Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חוֹלֵץ לָא! לָא, בְּפִקַּחַת וְאַחַר כָּךְ נִתְחָרְשָׁה.faire la 'halitsa (rite libérant du lévirat), non ! La Guemara répond : Non, il s'agit d'une femme capable (juridiquement saine) devenue ensuite sourde-muette.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי אַחִין פִּקְחִין נְשׂוּאִין שְׁתֵּי נׇכְרִיּוֹת, אַחַת פִּקַּחַת וְאַחַת חֵרֶשֶׁת, מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל הַחֵרֶשֶׁת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת? כּוֹנֵס, וְאִם רוֹצֶה לְהוֹצִיא יוֹצִיא. מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל חֵרֶשֶׁת? אוֹ חוֹלֵץ אוֹ מְיַיבֵּם.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Deux frères capables, mariés à deux femmes non apparentées, l'une capable et l'autre sourde-muette : si le capable, mari de la sourde-muette, meurt, que doit faire le capable, mari de la capable ? Il l'épouse, et s'il veut la renvoyer, il la renvoie. Si le capable, mari de la capable, meurt, que doit faire le capable, mari de la sourde-muette ? Ou il fait la 'halitsa, ou il accomplit le lévirat.
- מַאי לָאו: מִדְּהוּא פִּקֵּחַ מֵעִיקָּרָא, הִיא נָמֵי חֵרֶשֶׁת מֵעִיקָּרָא, וְקָתָנֵי: כּוֹנֵס אִין, חוֹלֵץ לָא! מִידֵּי אִירְיָא? הָא כִּדְאִיתָא וְהָא כִּדְאִיתָא.N'est-ce pas que, puisque lui est capable dès l'origine, elle aussi est sourde-muette dès l'origine ? Et il est enseigné : Il l'épouse, oui ; il fait la 'halitsa, non ! La Guemara rejette : Est-ce comparable ? Celui-ci est comme il est, et celle-là comme elle est : lui est capable depuis toujours, tandis qu'elle ne l'est devenue qu'ensuite.
- אֵיתִיבֵיהּ: שְׁנֵי אַחִין, אֶחָד פִּקֵּחַ וְאֶחָד חֵרֵשׁ, נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, אַחַת פִּקַּחַת וְאַחַת חֵרֶשֶׁת. מֵת חֵרֵשׁ בַּעַל חֵרֶשֶׁת, מָה יַעֲשֶׂה פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת? תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה.Il lui a objecté (112b) : Deux frères, l'un capable et l'autre sourd-muet, mariés à deux sœurs, l'une capable et l'autre sourde-muette. Si le sourd-muet, mari de la sourde-muette, meurt, que doit faire le capable, mari de la capable ? La veuve sort au titre de sœur de l'épouse.
- מֵת פִּקֵּחַ בַּעַל פִּקַּחַת, מָה יַעֲשֶׂה חֵרֵשׁ בַּעַל חֵרֶשֶׁת? מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט, וְאֵשֶׁת אָחִיו אֲסוּרָה לְעוֹלָם.Si le capable, mari de la capable, meurt, que doit faire le sourd-muet, mari de la sourde-muette ? Il renvoie sa femme par un get (acte de divorce), et la femme de son frère est interdite pour toujours. Il ne peut garder sa femme, sœur de sa yevama (veuve soumise au lévirat) selon la Torah ; il ne peut épouser la yevama, sœur de celle qu'il a divorcée, ni faire la 'halitsa, étant sourd-muet.
- וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי בְּפִקֵּחַ וְאַחַר כָּךְ נִתְחָרֵשׁ — מִי מָצֵי מַפֵּיק? וְהָתְנַן: נִתְחָרְשָׁה — יוֹצִיא, נִשְׁתַּטֵּית — לֹא יוֹצִיא. נִתְחָרֵשׁ הוּא אוֹ נִשְׁתַּטָּה — לֹא יוֹצִיא עוֹלָמִית.Et si tu dis qu'ici aussi il s'agit d'un homme capable devenu ensuite sourd-muet, peut-il donc renvoyer sa femme ? Or nous avons appris (112b) : Si elle devient sourde-muette, il la renvoie ; si elle perd la raison, il ne la renvoie pas. Si c'est lui qui devient sourd-muet ou qui perd la raison, il ne la renvoie jamais.
- אֶלָּא לָאו, בְּחֵרֵשׁ מֵעִיקָּרָא, וּמִדְּהוּא חֵרֵשׁ מֵעִיקָּרָא — הִיא נָמֵי חֵרֶשֶׁת מֵעִיקָּרָא. וּמִדַּאֲחָיוֹת חֵרְשׁוֹת מֵעִיקָּרָא — נׇכְרִיּוֹת נָמֵי חֵרְשׁוֹת מֵעִיקָּרָא, וּתְנַן גַּבֵּי נׇכְרִיּוֹת: כּוֹנֵס אִין, חוֹלֵץ לָא! אִישְׁתִּיק.Mais n'est-ce pas plutôt un sourd-muet dès l'origine ? Et puisque lui est sourd-muet dès l'origine, elle aussi est sourde-muette dès l'origine. Et puisque les sœurs sont sourdes-muettes dès l'origine, les non-apparentées aussi sont sourdes-muettes dès l'origine, et nous avons appris à propos des non-apparentées : Il l'épouse, oui ; il fait la 'halitsa, non ! Devant cette objection, Rabba s'est tu.
- כִּי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא תּוֹתְבֵיהּ מֵהָא, דְּיָכֵול לְשַׁנּוֹיֵי לָךְ: אֲחָיוֹת — חֵרְשׁוֹת מֵעִיקָּרָא, נׇכְרִיּוֹת — פִּקְּחוֹת וְאַחַר כָּךְ נִתְחָרְשׁוּ.Quand Abayé est venu devant Rav Yossef, celui-ci lui a dit : Pourquoi lui as-tu objecté à partir de cela, alors qu'il pouvait te répondre : Les sœurs sont sourdes-muettes dès l'origine, les non-apparentées sont capables et devenues ensuite sourdes-muettes ?
- אֶלָּא אִיבְּעִי לָךְ לְאוֹתֹבֵיהּ מֵהָא: שְׁנֵי אַחִין חֵרְשִׁין נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת פִּקְּחוֹת, אוֹ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת חֵרְשׁוֹת, אוֹ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת אַחַת פִּקַּחַת וְאַחַת חֵרֶשֶׁת. וְכֵן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת חֵרְשׁוֹת נְשׂוּאוֹת לִשְׁנֵי אַחִין פִּקְחִין, אוֹ לִשְׁנֵי אַחִין חֵרְשִׁין, אוֹ לִשְׁנֵי אַחִין אֶחָד פִּקֵּחַ וְאֶחָד חֵרֵשׁ — הֲרֵי אֵלּוּ פְּטוּרוֹת מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּיבּוּם. וְאִם הָיוּ נׇכְרִיּוֹת — יִכְנוֹסוּ, וְאִם רָצוּ לְהוֹצִיא — יוֹצִיאוּ.Tu aurais plutôt dû lui objecter ceci (112b) : Deux frères sourds-muets mariés à deux sœurs capables, ou à deux sœurs sourdes-muettes, ou à deux sœurs, l'une capable et l'autre sourde-muette ; et de même deux sœurs sourdes-muettes mariées à deux frères capables, ou à deux frères sourds-muets, ou à deux frères, l'un capable et l'autre sourd-muet : elles sont dispensées de la 'halitsa et du lévirat. Et si elles étaient non apparentées, qu'ils les épousent, et s'ils veulent les renvoyer, qu'ils les renvoient.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא בְּפִקְחִים וּלְבַסּוֹף נִתְחָרְשׁוּ, מִי מָצֵי מַפְּקִי? וְהָתְנַן: נִשְׁתַּטֵּית — לֹא יוֹצִיא, נִתְחָרֵשׁ הוּא אוֹ נִשְׁתַּטָּה — לֹא יוֹצִיא עוֹלָמִית!De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'ils étaient capables et sont finalement devenus sourds-muets, peuvent-ils donc renvoyer ? Or nous avons appris : Si elle perd la raison, il ne la renvoie pas ; si c'est lui qui devient sourd-muet ou qui perd la raison, il ne la renvoie jamais !
- אֶלָּא לָאו אַחֵרְשִׁין מֵעִיקָּרָא, וּמִדְּהֵן חֵרְשִׁין מֵעִיקָּרָא — אִינְהוּ נָמֵי חֵרְשׁוֹת מֵעִיקָּרָא, וְקָתָנֵי: אִם הָיוּ נׇכְרִיּוֹת — יִכְנוֹסוּ. יִכְנוֹסוּ — אִין, יַחְלֹצוּ — לָא! תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה תְּיוּבְתָּא.Mais n'est-ce pas plutôt des sourds-muets dès l'origine ? Et puisqu'ils sont sourds-muets dès l'origine, elles aussi sont sourdes-muettes dès l'origine, et il est enseigné : Si elles étaient non apparentées, qu'ils les épousent. Qu'ils les épousent, oui ; qu'ils fassent la 'halitsa, non ! La réfutation de Rabba est une réfutation définitive.
- קְטַנָּה וְחֵרֶשֶׁת וְכוּ׳. אָמַר רַב נַחְמָן: אַשְׁכַּחְתֵּיהּ לְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה וּלְרַב חָנָא חַתְנֵיהּ, דְּיָתְבִי וְקָמַקְווּ אַקְווֹתָא בְּשׁוּקָא דְּפוּמְבְּדִיתָא וְאָמְרִי, הָא דִּתְנַן: קְטַנָּה וְחֵרֶשֶׁת, אֵין בִּיאַת אַחַת מֵהֶן פּוֹטֶרֶת צָרָתָהּ, הָנֵי מִילֵּי דִּנְפַלָה לֵיהּ מֵאָחִיו פִּקֵּחַ, דְּלָא יָדְעִינַן אִי בִּקְטַנָּה נִיחָא לֵיהּ אִי בְּחֵרֶשֶׁת נִיחָא לֵיהּIl a été enseigné dans la Michna : Une mineure et une sourde-muette, etc. Rav Na'hman a dit : J'ai trouvé Rav Adda bar Ahava et Rav 'Hana, son gendre, assis, soulevant des questions (selon Rachi, ou rassemblant des auditeurs) sur la place de marché de Poumbedita, et ils disaient : Ce que nous avons appris : Une mineure et une sourde-muette, le rapport de l'une d'elles ne dispense pas sa coépouse, ne s'applique que lorsqu'elle lui échoit de son frère capable, car nous ne savons pas si la mineure lui convenait ou si la sourde-muette lui convenait.
- אִי בִּקְטַנָּה נִיחָא לֵיהּ — דְּאָתְיָא לִכְלַל דֵּיעָה, אִי בְּחֵרֶשֶׁת נִיחָא — דִּגְדוֹלָה הִיא, וּבַת בִּיאָה הִיא. אֲבָל נָפְלָה מֵאָחִיו חֵרֵשׁ — וַדַּאי בְּחֵרֶשֶׁת נִיחָא לֵיהּ, דְּבַת בִּיאָה הִיא וּבַת מִינֵּיהּ הִיא.Peut-être la mineure lui convenait-elle, car elle parviendrait à la raison ; peut-être la sourde-muette lui convenait-elle, car elle est adulte et apte aux rapports. Mais si elle lui échoit de son frère sourd-muet, c'est certainement la sourde-muette qui lui convenait, car elle est apte aux rapports et de sa condition.
- וְאָמֵינָא לְהוּ אֲנָא: אֲפִילּוּ נְפַלָה לֵיהּ מֵאָחִיו חֵרֵשׁ נָמֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ.Et moi, je leur ai dit : Même si elle lui échoit de son frère sourd-muet, le doute demeure.
- כֵּיצַד תַּקָּנָתָן? אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב: כּוֹנֵס הַחֵרֶשֶׁת וּמוֹצִיאָהּ בְּגֵט, וּקְטַנָּה תַּמְתִּין עַד שֶׁתַּגְדִּיל, וְתַחְלוֹץ.Quelle est leur solution ? Rav 'Hisda a dit au nom de Rav : Il épouse la sourde-muette et la renvoie par un get, et la mineure attend de grandir et fait la 'halitsa.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: שְׁמַע מִינַּהּ, קָסָבַר רַב: חֵרֶשֶׁת קְנוּיָה וּמְשׁוּיֶּירֶת, קְטַנָּה קְנוּיָה וְאֵינָהּ קְנוּיָה. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חֵרֶשֶׁת קְנוּיָה וְאֵינָהּ קְנוּיָה, קְטַנָּה קְנוּיָה וּמְשׁוּיֶּירֶת, חֵרֶשֶׁת אַמַּאי כּוֹנֵס וּמוֹצִיאָהּ בְּגֵט?Rav 'Hisda a dit : Déduis-en que Rav considère que la sourde-muette est acquise, mais avec un reste (acquise partiellement), et que la mineure est acquise ou n'est pas acquise (l'un ou l'autre, on l'ignore). Car s'il te vient à l'esprit que la sourde-muette est acquise ou n'est pas acquise, et que la mineure est acquise avec un reste, pourquoi la sourde-muette, il l'épouserait et la renverrait par un get ?
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