Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּמוֹדְעִי לְהוּ — מִשּׁוּם הָכִי לֹא נִמְנְעוּ, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּלָא מוֹדְעִי לְהוּ, בִּשְׁלָמָא בֵּית שַׁמַּאי מִבֵּית הִלֵּל לֹא נִמְנְעוּ — דִּטְמָאוֹת דְּבֵית הִלֵּל, לְבֵית שַׁמַּאי טְהָרוֹת נִינְהוּ.Certes, si tu dis qu'ils les avertissaient, c'est pour cela qu'ils ne se sont pas abstenus. Mais si tu dis qu'ils ne les avertissaient pas : certes, Beit Chamaï ne se sont pas abstenus de ce qui appartenait à Beit Hillel, car ce qui est impur pour Beit Hillel est pur pour Beit Chamaï.
- אֶלָּא בֵּית הִלֵּל מִבֵּית שַׁמַּאי לָמָּה לֹא נִמְנְעוּ? טְהָרוֹת דְּבֵית שַׁמַּאי, לְבֵית הִלֵּל טְמָאוֹת נִינְהוּ! אֶלָּא לָאו דְּמוֹדְעִי לְהוּ, שְׁמַע מִינַּהּ.Mais Beit Hillel, pourquoi ne se sont-ils pas abstenus de Beit Chamaï ? Ce qui est pur pour Beit Chamaï est impur pour Beit Hillel ! N'est-ce donc pas qu'ils les avertissaient ? Déduis-en que c'est bien cela.
- וּמַאי אוּלְמֵיהּ דְּהָךְ מֵהָךְ? מַהוּ דְּתֵימָא צָרָה קָלָא אִית לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Et en quoi ce cas-ci est-il plus fort que ce cas-là ? Pourquoi la preuve de l'avertissement se tire-t-elle mieux de la pureté que du mariage ? Tu aurais pu dire que la tsara (coépouse) fait du bruit, si bien que tout le monde est au courant sans avertissement ; on nous enseigne donc que l'on avertissait même pour la pureté, dont on ne parle pas.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אַף עַל פִּי שֶׁנֶּחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל בְּצָרוֹת, מוֹדִים שֶׁאֵין מַמְזֵר אֶלָּא מִמִּי שֶׁאִיסּוּרוֹ אִיסּוּר עֶרְוָה וְעָנוּשׁ כָּרֵת. מַאן מוֹדִים? אִילֵּימָא בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל — פְּשִׁיטָא! בְּנֵי חַיָּיבֵי לָאוִין, כְּשֵׁרִים נִינְהוּ!Revenons au sujet lui-même. Rabbi Elazar a dit : bien que Beit Chamaï et Beit Hillel aient divergé sur les tsarot, ils reconnaissent qu'il n'y a de mamzer (enfant né d'une union interdite) que de celle dont l'interdit est un interdit d'inceste, passible de karet (retranchement). Qui reconnaît quoi à qui ? Si l'on dit Beit Chamaï à Beit Hillel, c'est évident : les enfants de personnes passibles d'un simple interdit sont valides !
- אֶלָּא בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי — הִיא גּוּפַהּ חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת הִיא!Mais plutôt Beit Hillel à Beit Chamaï ? Elle-même, la tsara épousée par lévirat, est passible de karet ! Que reconnaîtraient-ils alors ?
- לְעוֹלָם בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל, וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: יֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאֵין מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין.En réalité, c'est Beit Chamaï à Beit Hillel, et cela vient exclure l'avis de Rabbi Akiva, qui a dit : il y a un mamzer issu de personnes passibles d'un simple interdit. On nous enseigne qu'il n'y a pas de mamzer issu de personnes passibles d'un simple interdit.
- תָּא שְׁמַע: אַף עַל פִּי שֶׁנֶּחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל בְּצָרוֹת וּבַאֲחָיוֹת,Viens et entends : bien que Beit Chamaï et Beit Hillel aient divergé sur les tsarot et sur les sœurs, c'est-à-dire deux sœurs mariées à deux frères et tombant ensemble sous le lévirat,
- בְּגֵט יָשָׁן, וּבִסְפֵק אֵשֶׁת אִישׁ, וּבִמְגָרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ וְלָנָה עִמּוֹ בְּפוּנְדָּק,sur un get (acte de divorce) ancien, rédigé mais remis après que le couple est resté ensemble, sur la femme mariée douteuse, c'est-à-dire la mineure mariée qui peut refuser son mari, et sur celui qui divorce de sa femme et qu'elle passe la nuit avec lui dans une auberge,
- בְּכֶסֶף וּבְשָׁוֶה כֶּסֶף, בִּפְרוּטָה וּבְשָׁוֶה פְּרוּטָה —sur l'argent et la valeur d'argent, sur la perouta (petite pièce de cuivre) et la valeur de perouta pour les fiançailles —
- לֹא נִמְנְעוּ בֵּית שַׁמַּאי מִלִּישָּׂא נָשִׁים מִבֵּית הִלֵּל, וְלֹא בֵּית הִלֵּל מִבֵּית שַׁמַּאי. לְלַמֶּדְךָ שֶׁחִיבָּה וְרֵיעוּת נוֹהֲגִים זֶה בָּזֶה, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״הָאֱמֶת וְהַשָּׁלוֹם אֱהָבוּ״. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: נִמְנְעוּ הֵן מִן הַוַּדַּאי, וְלֹא נִמְנְעוּ מִן הַסָּפֵק.Beit Chamaï ne se sont pas abstenus d'épouser des femmes de Beit Hillel, ni Beit Hillel de Beit Chamaï, pour t'enseigner qu'ils pratiquaient l'affection et l'amitié les uns envers les autres, pour accomplir ce qui est dit : « La vérité et la paix, aimez-les » (Zacharie 8, 19). Rabbi Chimon dit : ils se sont abstenus du certain, et ils ne se sont pas abstenus du douteux.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא עָשׂוּ — מִשּׁוּם הָכִי נִמְנְעוּ. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לֹא עָשׂוּ, אַמַּאי נִמְנְעוּ? וְתִסְבְּרָא? נְהִי נָמֵי דְּעָשׂוּ, בִּשְׁלָמָא בֵּית הִלֵּל — נִמְנְעוּ מִבֵּית שַׁמַּאי, דְּחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת נִינְהוּ, וּמַמְזֵרִים הֵם לְבֵית הִלֵּל.Certes, si tu dis qu'ils ont agi, c'est pour cela qu'ils se sont abstenus. Mais si tu dis qu'ils n'ont pas agi, pourquoi se sont-ils abstenus ? On répond : et comment peux-tu le penser ? Même en admettant qu'ils ont agi, certes, Beit Hillel se sont abstenus de Beit Chamaï, car ils sont passibles de karet, et ce sont des mamzerim pour Beit Hillel.
- אֶלָּא בֵּית שַׁמַּאי — אַמַּאי נִמְנְעוּ מִבֵּית הִלֵּל? בְּנֵי חַיָּיבֵי לָאוִין נִינְהוּ, וּכְשֵׁרִים נִינְהוּ! כִּדְאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לַצָּרָה עַצְמָהּ, הָכָא נָמֵי: לָא נִצְרְכָה אֶלָּא לַצָּרָה עַצְמָהּ.Mais Beit Chamaï, pourquoi se sont-ils abstenus de Beit Hillel ? Ce sont des enfants de personnes passibles d'un simple interdit, et ils sont valides ! On répond : comme l'a dit Rav Na'hman bar Yits'hak : cela n'a été nécessaire que pour la tsara elle-même ; ici aussi, cela n'a été nécessaire que pour la tsara elle-même.
- וּמַאי שְׁנָא מִן הַוַּדַּאי — דְּאִיסּוּרָא הוּא, סָפֵק נָמֵי אִיסּוּרָא הוּא!Et en quoi diffère-t-il du certain, qui est un interdit ? Le douteux aussi est un interdit !
- לָא תֵּימָא: מִן הַסָּפֵק, אֶלָּא אֵימָא: מִן הַסְּתָם, דְּמוֹדְעִי לְהוּ וּפָרְשִׁי.Ne dis pas : du douteux, mais dis : de l'indéterminé, c'est-à-dire de la famille sur laquelle on ne sait rien, car ils les avertissaient, et ils s'écartaient. En l'absence d'avertissement, il n'y avait donc aucune crainte.
- וּמַאי קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאַהֲבָה וְרֵיעוּת נוֹהֲגִים זֶה בָּזֶה? הַיְינוּ רֵישָׁא! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּכוּלַּהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא.Et que nous enseigne-t-on, que l'amour et l'amitié se pratiquaient les uns envers les autres ? C'est le début de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ! Voici ce qu'on nous enseigne : que le tout est de Rabbi Chimon.
- תָּא שְׁמַע דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: הֵיאַךְ הֲלָכָה זוֹ רוֹוַחַת בְּיִשְׂרָאֵל? נַעֲשֶׂה כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי — הַוָּלָד מַמְזֵר לְדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל, נַעֲשֶׂה כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל — הַוָּלָד פָּגוּם לְדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. בּוֹאוּ וּנְתַקֵּן לָהֶן לַצָּרוֹת,Viens et entends, car Rabbi Yo'hanan ben Nouri a dit : comment cette halakha s'étendrait-elle en Israël ? Si nous agissons selon les paroles de Beit Chamaï, l'enfant est mamzer selon les paroles de Beit Hillel ; si nous agissons selon les paroles de Beit Hillel, l'enfant est entaché selon les paroles de Beit Chamaï. Venez, instituons pour les tsarot
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.