Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּאִיסּוּרָן בְּמַשֶּׁהוּ, אֲבָל דָּם — דְּעַד דְּאִיכָּא רְבִיעִית, אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן דָּם — מִשּׁוּם דְּאִיכָּא כָּרֵת, אֲבָל שְׁרָצִים, אֵימָא לָא.on aurait pu croire que c'est parce que leur interdit s'applique à la moindre quantité ; mais pour le sang, qui n'est interdit qu'à partir d'un quart de log, je dirais que non. Et s'il nous avait appris seulement le sang, on aurait pu croire que c'est parce qu'il y a le karèt (retranchement divin) ; mais pour les reptiles, je dirais que non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תַּרְתֵּי — מִשּׁוּם דְּאִיסּוּרָן שָׁוֶה בַּכֹּל, אֲבָל טוּמְאָה, אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן טוּמְאָה — כֹּהֲנִים שָׁאנֵי, מִשּׁוּם דְּרִיבָּה בָּהֶן מִצְוֹת יְתֵרוֹת, אֲבָל הָנֵי, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et s'il nous avait appris ces deux cas, on aurait pu croire que c'est parce que leur interdit est égal pour tous ; mais pour l'impureté, qui ne concerne que les Cohanim, je dirais que non. Et s'il nous avait appris seulement l'impureté, on aurait pu croire que les Cohanim sont différents, parce que la Torah leur a imposé des mitsvot (commandements) supplémentaires ; mais pour ces autres cas, je dirais que non. C'est donc nécessaire.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי אַחִין, אֶחָד פִּקֵּחַ וְאֶחָד חֵרֵשׁ, נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת פִּקְּחוֹת. מֵת חֵרֵשׁ בַּעַל פִּקַּחַת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת? תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה.Viens et entends : deux frères, l'un valide et l'autre sourd-muet, sont mariés à deux sœurs valides. Si le sourd-muet, mari de la femme valide, meurt, que fera le frère valide, mari de la femme valide ? La veuve sort libre, sans yiboum (lévirat) ni 'halitsa (déchaussement), en tant que sœur de son épouse.
- מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת, מָה יַעֲשֶׂה חֵרֵשׁ בַּעַל פִּקַּחַת? מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט, וְאֵשֶׁת אָחִיו אֲסוּרָה לְעוֹלָם.Si le frère valide, mari de la femme valide, meurt, que fera le sourd-muet, mari de la femme valide ? Il renvoie sa femme par un get (acte de divorce), car le lien du lévirat, de la Torah, l'emporte sur son mariage, qui n'est que rabbinique, et la femme de son frère est interdite pour toujours, puisqu'il ne peut accomplir ni yiboum ni 'halitsa.
- אַמַּאי מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט? תִּיתִּיב גַּבֵּיהּ, קָטָן אוֹכֵל נְבֵלוֹת הוּא! מִשּׁוּם אִיסּוּרָא דִידַהּ.Pourquoi renvoie-t-il sa femme par un get ? Qu'elle reste auprès de lui : il est comme un mineur qui mange des nevélot (viandes de bêtes non abattues rituellement), et on n'a pas à l'en empêcher ! Réponse : c'est à cause de l'interdit qui la concerne, elle, car elle est valide.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי אַחִין פִּקְחִין נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, אַחַת פִּקַּחַת וְאַחַת חֵרֶשֶׁת. מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל חֵרֶשֶׁת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת? תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה. מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל חֵרֶשֶׁת? מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בַּגֵּט, וְאֵשֶׁת אָחִיו בַּחֲלִיצָה.Viens et entends : deux frères valides sont mariés à deux sœurs, l'une valide et l'autre sourde-muette. Si le frère valide, mari de la sourde-muette, meurt, que fera le frère valide, mari de la femme valide ? La veuve sort libre en tant que sœur de son épouse. Si le frère valide, mari de la femme valide, meurt, que fera le frère valide, mari de la sourde-muette ? Il renvoie sa femme par un get, et la femme de son frère est libérée par la 'halitsa.
- וְאַמַּאי מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט? תִּיתֵּיב גַּבֵּיהּ, קָטָן אוֹכֵל נְבֵלוֹת הוּא! מִשּׁוּם אִיסּוּרָא דִּידֵיהּ.Et pourquoi renvoie-t-il sa femme par un get ? Qu'elle reste auprès de lui : elle est comme un mineur qui mange des nevélot ! Réponse : c'est à cause de l'interdit qui le concerne, lui.
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי אַחִין, אֶחָד חֵרֵשׁ וְאֶחָד פִּקֵּחַ נְשׂוּאִין לִשְׁתֵּי אֲחָיוֹת, אַחַת פִּקַּחַת וְאַחַת חֵרֶשֶׁת. מֵת חֵרֵשׁ בַּעַל חֵרֶשֶׁת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת? תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ. מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת, מָה יַעֲשֶׂה חֵרֵשׁ בַּעַל חֵרֶשֶׁת? מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט, וְאֵשֶׁת אָחִיו אֲסוּרָה לְעוֹלָם.Rava a dit : viens et entends : deux frères, l'un sourd-muet et l'autre valide, sont mariés à deux sœurs, l'une valide et l'autre sourde-muette. Si le sourd-muet, mari de la sourde-muette, meurt, que fera le frère valide, mari de la femme valide ? La veuve sort libre en tant que sœur de son épouse. Si le frère valide, mari de la femme valide, meurt, que fera le sourd-muet, mari de la sourde-muette ? Il renvoie sa femme par un get, et la femme de son frère est interdite pour toujours.
- וְהָא הָכָא דְּלָאו אִיסּוּרָא דִידַהּ אִיכָּא, וְלָאו אִיסּוּרָא דִּידֵיהּ אִיכָּא, וְקָתָנֵי: מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט! אָמַר רַב שְׁמַעְיָה: גְּזֵירָה מִשּׁוּם הַתָּרַת יְבָמָה לַשּׁוּק.Or voici qu'ici il n'y a pas d'interdit la concernant, ni d'interdit le concernant, et il est enseigné : « Il renvoie sa femme par un get » ! Il faut donc les séparer, comme un mineur qu'on doit empêcher de transgresser. Rav Chemaya a dit : c'est un décret, de crainte que l'on n'en vienne à permettre la yevama (veuve soumise au lévirat) à un étranger : voyant la sourde-muette rester avec son mari, on croirait que ce mariage est plein et que la yevama, sœur de son épouse, est libre.
הֲדַרַן עֲלָךְ חֵרֵשׁ
Nous reviendrons à toi, chapitre « 'Hérèch »- הָאִשָּׁה שֶׁהָלְכָה הִיא וּבַעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם. שָׁלוֹם בֵּינוֹ לְבֵינָהּ, וְשָׁלוֹם בָּעוֹלָם. וּבָאָה וְאָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי״ — תִּנָּשֵׂא. ״מֵת בַּעְלִי״ — תִּתְיַיבֵּם.Michna : La femme qui est partie, elle et son mari, dans un pays d'outre-mer, alors qu'il y avait la paix entre lui et elle et la paix dans le monde, et qui est revenue en disant : « Mon mari est mort », elle peut se remarier. « Mon mari est mort » sans enfant : elle peut accomplir le yiboum (lévirat).
- שָׁלוֹם בֵּינוֹ לְבֵינָהּ, וּמִלְחָמָה בָּעוֹלָם. קְטָטָה בֵּינוֹ לְבֵינָהּ, וְשָׁלוֹם בָּעוֹלָם. וּבָאתָה וְאָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי״ — אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת, אֶלָּא אִם כֵּן בָּאתָה בּוֹכָה, וּבְגָדֶיהָ קְרוּעִין. אָמְרוּ לוֹ: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ תִּנָּשֵׂא.S'il y avait la paix entre lui et elle et la guerre dans le monde, ou une querelle entre lui et elle et la paix dans le monde, et qu'elle est revenue en disant : « Mon mari est mort », elle n'est pas crue. Rabbi Yehouda dit : elle n'est jamais crue, à moins qu'elle ne soit revenue en pleurant, les vêtements déchirés. Ils lui ont dit : aussi bien celle-ci que celle-là peut se remarier.
- גְּמָ׳ תְּנָא ״שָׁלוֹם בֵּינוֹ לְבֵינָהּ״, מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי ״קְטָטָה בֵּינוֹ לְבֵינָהּ״. תְּנָא ״שָׁלוֹם בָּעוֹלָם״, מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי ״מִלְחָמָה בְּעוֹלָם״.Guemara : Le Tanna a enseigné « la paix entre lui et elle » parce qu'il voulait enseigner ensuite « une querelle entre lui et elle » ; il a enseigné « la paix dans le monde » parce qu'il voulait enseigner ensuite « la guerre dans le monde ».
- אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּמִלְחָמָה — מִשּׁוּם דְּאָמְרָה בִּדְדָמֵי: סָלְקָא דַּעְתָּא בְּכֹל הָנֵי דְּאִיקְּטוּל, הוּא פָּלֵיט? אִם תִּימְצָא לוֹמַר, כֵּיוָן דְּשָׁלוֹם בֵּינוֹ לְבֵינָהּ נָטְרָא עַד דְּחָזְיָא, זִימְנִין דְּמָחוּ לֵיהּ בְּגִירָא אוֹ בְּרוּמְחָא וְסָבְרָא וַדַּאי מֵת, וְאִיכָּא דְּעָבֵד סַמְתָּרִי וְחָיֵה.Rava a dit : quelle est la raison pour le cas de la guerre ? Parce qu'elle parle par supposition : elle se dit : peut-on imaginer que parmi tous ceux qui ont été tués, lui en soit réchappé ? Et si tu venais à dire : puisqu'il y a la paix entre lui et elle, elle attend jusqu'à ce qu'elle voie sa mort, il arrive qu'on le frappe d'une flèche ou d'une lance et qu'elle pense : il est certainement mort ; or il y a celui à qui l'on met un pansement et qui survit.
- סָבַר רָבָא לְמֵימַר רְעָבוֹן אֵינוֹ כְּמִלְחָמָה, דְּלָא אָמְרָה בִּדְדָמֵי. הֲדַר אָמַר רָבָא: רְעָבוֹן הֲרֵי הוּא כְּמִלְחָמָה. דְּהָהִיא דַּאֲתָת לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַרָה לֵיהּ: ״בַּעְלִי מֵת בָּרָעָב״. אֲמַר לַהּ: שַׁפִּיר עֲבַדְתְּ דְּשֵׁיזִבְתְּ נַפְשִׁיךְ? סָלְקָא דַּעְתָּךְ דִּבְהָהוּא פּוּרְתָּא דִּנְפָפִיתָא דִּשְׁבַקְתְּ לֵיהּ הֲוָה חָיֵי? אֲמַרָה לֵיהּ: מָר נָמֵי יָדַע דְּכִי הַאי גַוְונָא לָא חָיֵי.Rava pensait dire que la famine n'est pas comme la guerre, car dans ce cas elle ne parle pas par supposition. Puis Rava a dit : la famine est comme la guerre. Car une certaine femme vint devant Rava et lui dit : « Mon mari est mort de faim. » Il lui dit : « Tu as bien fait de te sauver toi-même ! Crois-tu qu'avec ce peu de farine tamisée que tu lui as laissé il aurait survécu ? » Elle lui dit : « Le Maître aussi sait que dans un tel cas on ne survit pas. » Elle n'avait donc pas vu sa mort et parlait par supposition.
- הֲדַר אָמַר רָבָא: רְעָבוֹן גְּרִיעָה מִמִּלְחָמָה. דְּאִילּוּ מִלְחָמָה, כִּי אָמְרָה: ״מֵת בַּעְלִי בַּמִּלְחָמָה״ הוּא דְּלָא מְהֵימְנָא, הָא ״מֵת עַל מִטָּתוֹ״ — מְהֵימְנָא. וְאִילּוּ גַּבֵּי רְעָבוֹן, עַד דְּאָמְרָה: ״מֵת וּקְבַרְתִּיו״.Puis Rava a dit : la famine est pire que la guerre. Car pour la guerre, c'est quand elle dit : « Mon mari est mort à la guerre » qu'elle n'est pas crue ; mais si elle dit : « Il est mort dans son lit », elle est crue. Tandis que pour la famine, elle n'est crue que si elle dit : « Il est mort et je l'ai enterré. »
- מַפּוֹלֶת — הֲרֵי הוּא כְּמִלְחָמָה, דְּאָמְרָה בִּדְדָמֵי. שִׁילּוּחַ נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים — הֲרֵי הֵן כְּמִלְחָמָה, דְּאָמְרָה בִּדְדָמֵי.Un effondrement est comme la guerre, car elle parle par supposition. Un fléau de serpents et de scorpions est comme la guerre, car elle parle par supposition.
- דֶּבֶר — אָמְרִי לַהּ הֲרֵי הוּא כְּמִלְחָמָה, וְאָמְרִי לַהּ אֵינוֹ כְּמִלְחָמָה. אָמְרִי לַהּ הֲרֵי הוּא כְּמִלְחָמָה, דְּאָמְרִי בִּדְדָמֵי. וְאָמְרִי לַהּ אֵינוֹ כְּמִלְחָמָה, דְּסָמְכִי אַדְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: שַׁב שְׁנִין הָוֵה מוֹתָנָא, וְאִינָשׁ בְּלָא שְׁנֵי לָא אָזֵיל.La peste : certains disent qu'elle est comme la guerre, et certains disent qu'elle n'est pas comme la guerre. Certains disent qu'elle est comme la guerre, car elles parlent par supposition. Et certains disent qu'elle n'est pas comme la guerre, car elles s'appuient sur ce que disent les gens : « Sept ans a duré la peste, et nul n'est parti avant son temps. »
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֶחְזִיקָה הִיא מִלְחָמָה בָּעוֹלָם, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן מָה לָהּ לְשַׁקֵּר,Ils ont posé la question : si c'est elle qui a établi qu'il y a la guerre dans le monde, le tribunal l'ignorant, et qu'elle dit qu'il y est mort, qu'en est-il ? Disons-nous : pourquoi mentirait-elle,
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