Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ וְצָרָתָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וּבָאוּ וְאָמְרוּ לָהּ: ״מֵת בַּעְלִיךְ״ — לֹא תִּנָּשֵׂא, וְלֹא תִּתְיַיבֵּם עַד שֶׁתֵּדַע שֶׁמָּא מְעוּבֶּרֶת הִיא צָרָתָהּ.MICHNA : Une femme dont le mari et la rivale sont partis outre-mer, et à qui l'on est venu dire : « Ton mari est mort », ne doit ni se remarier ni accomplir le yibboum (mariage avec le beau-frère) avant de savoir si elle, sa rivale, est enceinte.
- הָיְתָה לָהּ חָמוֹת — אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת. יָצְתָה מְלֵיאָה — חוֹשֶׁשֶׁת. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת.Si elle avait une belle-mère outre-mer, sans que son mari ait de frère, elle n'a pas à s'inquiéter qu'un frère lui soit né. Si la belle-mère est partie enceinte, elle doit s'inquiéter. Rabbi Yehochoua dit : Elle n'a pas à s'inquiéter.
- גְּמָ׳ מַאי ״הִיא צָרָתָהּ״? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: לְהָא צָרָה הוּא דְּחָיְישִׁינַן, אֲבָל לְצָרָה אַחֲרִיתִי לָא חָיְישִׁינַן.GUEMARA : Que signifie « elle, sa rivale » ? Voici ce qu'elle nous apprend : c'est de cette rivale que nous nous inquiétons, mais d'une autre rivale qu'il aurait épousée là-bas, nous ne nous inquiétons pas.
- לֹא תִּנָּשֵׂא וְלֹא תִּתְיַיבֵּם וְכוּ׳. בִּשְׁלָמָא יַבּוֹמֵי לָא, דְּדִלְמָא מִיעַבְּרָא, וְקָפָגְעָה בְּאֵשֶׁת אָח דְּאוֹרָיְיתָא. אֶלָּא לֹא תִּנָּשֵׂא, אַמַּאי? הַלֵּךְ אַחַר רוֹב נָשִׁים, וְרוֹב נָשִׁים מִתְעַבְּרוֹת וְיוֹלְדוֹת!La Michna a enseigné : elle ne doit ni se remarier ni accomplir le yibboum, etc. Cela se comprend pour le yibboum : elle ne doit pas l'accomplir, car peut-être sa rivale est-elle enceinte, et elle se heurterait à l'interdit de la femme du frère, qui est de la Torah. Mais pourquoi ne doit-elle pas se remarier ? Suis la majorité des femmes, et la plupart des femmes conçoivent et enfantent !
- לֵימָא רַבִּי מֵאִיר הִיא דְּחָיֵישׁ לְמִיעוּטָא?Dirons-nous que c'est Rabbi Méïr, qui s'inquiète de la minorité ?
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כִּי אָזְלִי רַבָּנַן בָּתַר רוּבָּא — רוּבָּא דְּאִיתֵיהּ קַמַּן, כְּגוֹן תֵּשַׁע חֲנוּיוֹת וְסַנְהֶדְרִי. אֲבָל רוּבָּא דְּלֵיתֵיהּ קַמַּן — לָא אָזְלִי רַבָּנַן בָּתַר רוּבָּא.Tu peux même dire que ce sont les Sages : lorsque les Sages suivent la majorité, c'est une majorité qui est devant nous, comme les neuf boutiques et le Sanhédrin. Mais une majorité qui n'est pas devant nous, les Sages ne la suivent pas.
- וַהֲרֵי קָטָן וּקְטַנָּה, דְּרוּבָּא דְּלֵיתָא קַמַּן הִיא, וְאָזְלִי רַבָּנַן בָּתַר רוּבָּא! דְּתַנְיָא: קָטָן וּקְטַנָּה לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר: יָפֶה אָמַרְתָּ שֶׁאֵין חוֹלְצִין. ״אִישׁ״ כְּתִיב בַּפָּרָשָׁה, וּמַקְּשִׁינַן אִשָּׁה לְאִישׁ. אֶלָּא מָה טַעַם אֵין מְיַיבְּמִין!Mais voici le garçon mineur et la fille mineure, où il s'agit d'une majorité qui n'est pas devant nous, et les Sages suivent la majorité ! Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un garçon mineur et une fille mineure n'accomplissent ni la 'halitsa (cérémonie déliant la veuve de son beau-frère) ni le yibboum : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Ils ont dit à Rabbi Méïr : Tu as bien dit qu'ils n'accomplissent pas la 'halitsa : « homme » (Deutéronome 25, 7) est écrit dans ce passage, et nous rapprochons par hékech la femme de l'homme. Mais pour quelle raison n'accomplissent-ils pas le yibboum ?
- אָמַר לָהֶם: קָטָן שֶׁמָּא יִמָּצֵא סָרִיס, קְטַנָּה שֶׁמָּא תִּמָּצֵא אַיְלוֹנִית, וְנִמְצְאוּ פּוֹגְעִים בְּעֶרְוָה. וְרַבָּנַן סָבְרִי: זִיל בָּתַר רוּבָּא דִּקְטַנִּים, וְרוֹב קְטַנִּים לָאו סָרִיסֵי נִינְהוּ. זִיל בָּתַר רוֹב קְטַנּוֹת, וְרוֹב קְטַנּוֹת לָאו אַיְלוֹנִית נִינְהוּ. אֶלָּא, מְחַוַּורְתָּא מַתְנִיתִין רַבִּי מֵאִיר הִיא.Il leur a dit : Un garçon mineur, de peur qu'il ne se révèle saris (homme incapable d'engendrer) ; une fille mineure, de peur qu'elle ne se révèle aylonit (femme stérile de naissance) ; et il se trouverait qu'ils se heurtent à une union interdite. Et les Sages pensent : Suis la majorité des garçons mineurs, et la plupart des garçons mineurs ne sont pas saris ; suis la majorité des filles mineures, et la plupart des filles mineures ne sont pas aylonit. Mais alors, il est clair que la Michna est de Rabbi Méïr.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא כְּרַבִּי מֵאִיר, אֵימָא סֵיפָא: הָיְתָה לָהּ חָמוֹת — אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת. אַמַּאי? הַלֵּךְ אַחַר רוֹב נָשִׁים, וְרוֹב נָשִׁים מִתְעַבְּרוֹת וְיוֹלְדוֹת, מִיעוּט מַפִּילוֹת, וְכׇל הַיּוֹלְדוֹת — מֶחֱצָה זְכָרִים וּמֶחֱצָה נְקֵבוֹת. סְמוֹךְ מִיעוּטָא דְמַפִּילוֹת לְמֶחֱצָה נְקֵבוֹת, וְהָווּ לֵיהּ זְכָרִים מִיעוּטָא — וְלֵיחוּשׁ!Comment l'as-tu établie selon Rabbi Méïr ? Dis la fin : « Si elle avait une belle-mère, elle n'a pas à s'inquiéter. » Pourquoi ? Suis la majorité des femmes : la plupart des femmes conçoivent et enfantent, une minorité avortent, et de toutes celles qui enfantent, la moitié ont des garçons et la moitié des filles. Joins la minorité de celles qui avortent à la moitié de filles, et les garçons deviennent une minorité : qu'on s'en inquiète donc, selon Rabbi Méïr !
- דִּלְמָא כֵּיוָן דְּאִיחְזְקָה לַשּׁוּק, לָא חָיֵישׁ. רֵישָׁא דְּאִיחְזַק לְיִיבּוּם — תִּיַּיבַּם!Peut-être, puisqu'elle est présumée permise à n'importe qui, ne s'inquiète-t-il pas. Mais alors, dans la première partie, où elle est présumée liée au yibboum, qu'elle accomplisse le yibboum !
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: רֵישָׁא דְּאִיסּוּר כָּרֵת — חָשְׁשׁוּ, סֵיפָא דְּאִיסּוּר לָאו — לֹא חָשְׁשׁוּ.Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Dans la première partie, où il s'agit d'un interdit passible de karèt (retranchement), ils se sont inquiétés ; dans la dernière, où il s'agit d'un interdit simple, ils ne se sont pas inquiétés.
- אָמַר רָבָא: מִכְּדֵי, הָא דְּאוֹרָיְיתָא וְהָא דְּאוֹרָיְיתָא — מָה לִי אִיסּוּר כָּרֵת מָה לִי אִיסּוּר לָאו?! אֶלָּא אָמַר רָבָא:Rava a dit : Or, celui-ci est de la Torah et celui-là est de la Torah : que m'importe un interdit passible de karèt, que m'importe un interdit simple ?! Mais Rava a dit :
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