Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי לָאו דַּעְתָּא צִילּוּתָא, וּלְעוֹלָם חֲדָא דַּעְתָּא הוּא. אוֹ דִלְמָא פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּדַעְתֵּיהּ קְלִישְׁתָּא וְלָאו דַּעְתָּא צִילּוּתָא הוּא, וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא: כֵּיוָן דְּעִתִּים חָלִים וְעִתִּים שׁוֹטֶה.ou si ce n'est pas un esprit clair, c'est-à-dire que le sourd-muet n'atteint pas une pleine compréhension, mais qu'il reste toujours d'un seul et même esprit, au même niveau chaque jour. Ou peut-être est-il évident pour lui, Rabbi Elazar, que son esprit est faible et que ce n'est pas un esprit clair, et qu'ici voici la raison de son opinion : puisque le sourd-muet est parfois sain et parfois dément, sa terouma (prélèvement donné au Cohen) est de statut douteux.
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ — לְהוֹצִיא אִשְׁתּוֹ בְּגֵט. אִי אָמְרַתְּ חֲדָא דַּעְתָּא הוּא — כְּקִדּוּשִׁין כָּךְ גֵּירוּשִׁין.Quelle est la conséquence pratique de cette question ? Elle concerne le fait de renvoyer sa femme par un get (acte de divorce). Si tu dis que c'est un seul et même esprit, alors tel le mariage, tel le divorce : il était de même niveau en se mariant et il peut divorcer.
- וְאִי אָמְרַתְּ עִתִּים חָלִים וְעִתִּים שׁוֹטֶה — קַדּוֹשֵׁי מָצֵי מְקַדֵּשׁ, גָּרוֹשֵׁי לָא מָצֵי מְגָרֵשׁ. מַאי? תֵּיקוּ.Mais si tu dis qu'il est parfois sain et parfois dément, alors il peut se marier, car on craint par rigueur qu'il n'ait été sain à ce moment, mais il ne peut pas divorcer, car peut-être était-il sain lors du mariage et ne l'est-il pas maintenant. Qu'en est-il ? Aucune solution n'est trouvée : tékou (la question reste en suspens).
- נִשְׁתַּטֵּית וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: דְּבַר תּוֹרָה שׁוֹטָה מִתְגָּרֶשֶׁת, מִידֵּי דְּהָוֵה אַפִּקַּחַת בְּעַל כׇּרְחָהּ. וּמָה טַעַם אָמְרוּ אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת? שֶׁלֹּא יִנְהֲגוּ בָּהּ מִנְהַג הֶפְקֵר.Il a été enseigné dans la Michna : si la femme est devenue démente, etc., son mari ne peut la renvoyer. Rabbi Yits'hak a dit : selon la Torah, une démente peut être divorcée, comme c'est le cas de la femme saine que l'on divorce contre son gré, puisque le consentement de la femme n'est pas requis. Et pour quelle raison les Sages ont-ils dit qu'elle n'est pas divorcée ? Pour qu'on ne la traite pas comme un bien sans maître : n'ayant plus de mari pour la protéger, elle serait livrée à l'irrespect.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּיוֹדַעַת לִשְׁמוֹר גִּיטָּהּ וְיוֹדַעַת לִשְׁמוֹר עַצְמָהּ — מִי נָהֲגִי בָּהּ מִנְהַג הֶפְקֵר? אֶלָּא, דְּאֵין יוֹדַעַת לִשְׁמוֹר לֹא גִּיטָּהּ וְלֹא עַצְמָהּ.De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'elle sait garder son get (acte de divorce) et qu'elle sait se garder elle-même, la traiterait-on comme un bien sans maître ? Elle sait se protéger ! Mais plutôt, il s'agit d'une femme qui ne sait garder ni son get ni elle-même.
- דְּבַר תּוֹרָה שׁוֹטָה מִתְגָּרֶשֶׁת? וְהָא אָמַר דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: ״וְנָתַן בְּיָדָהּ״, מִי שֶׁיֵּשׁ לָהּ יָד לְגָרֵשׁ עַצְמָהּ, יָצְתָה זוֹ, שֶׁאֵין לָהּ יָד לְגָרֵשׁ עַצְמָהּ.Selon la Torah, une démente peut être divorcée ? Mais voici que l'école de Rabbi Yannaï a dit, à propos du verset : « et il le remettra dans sa main » (Deutéronome 24, 1) : cela désigne celle qui a une main pour se divorcer elle-même, c'est-à-dire une femme assez lucide pour recevoir elle-même son get. Celle-ci est exclue, qui n'a pas de main pour se divorcer elle-même.
- וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְשִׁלְּחָהּ מִבֵּיתוֹ״, מִי שֶׁמְּשַׁלְּחָהּ וְאֵינָהּ חוֹזֶרֶת, יָצְתָה זוֹ, שֶׁמְּשַׁלְּחָהּ וְחוֹזֶרֶת.Et l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « et il la renverra de sa maison » (Deutéronome 24, 1) : cela désigne celle qu'il renvoie et qui ne revient pas. Celle-ci est exclue, qu'il renvoie et qui revient, car elle ne comprend pas ce qu'est le divorce.
- לָא צְרִיכָא, דְּיוֹדַעַת לִשְׁמוֹר גִּיטָּהּ וְאֵינָהּ יוֹדַעַת לִשְׁמוֹר עַצְמָהּ. דְּבַר תּוֹרָה שׁוֹטָה מִתְגָּרֶשֶׁת, דְּהָא יוֹדַעַת לִשְׁמוֹר גִּיטָּהּ. וַאֲמוּר רַבָּנַן לָא לַיפְּקַהּ, שֶׁלֹּא יִנְהֲגוּ בָּהּ מִנְהַג הֶפְקֵר.Ce n'est nécessaire que pour le cas d'une femme qui sait garder son get mais qui ne sait pas se garder elle-même. Selon la Torah, une démente de ce type peut être divorcée, puisqu'elle sait garder son get ; mais les Sages ont dit que le mari ne doit pas la renvoyer, pour qu'on ne la traite pas comme un bien sans maître.
- אָמַר אַבָּיֵי: דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי גַּבֵּי דִידַהּ ״נִשְׁתַּטֵּית לֹא יוֹצִיא״, וְגַבֵּי דִידֵיהּ ״לֹא יוֹצִיא עוֹלָמִית״. מַאי שְׁנָא הָכָא דְּקָתָנֵי ״עוֹלָמִית״ וּמַאי שְׁנָא הָתָם דְּלָא קָתָנֵי ״עוֹלָמִית״? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ, הָא — דְּאוֹרָיְיתָא, הָא — דְּרַבָּנַן.Abayé a dit : la formulation de la Michna le prouve également, car elle enseigne à son sujet à elle : « si elle est devenue démente, il ne la renverra pas », et à son sujet à lui : « il ne la renverra jamais ». En quoi est-ce différent ici, où elle enseigne « jamais », et en quoi est-ce différent là, où elle n'enseigne pas « jamais » ? Mais déduis-en que ceci, le cas du mari dément, est un interdit de la Torah, et que cela, le cas de la femme démente, est un interdit des Sages.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ? רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי, אִישׁ פְּשִׁיטָא לֵיהּ, וְאִשָּׁה קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ. אוֹ דִלְמָא: אִשָּׁה פְּשִׁיטָא לֵיהּ, וְאִישׁ קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ.Il a été enseigné dans la Michna : Rabbi Yo'hanan ben Nouri a dit, etc. : pourquoi le sourd-muet ne peut-il pas divorcer alors que la sourde-muette peut être divorcée ? Ils ont posé la question : pour Rabbi Yo'hanan ben Nouri, le cas de l'homme lui est-il évident, et est-ce sur la femme qu'il s'interroge, c'est-à-dire pourquoi elle peut être divorcée ? Ou peut-être le cas de la femme lui est-il évident, et est-ce sur l'homme qu'il s'interroge, c'est-à-dire pourquoi il ne peut pas divorcer ?
- תָּא שְׁמַע, מִדְּקָאָמְרוּ לֵיהּ: אֵינוֹ דּוֹמֶה הָאִישׁ הַמְגָרֵשׁ לָאִשָּׁה הַמִּתְגָּרֶשֶׁת, שֶׁהָאִשָּׁה יוֹצֵאת לִרְצוֹנָהּ וְשֶׁלֹּא לִרְצוֹנָהּ, וְהָאִישׁ אֵינוֹ מוֹצִיא אֶלָּא לִרְצוֹנוֹ — שְׁמַע מִינַּהּ אִישׁ קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ. אַדְּרַבָּה, מִדְּקָאָמְרוּ לֵיהּ: אַף זוֹ כַּיּוֹצֵא בָּהּ — שְׁמַע מִינַּהּ אִשָּׁה קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ.Viens et entends une preuve : de ce qu'ils lui ont dit : « L'homme qui divorce n'est pas semblable à la femme que l'on divorce, car la femme part de son gré et contre son gré, et l'homme ne renvoie que de son gré », déduis-en que c'est sur l'homme qu'il s'interroge, puisque leur réponse porte sur lui. Au contraire ! De ce qu'ils lui ont dit : « Celle-ci aussi est dans le même cas », déduis-en que c'est sur la femme qu'il s'interroge !
- אֶלָּא, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי לְדִבְרֵיהֶם קָאָמַר לְהוּ: לְדִידִי, כִּי הֵיכִי דְּאִישׁ לָא מָצֵי מְגָרֵשׁ — אִשָּׁה נָמֵי לָא מִיגָּרְשָׁא, אֶלָּא לְדִידְכוּ, מַאי שְׁנָא אִשָּׁה וּמַאי שְׁנָא אִישׁ! אֲמַרוּ לֵיהּ: אֵינוֹ דּוֹמֶה הָאִישׁ הַמְגָרֵשׁ לָאִשָּׁה הַמִּתְגָּרֶשֶׁת.Mais plutôt, Rabbi Yo'hanan ben Nouri leur a parlé selon leurs propres paroles : « Pour moi, de même que l'homme sourd-muet ne peut pas divorcer, la femme sourde-muette non plus ne peut pas être divorcée. Mais pour vous, en quoi la femme est-elle différente, et en quoi l'homme est-il différent ? » Ils lui ont dit : « L'homme qui divorce n'est pas semblable à la femme que l'on divorce. »
- הֵעִיד רַבִּי יוֹחָנָן וְכוּ׳. אָמַר רָבָא: מֵעֵדוּתוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן גּוּדְגְּדָא, אָמַר לְעֵדִים: ״רְאוּ גֵּט זֶה שֶׁאֲנִי נוֹתֵן״, וְאָמַר לָהּ: ״כִּנְסִי שְׁטַר חוֹב זֶה״ — הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת.Il a été enseigné dans la Michna : Rabbi Yo'hanan ben Goudgada a témoigné, etc. Rava a dit : du témoignage de Rabbi Yo'hanan ben Goudgada on apprend que si un homme a dit à des témoins : « Voyez ce get que je donne » à ma femme, et lui a dit à elle : « Prends cette reconnaissance de dette », elle est divorcée, bien qu'elle ignore ce qu'elle reçoit.
- מִי לָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן גּוּדְגְּדָא לָא בָּעֵינַן דַּעְתַּהּ, הָכָא נָמֵי לָא בָּעֵינַן דַּעְתַּהּ. פְּשִׁיטָא?Rabbi Yo'hanan ben Goudgada n'a-t-il pas dit que nous n'exigeons pas son consentement à elle ? Ici aussi, nous n'exigeons pas son consentement. N'est-ce pas évident ? Quelle est la nouveauté de Rava ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: מִדַּאֲמַר לַהּ ״כִּנְסִי שְׁטַר חוֹב זֶה״ — בַּטּוֹלֵי בַּטְּלֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן. אִי אִיתָא דְּבַטְּלֵיהּ — לְעֵדִים הֲוָה קָאָמַר לְהוּ, וּמִדְּלָא אֲמַר לְעֵדִים — לָא בַּטְּלֵיהּ וְלָא מִידֵּי. וְהַאי דְּקָאָמַר הָכִי — מֵחֲמַת כִּיסּוּפָא הוּא דְּקָאָמַר לְהוּ.Tu aurais pu dire : du fait qu'il lui a dit : « Prends cette reconnaissance de dette », il a annulé le get. Il nous enseigne que non : s'il l'avait annulé, il l'aurait dit aux témoins ; et puisqu'il ne l'a pas dit aux témoins, il n'a rien annulé du tout. Et s'il a parlé ainsi, c'est par honte qu'il l'a dit, ne voulant pas lui révéler sur le moment ce qu'il faisait.
- רַב יִצְחָק בַּר בִּיסְנָא אִירְכַסוּ לֵיהּ מַפְתְּחֵי דְּבֵי מִדְרְשָׁא בִּרְשׁוּת הָרַבִּים בְּשַׁבְּתָא, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי פְּדָת. אֲמַר לֵיהּ: זִילRav Yits'hak bar Bisna perdit les clés de la maison d'étude dans le domaine public un Chabbat. Il vint devant Rabbi Pedat pour demander que faire. Il lui dit : « Va
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