Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ מִצְוַת חֲלִיצָה: בָּא הוּא וִיבִמְתּוֹ לְבֵית דִּין, וְהֵן מַשִּׂיאִין לוֹ עֵצָה הַהוֹגֶנֶת לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקָרְאוּ לוֹ זִקְנֵי עִירוֹ וְדִבְּרוּ אֵלָיו״,MICHNA. La mitsva de la 'halitza (cérémonie du déchaussement qui libère la veuve du lévirat) se déroule ainsi : il vient avec sa yevama (veuve soumise au lévirat) au tribunal, et ils lui donnent le conseil qui lui convient, comme il est dit : « Et les Anciens de sa ville l'appelleront et lui parleront » (Deutéronome 25, 8).
- וְהִיא אוֹמֶרֶת: ״מֵאֵן יְבָמִי לְהָקִים לְאָחִיו שֵׁם בְּיִשְׂרָאֵל לֹא אָבָה יַבְּמִי״, וְהוּא אוֹמֵר: ״לֹא חָפַצְתִּי לְקַחְתָּהּ״. וּבִלְשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ הָיוּ אוֹמְרִים. ״וְנִגְּשָׁה יְבִמְתּוֹ אֵלָיו לְעֵינֵי הַזְּקֵנִים וְחָלְצָה נַעֲלוֹ מֵעַל רַגְלוֹ וְיָרְקָה בְּפָנָיו״, רוֹק הַנִּרְאֶה לַדַּיָּינִים. ״וְעָנְתָה וְאָמְרָה כָּכָה יֵעָשֶׂה לָאִישׁ אֲשֶׁר לֹא יִבְנֶה אֶת בֵּית אָחִיו״. עַד כָּאן הָיוּ מַקְרִין.Et elle dit : « Mon beau-frère a refusé de relever le nom de son frère en Israël, il n'a pas voulu m'épouser » (Deutéronome 25, 7), et il dit : « Je ne désire pas la prendre » (Deutéronome 25, 8). Et c'est en langue sainte qu'ils le disaient. « Et sa yevama s'approchera de lui aux yeux des Anciens, et elle ôtera sa chaussure de son pied, et elle crachera devant lui » (Deutéronome 25, 9) : un crachat visible pour les juges. « Et elle répondra et dira : ainsi sera-t-il fait à l'homme qui ne bâtit pas la maison de son frère » (Deutéronome 25, 9). Jusque-là, ils faisaient réciter les parties.
- וּכְשֶׁהִקְרָא רַבִּי הוּרְקָנוֹס תַּחַת הָאֵלָה בִּכְפַר עֵיטָם, וְגָמַר אֶת כׇּל הַפָּרָשָׁה, הוּחְזְקוּ לִהְיוֹת גּוֹמְרִין כׇּל הַפָּרָשָׁה. ״וְנִקְרָא שְׁמוֹ בְּיִשְׂרָאֵל בֵּית חֲלוּץ הַנָּעַל״. מִצְוָה בַּדַּיָּינִין, וְלֹא מִצְוָה בַּתַּלְמִידִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִצְוָה עַל כׇּל הָעוֹמְדִים שָׁם לוֹמַר ״חֲלוּץ הַנָּעַל״.Et lorsque Rabbi Hourkanos fit réciter sous le térébinthe à Kfar Eitam, et qu'il acheva tout le passage, on prit l'habitude d'achever tout le passage : « Et son nom sera appelé en Israël : la maison du déchaussé » (Deutéronome 25, 10). C'est une mitsva pour les juges, et non une mitsva pour les élèves présents de dire « déchaussé ». Rabbi Yehouda dit : c'est une mitsva pour tous ceux qui se tiennent là de dire : « Le déchaussé ».
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה, מִצְוַת חֲלִיצָה: קוֹרְאָה וְקוֹרֵא, וְחוֹלֶצֶת וְרוֹקֶקֶת וְקוֹרְאָה. מַאי קָמַשְׁמַע לַן? מַתְנִיתִין הִיא! הָא קָמַשְׁמַע לַן מִצְוָה הָכִי, וְאִי אָפֵיךְ, לֵית לַן בַּהּ.GUEMARA. Rav Yehouda a dit : la mitsva de la 'halitza : elle récite, et il récite, puis elle déchausse, crache et récite. Que nous enseigne-t-il ? C'est notre Michna ! Voici ce qu'il nous enseigne : la mitsva est ainsi, mais si l'on a inversé l'ordre, cela ne nous dérange pas.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בֵּין שֶׁהִקְדִּים חֲלִיצָה לִרְקִיקָה, וּבֵין שֶׁהִקְדִּים רְקִיקָה לַחֲלִיצָה — מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי.Il a été enseigné également ainsi : que l'on ait fait précéder le déchaussement au crachat, ou que l'on ait fait précéder le crachat au déchaussement, ce qu'il a fait est fait.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּמַקְרֵי גֵּט חֲלִיצָה, לָא לַיקְרֵי לְדִידַהּ ״לֹא״ לְחוֹדֵיהּ וְ״אָבָה יַבְּמִי״ לְחוֹדֵיהּ, דְּמַשְׁמַע: ״אָבָה יַבְּמִי״. אֶלָּא: ״לֹא אָבָה יַבְּמִי״.Abayé a dit : celui qui fait lire l'acte de 'halitza ne doit pas lui faire lire, à elle, « n'a pas » à part et « voulu m'épouser » à part, car cela signifierait « il a voulu m'épouser » ; mais plutôt d'un seul trait : « il n'a pas voulu m'épouser ».
- וְלָא לַיקְרֵי לְדִידֵיהּ ״לֹא״ לְחוֹדֵיהּ ״חָפַצְתִּי״ לְחוֹדֵיהּ, דְּמַשְׁמַע ״חָפַצְתִּי לְקַחְתָּהּ״, אֶלָּא ״לֹא חָפַצְתִּי לְקַחְתָּהּ״. רָבָא אָמַר: אַפְסוֹקֵי מִילְּתָא הִיא, וְאַפְסוֹקֵי מִילְּתָא לֵית לַן בַּהּ.Et il ne doit pas lui faire lire, à lui, « ne » à part et « je désire » à part, car cela signifierait « je désire la prendre », mais plutôt : « je ne désire pas la prendre ». Rava a dit : c'est une interruption de la parole, et une interruption de la parole ne nous dérange pas.
- רַב אָשֵׁי אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַב כָּהֲנָא דְּקָמִצְטַעַר וּמַקְרֵי לַהּ ״לֹא אָבָה יַבְּמִי״, אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לֵיהּ מָר לְהָא דְּרָבָא?Rav Achi trouva Rav Kahana qui peinait à lui faire réciter « il n'a pas voulu m'épouser ». Il lui dit : le Maître n'admet-il pas ce qu'a dit Rava ?
- אֲמַר לֵיהּ: מוֹדֵה רָבָא בְּ״לֹא אָבָה יַבְּמִי״. אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּכָתֵב גִּיטָּא דַּחֲלִיצְתָּא — לִיכְתּוֹב הָכִי: אַקְרֵינוּהָ לְדִידַהּ מִן ״מֵאֵן יְבָמִי״ עַד ״אָבָה יַבְּמִי״, וְאַקְרֵינוֹהִי לְדִידֵיהּ מִן ״לֹא״ עַד ״לְקַחְתָּהּ״, וְאַקְרֵינוּהָ לְדִידַהּ מִן ״כָּכָה״ וְעַד ״חֲלוּץ הַנָּעַל״.Il lui dit : Rava concède pour « il n'a pas voulu m'épouser ». Abayé a dit : celui qui écrit un acte de 'halitza doit écrire ainsi : nous lui avons fait lire, à elle, de « a refusé mon beau-frère » jusqu'à « a voulu m'épouser », et nous lui avons fait lire, à lui, de « ne » jusqu'à « la prendre », et nous lui avons fait lire, à elle, de « ainsi » jusqu'à « du déchaussé ».
- מָר זוּטְרָא מְשַׂרְטֵט וְכָתֵיב לְכוּלַּהּ פָּרָשָׁה. מַתְקֵיף לַהּ מָר בַּר אִידִי: וְהָא לֹא נִיתַּן לִיכָּתֵב! וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּמָר זוּטְרָא.Mar Zoutra traçait des lignes et écrivait tout le passage. Mar bar Idi lui objecta : mais il n'a pas été donné pour être écrit à part ! Et la halakha est conforme à Mar Zoutra.
- אָמַר אַבָּיֵי: רָקְקָה וּקְלָטַתּוּ הָרוּחַ — לֹא עָשְׂתָה וְלֹא כְּלוּם. מַאי טַעְמָא — ״וְיָרְקָה בְּפָנָיו״ בָּעֵינַן. הִלְכָּךְ, הוּא אָרוֹךְ וְהִיא גּוּצָה, קְלָטַתְהוּ הָרוּחַ — אִיכָּא ״בְּפָנָיו״. הִיא אֲרוּכָּה וְהוּא גּוּץ — בָּעֵינַן עַד דְּמָטֵי לַהֲדֵי אַפֵּיהּ וַהֲדַר אָזֵיל.Abayé a dit : si elle a craché et que le vent l'a emporté, elle n'a rien fait. Quelle est la raison ? Il nous faut « et elle crachera devant lui ». C'est pourquoi, s'il est grand et elle petite et que le vent l'a emporté, il y a « devant lui ». Si elle est grande et lui petit, il faut que le crachat arrive en face de son visage, et ensuite il peut s'en aller.
- אָמַר רָבָא: אֲכַלָה תּוּמָא וְרָקַת, אֲכַלָה גַּרְגִּישְׁתָּא וְרָקַתה — לֹא עָשְׂתָה וְלֹא כְּלוּם. מַאי טַעְמָא — ״וְיָרְקָה״ מֵעַצְמָהּ בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא. וְאָמַר רָבָא: צְרִיכִי דַּיָּינֵי לְמִיחְזֵי רוּקָּא כִּי נָפֵיק מִפּוּמַּהּ דִּיבָמָה. דִּכְתִיב: ״לְעֵינֵי הַזְּקֵנִים ... וְיָרְקָה״.Rava a dit : si elle a mangé de l'ail et a craché, ou si elle a mangé de l'argile et a craché, elle n'a rien fait. Quelle est la raison ? Il nous faut qu'elle crache d'elle-même, et ce n'est pas le cas. Et Rava a dit : il faut que les juges voient le crachat lorsqu'il sort de la bouche de la yevama, car il est écrit : « aux yeux des Anciens… et elle crachera ».
- ״וְנִקְרָא שְׁמוֹ בְּיִשְׂרָאֵל בֵּית חֲלוּץ הַנָּעַל״ — מִצְוָה בַּדַּיָּינִין וְלֹא בַּתַּלְמִידִים. תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: פַּעַם אַחַת הָיִינוּ יוֹשְׁבִים לִפְנֵי רַבִּי טַרְפוֹן, וּבָאתָה יְבָמָה לַחְלוֹץ, וְאָמַר לָנוּ, עָנוּ כּוּלְּכֶם: ״חֲלוּץ הַנָּעַל״, ״חֲלוּץ הַנָּעַל״, ״חֲלוּץ הַנָּעַל״.« Et son nom sera appelé en Israël : la maison du déchaussé » : c'est une mitsva pour les juges et non pour les élèves. Il a été enseigné : Rabbi Yehouda a dit : une fois, nous étions assis devant Rabbi Tarfon, et une yevama vint pour la 'halitza, et il nous dit : répondez tous : « Le déchaussé », « le déchaussé », « le déchaussé ».
הֲדַרַן עֲלָךְ מִצְוַת חֲלִיצָהNous reviendrons à toi, Mitsvat 'Halitza.
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