Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סִימָן מוּבְהָק קָא מִיפַּלְגִי. מָר סָבַר סִימָן מוּבְהָק, וּמָר סָבַר לָאו סִימָן מוּבְהָק.un signe distinctif sûr qu'ils sont en désaccord. L'un, Rabbi Eliézer ben Mahavaï, estime qu'un grain de beauté est un signe sûr, sur lequel on peut se fier même d'après la Torah, et l'autre, le premier Tanna, estime que ce n'est pas un signe sûr.
- וּלְהַךְ לִישָּׁנָא דְּאָמַר רָבָא סִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא, הָא קָתָנֵי: אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ סִימָנִין בְּגוּפוֹ וּבְכֵלָיו!La Guemara demande : Et selon cette version où Rava a dit que les signes distinctifs sont valables d'après la Torah, voici qu'il est enseigné dans la Michna : Bien qu'il y ait des signes distinctifs sur son corps et sur ses vêtements, on ne peut s'y fier !
- גּוּפוֹ — דְּאָרוֹךְ וְגוּץ. כֵּלָיו — דְּחָיְישִׁינַן לִשְׁאֵלָה. וְאִי חָיְישִׁינַן לִשְׁאֵלָה, חֲמוֹר בְּסִימָנֵי אוּכָּף הֵיכִי מַהְדְּרִינַן?Elle répond : Sur son corps, il s'agit de signes faibles, comme le fait qu'il soit grand ou petit. Sur ses vêtements, parce que nous craignons le prêt : il a peut-être emprunté ses vêtements à un autre. La Guemara demande : Et si nous craignons le prêt, comment rendons-nous un âne perdu d'après les signes distinctifs de son bât ?
- לָא שָׁיְילִי אִינָשֵׁי אוּכָּפָא, דִּמְסַקֵּיב לֵיהּ לַחֲמָרָא. מְצָאוֹ קָשׁוּר בְּכִיס וּבְאַרְנָקִי וּבְטַבַּעַת, הֵיכִי מַהְדְּרִינַן?Elle répond : Les gens n'empruntent pas de bât, car il blesse l'âne s'il n'est pas à sa mesure. La Guemara demande : S'il l'a trouvé attaché à une bourse, à un sac à monnaie ou à une bague, comment le rendons-nous, puisqu'on pourrait les avoir prêtés à un autre ?
- טַבַּעַת — חָיְישִׁי לְזַיּוֹפֵי. כִּיס וְאַרְנָקִי — מְנַחֲשִׁי אִינָשֵׁי וְלָא מוֹשְׁלִי. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כֵּלָיו, בְּחִיוָּרֵי וְסוּמָּקֵי.Elle répond : Pour une bague, sceau du propriétaire, on craint les faux et on ne la prête pas. Pour une bourse et un sac à monnaie, les gens y voient un mauvais présage et ne les prêtent pas. Et si tu veux, dis que ses vêtements dans la Michna désignent seulement des signes généraux, comme le blanc et le rouge, qui ne sont pas de vrais signes distinctifs.
- וַאֲפִילּוּ רָאוּהוּ מְגוּיָּיד וְכוּ׳. לְמֵימְרָא דִּמְגוּיָּיד חָיֵי? וּרְמִינְהִי: אָדָם אֵינוֹ מְטַמֵּא עַד שֶׁתֵּצֵא נַפְשׁוֹ, אֲפִילּוּ מְגוּיָּיד, וַאֲפִילּוּ גּוֹסֵס. טַמּוֹיֵי לָא מְטַמֵּא, הָא מִיחְיָיא — לָא חָיֵי!Il a été enseigné dans la Michna : Et même si on l'a vu tailladé, etc., on ne témoigne pas. La Guemara demande : Cela revient-il à dire qu'un homme tailladé peut vivre ? Et une contradiction est soulevée d'une Michna (Ohalot 1, 6) : Un homme ne rend impur que lorsque son âme est sortie, même tailladé, même agonisant. Il ne rend pas impur encore, mais vivre, il ne vivra pas !
- אָמַר אַבָּיֵי, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, הָא רַבָּנַן, דְּתַנְיָא: מְעִידִין עַל הַמְגוּיָּיד, וְאֵין מְעִידִין עַל הַצָּלוּב. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף עַל הַמְגוּיָּיד אֵין מְעִידִין, מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לִכָּווֹת וְלִחְיוֹת.Abayé a dit : Ce n'est pas difficile. Celle-ci, notre Michna, suit Rabbi Chimon ben Elazar ; celle-là, la Michna d'Ohalot, suit les Rabbanan, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On témoigne sur l'homme tailladé, et on ne témoigne pas sur le crucifié. Rabbi Chimon ben Elazar dit : Même sur l'homme tailladé, on ne témoigne pas, car il peut être cautérisé et vivre.
- וּמִי מָצֵית לְאוֹקוֹמֵי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר? וְהָא קָתָנֵי סֵיפָא: מַעֲשֶׂה בְּעַסְיָא בְּאֶחָד שֶׁשִּׁילְשְׁלוּהוּ לַיָּם, וְלֹא עָלְתָה בְּיָדָם אֶלָּא רַגְלוֹ, וְאָמְרוּ חֲכָמִים: מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַעְלָה — תִּנָּשֵׂא, מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַטָּה — לֹא תִּנָּשֵׂא.La Guemara objecte : Mais peux-tu établir notre Michna selon Rabbi Chimon ben Elazar ? Voici qu'il est enseigné dans la dernière clause (121a) : Il advint à 'Assya qu'un homme fut descendu dans la mer par une corde, et que seule sa jambe remonta entre leurs mains. Et les Sages ont dit : Si elle a été coupée du genou et au-dessus, elle se mariera ; du genou et au-dessous, elle ne se mariera pas. Un homme tailladé ne vit donc pas !
- שָׁאנֵי מַיָּא דְּמַרְזוּ מַכָּה.Elle répond : L'eau est différente, car elle aggrave la plaie.
- וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: לְדִידִי חֲזֵי לִי הַהוּא טַיָּיעָא דְּשָׁקֵיל סַפְסִירָא וְגַיְּידֵיהּ לְגַמְלֵיהּ, וְלָא אַפְסֵיקְתַּיהּ לְנַעֲרוּתֵיהּ! אָמַר אַבָּיֵי: הָהִיא כְּחִישָׁא הַוְיָא.La Guemara demande : Mais Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit : J'ai vu de mes yeux un Arabe qui prit une épée, et taillada son chameau, et celui-ci n'eut même pas le temps d'interrompre son braiment ! Cela prouve qu'un être tailladé ne vit pas. Abayé a dit : Celui-là était affaibli, et il en est mort aussitôt.
- רָבָא אָמַר: בְּסַכִּין מְלוּבֶּנֶת, וְדִבְרֵי הַכֹּל.Rava a dit : Notre Michna parle d'une plaie faite avec un couteau chauffé à blanc, et c'est l'avis de tous : on ne témoigne pas, car la brûlure guérit la plaie.
- וְהַחַיָּה אוֹכֶלֶת וְכוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מִמָּקוֹם שֶׁאֵין נַפְשׁוֹ יוֹצְאָה, אֲבָל מִמָּקוֹם שֶׁנַּפְשׁוֹ יוֹצְאָה — מְעִידִין.Il a été enseigné dans la Michna : Ou une bête sauvage en train de le dévorer, etc. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : On n'a enseigné cela que lorsqu'elle le dévore en un endroit d'où son âme ne sort pas, comme une main ou un pied ; mais si c'est en un endroit d'où son âme sort, on témoigne.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁחַט בּוֹ שְׁנַיִם, אוֹ רוֹב שְׁנַיִם, וּבָרַח — מְעִידִין.Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Si quelqu'un lui a tranché les deux organes, la trachée et l'œsophage, ou la majeure partie des deux, et qu'il s'est enfui, on témoigne de sa mort.
- אִינִי? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁחַט בּוֹ שְׁנַיִם אוֹ רוֹב שְׁנַיִם, וְרָמַז וְאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ — הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ. חַי הוּא, וְסוֹפוֹ לָמוּת.La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Chmouel : Si on lui a tranché les deux organes ou la majeure partie des deux, et qu'il a fait signe et a dit : « Écrivez un get (acte de divorce) pour ma femme », ils l'écriront et le donneront : il est donc considéré comme vivant ! Elle répond : Il est vivant, mais sa fin est de mourir.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, יְהֵא גּוֹלֶה עַל יָדוֹ. אַלְּמָה תַּנְיָא: שָׁחַט שְׁנַיִם אוֹ רוֹב שְׁנַיִם — הֲרֵי זֶה אֵינוֹ גּוֹלֶה! הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא הָרוּחַ בִּלְבְּלַתּוּ. אִי נָמֵי, שֶׁמָּא אִיהוּLa Guemara demande : Mais alors, qu'on soit exilé à cause de lui, si on l'a ainsi tranché involontairement ! Pourquoi a-t-il été enseigné : Si on a tranché les deux organes ou la majeure partie des deux, on n'est pas exilé ? Elle répond : Voici ce qui a été dit à son sujet : Rav Hochaya a dit : Nous craignons que le vent ne l'ait troublé et qu'il ne soit mort de cela. Ou bien, peut-être que lui-même
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