Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁאֵין הָאַחִין נִכְנָסִין לַנַּחֲלָה עַל פִּיהָ!que les frères n'entrent pas dans l'héritage sur sa parole ! Son témoignage vaut donc pour l'interdit, sans valoir en matière d'argent.
- אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי: וַהֲלֹא מִסֵּפֶר כְּתוּבָּה נִלְמוֹד, שֶׁהוּא כּוֹתֵב לָהּ: שֶׁאִם תִּנָּשְׂאִי לְאַחֵר תִּטְּלִי מַה שֶּׁכָּתוּב לִיכִי. וְחָזְרוּ בֵּית הִלֵּל לְהוֹרוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי.Beit Chammaï leur ont dit : Mais n'apprendrons-nous pas du texte de la ketouba (contrat de mariage), où il lui écrit : Si tu te maries à un autre, tu prendras ce qui est écrit pour toi ? Puisqu'elle peut se remarier, elle perçoit donc sa ketouba. Et Beit Hillel se sont rétractés pour enseigner selon les paroles de Beit Chammaï.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב חִסְדָּא: נִתְיַיבְּמָה — יְבָמָהּ נִכְנָס לַנַּחֲלָה עַל פִּיהָ. הֵם דָּרְשׁוּ מִדְרַשׁ כְּתוּבָּה — אָנוּ לֹא נִדְרוֹשׁ מִדְרַשׁ תּוֹרָה?!Guemara : Rav 'Hisda a dit : Si elle a été épousée par lévirat, son yavam (beau-frère) entre dans l'héritage sur sa parole. Eux ont interprété le texte de la ketouba, et nous n'interpréterions pas le texte de la Torah ?!
- ״יָקוּם עַל שֵׁם אָחִיו״ אָמַר רַחֲמָנָא, וַהֲרֵי קָם.« Il succédera au nom de son frère » (Deutéronome 25, 6), a dit le Miséricordieux, et voici qu'il a succédé, puisqu'il l'a épousée sur la foi de son témoignage.
- אָמַר רַב נַחְמָן: בָּאת לְבֵית דִּין וְאָמְרָה ״מֵת בַּעְלִי, הַתִּירוּנִי לְהִנָּשֵׂא״ — מַתִּירִין אוֹתָהּ לְהִנָּשֵׂא וְנוֹתְנִין לָהּ כְּתוּבָּתָהּ. ״תְּנוּ לִי כְּתוּבָּתִי״ — אַף לְהִנָּשֵׂא אֵין מַתִּירִין אוֹתָהּ. מַאי טַעְמָא — אַדַּעְתָּא דִכְתוּבָּה אֲתַאי.Rav Na'hman a dit : Si une femme est venue au tribunal et a dit : Mon mari est mort, permettez-moi de me marier, on lui permet de se marier et on lui donne sa ketouba. Si elle a dit : Donnez-moi ma ketouba, on ne lui permet même pas de se marier. Quelle est la raison ? Elle est venue en pensant à la ketouba, et elle est donc suspecte de mentir.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״הַתִּירוּנִי לְהִנָּשֵׂא וּתְנוּ לִי כְּתוּבָּתִי״, מַהוּ? כֵּיוָן דְּאָמְרָה כְּתוּבְּתַהּ — אַדַּעְתָּא דִכְתוּבָּה אֲתַאי, אוֹ דִלְמָא: כֹּל מִילֵּי דְּאִית לֵיהּ לְאִינִישׁ אָמַר לְהוּ לְבֵי דִינָא. [וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר כֹּל מִילֵּי דְּאִית לֵיהּ לְאִינִישׁ, אָמַר לְהוּ לְבֵי דִינָא] ״תְּנוּ לִי כְּתוּבָּתִי וְהַתִּירוּנִי לְהִנָּשֵׂא״, מַהוּ?Ils ont posé la question : Si elle a dit : Permettez-moi de me marier et donnez-moi ma ketouba, qu'en est-il ? Puisqu'elle a dit : Sa ketouba, elle est venue en pensant à la ketouba ; ou peut-être : tout ce qu'un homme a à réclamer, il le dit au tribunal. [Et si tu viens à dire : tout ce qu'un homme a à réclamer, il le dit au tribunal], si elle a dit : Donnez-moi ma ketouba et permettez-moi de me marier, qu'en est-il ?
- הָכָא וַדַּאי אַדַּעְתָּא דִכְתוּבָּה אֲתַאי, אוֹ דִּלְמָא: הוֹאִיל דְּלָא יָדְעָה בְּמַאי מִשְׁתַּרְיָא?! תֵּיקוּ.Ici, elle est certainement venue en pensant à la ketouba ; ou peut-être, puisqu'elle ne sait pas par quoi elle devient permise, elle l'a mentionnée d'abord ? Tékou (la question reste en suspens).
- מַתְנִי׳ הַכֹּל נֶאֱמָנִין לְהַעִידָהּ, חוּץ מֵחֲמוֹתָהּ, וּבַת חֲמוֹתָהּ, וְצָרָתָהּ, וִיבִמְתָּהּ, וּבַת בַּעֲלָהּ.Michna : Tous sont crus pour témoigner pour elle de la mort de son mari, sauf sa belle-mère, la fille de sa belle-mère, sa coépouse, sa belle-sœur et la fille de son mari.
- מָה בֵּין גֵּט לְמִיתָה — שֶׁהַכְּתָב מוֹכִיחַ.Quelle est la différence entre le get (acte de divorce), que ces femmes peuvent apporter, et la mort ? C'est que l'écrit prouve.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: בַּת חָמִיהָ מַהוּ? טַעְמָא דְּבַת חֲמוֹתָהּ — מִשּׁוּם דְּאִיכָּא אִימָּא דְּסָנְיָא לַהּ, הִיא נָמֵי סָנְיָא לַהּ, וְהָכָא לֵיכָּא אִימָּא דְּסָנְיָא לַהּ.Guemara : Ils ont posé la question : La fille de son beau-père, qui n'est pas la fille de sa belle-mère, qu'en est-il ? La raison pour exclure la fille de sa belle-mère est-elle qu'il y a une mère qui la hait, et que celle-ci la hait donc aussi ? Or ici, il n'y a pas de mère qui la haïsse.
- אוֹ דִלְמָא טַעְמָא דְּבַת חֲמוֹתָהּ, דְּאָמְרָה: ״קָאָכְלָה לְגִירְסָנָא דְאִימָּא״, הָכָא נָמֵי קָאָמְרָה: ״אָכְלָה לְגִירְסָנָא דְּבֵי נָשַׁאי״.Ou peut-être la raison pour exclure la fille de sa belle-mère est-elle qu'elle dit : Elle mange le guirsena (le fruit du labeur) de ma mère ; ici aussi, elle dit : Elle mange le guirsena de la maison de mes parents.
- תָּא שְׁמַע: הַכֹּל נֶאֱמָנִין לְהַעִידָהּ חוּץ מֵחָמֵשׁ נָשִׁים. וְאִם אִיתָא, שֵׁית הָוְיָין! דִּלְמָא טַעְמָא דְּבַת חֲמוֹתָהּ, דְּאָמְרָה: ״קָאָכְלָה לְגִירְסָנָא דְּבֵי נָשַׁאי״, לָא שְׁנָא בַּת חֲמוֹתָהּ וְלָא שְׁנָא בַּת חָמִיהָ.Viens et entends une preuve : Tous sont crus pour témoigner pour elle, sauf cinq femmes. Or s'il en était ainsi, il y en aurait six ! Réponse : Peut-être la raison pour exclure la fille de sa belle-mère est-elle qu'elle dit : Elle mange le guirsena de la maison de mes parents, et il n'y a pas de différence entre la fille de sa belle-mère et la fille de son beau-père.
- וְהָאֲנַן תְּנַן: חוּץ מִשֶּׁבַע נָשִׁים! הָהִיא, רַבִּי יְהוּדָה הִיא. דִּתְנַן: רַבִּי יְהוּדָה מוֹסִיף אַף אֵשֶׁת אָב וְהַכַּלָּה.Mais n'avons-nous pas appris : Sauf sept femmes ! Réponse : Celle-là est de Rabbi Yehouda. Car nous avons appris : Rabbi Yehouda ajoute aussi la femme du père et la bru.
- אָמְרוּ לוֹ: אֵשֶׁת אָב הֲרֵי הִיא בִּכְלַל בַּת הַבַּעַל, כַּלָּה הֲרֵי בִּכְלַל חֲמוֹתָהּ.Ils lui ont dit : La femme du père est incluse dans la fille du mari ; la bru est incluse dans sa belle-mère.
- וְרַבִּי יְהוּדָה, בִּשְׁלָמָא חֲמוֹתָהּ סָנְיָא לַהּ לְכַלָּה, דְּאָמְרָה: קָאָכְלָה לְגִירְסָנַי. אֶלָּא כַּלָּה מַאי טַעְמָא סָנְיָא לַחֲמוֹתָהּ? בִּשְׁלָמָא בַּת הַבַּעַל דְּסָנְיָא לְאֵשֶׁת הָאָב, דְּאָמְרָה: קָאָכְלָה לְגִירְסָנֵי דְאֵם. אֶלָּא אֵשֶׁת הָאָב, מַאי טַעְמָא סָנְיָא לְבַת הַבַּעַל?Et Rabbi Yehouda répond : Certes, sa belle-mère hait sa bru, car elle dit : Elle mange mon guirsena. Mais la bru, pour quelle raison hait-elle sa belle-mère ? Certes, la fille du mari hait la femme du père, car elle dit : Elle mange le guirsena de ma mère. Mais la femme du père, pour quelle raison hait-elle la fille du mari ?
- אֶלָּא מַאי מוֹסִיף תַּרְתֵּי? אֶלָּא: כַּלָּה מַאי טַעְמָא סָנְיָא לַחֲמוֹתָהּ — דִּמְגַלָּה לִבְנָהּ כֹּל דְּעָבְדָה, אֵשֶׁת אָב נָמֵי סָנְיָא לְבַת הַבַּעַל — דִּמְגַלָּה לְאָבִיהָ כֹּל דְּעָבְדָה.Mais alors, pourquoi en ajoute-t-il deux ? Plutôt : la bru, pour quelle raison hait-elle sa belle-mère ? Parce qu'elle révèle à son fils tout ce qu'elle fait. La femme du père aussi hait la fille du mari, parce qu'elle révèle à son père tout ce qu'elle fait.
- וְרַבָּנַן: ״כַּמַּיִם הַפָּנִים לַפָּנִים כֵּן לֵב הָאָדָם לָאָדָם״. וְרַבִּי יְהוּדָה: הָהִיא בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב.Et nos Maîtres citent le verset : « Comme dans l'eau le visage répond au visage, ainsi le cœur de l'homme à l'homme » (Proverbes 27, 19) : la haine de l'une entraîne celle de l'autre. Et Rabbi Yehouda répond : Ce verset est écrit à propos des paroles de Torah.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר עַוְיָא, בָּעוּ בְּמַעְרְבָא: חֲמוֹתָהּ הַבָּאָה לְאַחַר מִיכֵּן מַהוּ? מִי מַסְּקָה אַדַּעְתַּהּ דְּמָיֵת בַּעַל וְנָפְלָה קַמֵּי יָבָם וְסָנְיָא לַהּ, אוֹ לָא?Rav A'ha bar Avya a dit : Ils se sont demandé en Occident (en terre d'Israël) : Sa belle-mère à venir, qu'en est-il ? Il s'agit de la mère de son yavam, qui n'est pas la mère de son mari. Lui vient-il à l'esprit que le mari mourra, qu'elle tombera devant le yavam pour le lévirat, et la hait-elle dès maintenant, ou non ?
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