Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רִאשׁוֹנָה לָא מִשְׁתַּבַּשׁ: מַאי רִאשׁוֹנָה — רִאשׁוֹנָה לִנְפִילָה, וּמַאן דְּתָנֵי שְׁנִיָּה לָא מִשְׁתַּבַּשׁ: מַאי שְׁנִיָּה — שְׁנִיָּה לְנִשּׂוּאִין. מִי לָא עָסְקִינַן דְּיִבֵּם וְאַחַר כָּךְ כָּנַס? אֶלָּא מַאי שְׁנִיָּה — שְׁנִיָּה בְּנִשּׂוּאִין.« la première » ne se trompe pas : que signifie « la première » ? La première pour la chute devant le yavam (beau-frère soumis au lévirat). Et celui qui enseigne « la seconde » ne se trompe pas : que signifie « la seconde » ? La seconde pour le mariage, car le second frère était déjà marié. Ne traitons-nous pas aussi du cas où il a accompli le lévirat et ensuite a épousé l'autre femme ? Plutôt, que signifie « la seconde » ? La seconde dans ses mariages : elle s'est mariée deux fois.
- אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ הֵיכָא כְּתִיבָא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, אָמַר קְרָא: ״כִּי יֵשְׁבוּ אַחִים יַחְדָּו״, שֶׁהָיְתָה לָהֶם יְשִׁיבָה אַחַת בָּעוֹלָם, פְּרָט לְאֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ. ״יַחְדָּו״ — מְיוּחָדִים בַּנַּחֲלָה, פְּרָט לְאָחִיו מִן הָאֵם.La femme de son frère qui n'a pas été dans son monde, où est-ce écrit ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : le verset dit : « Quand des frères habiteront ensemble » (Deutéronome 25, 5), c'est-à-dire qu'ils ont eu une même habitation dans le monde, à l'exclusion de la femme de son frère qui n'a pas été dans son monde. « Ensemble » (ya'hdav) : unis dans l'héritage, à l'exclusion de son frère de mère.
- רַבָּה אָמַר: אַחִין מִן הָאָב יָלֵיף ״אַחְוָה״ ״אַחְוָה״ מִבְּנֵי יַעֲקֹב: מַה לְהַלָּן — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם, אַף כָּאן — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם.Rabba a dit : que seuls les frères de père sont visés, il l'apprend par « fraternité », « fraternité », des fils de Yaakov : de même que là-bas, de père et non de mère, de même ici, de père et non de mère.
- וְלֵילַף ״אַחְוָה״ ״אַחְוָה״ מֵעֲרָיוֹת! דָּנִין ״אַחִים״ מֵ״אַחִים״, וְאֵין דָּנִין ״אַחִים״ מֵ״אָחִיךָ״.Mais qu'on apprenne « fraternité », « fraternité », des unions interdites (arayot) ! Là, même le frère de mère est visé. On répond : on infère « frères » de « frères », et on n'infère pas « frères » de « ton frère ».
- מַאי נָפְקָא מִינַּהּ, הָא תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְשָׁב הַכֹּהֵן״, ״וּבָא הַכֹּהֵן״, זוֹ הִיא שִׁיבָה זוֹ הִיא בִּיאָה! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא מִידֵּי דְּדָמֵי לֵיהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא מִידֵּי דְּדָמֵי לֵיהּ — מִדְּדָמֵי לֵיהּ יָלְפִינַן.Quelle différence cela fait-il ? L'école de Rabbi Ichmaël n'a-t-elle pas enseigné : « Et le Cohen reviendra » (Lévitique 14, 39), « et le Cohen viendra » (Lévitique 14, 44) : c'est un même retour, c'est une même venue ! Si l'on infère de termes aussi différents, a fortiori de « frères » et « ton frère ». On répond : cela ne vaut que là où il n'y a rien qui lui ressemble ; mais là où il y a quelque chose qui lui ressemble, c'est de ce qui lui ressemble que nous apprenons.
- וְלֵילַף ״אַחְוָה״ ״אַחְוָה״ מִלּוֹט, דִּכְתִיב: ״כִּי אֲנָשִׁים אַחִים אֲנָחְנוּ״! מִסְתַּבְּרָא מִבְּנֵי יַעֲקֹב הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, מִשּׁוּם דְּמַפְנֵי: מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב ״שְׁנֵים עָשָׂר עֲבָדֶיךָ בְּנֵי אָבִינוּ״, וּכְתִיב ״אַחִים״ — שְׁמַע מִינַּהּ לְאַפְנוֹיֵי.Mais qu'on apprenne « fraternité », « fraternité », de Lot, comme il est écrit : « Car nous sommes des hommes frères » (Genèse 13, 8) ! Il est logique qu'il fallait l'apprendre des fils de Yaakov, parce que le terme y est disponible : puisque le verset aurait dû écrire : « Douze, tes serviteurs, les fils de notre père », et qu'il est écrit « frères » (Genèse 42, 13), déduis-en que c'est pour le rendre disponible.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״אַחִים״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״יַחְדָּו״. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״אַחִים״, הֲוָה אָמֵינָא: לֵילַף ״אַחְוָה״ ״אַחְוָה״ מִלּוֹט, וְכִי תֵּימָא לָא מַפְנֵי — לָאיֵי, אַפְנוֹיֵי מַפְנֵי, מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב ״רֵעִים״, וּכְתִיב ״אַחִים״, שְׁמַע מִינַּהּ לְאַפְנוֹיֵי — כְּתַב רַחֲמָנָא: ״יַחְדָּו״, הַמְיוּחָדִים בַּנַּחֲלָה.Et il a fallu écrire « frères » et il a fallu écrire « ensemble ». Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « frères », j'aurais dit : qu'on apprenne « fraternité », « fraternité », de Lot ; et si tu dis qu'il n'est pas disponible, non : il est bel et bien disponible, puisque le verset aurait dû écrire « compagnons », et qu'il est écrit « frères » : déduis-en que c'est pour le rendre disponible. Le Miséricordieux a donc écrit « ensemble » : ceux qui sont unis dans l'héritage.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״יַחְדָּו״ — הֲוָה אָמֵינָא דִּמְיַיחֲדִי בְּאַבָּא וּבְאִמָּא, צְרִיכָא.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « ensemble », j'aurais dit : qu'ils soient unis par le père et par la mère. Il a donc fallu les deux.
- וְהָא מֵהֵיכָא תֵּיתֵי? יִבּוּם בַּנַּחֲלָה תְּלָא רַחְמָנָא, וְנַחֲלָה מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם הִיא! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְחִידּוּשׁ הוּא דְּקָמִשְׁתְּרֵי עֶרְוָה גַּבֵּיהּ, אֵימָא עַד דִּמְיַיחֲדִי בְּאַבָּא וּבְאִמָּא, צְרִיכָא.Mais d'où l'aurait-on tiré ? Le Miséricordieux a fait dépendre le lévirat de l'héritage, et l'héritage est du père et non de la mère ! Il a fallu l'écrire : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque c'est une nouveauté que l'erva (proche interdite) lui soit permise, dis que ce n'est que s'ils sont unis par le père et par la mère. Il a donc fallu l'écrire.
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁמֵּתָה — מוּתָּר בְּאִמָּהּ, אַלְמָא קָסָבַר אֵין זִיקָה. וְלֵימָא: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הָאוֹמֵר אֵין זִיקָה!Rav Houna a dit au nom de Rav : une chomérèt yavam (veuve en attente du lévirat) qui est morte, il est permis au yavam d'épouser sa mère. On voit donc qu'il pense qu'il n'y a pas de zika (lien du lévirat créant une parenté). Mais qu'il dise : la halakha (loi) est selon les paroles de celui qui dit qu'il n'y a pas de zika !
- אִי הֲוָה אָמַר הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בִּתְרֵי, אֲבָל בְּחַד — יֵשׁ זִיקָה.S'il avait dit cela, j'aurais dit : cela ne vaut que pour deux frères ; mais pour un seul, il y a zika.
- וְלֵימָא: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הָאוֹמֵר אֵין זִיקָה אֲפִילּוּ בְּחַד! אִי אָמַר הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ מֵחַיִּים — קָמַשְׁמַע לַן לְאַחַר מִיתָה אִין, מֵחַיִּים לָא — מִשּׁוּם דְּאָסוּר לְבַטֵּל מִצְוַת יְבָמִין.Mais qu'il dise : la halakha est selon les paroles de celui qui dit qu'il n'y a pas de zika, même pour un seul ! S'il avait dit cela, j'aurais dit : même de son vivant. Il nous enseigne donc : après sa mort, oui ; de son vivant, non, parce qu'il est interdit d'annuler la mitsva (commandement) des yevamin (lévirat).
- תְּנַן: יְבִמְתּוֹ שֶׁמֵּתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. בַּאֲחוֹתָהּ אִין, בְּאִמָּהּ לָא.Nous avons appris dans une Michna (49a) : sa yevama qui est morte, il est permis d'épouser sa sœur. Sa sœur, oui ; sa mère, non !
- הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ בְּאִמָּהּ, וְאַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא: אִשְׁתּוֹ שֶׁמֵּתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ, בַּאֲחוֹתָהּ אִין, אֲבָל בְּאִמָּהּ לָא, דְּהָוְיָא לַהּ אִיסּוּרָא דְּאוֹרָיְיתָא — תְּנָא נָמֵי סֵיפָא מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ.La règle est la même même pour sa mère ; mais comme il a enseigné dans la première partie : sa femme qui est morte, il est permis d'épouser sa sœur — sa sœur, oui, mais sa mère, non, car c'est pour elle un interdit de la Torah —, il a enseigné aussi dans la dernière partie : il est permis d'épouser sa sœur.
- וְרַב יְהוּדָה אָמַר: שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁמֵּתָה — אָסוּר בְּאִמָּהּ. אַלְמָא קָסָבַר יֵשׁ זִיקָה. וְלֵימָא: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הָאוֹמֵר יֵשׁ זִיקָה!Et Rav Yehouda a dit : une chomérèt yavam qui est morte, il est interdit d'épouser sa mère. On voit donc qu'il pense qu'il y a zika. Mais qu'il dise : la halakha est selon les paroles de celui qui dit qu'il y a zika !
- אִי הֲוָה אָמַר הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּחַד, אֲבָל בִּתְרֵי — אֵין זִיקָה. וְהָא כִּי פְּלִיגִי — בִּתְרֵי פְּלִיגִי? אֶלָּא: אִי אָמַר הָכִי,S'il avait dit cela, j'aurais dit : cela ne vaut que pour un seul frère, mais pour deux, il n'y a pas de zika. Mais quand ils divergent, n'est-ce pas sur le cas de deux qu'ils divergent ? Plutôt : s'il avait dit cela,
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