Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קַשְׁיָא. רַב אָשֵׁי סָבַר לַהּ כְּרֵישׁ לָקִישׁ, וּמְתָרֵץ לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. רָבִינָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן, וּמְתָרֵץ כְּרַבָּנַן.La Guemara remarque : C'est difficile, cette explication de Rav Chéchèt. Rav Achi tient comme Rech Lakich et résout la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) selon Rabbi Chimon. Ravina tient comme Rabbi Yo'hanan et résout la baraïta selon les Sages.
- רַב אָשֵׁי סָבַר לַהּ כְּרֵישׁ לָקִישׁ וּמְתָרֵץ לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: הַחוֹלֵץ לִיבִמְתּוֹ וְחָזַר וְקִדְּשָׁהּ — צְרִיכָה חֲלִיצָה מִן הָאַחִין. מַאן אַחִין —Rav Achi tient comme Rech Lakich et la résout selon Rabbi Chimon : Celui qui a accompli la 'halitsa (cérémonie du déchaussement qui libère du lévirat) avec sa yevama (veuve soumise au lévirat) puis lui a de nouveau donné des kiddouchin (consécration, première étape du mariage), et est mort, elle a besoin de la 'halitsa de la part des frères. Quels frères ?
- אַחִין הַיִּלּוֹדִים. כְּמַאן — כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.Les frères nés après ces kiddouchin. Elle n'a pas été soumise à leur égard au premier lien du lévirat, et au moment de leur naissance elle était déjà la femme d'un frère vivant ; l'interdit de la femme d'un frère qui n'était pas de leur vivant ne s'applique donc pas. Selon qui ? Selon Rabbi Chimon, qui permet une telle femme.
- עָמַד אֶחָד מִן הַנּוֹלָדִים וְקִדְּשָׁהּ — אֵין לָהּ עָלָיו כְּלוּם, כְּמַאן — כְּרֵישׁ לָקִישׁ.Si l'un de ceux qui sont nés, c'est-à-dire déjà présents lors de la 'halitsa, s'est levé et lui a donné des kiddouchin, elle n'a aucun droit sur lui : les kiddouchin sont nuls. Selon qui ? Selon Rech Lakich, pour qui elle est sous peine de karèt (retranchement).
- רָבִינָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן, וּמְתָרֵץ לַהּ אַלִּיבָּא דְרַבָּנַן: הַחוֹלֵץ לִיבִמְתּוֹ וְחָזַר וְקִדְּשָׁהּ — צְרִיכָה חֲלִיצָה מִן הָאַחִין. מַאן אַחִין — אַחִין הַנּוֹלָדִים, כְּמַאן — כְּרַבִּי יוֹחָנָן.Ravina tient comme Rabbi Yo'hanan et la résout selon les Sages : Celui qui a accompli la 'halitsa avec sa yevama puis lui a de nouveau donné des kiddouchin, et est mort, elle a besoin de la 'halitsa de la part des frères. Quels frères ? Les frères déjà nés du vivant du premier. Selon qui ? Selon Rabbi Yo'hanan, pour qui il ne s'agit que d'un simple interdit, de sorte qu'elle n'est pas exemptée de la 'halitsa.
- עָמַד אֶחָד מִן הַיִּלּוֹדִים וְקִדְּשָׁהּ — אֵין לָהּ עָלָיו כְּלוּם, כְּמַאן — כְּרַבָּנַן.Si l'un de ceux qui sont nés après la mort du premier frère s'est levé et lui a donné des kiddouchin, elle n'a aucun droit sur lui : elle lui est interdite comme femme d'un frère qui n'était pas de son vivant, interdit passible de karèt, et les kiddouchin sont nuls. Selon qui ? Selon les Sages, pour qui cet interdit vaut même si le lévirat a été accompli avant sa naissance.
- אִיתְּמַר: הַבָּא עַל יְבָמָה, וּבָא אֶחָד מִן הָאַחִין עַל צָרָתָהּ, פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא. חַד אָמַר: בְּכָרֵת. וְחַד אָמַר: בַּעֲשֵׂה.Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Celui qui a eu une relation avec sa yevama, accomplissant ainsi le lévirat, et l'un des frères a eu une relation avec sa coépouse : Rav A'ha et Ravina sont en désaccord à ce sujet. L'un a dit : Il est passible de karèt. Et l'autre a dit : Il transgresse seulement un commandement positif.
- מַאן דְּאָמַר בְּכָרֵת — כְּרֵישׁ לָקִישׁ, וּמַאן דְּאָמַר בַּעֲשֵׂה — כְּרַבִּי יוֹחָנָן.Celui qui dit « de karèt » tient comme Rech Lakich, pour qui, après la mitsva (commandement), la coépouse retrouve pour les frères l'interdit de la femme du frère ; et celui qui dit « un commandement positif » tient comme Rabbi Yo'hanan.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: צָרַת סוֹטָה אֲסוּרָה.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : La coépouse d'une sota (femme infidèle) est interdite. Si le mari meurt, la femme infidèle et sa coépouse sont exemptées de la 'halitsa et du lévirat.
- טוּמְאָה כְּתִיב בָּהּ, כָּעֲרָיוֹת.Pourquoi ? L'impureté est écrite à son sujet : « elle s'est cachée et s'est souillée » (Nombres 5, 13), comme pour les femmes interdites par inceste : « Ne vous souillez pas par toutes ces choses » (Lévitique 18, 24).
- מֵתִיב רַב חִסְדָּא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בִּיאָתָהּ אוֹ חֲלִיצָתָהּ מֵאָחִיו שֶׁל רִאשׁוֹן — פּוֹטֶרֶת צָרָתָהּ.Rav 'Hisda a objecté, à partir du cas de la femme qui, ayant entendu dire que son mari était mort, s'est remariée, alors qu'il était vivant et qu'il n'est mort qu'ensuite : Rabbi Chimon dit : Son union ou sa 'halitsa avec le frère du premier mari exempte sa coépouse. Il ressort que le lévirat s'applique à cette femme, bien qu'elle ait eu une relation avec un autre du vivant de son mari ; la coépouse d'une femme infidèle serait donc soumise au lévirat.
- [אָמַר לְךָ רַב:] אָמֵינָא לָךְ אֲנָא סוֹטָה דְּאוֹרָיְיתָא, וְאַתְּ אָמְרַתְּ לִי סוֹטָה דְּרַבָּנַן?![Rav te dira :] Moi, je te parle d'une sota de la Torah, et toi, tu me parles d'une sota des Sages ?! Le cas que tu cites est celui d'une femme contrainte par l'erreur : elle n'a épousé cet homme que sur la foi d'un témoignage de la mort de son mari. Si elle est interdite à ses deux maris, c'est par une sanction des Sages, destinée à ce que les femmes vérifient bien ce genre de témoignage.
- וּדְקָאָרֵי לַהּ מַאי קָאָרֵי לַהּ? קָסָבַר כׇּל דְּתַקּוּן רַבָּנַן — כְּעֵין דְּאוֹרָיְיתָא תַּקּוּן.Et celui qui l'a objecté, pourquoi l'a-t-il objecté ? Il ne semble y avoir aucune base à cette comparaison. Il pensait que tout ce que les Sages ont institué, ils l'ont institué à l'image de la Torah. Si la sota de la Torah est exemptée du lévirat et exempte sa coépouse comme une femme interdite par inceste, il devrait en être de même de la sota des Sages.
- מֵתִיב רַב אָשֵׁי: נִכְנְסָה עִמּוֹ לְסֵתֶר, וְשָׁהֲתָה עִמּוֹ כְּדֵי טוּמְאָה — אֲסוּרָה לְבֵיתָהּ, וַאֲסוּרָה לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה. וְאִם מֵת, חוֹלֶצֶתRav Achi a objecté à Rav : Une femme que son mari a mise en garde contre un homme déterminé et qui est entrée avec lui en cachette et y est restée le temps de se souiller, c'est-à-dire le temps d'une relation, est interdite à sa maison, c'est-à-dire à son mari, et interdite de manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen), si elle est femme de Cohen. Et s'il meurt, elle accomplit la 'halitsa
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