Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ קִידֵּשׁ אַחַת מֵחָמֵשׁ נָשִׁים, וְאֵין יוֹדֵעַ אֵי זוֹ קִידֵּשׁ, כׇּל אַחַת אוֹמֶרֶת: ״אוֹתִי קִידֵּשׁ״ — נוֹתֵן גֵּט לְכׇל אַחַת וְאַחַת, וּמַנִּיחַ כְּתוּבָּה בֵּינֵיהֶן, וּמִסְתַּלֵּק, דִּבְרֵי רַבִּי טַרְפוֹן.MICHNA : Si un homme a consacré l'une de cinq femmes et ne sait pas laquelle il a consacrée, et que chacune dit : « C'est moi qu'il a consacrée », il donne un get (acte de divorce) à chacune d'elles, dépose la ketouba (la somme du contrat de mariage) entre elles et se retire : telles sont les paroles de Rabbi Tarfon.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין זוֹ דֶּרֶךְ מוֹצִיא מִידֵי עֲבֵירָה, עַד שֶׁיִּתֵּן גֵּט וּכְתוּבָּה לְכׇל אַחַת וְאַחַת. גָּזַל אֶחָד מֵחֲמִשָּׁה וְאֵין יוֹדֵעַ מֵאֵיזֶה גָּזַל, כׇּל אֶחָד אוֹמֵר ״אוֹתִי גָּזַל״ — מַנִּיחַ גְּזֵילָה בֵּינֵיהֶן וּמִסְתַּלֵּק, דִּבְרֵי רַבִּי טַרְפוֹן. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין זוֹ דֶּרֶךְ מוֹצִיא מִידֵי עֲבֵירָה, עַד שֶׁיְּשַׁלֵּם לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Rabbi Akiva dit : Ce n'est pas la voie qui fait sortir de la transgression, à moins qu'il ne donne un get et une ketouba à chacune d'elles. S'il a volé l'un de cinq hommes et ne sait pas auquel il a volé, et que chacun dit : « C'est moi qu'il a volé », il dépose l'objet volé entre eux et se retire : telles sont les paroles de Rabbi Tarfon. Rabbi Akiva dit : Ce n'est pas la voie qui fait sortir de la transgression, à moins qu'il ne paie chacun d'eux.
- גְּמָ׳ ״קִידֵּשׁ״ — קָתָנֵי, ״בָּעַל״ — לָא קָתָנֵי. ״גָּזַל״ — קָתָנֵי, ״לָקַח״ — לָא קָתָנֵי. מַנִּי מַתְנִיתִין? לָא תַּנָּא קַמָּא וְלָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר!GUEMARA : La Michna enseigne « il a consacré », elle n'enseigne pas « il a eu une relation ». Elle enseigne « il a volé », elle n'enseigne pas « il a acheté ». Qui est l'auteur de la Michna ? Ce n'est ni le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ni Rabbi Chimon ben Élazar !
- דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לֹא נֶחְלְקוּ רַבִּי טַרְפוֹן וְרַבִּי עֲקִיבָא עַל שֶׁקִּידֵּשׁ אַחַת מֵחָמֵשׁ נָשִׁים וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזוֹ קִידֵּשׁ, שֶׁמַּנִּיחַ כְּתוּבָּה בֵּינֵיהֶן וּמִסְתַּלֵּק. עַל מָה נֶחְלְקוּ — עַל שֶׁבָּעַל. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: מַנִּיחַ כְּתוּבָּה בֵּינֵיהֶן וּמִסְתַּלֵּק, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: עַד שֶׁיְּשַׁלֵּם לְכׇל אַחַת וְאַחַת.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Élazar dit : Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva n'ont pas été en désaccord sur celui qui a consacré l'une de cinq femmes et ne sait pas laquelle il a consacrée : il dépose la ketouba entre elles et se retire. Sur quoi ont-ils été en désaccord ? Sur celui qui a eu une relation à titre de consécration. Rabbi Tarfon dit : Il dépose la ketouba entre elles et se retire ; Rabbi Akiva dit : il n'est quitte que lorsqu'il aura payé chacune d'elles.
- לֹא נֶחְלְקוּ רַבִּי טַרְפוֹן וְרַבִּי עֲקִיבָא עַל שֶׁלָּקַח מִקָּח מֵחֲמִשָּׁה בְּנֵי אָדָם וְאֵין יוֹדֵעַ מֵאֵיזֶה מֵהֶן לָקַח — שֶׁמַּנִּיחַ דְּמֵי מִקָּח בֵּינֵיהֶן וּמִסְתַּלֵּק. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא שֶׁגָּזַל מֵחֲמִשָּׁה, שֶׁאָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: מַנִּיחַ גְּזֵילָה בֵּינֵיהֶם וּמִסְתַּלֵּק, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: עַד שֶׁיְּשַׁלֵּם גְּזֵילָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva n'ont pas été en désaccord sur celui qui a acheté un bien à l'une de cinq personnes et ne sait pas à laquelle d'entre elles il l'a acheté : il dépose le prix du bien entre elles et se retire. Ils n'ont été en désaccord que sur celui qui a volé à cinq personnes : car Rabbi Tarfon dit : Il dépose l'objet volé entre eux et se retire ; et Rabbi Akiva dit : il n'est quitte que lorsqu'il aura payé l'objet volé à chacun d'eux.
- מִדְּקָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר בְּ״קִידֵּשׁ״ וְ״לָקַח״ לָא פְּלִיגִי, מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר פְּלִיגִי. מַנִּי?Puisque Rabbi Chimon ben Élazar dit que sur « il a consacré » et « il a acheté » ils ne sont pas en désaccord, on en déduit que le premier Tanna pense qu'ils y sont en désaccord. Qui donc est l'auteur de la Michna ?
- אִי תַּנָּא קַמָּא — לִיתְנֵי ״קִידֵּשׁ״ וְ״לָקַח״. אִי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר — לִיתְנֵי ״בָּעַל״ וְ״גָזַל״.Si c'est le premier Tanna, qu'elle enseigne « il a consacré » et « il a acheté » ! Si c'est Rabbi Chimon ben Élazar, qu'elle enseigne « il a eu une relation » et « il a volé » !
- לְעוֹלָם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, וּמַאי ״קִידֵּשׁ״ — קִידֵּשׁ בְּבִיאָה. תְּנָא ״קִידֵּשׁ״, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי עֲקִיבָא,En réalité, c'est Rabbi Chimon ben Élazar, et qu'est-ce que « il a consacré » ? Il a consacré par une relation. La Michna a enseigné « il a consacré » pour te faire connaître la force de Rabbi Akiva :
- דְּאַף עַל גַּב דְּאִיסּוּרָא דְּרַבָּנַן עֲבַד, קָנֵיס! תְּנָא ״גָּזַל״, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי טַרְפוֹן, דְּאַף עַל גַּב דְּאִיסּוּרָא דְּאוֹרָיְיתָא עֲבַד, לָא קָנֵיס.bien que cet homme n'ait commis qu'un interdit de rang rabbinique, Rabbi Akiva le pénalise ! Elle a enseigné « il a volé » pour te faire connaître la force de Rabbi Tarfon : bien qu'il ait commis un interdit de la Torah, il ne le pénalise pas.
- מַתְנִי׳ הָאִשָּׁה שֶׁהָלְכָה הִיא וּבַעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם וּבְנָהּ עִמָּהֶם, וּבָאת וְאָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי וְאַחַר כָּךְ מֵת בְּנִי״ — נֶאֱמֶנֶת. מֵת בְּנִי וְאַחַר כָּךְ מֵת בַּעְלִי״ — אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת. וְחוֹשְׁשִׁין לִדְבָרֶיהָ, וְחוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.MICHNA : Une femme qui est partie, elle et son mari, outre-mer, avec son fils, et qui est revenue et a dit : « Mon mari est mort, et ensuite mon fils est mort », est crue. Si elle a dit : « Mon fils est mort, et ensuite mon mari est mort », elle n'est pas crue. Et l'on tient compte de ses paroles : elle accomplit la 'halitsa (cérémonie déliant la veuve de son beau-frère) et n'accomplit pas le yibboum (mariage avec le beau-frère).
- ״נִיתַּן לִי בֵּן בִּמְדִינַת הַיָּם״, וְאָמְרָה: ״מֵת בְּנִי, וְאַחַר כָּךְ מֵת בַּעְלִי״ — נֶאֱמֶנֶת. ״מֵת בַּעְלִי, וְאַחַר כָּךְ מֵת בְּנִי״ — אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת. וְחוֹשְׁשִׁין לִדְבָרֶיהָ, וְחוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.Si elle a dit : « Un fils m'a été donné outre-mer », et a dit : « Mon fils est mort, et ensuite mon mari est mort », elle est crue. « Mon mari est mort, et ensuite mon fils est mort », elle n'est pas crue. Et l'on tient compte de ses paroles : elle accomplit la 'halitsa et n'accomplit pas le yibboum.
- ״נִיתַּן לִי יָבָם בִּמְדִינַת הַיָּם״, אָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי וְאַחַר כָּךְ מֵת יְבָמִי״, ״יְבָמִי וְאַחַר כָּךְ בַּעְלִי״ — נֶאֱמֶנֶת.Si elle a dit : « Un yavam (beau-frère) m'a été donné outre-mer », et qu'elle a dit : « Mon mari est mort, et ensuite mon yavam est mort », ou « mon yavam, et ensuite mon mari », elle est crue.
- הָלְכָה הִיא וּבַעְלָהּ וִיבָמָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, אָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי, וְאַחַר כָּךְ יְבָמִי״, ״יְבָמִי, וְאַחַר כָּךְ בַּעְלִי״ — אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת, שֶׁאֵין הָאִשָּׁה נֶאֱמֶנֶת לוֹמַר ״מֵת יְבָמִי״ שֶׁתִּנָּשֵׂא, וְלֹא ״מֵתָה אֲחוֹתָהּ״ שֶׁתִּכָּנֵס לְבֵיתוֹ, וְאֵין הָאִישׁ נֶאֱמָן לוֹמַר ״מֵת אָחִי״ שֶׁיְּיַבֵּם אִשְׁתּוֹ, וְלֹא ״מֵתָה אִשְׁתּוֹ״, שֶׁיִּשָּׂא אֲחוֹתָהּ.Si elle est partie, elle, son mari et son yavam, outre-mer, et qu'elle a dit : « Mon mari est mort, et ensuite mon yavam », ou « mon yavam, et ensuite mon mari », elle n'est pas crue. Car une femme n'est pas crue pour dire « mon yavam est mort » afin de se remarier, ni « ma sœur est morte » afin d'entrer dans la maison de son beau-frère. Et un homme n'est pas cru pour dire « mon frère est mort » afin d'épouser sa femme par yibboum, ni « ma femme est morte » afin d'épouser sa sœur.
- גְּמָ׳ בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: הַמְזַכֶּה גֵּט לְאִשְׁתּוֹ בִּמְקוֹם יָבָם, מַהוּ? כֵּיוָן דְּסָנְיָא לֵיהּ — זְכוּת הוּא לָהּ, וְזָכִין לְאָדָם שֶׁלֹּא בְּפָנָיו. אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּזִימְנִין דְּרָחֲמָא לֵיהּ, חוֹב הוּא לָהּ, וְאֵין חָבִין לָאָדָם שֶׁלֹּא בְּפָנָיו.GUEMARA : Rava a demandé à Rav Na'hman : Celui qui fait acquérir un get à sa femme par l'intermédiaire d'un mandataire, là où il y a un yavam, qu'en est-il ? Puisqu'elle le hait, c'est un avantage pour elle, et l'on peut faire acquérir à une personne en son absence. Ou peut-être, puisque parfois elle l'aime, c'est un désavantage pour elle, et l'on ne peut désavantager une personne en son absence ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵינָא: וְחוֹשְׁשִׁין לִדְבָרֶיהָ, וְחוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.Rav Na'hman lui a dit : Nous l'avons appris : « Et l'on tient compte de ses paroles : elle accomplit la 'halitsa et n'accomplit pas le yibboum. »
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: הַמְזַכֶּה גֵּט לְאִשְׁתּוֹ בִּמְקוֹם קְטָטָה, מַהוּ? כֵּיוָן דְּאִית לַהּ קְטָטָה בַּהֲדֵיהּ — זְכוּת הוּא לָהּ. אוֹ דִּלְמָא, נְיָחָא דְּגוּפָא עֲדִיף לַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: טָב לְמֵיתַב טַן דּוּ מִלְּמֵיתַב אַרְמְלוּ.Ravina a dit à Rava : Celui qui fait acquérir un get à sa femme là où il y a une querelle, qu'en est-il ? Puisqu'elle a une querelle avec lui, c'est un avantage pour elle. Ou peut-être le confort du corps lui est préférable ? Viens et entends, car Rech Lakich a dit : les femmes disent : « Mieux vaut demeurer à deux que demeurer veuve. »
- אַבָּיֵי אָמַר: דְּשׁוּמְשְׁמָנָא גַּבְרָא, כּוּרְסְיַהּ בֵּי חָרָתָא רָמוּ לַהּ. רַב פָּפָּא אָמַר: דְּנַפָּצָא גַּבְרָא, תִּיקְרֵי בְּסִיפֵּי בָבָא וְתִיתִּיב.Abayé a dit : celle dont le mari est petit comme une fourmi, son siège est placé parmi les nobles femmes. Rav Pappa a dit : celle dont le mari est cardeur l'appelle au seuil de la porte et s'assoit à ses côtés.
- רַב אָשֵׁי אוֹמֵר: דְּקוֹלְסָא גַּבְרָא, לָא בָּעֲיָא טְלָפְחֵי לְקִידְרָא. תָּנָא: וְכוּלָּן מְזַנּוֹת וְתוֹלוֹת בְּבַעְלֵיהֶן.Rav Achi dit : celle dont le mari est marchand de choux n'a pas besoin de lentilles pour sa marmite. Il a été enseigné : Et toutes se livrent à la débauche et attribuent leurs enfants à leurs maris.
הֲדַרַן עֲלָךְ הָאִשָּׁה שָׁלוֹם
Nous reviendrons à toi, HaIcha Chalom
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