Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאַנְסוֹבֵי לְצָרָה מִקַּמֵּי דִּידַהּ: אִי אָמְרַתְּ צָרָה מְעִידָה לַחֲבֶרְתָּהּ, אַף עַל גַּב דְּלָא אִינְּסִיב — מַנְסְבִינַן לַהּ לְצָרָה. אִי אָמְרַתְּ מִשּׁוּם דְּהִיא לָא מְקַלְקְלָא נַפְשַׁהּ, אִינְּסִיב — מַנְסְבִינַן לַהּ לְצָרָה, אִי לָא אִינְּסִיב — לָא מַנְסְבִינַן לַהּ.La Guemara répond : La différence porte sur le fait de marier la coépouse (tsara) avant elle, c'est-à-dire avant que celle qui a témoigné du décès ne se soit remariée. Si tu dis qu'une coépouse peut témoigner pour sa compagne, même si elle ne s'est pas mariée, nous marions la coépouse. Si tu dis que c'est parce qu'elle ne se causerait pas à elle-même un tort, alors si elle s'est mariée, nous marions la coépouse ; si elle ne s'est pas mariée, nous ne la marions pas, car elle a peut-être menti pour lui nuire.
- מַאי? תָּא שְׁמַע, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הוֹאִיל וְהוּתְּרוּ לַיְּבָמִין — הוּתְּרוּ לְכׇל אָדָם. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּהִיא לָא מְקַלְקְלָא נַפְשַׁהּ — הַיְינוּ דְּכִי אִינְּסִיב, מַנְסְבִינַן לַהּ,Qu'en est-il ? Viens et entends une preuve : Rabbi Elazar dit : Puisqu'elles ont été permises aux yevamim (beaux-frères soumis au lévirat), elles ont été permises à tout homme. Si tu dis, certes, que la raison est qu'elle ne se causerait pas un tort, c'est pour cela que, lorsqu'elle s'est mariée, comme ici où chacune a accompli le yibboum (mariage du lévirat), nous la marions.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִשּׁוּם דְּצָרָה מְעִידָה לַחֲבֶרְתָּהּ — אַף עַל גַּב דְּלָא אִינְּסִיב נָמֵי! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר מִשּׁוּם דְּאִינְּסִיב הוּא, וְלָא מְקַלְקְלָא נַפְשַׁהּ.Mais si tu dis que c'est parce qu'une coépouse peut témoigner pour sa compagne, même si elle ne s'est pas mariée, il en irait aussi ainsi, et Rabbi Elazar n'aurait pas eu à parler du cas où elles ont accompli le yibboum ! Déduis-en donc que la raison de Rabbi Elazar est qu'elle s'est mariée et qu'elle ne se causerait pas un tort.
- רַבִּי אֶלְעָזָר לְדִבְרֵיהֶם קָאָמַר לְהוּ: לְדִידִי, צָרָה מְעִידָה לַחֲבֶרְתָּהּ, וְאַף עַל גַּב דְּלָא אִינְּסִיב — מַנְסְבִינַן לַהּ. אֶלָּא לְדִידְכוּ, אוֹדוֹ לִי מִיהַת דְּהֵיכָא דְּאִינְּסִיב — מַנְסְבִינַן לַהּ, מִשּׁוּם דְּהִיא לָא מְקַלְקְלָא נַפְשַׁהּ. וְרַבָּנַן, ״תָּמוֹת נַפְשִׁי עִם פְּלִשְׁתִּים״ הוּא דְּקָעָבְדָה.La Guemara réfute : Rabbi Elazar leur parle selon leurs propres paroles : Pour moi, une coépouse peut témoigner pour sa compagne, et même si elle ne s'est pas mariée, nous la marions. Mais pour vous, concédez-moi au moins que, lorsqu'elle s'est mariée, nous la marions, parce qu'elle ne se causerait pas un tort. Et les Rabbanan lui répondent : C'est « Que je meure avec les Philistins ! » (Juges 16, 30) qu'elle met en pratique : elle serait prête à se nuire à elle-même pourvu qu'elle nuise à sa coépouse.
- תָּא שְׁמַע: הָאִשָּׁה שֶׁהָלְכָה הִיא וּבַעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וּבָאָה וְאָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי״ — תִּנָּשֵׂא וְתִטּוֹל כְּתוּבָּתָהּ, וְצָרָתָהּ אֲסוּרָה. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הוֹאִיל וְהוּתְּרָה הִיא — הוּתְּרָה נָמֵי צָרָתָהּ. אֵימָא: הוֹאִיל וְהוּתְּרָה וְנִשֵּׂאת.La Guemara propose une autre preuve : Viens et entends une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : La femme qui est partie, elle et son mari, dans un pays d'outre-mer, et qui est revenue en disant : « Mon mari est mort », se mariera et percevra sa ketouba (contrat de mariage), mais sa coépouse est interdite. Rabbi Elazar dit : Puisqu'elle-même a été permise, sa coépouse a aussi été permise, même si elle n'est pas encore remariée. La Guemara rejette la preuve : Dis plutôt : Puisqu'elle a été permise et qu'elle s'est mariée.
- וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא בְּגִיטָּא אֲתַאי, וְהַאי דְּקָאָמְרָה הָכִי — לְקַלְקוֹלַהּ לְצָרָה הִיא מִיכַּוְּונָה!La Guemara demande : Mais qu'on craigne donc qu'elle ne soit revenue avec un get (acte de divorce), et que ce qu'elle dit là, elle ait l'intention de nuire à sa coépouse, qui se remarierait alors que le mari est vivant !
- אִי דְּאִינְּסִיב לְיִשְׂרָאֵל — הָכִי נָמֵי. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּאִינְּסִיב לְכֹהֵן.La Guemara répond : Si elle s'est mariée à un Israélite, c'est bien ainsi : il faut en tenir compte et sa coépouse reste interdite. Ici, de quoi nous occupons-nous ? D'une femme qui s'est mariée à un Cohen, à qui une divorcée est interdite ; elle n'aurait pas pris ce risque si elle était divorcée.
- מַתְנִי׳ אֵין מְעִידִין אֶלָּא עַל פַּרְצוּף פָּנִים עִם הַחוֹטֶם. אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ סִימָנִין בְּגוּפוֹ וּבְכֵלָיו — אֵין מְעִידִין אֶלָּא עַד שֶׁתֵּצֵא נַפְשׁוֹ. וַאֲפִילּוּ רָאוּהוּ מְגוּיָּיד וְצָלוּב וְהַחַיָּה אוֹכֶלֶת בּוֹ — אֵין מְעִידִין אֶלָּא עַד שְׁלֹשָׁה יָמִים.MICHNA. On ne témoigne du décès d'un homme que sur le visage entier avec le nez, qui permet de l'identifier avec certitude. Bien qu'il y ait des signes distinctifs sur son corps ou sur ses vêtements, on ne peut s'y fier. On ne témoigne que lorsque son âme est sortie. Et même si on l'a vu tailladé, crucifié, ou une bête sauvage en train de le dévorer, on ne témoigne pas de sa mort. Et on ne témoigne que jusqu'à trois jours après la mort, car ensuite les traits peuvent s'altérer.
- רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא אוֹמֵר: לֹא כׇּל הָאָדָם וְלֹא כׇּל הַמָּקוֹם וְלֹא כׇּל הַשָּׁעוֹת שָׁוִין.Rabbi Yehouda ben Bava dit : Ni tous les hommes, ni tous les lieux, ni toutes les heures ne sont égaux : la décomposition ne survient pas partout au même rythme.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: פַּדַּחַת וְלֹא פַּרְצוּף פָּנִים, פַּרְצוּף פָּנִים וְלֹא פַּדַּחַת — אֵין מְעִידִין, עַד שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶם עִם הַחוֹטֶם. אָמַר אַבָּיֵי, וְאִיתֵּימָא רַב כָּהֲנָא: מַאי קְרָא — ״הַכָּרַת פְּנֵיהֶם עָנְתָה בָּם״.GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : S'il y a le front sans le visage, ou le visage sans le front, on ne témoigne pas, tant que les deux ne sont pas visibles avec le nez. Abayé a dit, et certains disent que c'est Rav Kahana : Quel est le verset qui l'enseigne ? « L'aspect de leur visage témoigne contre eux » (Isaïe 3, 9).
- אַבָּא בַּר מָרְתָא דְּהוּא אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי הֲוָה מַסְּקִי בֵּיהּ דְּבֵי רֵישָׁא גָּלוּתָא זוּזֵי. אַיְיתִי קִירָא, דַּבֵּק בִּבְלִייתָא, דַּבֵּק בְּאַפּוּתֵיהּ. חֲלַף קַמַּיְיהוּ וְלָא בַּשְׁקְרוּהּ.La Guemara rapporte : Abba bar Marta, qui est Abba bar Minyomi, devait de l'argent aux gens de la maison de l'Exilarque (Rech Galouta). Ne voulant pas être vu de ces hommes violents, il prit de la cire, la colla sur un morceau de tissu usé, et le colla sur son front. Il passa devant eux et ils ne le reconnurent pas. Cela montre combien le front est nécessaire à l'identification.
- אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ סִימָנִין וְכוּ׳. לְמֵימְרָא דְּסִימָנִין לָאו דְּאוֹרָיְיתָא.Il a été enseigné dans la Michna : Bien qu'il y ait des signes distinctifs, etc., on ne peut s'y fier. La Guemara demande : Cela revient-il à dire que les signes distinctifs ne sont pas reconnus d'après la Torah, mais seulement par une disposition rabbinique ?
- וּרְמִינְהִי: מְצָאוֹ קָשׁוּר בְּכִיס וּבְאַרְנָקִי וּבְטַבַּעַת, אוֹ שֶׁנִּמְצָא בֵּין כֵּלָיו, אֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה — כָּשֵׁר.Et une contradiction est soulevée à partir d'une baraïta : Si le messager a perdu un get et qu'il l'a trouvé attaché à une bourse, à un sac à monnaie ou à une bague, ou s'il a été trouvé parmi ses objets, même après un long temps, il est valable. On se fie donc à des signes distinctifs, même pour lever l'interdit de la femme mariée, qui relève de la Torah.
- אָמַר אַבָּיֵי, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן מַהֲבַאי, הָא רַבָּנַן. דְּתַנְיָא: אֵין מְעִידִין עַל הַשּׁוּמָא. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן מַהֲבַאי אוֹמֵר: מְעִידִין. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר סִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא, וּמָר סָבַר סִימָנִין דְּרַבָּנַן?Abayé a dit : Ce n'est pas difficile. Celle-ci, la baraïta, suit Rabbi Eliézer ben Mahavaï ; celle-là, la Michna, suit les Rabbanan, comme il a été enseigné dans une baraïta : On ne témoigne pas sur la base d'un grain de beauté (chouma). Rabbi Eliézer ben Mahavaï dit : On témoigne. N'est-ce pas sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un, Rabbi Eliézer ben Mahavaï, estime que les signes distinctifs sont valables d'après la Torah, et l'autre estime que les signes distinctifs sont seulement d'ordre rabbinique ?
- אָמַר רָבָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא סִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא. הָכָא, בְּשׁוּמָא מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: שׁוּמָא מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ, וּמָר סָבַר: אֵינָהּ מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ.Rava a dit : Tout le monde admet que les signes distinctifs sont valables d'après la Torah. Ici, ils sont en désaccord sur la question de savoir si un grain de beauté est courant chez quelqu'un né sous la même constellation que lui. L'un, le premier Tanna, estime qu'un grain de beauté est courant chez celui qui lui ressemble ainsi, et l'autre, Rabbi Eliézer ben Mahavaï, estime qu'il n'est pas courant chez lui.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: הָכָא בְּשׁוּמָא הָעֲשׂוּיָה לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: עֲשׂוּיָה לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה. וּמָר סָבַר: אֵינָהּ עֲשׂוּיָה לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה.Et certains disent : Ici, ils sont en désaccord sur un grain de beauté susceptible de changer après la mort. L'un estime qu'il est susceptible de changer après la mort, et il n'est donc pas fiable, et l'autre estime qu'il n'est pas susceptible de changer après la mort.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא סִימָנִין דְּרַבָּנַן. וְהָכָא, בְּשׁוּמָאEt certains disent que Rava a dit : Tout le monde admet que les signes distinctifs sont seulement d'ordre rabbinique, sauf les signes tout à fait exceptionnels. Et ici, sur un grain de beauté, la question est de savoir s'il est
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