Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּלָתָא רִיגְלֵי. אֲמַר לַהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: זִיל לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, דְּחָרִיף סַכִּינֵאּ.pendant trois fêtes de pèlerinage (riglé), où les Sages se rassemblaient pour étudier, sans trancher son cas. Rav Ada bar Ahava lui a dit : « Va devant Rav Yossef, dont le couteau est aiguisé », c'est-à-dire dont l'esprit est pénétrant en matière de halakha.
- אֲזַלָה קַמֵּיהּ. פְּשַׁט מֵהָא מַתְנִיתִין: גּוֹי שֶׁהָיָה מוֹכֵר פֵּירוֹת בַּשּׁוּק, וְאָמַר: ״פֵּירוֹת הַלָּלוּ שֶׁל עׇרְלָה הֵן״ ״שֶׁל עֲזֵיקָה הֵן״, ״שֶׁל נֶטַע רְבָעִי הֵן״ — לֹא אָמַר כְּלוּם, לֹא נִתְכַּוֵּון אֶלָּא לְהַשְׁבִּיחַ מִקָּחוֹ.Elle est allée devant lui. Il a tranché d'après cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un non-Juif qui vendait des fruits au marché et a dit : « Ces fruits sont de orla (fruits des trois premières années de l'arbre), ils sont d'Azéka, ils sont de plantation de quatrième année » n'a rien dit de valable ; il n'a voulu que vanter sa marchandise. Rav Yossef en a déduit qu'ici non plus le non-Juif n'avait parlé que pour servir son but, et qu'on ne se fie pas à lui.
- אַבָּא יוּדָן אִישׁ צַיְידָן אָמַר: מַעֲשֶׂה בְּיִשְׂרָאֵל וְגוֹי שֶׁהָלְכוּ בַּדֶּרֶךְ, וּבָא גּוֹי וְאָמַר: ״חֲבָל עַל יְהוּדִי שֶׁהָיָה עִמִּי בַּדֶּרֶךְ שֶׁמֵּת בַּדֶּרֶךְ, וּקְבַרְתִּיו״, וְהִשִּׂיאוּ אִשְׁתּוֹ.Abba Youdan de Tsaïdan a dit : Il est arrivé qu'un Juif et un non-Juif ont voyagé sur la route, et le non-Juif est venu et a dit : « Hélas pour le Juif qui était avec moi sur la route, qui est mort en chemin, et je l'ai enterré », et on a marié sa femme.
- וְשׁוּב מַעֲשֶׂה בְּקוֹלָר שֶׁל בְּנֵי אָדָם, שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין לְאַנְטוֹכְיָא, וּבָא גּוֹי אֶחָד וְאָמַר: ״חֲבָל עַל קוֹלָר שֶׁל בְּנֵי אָדָם שֶׁמֵּתוּ, וּקְבַרְתִּים״, וְהִשִּׂיאוּ אֶת נְשׁוֹתֵיהֶם. וְשׁוּב מַעֲשֶׂה בְּשִׁשִּׁים בְּנֵי אָדָם שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין לְכַרְכּוֹם בֵּיתֵּר, וּבָא גּוֹי וְאָמַר: ״חֲבָל עַל שִׁשִּׁים בְּנֵי אָדָם שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין בְּדֶרֶךְ בֵּיתֵּר שֶׁמֵּתוּ, וּקְבַרְתִּים״ וְהִשִּׂיאוּ אֶת נְשׁוֹתֵיהֶם.Et il est encore arrivé qu'une chaîne (kolar) d'hommes, des prisonniers enchaînés par le cou, marchaient vers Antioche, et un non-Juif est venu et a dit : « Hélas pour la chaîne d'hommes qui sont morts, et je les ai enterrés », et on a marié leurs femmes. Et il est encore arrivé que soixante hommes marchaient vers le siège de Beitar, et un non-Juif est venu et a dit : « Hélas pour les soixante hommes qui marchaient sur la route de Beitar, qui sont morts, et je les ai enterrés », et on a marié leurs femmes.
- מַתְנִי׳ מְעִידִין לְאוֹר הַנֵּר וּלְאוֹר הַלְּבָנָה, וּמַשִּׂיאִין עַל פִּי בַּת קוֹל. מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁעָמַד עַל רֹאשׁ הָהָר וְאָמַר: ״אִישׁ פְּלוֹנִי בֶּן פְּלוֹנִי מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי מֵת״. הָלְכוּ וְלֹא מָצְאוּ שָׁם אָדָם, וְהִשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ.MICHNA : On témoigne du décès d'un homme vu à la lumière d'une lampe et à la lumière de la lune, et on marie sa femme sur la foi d'une voix (bat kol) dont on ne voit pas l'auteur. Il est arrivé qu'un homme s'est tenu au sommet de la montagne et a dit : « Untel fils d'Untel, de tel endroit, est mort. » Ils sont allés et n'ont trouvé là personne, et on a marié sa femme.
- וְשׁוּב מַעֲשֶׂה בְּצַלְמוֹן, בְּאֶחָד שֶׁאָמַר: ״אֲנִי אִישׁ פְּלוֹנִי בֶּן אִישׁ פְּלוֹנִי, נְשָׁכַנִי נָחָשׁ וַהֲרֵי אֲנִי מֵת״. וְהָלְכוּ וְלֹא הִכִּירוּהוּ, וְהָלְכוּ וְהִשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ.Et il est encore arrivé à Tsalmon qu'un homme a dit : « Je suis Untel fils d'Untel ; un serpent m'a mordu, et voici que je meurs. » Ils sont allés et ne l'ont pas reconnu, et ils sont allés marier sa femme.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: תָּנָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מַשִּׂיאִין עַל פִּי בַּת קוֹל. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מַשִּׂיאִין עַל פִּי בַּת קוֹל. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, מַתְנִיתִין הִיא! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִי מַשְׁכַּחַתְּ סְתָמָא דְּאֵין מַשִּׂיאִין — בֵּית שַׁמַּאי הִיא.GUEMARA : Rabba bar Chmouel a dit : Il a été enseigné : Beit Chamaï disent : On ne marie pas sur la foi d'une voix. Et Beit Hillel disent : On marie sur la foi d'une voix. On demande : Que nous apprend-il ? C'est notre Michna ! On répond : Il nous apprend que, si tu trouves un enseignement anonyme disant qu'on ne marie pas sur la foi d'une voix, c'est l'opinion de Beit Chamaï, et la halakha n'est pas ainsi.
- וְהָלְכוּ וְלֹא מָצְאוּ. וְדִלְמָא שֵׁד הֲוָה? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שֶׁרָאוּ לוֹ דְּמוּת אָדָם. אִינְהוּ נָמֵי דָּמוּ! דַּחֲזוֹ לֵיהּ בָּבוּאָה.Ils sont allés et n'ont trouvé personne. On demande : Mais peut-être était-ce un démon ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Il s'agit d'un cas où ils lui ont vu une forme humaine. On objecte : Eux aussi ressemblent à des hommes ! On répond : Il s'agit d'un cas où ils lui ont vu une ombre.
- וְאִינְהוּ נָמֵי אִית לְהוּ בָּבוּאָה! דַּחֲזוֹ לֵיהּ בָּבוּאָה דְבָבוּאָה. וְדִלְמָא לְדִידְהוּ אִית לְהוּ בָּבוּאָה דְבָבוּאָה. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא, אָמַר לִי יוֹנָתָן שֵׁידָא: בָּבוּאָה — אִית לְהוּ, בָּבוּאָה דְבָבוּאָה — לֵית לְהוּ.Mais eux aussi ont une ombre ! On répond : Il s'agit d'un cas où ils lui ont vu une ombre d'ombre. On demande : Mais peut-être ont-ils eux aussi une ombre d'ombre ? Rabbi 'Hanina a dit : Yonatan le démon m'a dit : Ils ont une ombre, mais ils n'ont pas d'ombre d'ombre.
- וְדִלְמָא צָרָה הֲוַאי? תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַכִּירִין.On demande : Mais peut-être était-ce une rivale de l'épouse (tsara), qui a crié cela pour la perdre, puis s'est enfuie ? On répond : L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : Au moment du danger, on écrit et on remet un get (acte de divorce), bien qu'on ne reconnaisse pas le mari ; le présent cas est comparable à un moment de danger.
- מַתְנִי׳ אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: כְּשֶׁיָּרַדְתִּי לִנְהַרְדְּעָא לְעַבֵּר הַשָּׁנָה, מְצָאַנִי נְחֶמְיָה אִישׁ בֵּית דְּלִי, אָמַר לִי: שָׁמַעְתִּי שֶׁאֵין מַשִּׂיאִין אֶת הָאִשָּׁה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל עַל פִּי עֵד אֶחָד אֶלָּא יְהוּדָה בֶּן בָּבָא. וְנוּמֵּיתִי לוֹ: כֵּן הַדְּבָרִים. אָמַר לִי, אֱמוֹר לָהֶם מִשְּׁמִי: אַתֶּם יוֹדְעִים שֶׁהַמְּדִינָה מְשׁוּבֶּשֶׁת בִּגְיָיסוֹת, מְקוּבְּלַנִי מֵרַבָּן גַּמְלִיאֵל הַזָּקֵן שֶׁמַּשִּׂיאִין אֶת הָאִשָּׁה עַל פִּי עֵד אֶחָד.MICHNA : Rabbi Akiva a dit : Quand je suis descendu à Nehardéa pour intercaler l'année, Ne'hemya de Beit Deli m'a trouvé et m'a dit : « J'ai entendu qu'on ne marie pas la femme en Terre d'Israël sur la foi d'un seul témoin, sauf Yehouda ben Bava. » Je lui ai répondu : « C'est ainsi. » Il m'a dit : « Dis-leur en mon nom : Vous savez que le pays est bouleversé par les troupes et je ne peux venir moi-même. Je tiens de la tradition de Rabban Gamliel l'Ancien qu'on marie la femme sur la foi d'un seul témoin. »
- וּכְשֶׁבָּאתִי וְהִרְצֵיתִי הַדְּבָרִים לִפְנֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל, שָׂמַח לִדְבָרַי, וְאָמַר: מָצָאנוּ חָבֵר לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא.Quand je suis arrivé et que j'ai exposé la chose devant Rabban Gamliel de Yavné, il s'est réjoui de mes paroles et a dit : « Nous avons trouvé un compagnon à Rabbi Yehouda ben Bava ! »
- מִתּוֹךְ הַדָּבָר, נִזְכַּר רַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁנֶּהֶרְגוּ הֲרוּגִים בְּתֵל אַרְזָא, וְהִשִּׂיא רַבָּן גַּמְלִיאֵל נְשׁוֹתֵיהֶן עַל פִּי עֵד אֶחָד. וְהוּחְזְקוּ לִהְיוֹת מַשִּׂיאִין עֵד מִפִּי עֵד, מִפִּי עֶבֶד, מִפִּי אִשָּׁה, מִפִּי שִׁפְחָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמְרִים: אֵין מַשִּׂיאִין אֶת הָאִשָּׁה עַל פִּי עֵד אֶחָד. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא עַל פִּי אִשָּׁה, וְלֹא עַל פִּי עֶבֶד, וְלֹא עַל פִּי שִׁפְחָה, וְלֹא עַל פִּי קְרוֹבִים.À la suite de cela, Rabban Gamliel s'est souvenu que des hommes avaient été tués à Tel Arza, et Rabban Gamliel a marié leurs femmes sur la foi d'un seul témoin. Et il a été établi qu'on marie la femme sur la foi d'un témoin rapportant les propos d'un témoin, d'un esclave, d'une femme, d'une servante. Rabbi Eliézer et Rabbi Yehochoua disent : On ne marie pas la femme sur la foi d'un seul témoin. Rabbi Akiva dit : Ni sur la foi d'une femme, ni sur la foi d'un esclave, ni sur la foi d'une servante, ni sur la foi de proches parents.
- גְּמָ׳ וְסָבַר רַבִּי עֲקִיבָא עַל פִּי אִשָּׁה לָא? וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא: אִשָּׁה נֶאֱמֶנֶת לְהָבִיא גִּיטָּהּ מִקַּל וָחוֹמֶר; וּמָה נָשִׁים שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים אֵין נֶאֱמָנוֹת לוֹמַר ״מֵת בַּעְלָהּ״ — נֶאֱמָנוֹת לְהָבִיא גִּיטֵּיהֶן, זוֹ שֶׁנֶּאֱמֶנֶת לוֹמַר ״מֵת בַּעְלָהּ״ — אֵינוֹ דִּין שֶׁנֶּאֱמֶנֶת לְהָבִיא גִּיטָּהּ.GUEMARA : Rabbi Akiva pense-t-il donc que non, pas sur la foi d'une femme ? Or il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Akiva : Une femme est crue pour apporter son get, d'après un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si des femmes dont les Sages ont dit qu'elles ne sont pas crues pour dire : « Son mari est mort », sont crues pour apporter leur get, celle-ci, qui est crue pour dire : « Son mari est mort », n'est-il pas logique qu'elle soit crue pour apporter son get ?
- נָשִׁים שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים הוּא דְּלָא מְהֵימְנִי, אִשָּׁה בְּעָלְמָא — מְהֵימְנָא. לָא קַשְׁיָא: כָּאן קוֹדֶם שֶׁהֶחֱזִיקוּ, כָּאן לְאַחַר שֶׁהֶחֱזִיקוּ.On en déduit : Ce sont les femmes dont les Sages ont parlé qui ne sont pas crues, mais une femme quelconque est crue ! On répond : Ce n'est pas difficile : Ici, c'était avant qu'on l'établisse ; là, c'était après qu'on l'a établi.
- מַתְנִי׳ אָמְרוּ לוֹ: מַעֲשֶׂה בִּבְנֵי לֵוִי שֶׁהָלְכוּ לְצוֹעַר עִיר הַתְּמָרִים, וְחָלָה אֶחָד מֵהֶם, וֶהֱבִיאוּהוּ בְּפוּנְדָּק. וּבַחֲזָרָתָם אָמְרוּ לַפּוּנְדָּקִית: ״אַיֵּה חֲבֵרֵנוּ?״ נוּמֵּית לָהֶם: ״מֵת, וּקְבַרְתִּיו״, וְהִשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ. וְלֹא תְּהֵא כֹּהֶנֶת כְּפוּנְדָּקִית?MICHNA : Ils lui ont dit à Rabbi Akiva : Il est arrivé que des Lévites sont allés à Tsoar, la ville des palmiers ; l'un d'eux est tombé malade et ils l'ont amené dans une auberge (poundak). À leur retour, ils ont dit à l'aubergiste : « Où est notre compagnon ? » Elle leur a répondu : « Il est mort, et je l'ai enterré », et on a marié sa femme. Une fille de Cohen ne serait-elle pas comme une aubergiste ?
- אֲמַר לְהוּ: לִכְשֶׁתְּהֵא כְּפוּנְדָּקִית — נֶאֱמֶנֶת. הַפּוּנְדָּקִית הוֹצִיאָה לָהֶם מַקְלוֹ וְתַרְמִילוֹ וְסֵפֶר תּוֹרָה שֶׁהָיָה בְּיָדוֹ.Il leur a dit : Quand elle sera comme l'aubergiste, elle sera crue : l'aubergiste leur a sorti son bâton, sa besace et le rouleau de Torah qu'il avait en main.
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