Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אָתְיָא ״רְדִיפָה״ ״רְדִיפָה״. כְּתִיב הָכָא: ״בַּקֵּשׁ שָׁלוֹם וְרׇדְפֵהוּ״, וּכְתִיב הָתָם: ״רוֹדֵף צְדָקָה וָחָסֶד יִמְצָא חַיִּים צְדָקָה וְכָבוֹד״. בַּהֲפָרַת נְדָרִים, כְּרַבִּי נָתָן. דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: הַנּוֹדֵר — כְּאִילּוּ בָּנָה בָּמָה. וְהַמְקַיְּימוֹ — כְּאִילּוּ הִקְרִיב עָלֶיהָ קׇרְבָּן.Et Rabbi Abahou a dit : On le déduit par une guezéra chava (analogie textuelle) des mots « poursuite » et « poursuite ». Il est écrit ici : « Recherche la paix et poursuis-la » (Psaumes 34, 15), et il est écrit là-bas : « Celui qui poursuit la justice et la bonté trouvera la vie, la justice et l'honneur » (Proverbes 21, 21) : poursuivre la paix est donc une mitsva (commandement), au même titre que poursuivre la justice et la bonté. Quant à l'annulation des vœux, à laquelle il faut aussi s'attacher, cela est conforme à l'opinion de Rabbi Natan. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Natan dit : Celui qui fait un vœu est comme s'il avait bâti un autel privé, à l'époque où cela est interdit, et celui qui l'accomplit est comme s'il y avait offert un sacrifice. Mieux vaut donc demander à un Sage d'annuler ce vœu.
- וְיִתְרַחֵק מִשְּׁלֹשָׁה דְּבָרִים: מִן הַמֵּיאוּנִין — דִּלְמָא גָּדְלָה וּמִיחָרְטָא בָּהּ. מִן הַפִּקְדוֹנוֹת — בְּבַר מָתָא, דְּבַיְיתֵיהּ כִּי בַיְיתֵיהּ דָּמֵי. מִן הָעֵרָבוֹן — בַּעֲרָבֵי שַׁלְצִיּוֹן.Et qu'il s'éloigne de trois choses : des refus (mi'oun, par lequel une orpheline mineure dénonce son mariage), de peur qu'elle ne grandisse et ne regrette son acte ; des dépôts, c'est-à-dire de ceux confiés par un habitant de la ville, car celui-ci considère sa maison (celle du gardien) comme sa propre maison : il risque d'y entrer, de reprendre le dépôt à l'insu du gardien, puis de le lui réclamer ; et de la garantie, c'est-à-dire des garanties de Chaltsiyon, où le prêteur peut réclamer son dû au garant avant même de s'adresser à l'emprunteur.
- דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַאי דִּכְתִיב: ״רַע יֵרוֹעַ כִּי עָרַב זָר״ — רָעָה אַחַר רָעָה תָּבֹא לִמְקַבְּלֵי גֵרִים, וְלַעֲרָבֵי שַׁלְצִיּוֹן, וּלְתוֹקֵעַ עַצְמוֹ לִדְבַר הֲלָכָה. מְקַבְּלֵי גֵרִים — כְּרַבִּי חֶלְבּוֹ. דְּאָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ: קָשִׁים גֵּרִים לְיִשְׂרָאֵל כְּסַפַּחַת בָּעוֹר.Car Rabbi Yits'hak a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Il subira mal sur mal, celui qui s'est porté garant pour un étranger » (Proverbes 11, 15) ? Cela signifie : malheur après malheur viendra sur ceux qui acceptent des convertis, sur les garants de Chaltsiyon et sur celui qui s'enfonce dans une affaire de halakha (loi). La Guemara (discussion des Amoraïm) explique : ceux qui acceptent des convertis, c'est conforme à l'opinion de Rabbi 'Helbo. Car Rabbi 'Helbo a dit : Les convertis sont aussi pénibles pour Israël qu'une plaque de lèpre sur la peau.
- עֲרָבֵי שַׁלְצִיּוֹן — דְּעָבְדִי שְׁלוֹף דּוֹץ. תּוֹקֵעַ עַצְמוֹ לִדְבַר הֲלָכָה — דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל הָאוֹמֵר אֵין לוֹ תּוֹרָה — אֵין לוֹ תּוֹרָה. פְּשִׁיטָא! אֶלָּא: כׇּל הָאוֹמֵר אֵין לוֹ אֶלָּא תּוֹרָה — אֵין לוֹ אֶלָּא תּוֹרָה.Les garants de Chaltsiyon, ce sont ceux qui pratiquent le « retire, enfonce » : ils retirent l'emprunteur et enfoncent le garant à sa place. Celui qui s'enfonce dans une affaire de halakha, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé dit : Quiconque dit qu'il n'a pas de Torah n'a pas de Torah. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Mais plutôt : Quiconque dit qu'il n'a que la Torah n'a que la Torah.
- הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! אֶלָּא דַּאֲפִילּוּ תּוֹרָה אֵין לוֹ. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב פָּפָּא, אָמַר קְרָא: ״וְלִמַּדְתֶּם וַעֲשִׂיתֶם״ — כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בַּעֲשִׂיָּה יֶשְׁנוֹ בִּלְמִידָה, כֹּל שֶׁאֵינוֹ בַּעֲשִׂיָּה אֵינוֹ בִּלְמִידָה.Cela aussi est évident ! Mais plutôt, cela signifie qu'il n'a même pas la Torah. Quelle en est la raison ? Rav Pappa a dit : Le verset dit : « Vous les apprendrez et vous les accomplirez » (Deutéronome 5, 1) : quiconque s'adonne à l'accomplissement s'adonne aussi à l'étude ; quiconque ne s'adonne pas à l'accomplissement ne s'adonne pas à l'étude : son étude ne lui est pas comptée.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, לְעוֹלָם כִּדְאָמְרִיתוּ מֵעִיקָּרָא: כׇּל הָאוֹמֵר אֵין לוֹ אֶלָּא תּוֹרָה — אֵין לוֹ אֶלָּא תּוֹרָה, לָא צְרִיכָא דְּקָא מַגְמַר לְאַחֲרִינֵי וְאָזְלִי וְעָבְדִי. מַהוּ דְּתֵימָא: אִית לֵיהּ אַגְרָא לְדִידֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Et si tu veux, dis : En réalité, c'est comme vous l'avez dit au début : Quiconque dit qu'il n'a que la Torah n'a que la Torah. Ce n'est nécessaire que pour celui qui enseigne à d'autres, lesquels vont et accomplissent les mitsvot. Tu aurais pu dire qu'il a un salaire pour lui-même pour ces accomplissements ; il nous enseigne donc que non, puisqu'il ne visait pas lui-même à accomplir.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, תּוֹקֵעַ עַצְמוֹ לִדְבַר הֲלָכָה: בְּדַיָּינָא דְּאָתֵי דִּינָא לְקַמֵּיהּ, וְגָמַר הֲלָכָה וּמְדַמֵּי מִילְּתָא לְמִילְּתָא, וְאִית לֵיהּ רַבָּה וְלָא אָזֵיל מְשַׁאֵיל.Et si tu veux, dis que celui qui s'enfonce dans une affaire de halakha désigne un juge devant qui vient un procès, qui connaît une règle voisine, compare une chose à l'autre pour trancher, alors qu'il a un maître, et ne va pas le consulter.
- דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: לְעוֹלָם יִרְאֶה דַּיָּין עַצְמוֹ כְּאִילּוּ חֶרֶב מוּנַּחַת לוֹ בֵּין יְרֵיכוֹתָיו, וְגֵיהִנָּם פְּתוּחָה לוֹ מִתַּחְתָּיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה מִטָּתוֹ שֶׁלִּשְׁלֹמֹה שִׁשִּׁים גִּבּוֹרִים סָבִיב לָהּ מִגִּבּוֹרֵי יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳ מִפַּחַד בַּלֵּילוֹת״, מִפַּחַד שֶׁל גֵּיהִנָּם שֶׁדּוֹמֶה לְלַיְלָה.Car Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : Un juge doit toujours se voir comme si une épée était posée entre ses cuisses (s'il penche d'un côté ou de l'autre, il sera blessé) et comme si la Géhenne était ouverte sous lui, ainsi qu'il est dit : « Voici le lit de Chelomo, soixante vaillants l'entourent, parmi les vaillants d'Israël, etc., par crainte des nuits » (Cantique des Cantiques 3, 7-8), c'est-à-dire par crainte de la Géhenne, qui ressemble à la nuit.
- רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם מֵיאֲנָה וְכוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר מֵרַב: מַאי טַעְמָא דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל — מִשּׁוּם דְּקָסָבַר קִידּוּשֵׁי קְטַנָּה מִיתְלָא תְּלוּ, וְכִי גָּדְלָה גָּדְלִי בַּהֲדַהּ, אַף עַל גַּב דְּלָא בְּעַל,Il a été enseigné dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : Rabban Gamliel dit : Si elle a refusé, etc. Si la mineure refuse d'elle-même, c'est bien ; sinon, qu'on attende qu'elle grandisse, et sa sœur veuve sortira au titre de sœur de l'épouse. Rabbi Éléazar a demandé à Rav : Quelle est la raison de Rabban Gamliel ? Est-ce parce qu'il considère que les kiddouchin (consécration matrimoniale) d'une mineure sont en suspens et que, lorsqu'elle grandit, ils grandissent avec elle, même s'il n'a pas eu de rapport avec elle depuis sa majorité ?
- אוֹ דִלְמָא מִשּׁוּם דְּקָסָבַר: הַמְקַדֵּשׁ אֲחוֹת יְבָמָה — נִפְטְרָה יְבָמָה וְהָלְכָה לָהּ, אִי בְּעַל — אִין, אִי לָא בְּעַל — לָא?Ou peut-être est-ce parce qu'il considère que, lorsque le yavam (beau-frère soumis au lévirat) consacre la sœur de sa yevama (veuve soumise au lévirat), la yevama est dispensée et s'en va de son côté ? Dans ce cas, s'il a eu un rapport avec sa femme après sa majorité, oui, la yevama est dispensée ; s'il n'a pas eu de rapport, non.
- אֲמַר לֵיהּ: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, מִשּׁוּם דְּקָסָבַר: הַמְקַדֵּשׁ אֲחוֹת יְבָמָה — נִפְטְרָה יְבָמָה וְהָלְכָה לָהּ, אִי בְּעַל — אִין, אִי לָא בְּעַל — לָא.Il lui a dit : Voici la raison de Rabban Gamliel : parce qu'il considère que celui qui consacre la sœur de sa yevama, la yevama est dispensée et s'en va ; s'il a eu un rapport, oui, s'il n'a pas eu de rapport, non.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אָמֵינָא, כִּי נָיֵים וְשָׁכֵיב רַב, אֲמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. דְּתַנְיָא: הַמְקַדֵּשׁ אֶת הַקְּטַנָּה — קִידּוּשֶׁיהָ תְּלוּיִין. מַאי ״תְּלוּיִין״? לָאו כִּי גָּדְלָה גָּדְלִי בַּהֲדַהּ, וְאַף עַל גַּב דְּלָא בָּעַל?Rav Chéchèt a dit : Je dis que c'est en somnolant, couché, que Rav a dit cet enseignement, tant il est difficile. Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui consacre une mineure, ses kiddouchin sont en suspens. Que signifie « en suspens » ? N'est-ce pas que, lorsqu'elle grandit, ils grandissent avec elle, même s'il n'a pas eu de rapport ?
- אֲמַר לֵיהּ רָבִין בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: הָא מִילְּתָא דִקְטַנָּה, מִיתְלָא תַּלְיָא וְקָיְימָא, אִי בְּעַל — אִין, אִי לָא בְּעַל — לָא. דְּאָמְרָה: הוּא עָדִיף מִינַּאי, וַאֲנָא עֲדִיפְנָא מִינֵּיהּ.Ravin, fils de Rav Na'hman, lui a dit : Cette affaire de la mineure reste en suspens : s'il a un rapport avec elle après sa majorité, oui, ses kiddouchin se réalisent ; s'il n'a pas de rapport, non. Car elle se dit : Il a un avantage sur moi (il peut me renvoyer par un get, acte de divorce) et j'ai un avantage sur lui (je peux le quitter par un refus).
- וְסָבַר רַב: אִי בְּעַל — אִין, אִי לָא בְּעַל — לָא? וְהָא אִיתְּמַר: קְטַנָּה שֶׁלֹּא מֵיאֲנָה, וְהִגְדִּילָה, וְעָמְדָה וְנִשֵּׂאת, רַב אָמַר: אֵינָהּ צְרִיכָה גֵּט מִשֵּׁנִי, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: צְרִיכָה גֵּט מִשֵּׁנִי.La Guemara demande : Et Rav pense-t-il vraiment que s'il a un rapport, oui, et s'il n'a pas de rapport, non ? Or il a été dit : Une mineure qui n'a pas refusé, a grandi et est allée épouser un autre homme : Rav a dit : Elle n'a pas besoin de get du second (elle est pleinement mariée au premier et le second mariage est nul) ; et Chmouel a dit : Elle a besoin d'un get du second.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.