Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹסֵר. וְכֵן הַמְגָרֵשׁ אֶת הַיְּתוֹמָה וְהֶחְזִירָהּ — מוּתֶּרֶת לַיָּבָם. וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹסֵר. קְטַנָּה שֶׁהִשִּׂיאָהּ אָבִיהָ, וְנִתְגָּרְשָׁה — כִּיתוֹמָה בְּחַיֵּי הָאָב. וְהֶחְזִירָהּ — דִּבְרֵי הַכֹּל אֲסוּרָה לַיָּבָם.et Rabbi Elazar interdit. De même, celui qui divorce l'orpheline et la reprend puis meurt : elle est permise au yavam (le beau-frère tenu au lévirat), et Rabbi Elazar interdit. Une mineure que son père a mariée et qui a été divorcée pendant sa minorité est comme une orpheline du vivant de son père, car il n'a plus le droit de la marier et elle-même, mineure, ne peut contracter un mariage complet. S'il l'a reprise alors qu'elle est encore mineure, puis meurt sans enfant, de l'avis de tous elle est interdite au yavam.
- גְּמָ׳ אָמַר עֵיפָה: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר — הוֹאִיל וְעָמְדָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת בְּאִיסּוּרָא. אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְעֵיפָה: אִי הָכִי, חֲלִיצָה נָמֵי לָא תִּיבְעֵי!GUEMARA : Eifa a dit : Quelle est la raison de Rabbi Elazar ? Parce qu'elle s'est trouvée à son égard un moment sous un interdit, celui de divorcée de son frère. Nos Maîtres ont dit à Eifa : S'il en est ainsi, la 'halitsa (le déchaussement qui dispense du lévirat) ne devrait pas non plus être nécessaire !
- וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי, וְהָתַנְיָא, מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ: חוֹלֶצֶת! אֶלָּא אָמַר עֵיפָה: רַבִּי אֶלְעָזָר לָא יָדַעְנָא מַאי טַעְמָא.Et si tu dis : Effectivement, n'a-t-il pas été enseigné : On a dit au nom de Rabbi Elazar qu'elle accomplit la 'halitsa ! Plutôt, Eifa a dit : Rabbi Elazar, je ne sais pas quelle est sa raison.
- אָמַר אַבָּיֵי, הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר: מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי מִיתָה מַפֶּלֶת, אִי נִשּׂוּאִין הָרִאשׁוֹנִים מַפִּילִים. אִי מִיתָה מַפֶּלֶת — הָא רַמְיָא קַמֵּיהּ לְיִיבּוּם, אִי נִשּׂוּאִין הָרִאשׁוֹנִים מַפִּילִים — הָא עָמְדָה עָלָיו שָׁעָה אַחַת בְּאִיסּוּר.Abayé a dit : Voici la raison de Rabbi Elazar : Il est dans le doute : est-ce la mort qui fait tomber la femme devant le yavam, ou sont-ce les premières noces qui la font tomber ? Si c'est la mort qui fait tomber, elle est tombée devant lui pour le lévirat ; si ce sont les premières noces qui font tomber, elle s'est trouvée à son égard un moment sous un interdit. C'est pourquoi il ne l'épouse pas, mais elle doit accomplir la 'halitsa.
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם פְּשִׁיטָא לְרַבִּי אֶלְעָזָר דְּמִיתָה מַפֶּלֶת, וּמִיהוּ הַכֹּל בְּקִיאִין בְּגֵירוּשִׁין, וְאֵין הַכֹּל בְּקִיאִין בַּחֲזָרָה.Rava a dit : En réalité, il est évident pour Rabbi Elazar que c'est la mort qui fait tomber ; mais tous sont au courant des divorces, et tous ne sont pas au courant du retour, et l'on croirait qu'il épouse la divorcée de son frère.
- אַדְּרַבָּה: חֲזָרָה, כֵּיוָן דְּיָתְבָא תּוּתֵיהּ, אִית לֵיהּ קָלָא! מִי לָא עָסְקִינַן דְּאַהְדְּרַהּ בְּאוּרְתָּא וּשְׁכֵיב בְּצַפְרָא.La Guemara objecte : Au contraire ! Le retour, puisqu'elle demeure sous son toit, s'ébruite ! La Guemara répond : Ne traitons-nous pas aussi du cas où il l'a reprise le soir et est mort le matin ?
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּגָזַר הָנֵי מִשּׁוּם יְתוֹמָה בְּחַיֵּי הָאָב וְהֶחְזִירָהּ. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: קְטַנָּה שֶׁהִשִּׂיאָהּ אָבִיהָ וְנִתְגָּרְשָׁה, כִּיתוֹמָה בְּחַיֵּי הָאָב. וְהֶחְזִירָהּ — דִּבְרֵי הַכֹּל שֶׁאֲסוּרָה לַיָּבָם.Rav Achi a dit : Voici la raison de Rabbi Elazar : Il a décrété pour celles-ci à cause de l'orpheline du vivant de son père, que son mari a reprise. C'est aussi ce qui paraît logique, puisque la fin enseigne : Une mineure que son père a mariée et qui a été divorcée est comme une orpheline du vivant de son père ; et s'il l'a reprise, de l'avis de tous elle est interdite au yavam.
- הַאי מַאי לְמֵימְרָא? פְּשִׁיטָא! אֶלָּא לָאו הָא קָא מַשְׁמַע לַן, טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר דְּגָזַר הָנָךְ מִשּׁוּם הַאי. שְׁמַע מִינַּהּ.Qu'y a-t-il à dire là ? C'est évident ! Plutôt, n'est-ce pas ceci qu'elle nous enseigne : la raison de Rabbi Elazar est qu'il a décrété pour celles-là à cause de celle-ci. Déduis-en que c'est bien cela.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי אֶלְעָזָר בִּקְטַנָּה שֶׁהִשִּׂיאָהּ אָבִיהָ וְנִתְגָּרְשָׁה — הֲרֵי הִיא כִּיתוֹמָה בְּחַיֵּי הָאָב, וְהֶחְזִירָהּ — שֶׁאֲסוּרָה לַיָּבָם, מִפְּנֵי שֶׁגֵּירוּשֶׁיהָ גֵּירוּשִׁין גְּמוּרִין, וְאֵין חֲזָרָתָהּ חֲזָרָה גְּמוּרָה.Il a été enseigné une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conforme à Rav Achi : Les Sages reconnaissent à Rabbi Elazar que, pour une mineure que son père a mariée et qui a été divorcée, elle est comme une orpheline du vivant de son père, et s'il l'a reprise, elle est interdite au yavam, car son divorce est un divorce complet, et son retour n'est pas un retour complet.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁגֵּירְשָׁהּ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה וְהֶחְזִירָהּ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה. אֲבָל גֵּירְשָׁהּ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה וְהֶחְזִירָהּ כְּשֶׁהִיא גְּדוֹלָה, אִי נָמֵי הֶחְזִירָהּ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה וְגָדְלָה אֶצְלוֹ וָמֵת — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת. מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ: חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.De quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il l'a divorcée alors qu'elle était mineure et l'a reprise alors qu'elle était mineure. Mais s'il l'a divorcée alors qu'elle était mineure et l'a reprise alors qu'elle était adulte, ou bien s'il l'a reprise alors qu'elle était mineure, qu'elle a grandi auprès de lui et qu'il est mort, soit elle accomplit la 'halitsa, soit elle se marie en lévirat. On a dit au nom de Rabbi Elazar : Elle accomplit la 'halitsa et ne se marie pas en lévirat.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: צָרָתָהּ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: הִיא גּוּפַהּ גְּזֵירָה, וַאֲנַן נֵיקוּם וְנִיגְזוֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה?Rava a demandé à Rav Na'hman : Sa coépouse, qu'en est-il ? Il lui a dit : Elle-même relève d'un décret, et nous irions décréter un décret pour un décret ?
- וְהָא תַּנְיָא, מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ: הִיא וְצָרָתָהּ חוֹלֶצֶת. הִיא וְצָרָתָהּ סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא לָאו: אוֹ הִיא אוֹ צָרָתָהּ חוֹלֶצֶת? לָאו תָּרוֹצֵי קָמְתָרְצַתְּ, תָּרֵיץ הָכִי: הִיא — חוֹלֶצֶת, צָרָתָהּ — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַיבֶּמֶת.La Guemara objecte : Mais il a été enseigné : On a dit au nom de Rabbi Elazar : Elle et sa coépouse accomplissent la 'halitsa. La Guemara s'étonne : « Elle et sa coépouse », comment l'imaginer ? Une seule 'halitsa dispense l'autre. Plutôt, n'est-ce pas : soit elle, soit sa coépouse accomplit la 'halitsa ? La Guemara répond : N'es-tu pas en train de corriger le texte ? Corrige-le ainsi : Elle accomplit la 'halitsa ; sa coépouse, soit elle accomplit la 'halitsa, soit elle se marie en lévirat.
- מַתְנִי׳ שְׁנֵי אַחִין נְשׂוּאִין לִשְׁתֵּי אֲחָיוֹת קְטַנּוֹת, וּמֵת בַּעְלָהּ שֶׁל אַחַת מֵהֶן — הַלֵּזוּ תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה. וְכֵן שְׁתֵּי חֵרְשׁוֹת. גְּדוֹלָה וּקְטַנָּה, מֵת בַּעְלָהּ שֶׁל קְטַנָּה — תֵּצֵא הַקְּטַנָּה מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה.MICHNA : Deux frères mariés à deux sœurs mineures, et le mari de l'une d'elles est mort sans enfant : celle-là partira, dispensée du lévirat, au titre de sœur de sa femme. Il en est de même de deux sourdes-muettes. Si l'une est adulte et l'autre mineure, et que le mari de la mineure est mort, la mineure partira au titre de sœur de sa femme.
- מֵת בַּעְלָהּ שֶׁל גְּדוֹלָה, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מְלַמְּדִין אֶת הַקְּטַנָּה שֶׁתְּמָאֵן בּוֹ.Si le mari de l'adulte est mort, le lien de lévirat, qui est de la Torah, ne peut être écarté par un mariage rabbinique. Rabbi Eliézer dit : On enseigne à la mineure à le refuser, ce qui dissout son mariage et permet le lévirat avec sa sœur.
- רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם מֵיאֲנָה — מֵיאֲנָה, וְאִם לָאו — תַּמְתִּין עַד שֶׁתַּגְדִּיל, וְתֵצֵא הַלֵּזוּ מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה.Rabban Gamliel dit : Si elle a refusé, elle a refusé ; sinon, elle attendra d'être adulte, son mariage étant alors complet selon la Torah, et celle-là partira au titre de sœur de sa femme.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אִי לוֹ עַל אִשְׁתּוֹ, אִי לוֹ עַל אֵשֶׁת אָחִיו. מוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ בְּגֵט — וְאֵשֶׁת אָחִיו בַּחֲלִיצָה.Rabbi Yehochoua dit : Malheur à lui pour sa femme, malheur à lui pour la femme de son frère ! Il renvoie sa femme par un get (acte de divorce) et la femme de son frère par la 'halitsa.
- גְּמָ׳ וּמִי שְׁרֵי? וְהָתָנֵי בַּר קַפָּרָא: לְעוֹלָם יִדְבַּק אָדָם בִּשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים, וְיִתְרַחֵק מִשְּׁלֹשָׁה דְּבָרִים. יִדְבַּק בִּשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: בַּחֲלִיצָה, וּבַהֲבָאַת שָׁלוֹם, וּבַהֲפָרַת נְדָרִים. וְיִתְרַחֵק מִשְּׁלֹשָׁה דְּבָרִים: מִן הַמֵּיאוּן, וּמִן הַפִּקְדוֹנוֹת, וּמִן הָעֵרְבוֹנוֹת! מֵיאוּן דְּמִצְוָה שָׁאנֵי.GUEMARA : Au sujet du conseil de Rabbi Eliézer : Est-ce donc permis ? Bar Kappara n'a-t-il pas enseigné : Qu'un homme s'attache toujours à trois choses et s'éloigne de trois choses. Qu'il s'attache à trois choses : à la 'halitsa, à l'instauration de la paix et à l'annulation des vœux. Et qu'il s'éloigne de trois choses : du mioun (déclaration de refus d'une mineure), des dépôts et des cautionnements ! La Guemara répond : Un mioun pour une mitsva est différent.
- גּוּפָא. תָּנֵי בַּר קַפָּרָא: לְעוֹלָם יִדְבַּק אָדָם בִּשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: בַּחֲלִיצָה — כְּאַבָּא שָׁאוּל, דְּתַנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: הַכּוֹנֵס אֶת יְבִמְתּוֹ לְשֵׁם נוֹי, לְשֵׁם אִישׁוּת, לְשֵׁם דָּבָר אַחֵר — כְּאִילּוּ פּוֹגֵעַ בְּעֶרְוָה, וְקָרוֹב בְּעֵינַי לִהְיוֹת הַוָּלָד מַמְזֵר.Revenons au sujet lui-même. Bar Kappara a enseigné : Qu'un homme s'attache toujours à trois choses : à la 'halitsa, comme le dit Abba Chaoul, car il a été enseigné : Abba Chaoul dit : Celui qui épouse sa yevama (belle-sœur soumise au lévirat) pour sa beauté, pour la vie conjugale ou pour une autre raison, c'est comme s'il touchait une erva (union interdite), et il n'est pas loin à mes yeux que l'enfant soit mamzer (enfant né d'une union interdite).
- בַּהֲבָאַת שָׁלוֹם, דִּכְתִיב: ״בַּקֵּשׁ שָׁלוֹם וְרׇדְפֵהוּ״,À l'instauration de la paix, comme il est écrit : « Recherche la paix et poursuis-la » (Psaumes 34, 15),
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