Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּבַר טְלֵי וְטַלְיָא וְלִיטַיְּילוּ הָתָם, דְּאִי מַשְׁכְּחִי לְהוּ, מַיְיתֵי לְהוּ. אַלְמָא קָסָבַר: קָטָן אוֹכֵל נְבֵלוֹת — אֵין בֵּית דִּין מְצֻוִּוין לְהַפְרִישׁוֹ. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: לֹא יֹאמַר אָדָם לְתִינוֹק ״הָבֵא לִי מַפְתֵּחַ״, ״הָבֵא לִי חוֹתָם״, אֶלָּא מַנִּיחוֹ תּוֹלֵשׁ, מַנִּיחוֹ זוֹרֵק.conduis des garçons et des filles, et qu'ils aillent se promener là-bas ; car s'ils les trouvent, ils les rapporteront d'eux-mêmes. Il en ressort qu'il pense : un mineur qui mange des nevélot (viandes de bêtes non abattues rituellement), le tribunal n'a pas l'obligation de l'en séparer. Dirons-nous que ceci le soutient : « Qu'un homme ne dise pas à un enfant : Apporte-moi une clé, apporte-moi un sceau à travers le domaine public le Chabbat ; mais il le laisse arracher, il le laisse lancer » ?
- אָמַר אַבָּיֵי: ״תּוֹלֵשׁ״ — בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב, ״זוֹרֵק״ — בְּכַרְמְלִית דְּרַבָּנַן.Abayé a dit : ce n'est pas une preuve : « arracher » concerne un pot non percé, dont l'interdit n'est que rabbinique, et « lancer » concerne une karmelit (domaine intermédiaire, ni public ni privé), interdite seulement par les Sages. Mais pour un interdit de la Torah, peut-être faut-il l'en empêcher.
- תָּא שְׁמַע: גּוֹי שֶׁבָּא לְכַבּוֹת — אֵין אוֹמְרִים לוֹ ״כַּבֵּה״ וְ״אַל תְּכַבֶּה״, מִפְּנֵי שֶׁאֵין שְׁבִיתָתוֹ עֲלֵיהֶם. קָטָן הַבָּא לְכַבּוֹת — אוֹמְרִים לוֹ ״אַל תְּכַבֶּה״, שֶׁשְּׁבִיתָתוֹ עֲלֵיהֶם.Viens et entends : un non-Juif qui vient éteindre un incendie le Chabbat, on ne lui dit ni « éteins » ni « n'éteins pas », car son repos n'est pas à leur charge. Un mineur qui vient éteindre, on lui dit : « N'éteins pas », car son repos est à leur charge : il faut donc empêcher un mineur de transgresser.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּעוֹשֶׂה עַל דַּעַת אָבִיו, דִּכְווֹתֵיהּ גַּבֵּי גּוֹי דְּעוֹשֶׂה עַל דַּעַת יִשְׂרָאֵל, מִי שְׁרֵי? גּוֹי אַדַּעְתָּא דְּנַפְשֵׁיהּ עָבֵיד.Rabbi Yo'hanan a dit : il s'agit d'un enfant qui agit selon la volonté de son père, sachant que cela lui convient. De même, pour le non-Juif qui agit selon la volonté du Juif, est-ce permis ? Pourtant on ne le lui interdit pas ! Réponse : le non-Juif agit pour son propre compte.
- תָּא שְׁמַע: בֶּן חָבֵר שֶׁרָגִיל לֵילֵךְ אֵצֶל אֲבִי אִמּוֹ עַם הָאָרֶץ — אֵין חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא יַאֲכִילֶנּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵינָם מְתוּקָּנִים. מָצָא בְּיָדוֹ פֵּירוֹת — אֵין זָקוּק לוֹ! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּדְמַאי הֵקֵילּוּ.Viens et entends : le fils d'un 'haver (homme scrupuleux dans les lois de pureté et de dîmes) qui a l'habitude d'aller chez le père de sa mère, un am haarets (ignorant, peu scrupuleux sur les dîmes) : on ne craint pas que celui-ci lui donne à manger des produits non prélevés. Si le père a trouvé des fruits dans sa main, il n'est pas tenu de les lui retirer. Il n'y a donc pas lieu d'empêcher le mineur ! Rabbi Yo'hanan a dit : pour le demaï (produit dont le prélèvement des dîmes est douteux) ils ont été indulgents.
- אֶלָּא טַעְמָא דִּדְמַאי, הָא וַדַּאי בְּעָא לְעַשּׂוֹרֵי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּעוֹשֶׂה עַל דַּעַת אָבִיו! אֶלָּא רַבִּי יוֹחָנָן סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, קָאֵי הָכָא מְדַחֵי, קָאֵי הָכָא מְדַחֵי.Mais alors, la raison est que c'est du demaï ; donc s'il s'agit d'un produit certainement non prélevé, il faudrait prélever la dîme ? Mais voici que Rabbi Yo'hanan a dit : il ne faut l'en empêcher que s'il agit selon la volonté de son père ! Mais plutôt, Rabbi Yo'hanan est dans le doute : quand il se tient ici, il repousse la preuve par un argument, quand il se tient là, il repousse la preuve par un autre, sans conclusion ferme.
- תָּא שְׁמַע: בֶּן חָבֵר כֹּהֵן שֶׁרָגִיל לֵילֵךְ אֵצֶל אֲבִי אִמּוֹ כֹּהֵן עַם הָאָרֶץ — אֵין חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא יַאֲכִילֶנּוּ תְּרוּמָה טְמֵאָה, מָצָא בְּיָדוֹ פֵּירוֹת — אֵין זָקוּק לוֹ! בִּתְרוּמָה דְּרַבָּנַן.Viens et entends : le fils d'un 'haver Cohen qui a l'habitude d'aller chez le père de sa mère, un Cohen am haarets : on ne craint pas que celui-ci lui donne à manger de la terouma impure. Si le père a trouvé des fruits dans sa main, il n'est pas tenu de les lui retirer. C'est pourtant un interdit de la Torah ! Réponse : il s'agit de la terouma d'institution rabbinique.
- תָּא שְׁמַע: יוֹנֵק תִּינוֹק וְהוֹלֵךְ מִגּוֹיָה וּמִבְּהֵמָה טְמֵאָה, וְאֵין חוֹשְׁשִׁין בְּיוֹנֵק שֶׁקֶץ. וְלֹא יַאֲכִילֶנּוּ נְבֵלוֹת וּטְרֵפוֹת שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים. וּמִכּוּלָּן יוֹנֵק מֵהֶם וַאֲפִילּוּ בַּשַּׁבָּת. וּבְגָדוֹל אָסוּר. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: נוֹהֲגִין הָיִינוּ שֶׁיּוֹנְקִים מִבְּהֵמָה טְהוֹרָה בְּיוֹם טוֹב.Viens et entends : un enfant tète sans restriction d'une non-Juive et d'une bête impure, et on ne craint pas qu'il tète une chose répugnante. Mais on ne doit pas lui donner à manger de nevélot, de terefot (bêtes atteintes d'une lésion mortelle), de bestioles répugnantes et de reptiles. Et de toutes ces bêtes il tète, même le Chabbat ; mais pour un adulte, c'est interdit. Abba Chaoul dit : nous avions l'habitude de téter d'une bête pure le Yom Tov (jour de fête).
- קָתָנֵי מִיהָא אֵין חוֹשְׁשִׁין בְּיוֹנֵק שֶׁקֶץ! הָתָם מִשּׁוּם סַכָּנָה. אִי הָכִי — גָּדוֹל נָמֵי!Il enseigne en tout cas : « On ne craint pas qu'il tète une chose répugnante » : on ne l'empêche donc pas ! Là-bas, c'est à cause du danger : sans téter, l'enfant mourrait. S'il en est ainsi, pour un adulte aussi ce devrait être permis !
- גָּדוֹל בָּעֵי אוּמְדָּנָא. קָטָן נָמֵי לִיבְעֵי אוּמְדָּנָא! אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: סְתָם תִּינוֹק מְסוּכָּן אֵצֶל חָלָב.L'adulte a besoin d'une estimation de son état. Le mineur aussi devrait avoir besoin d'une estimation ! Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : un enfant ordinaire est en danger s'il est privé de lait.
- אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: נוֹהֲגִין הָיִינוּ שֶׁיּוֹנְקִים מִבְּהֵמָה טְהוֹרָה בְּיוֹם טוֹב. הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּאִיכָּא סַכָּנָה — אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת נָמֵי, וְאִי דְּלֵיכָּא סַכָּנָה — אֲפִילּוּ בְּיוֹם טוֹב אָסוּר! לָא צְרִיכָא דְּאִיכָּא צַעֲרָא.Abba Chaoul dit : nous avions l'habitude de téter d'une bête pure le Yom Tov. De quel cas s'agit-il ? S'il y a danger, même le Chabbat aussi ce devrait être permis ; et s'il n'y a pas de danger, même le Yom Tov ce devrait être interdit ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où il y a souffrance, sans danger.
- וְקָסָבַר מְפָרֵק כִּלְאַחַר יָד הוּא. שַׁבָּת דְּאִיסּוּר סְקִילָה — גְּזַרוּ רַבָּנַן, יוֹם טוֹב דְּאִיסּוּר לָאו — לָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.Et il pense que c'est une extraction faite de façon inhabituelle. Pour le Chabbat, dont l'interdit est passible de lapidation, les Sages ont décrété même dans ce cas ; pour le Yom Tov, dont l'interdit n'est qu'une simple interdiction, les Sages n'ont pas décrété.
- תָּא שְׁמַע: ״לֹא תֹאכְלוּם כִּי שֶׁקֶץ הֵם״, לֹא תַּאֲכִילוּם — לְהַזְהִיר הַגְּדוֹלִים עַל הַקְּטַנִּים. מַאי לָאו, דְּאָמַר לְהוּ לֹא תֵּאכְלוּ! לָא, דְּלָא לִיסְפּוֹ לֵיהּ בְּיָדַיִם.Viens et entends : « Vous n'en mangerez pas (tokhloum), car ils sont une abomination » (Lévitique 11, 42) : lis taakhiloum, vous ne les ferez pas manger, ce qui vient avertir les adultes au sujet des mineurs. N'est-ce pas qu'il leur dit : « Ne mangez pas » ? Non : c'est qu'on ne doit pas leur en donner de ses mains.
- תָּא שְׁמַע: ״כׇּל נֶפֶשׁ מִכֶּם לֹא תֹאכַל דָּם״, לְהַזְהִיר הַגְּדוֹלִים עַל הַקְּטַנִּים. מַאי לָאו, דְּאָמְרִי לְהוּ לֹא תֵּאכְלוּ! לָא, דְּלָא לִיסְפּוֹ לְהוּ בְּיָדַיִם.Viens et entends : « Aucune âme parmi vous ne mangera de sang » (Lévitique 17, 12) : cela vient avertir les adultes au sujet des mineurs. N'est-ce pas qu'ils leur disent : « Ne mangez pas » ? Non : c'est qu'on ne doit pas leur en donner de ses mains.
- תָּא שְׁמַע: ״אֱמוֹר ... וְאָמַרְתָּ״, לְהַזְהִיר גְּדוֹלִים עַל הַקְּטַנִּים. מַאי לָאו, דְּאָמַר לְהוּ לָא תִּיטַּמּוֹ! לָא, דְּלָא לִיטַמּוֹ לְהוּ בְּיָדַיִם.Viens et entends : « Parle aux Cohanim, fils d'Aharon, et dis-leur » (Lévitique 21, 1) : ce redoublement vient avertir les adultes au sujet des mineurs. N'est-ce pas qu'il leur dit : « Ne vous rendez pas impurs » ? Non : c'est qu'on ne doit pas les rendre impurs de ses mains.
- וּצְרִיכִי: דְּאִי אַשְׁמְעִינַן שְׁקָצִים —Et tous ces versets sont nécessaires : car si le verset nous avait appris seulement le cas des bestioles répugnantes,
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