Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּא שְׁמַע, אָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי וְאַחַר כָּךְ מֵת חָמִי״ — תִּנָּשֵׂא וְתִטּוֹל כְּתוּבָּה, וַחֲמוֹתָהּ אֲסוּרָה. מַאי טַעְמָא חֲמוֹתָהּ אֲסוּרָה? לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן לָא בַּעְלַהּ מִיית וְלָא חֲמוּהָ מִיית, וְהָא דְּקָאָמְרָה הָכִי — לְקַלְקוֹלַאּ לַחֲמוֹתָהּ הוּא דְּקָמִיכַּוְּונָא,Viens et entends une preuve : si une femme a dit : « Mon mari est mort, et ensuite mon beau-père est mort », elle peut se remarier et percevoir sa ketouba (la somme prévue par son contrat de mariage), mais sa belle-mère est interdite de se remarier sur ce témoignage. Quelle est la raison pour laquelle sa belle-mère est interdite ? N'est-ce pas parce que nous disons : peut-être ni son mari n'est mort, ni son beau-père n'est mort, et si elle a parlé ainsi, c'est qu'elle a l'intention de nuire à sa belle-mère,
- סָבְרָה: לְבָתַר שַׁעְתָּא לָא תֵּיתֵי (תִּצְטַעֲרַן).en pensant : « Plus tard, lorsque les maris reviendront, qu'elle ne vienne pas (me tourmenter) ! » Car si la belle-mère se remarie sur ce témoignage, elle ne pourra plus retourner à son premier mari et sortira de la vie de sa belle-fille. On voit donc qu'on soupçonne une femme de mentir pour empêcher un lien familial à venir ; de même soupçonnera-t-on la belle-mère à l'égard de sa future belle-fille.
- דִּלְמָא שָׁאנֵי הָתָם, דִּרְגִישׁ לַהּ צַעֲרָא.La Guemara (discussion des Amoraïm) rejette cette preuve : peut-être est-ce différent là-bas, car la belle-fille a déjà ressenti la souffrance que lui cause sa belle-mère ; on ne peut donc rien en déduire pour une belle-mère avec laquelle elle n'a encore eu aucun rapport.
- מַתְנִי׳ עֵד אוֹמֵר ״מֵת״, וְנִשֵּׂאת, וּבָא אֶחָד וְאָמַר ״לֹא מֵת״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תֵּצֵא. עֵד אוֹמֵר ״מֵת״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא מֵת״ — אַף עַל פִּי שֶׁנִּשֵּׂאת, תֵּצֵא. שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״מֵת״, וְעֵד אוֹמֵר ״לֹא מֵת״ — אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִשֵּׂאת, תִּנָּשֵׂא.MICHNA : Si un témoin dit : « Il est mort », et que la femme s'est remariée sur ce témoignage, puis qu'un autre vient et dit : « Il n'est pas mort », celle-ci ne doit pas quitter son nouveau mari. Si un témoin dit : « Il est mort », et que deux disent : « Il n'est pas mort », même si elle s'est remariée, elle doit le quitter. Si deux disent : « Il est mort », et qu'un témoin dit : « Il n'est pas mort », même si elle ne s'est pas encore remariée, elle peut se remarier.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּנִשֵּׂאת, הָא לֹא נִשֵּׂאת — לֹא תִּנָּשֵׂא. וְהָאָמַר עוּלָּא: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.GUEMARA : La raison pour laquelle elle ne quitte pas son mari est qu'elle s'est déjà remariée ; mais si elle ne s'est pas remariée, elle ne peut pas se remarier. Or, Oula n'a-t-il pas dit : Partout où la Torah a cru un seul témoin, voici qu'il y en a ici deux, c'est-à-dire que son témoignage vaut celui de deux, et les paroles d'un seul témoin sont sans valeur face à deux ? Pourquoi donc ne pourrait-elle pas se remarier, même au départ ?
- הָכִי קָאָמַר: עֵד אֶחָד אוֹמֵר ״מֵת״, וְהִתִּירוּהָ לְהִנָּשֵׂא, וּבָא אֶחָד וְאָמַר ״לֹא מֵת״ — לֹא תֵּצֵא מֵהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן.La Guemara répond : voici ce qu'enseigne la Michna : si un témoin dit : « Il est mort », et qu'on l'a autorisée à se remarier, puis qu'un autre vient et dit : « Il n'est pas mort », elle ne sort pas de sa permission initiale : l'autorisation reçue demeure valable.
- עֵד אוֹמֵר ״מֵת״ — פְּשִׁיטָא, דְּאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם! לָא צְרִיכָא, בִּפְסוּלֵי עֵדוּת, וְכִדְרַבִּי נְחֶמְיָה.La Michna a enseigné : si un témoin dit : « Il est mort » et que deux disent le contraire, elle doit quitter son mari. Mais c'est évident, car les paroles d'un seul sont sans valeur face à deux ! Non, c'est nécessaire dans le cas de personnes inaptes à témoigner, dont les deux témoignages contredisent celui d'un témoin apte, et conformément à Rabbi Né'hémia.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הַלֵּךְ אַחַר רוֹב דֵּעוֹת, וְעָשׂוּ שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד כִּשְׁנֵי אֲנָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Né'hémia dit : Partout où la Torah a cru un seul témoin, suis la majorité des avis, même s'ils émanent de personnes inaptes, et les Sages ont considéré deux femmes face à un homme comme deux hommes face à un homme.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כֹּל הֵיכָא דַּאֲתָא עֵד אֶחָד כָּשֵׁר מֵעִיקָּרָא — אֲפִילּוּ מֵאָה נָשִׁים כְּעֵד אֶחָד דָּמְיָין. אֶלָּא כְּגוֹן דַּאֲתַאי אִשָּׁה מֵעִיקָּרָא.Et si tu veux, dis : partout où un témoin apte est venu dès le début, et qu'on a autorisé la femme sur sa parole, même cent femmes qui le contrediraient sont comme un seul témoin et n'annulent pas son témoignage. Mais la Michna parle du cas où c'est une femme qui est venue dès le début, et que deux autres femmes l'ont ensuite contredite.
- וְתָרְצַהּ לִדְרַבִּי נְחֶמְיָה הָכִי, רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הַלֵּךְ אַחַר רוֹב דֵּעוֹת, וְעָשׂוּ שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִשָּׁה אַחַת כִּשְׁנֵי אֲנָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד. אֲבָל שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד — כְּפַלְגָא וּפַלְגָא דָּמֵי.Et explique ainsi l'enseignement de Rabbi Né'hémia : Rabbi Né'hémia dit : Partout où la Torah a cru un seul témoin, suis la majorité des avis, et les Sages ont considéré deux femmes face à une femme comme deux hommes face à un homme. Mais deux femmes face à un homme, c'est-à-dire un témoin apte, sont comme moitié contre moitié.
- שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״מֵת״ וְכוּ׳. מַאי קָמַשְׁמַע לַן? בִּפְסוּלֵי עֵדוּת, וְכִדְרַבִּי נְחֶמְיָה, דְּאָזֵיל בָּתַר רוֹב דֵּעוֹת? הַיְינוּ הָךְ!La Michna a enseigné : si deux disent : « Il est mort », etc. Que vient-elle nous apprendre ? S'il s'agit de personnes inaptes à témoigner, et conformément à Rabbi Né'hémia, qui suit la majorité des avis, c'est identique à ce cas-là déjà enseigné !
- מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי אָזְלִינַן בָּתַר רוֹב דֵּעוֹת — לְחוּמְרָא, אֲבָל לְקוּלָּא — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire que lorsque nous suivons la majorité des avis, c'est pour être rigoureux, mais pour être indulgent, non. Aussi nous apprend-elle qu'on suit la majorité dans les deux sens.
- מַתְנִי׳ אַחַת אוֹמֶרֶת ״מֵת״ וְאַחַת אוֹמֶרֶת ״לֹא מֵת״. זוֹ שֶׁאוֹמֶרֶת ״מֵת״ — תִּנָּשֵׂא וְתִטּוֹל כְּתוּבָּתָהּ, וְזוֹ שֶׁאוֹמֶרֶת ״לֹא מֵת״ — לֹא תִּנָּשֵׂא וְלֹא תִּטּוֹל כְּתוּבָּתָהּ.MICHNA : Si deux épouses d'un même homme se présentent, et que l'une dit : « Il est mort », et que l'autre dit : « Il n'est pas mort », celle qui dit : « Il est mort » peut se remarier et percevoir sa ketouba, et celle qui dit : « Il n'est pas mort » ne peut pas se remarier et ne perçoit pas sa ketouba.
- אַחַת אוֹמֶרֶת ״מֵת״ וְאַחַת אוֹמֶרֶת ״נֶהֱרַג״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הוֹאִיל וּמַכְחִישׁוֹת זוֹ אֶת זוֹ — הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יִנָּשְׂאוּ. רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: הוֹאִיל וְזוֹ וָזוֹ מוֹדוֹת שֶׁאֵין קַיָּים — יִנָּשְׂאוּ. עֵד אוֹמֵר ״מֵת״ וְעֵד אוֹמֵר ״לֹא מֵת״,Si l'une dit : « Il est mort » et que l'autre dit : « Il a été tué », Rabbi Méïr dit : Puisqu'elles se contredisent l'une l'autre, elles ne peuvent pas se remarier. Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon disent : Puisque l'une et l'autre admettent qu'il n'est plus en vie, elles peuvent se remarier. Si un témoin dit : « Il est mort » et qu'un témoin dit : « Il n'est pas mort »,
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