qui repose la zika d'un seul yavam, et non celle sur qui repose la zika de deux yevamim.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מְיַיבֵּם לְאֵיזֶהוּ מֵהֶן שֶׁיִּרְצֶה, וְחוֹלֵץ לַשְּׁנִיָּה. יַבּוֹמֵי תַּרְוַיְיהוּ לָא — דְּדִלְמָא יֵשׁ זִיקָה, וְהָווּ שְׁתֵּי יְבָמוֹת הַבָּאוֹתRabbi Chimon dit : Il épouse par yiboum celle d'entre elles qu'il veut, et il accomplit la 'halitsa avec la seconde, car il n'admet pas cette drasha (interprétation du verset). Les épouser toutes deux par yiboum, non : car peut-être y a-t-il une zika qui ferait de la veuve l'épouse du second, et ce seraient deux yevamot venant
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