Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנוּ רַבָּנַן: חֲלִיצָה מוּטְעֵת — כְּשֵׁרָה. אֵי זוֹ הִיא חֲלִיצָה מוּטְעֵת? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כֹּל שֶׁאוֹמְרִים לוֹ: חֲלוֹץ, וּבְכָךְ אַתָּה כּוֹנְסָהּ.Nos Maîtres ont enseigné : une 'halitza (cérémonie du déchaussement qui libère la veuve du lévirat) obtenue par tromperie est valide. Qu'est-ce qu'une 'halitza obtenue par tromperie ? Rech Lakich a dit : tout cas où on lui dit (au yavam, le beau-frère lévir) : fais la 'halitza, et par cela tu l'épouseras.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן, אֲנִי שׁוֹנֶה: בֵּין שֶׁנִּתְכַּוֵּון הוּא וְלֹא נִתְכַּוְּונָה הִיא, בֵּין שֶׁנִּתְכַּוְּונָה הִיא וְלֹא נִתְכַּוֵּון הוּא — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה, עַד שֶׁיִּתְכַּוְּונוּ שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד. וְאַתְּ אָמְרַתְּ חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁירָה?!Rabbi Yo'hanan lui dit : moi, j'enseigne : qu'il ait eu l'intention et non elle, ou qu'elle ait eu l'intention et non lui, sa 'halitza est invalide, jusqu'à ce qu'ils aient l'intention tous deux ensemble. Et toi, tu dis que sa 'halitza est valide ?!
- אֶלָּא כֹּל שֶׁאוֹמְרִים לוֹ: ״חֲלוֹץ לָהּ עַל מְנָת שֶׁתִּתֵּן לְךָ מָאתַיִם זוּז״. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: חֲלִיצָה מוּטְעֵת — כְּשֵׁירָה. אֵי זוֹ הִיא חֲלִיצָה מוּטְעֵת — כֹּל שֶׁאוֹמְרִים: חֲלוֹץ לָהּ עַל מְנָת שֶׁתִּתֵּן לְךָ מָאתַיִם זוּז.Mais plutôt : tout cas où on lui dit : « Fais-lui la 'halitza à condition qu'elle te donne deux cents zouz » ; même si elle ne les donne pas, la 'halitza est valide. Il a été enseigné également ainsi : une 'halitza obtenue par tromperie est valide. Qu'est-ce qu'une 'halitza obtenue par tromperie ? Tout cas où l'on dit : fais-lui la 'halitza à condition qu'elle te donne deux cents zouz.
- וּמַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה אַחַת שֶׁנָּפְלָה לִפְנֵי יָבָם שֶׁאֵין הָגוּן לָהּ, וְאָמְרוּ לוֹ: ״חֲלוֹץ לָהּ עַל מְנָת שֶׁתִּתֵּן לְךָ מָאתַיִם זוּז״, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי רַבִּי חִיָּיא וְהִכְשִׁירָהּ.Et il arriva qu'une femme tomba devant un yavam qui ne lui convenait pas, et on lui dit : « Fais-lui la 'halitza à condition qu'elle te donne deux cents zouz » ; et le cas vint devant Rabbi 'Hiya, et il la valida.
- הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. אֲמַר לַהּ: בִּתִּי, עֲמוֹדִי! אֲמַרָה לֵיהּ: אֵימָא יְשִׁיבָתָהּ זוֹ הִיא עֲמִידָתָהּ. אֲמַר לַהּ: יָדְעַתְּ לֵיהּ? אֲמַרָה לֵיהּ: אִין, מָמוֹנָא הוּא דַּחֲזָא לַהּ וְקָבְעֵי לְמֵיכְלֵיהּ מִינַּהּ.Un homme vint devant Rabbi 'Hiya bar Abba avec sa yevama (veuve soumise au lévirat). Il lui dit : ma fille, lève-toi ! Elle lui dit : dis plutôt que son assise est sa station debout (autrement dit, s'abstenir du lévirat, c'est son salut). Il lui dit : le connais-tu ? Elle lui dit : oui : c'est l'argent qu'il a vu chez elle, et il veut le dévorer.
- אֲמַר לַהּ: לָא נִיחָא לָךְ? אֲמַרָה לֵיהּ: לָא. אֲמַר לֵיהּ: חֲלוֹץ לָהּ, וּבְכָךְ אַתָּה כּוֹנְסָהּ. לְבָתַר דַּחֲלַץ לַהּ, אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא, מִינָּךְ אִפַּסְלָא לַהּ, חֲלוֹץ לַהּ חֲלִיצָה מְעַלַּיְיתָא, כִּי הֵיכִי דְּתִישְׁתְּרֵי לְעָלְמָא.Il lui dit : cela ne te convient pas ? Elle lui dit : non. Il lui dit (au yavam) : fais-lui la 'halitza, et par cela tu l'épouseras. Après qu'il lui eut fait la 'halitza, il lui dit : maintenant, elle t'est devenue interdite ; fais-lui une 'halitza en bonne et due forme, afin qu'elle soit permise au monde.
- בַּת חֲמוּהּ, דְּרַב פָּפָּא נָפְלָה לִפְנֵי יָבָם שֶׁאֵין הָגוּן לָהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי, אֲמַר לֵיהּ: חֲלוֹץ לָהּ, וּבְכָךְ אַתָּה כּוֹנְסָהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן? וְאֶלָּא הֵיכִי אֵימָא לֵיהּ?La fille du beau-père de Rav Pappa (sa belle-sœur) tomba devant un yavam qui ne lui convenait pas. Il vint devant Abayé. Celui-ci lui dit : fais-lui la 'halitza, et par cela tu l'épouseras. Rav Pappa lui dit : le Maître n'admet-il pas ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan ? Mais alors, comment dois-je lui parler ?
- אֲמַר לֵיהּ: חֲלוֹץ לָהּ עַל מְנָת שֶׁתִּתֵּן לְךָ מָאתַיִם זוּז. לְבָתַר דַּחֲלַץ לַהּ, אֲמַר לַהּ: זִיל הַב לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מְשַׁטָּה אֲנִי בָּךְ עֲבַדָה לֵיהּ.Il lui dit : fais-lui la 'halitza à condition qu'elle te donne deux cents zouz. Après qu'il lui eut fait la 'halitza, il lui dit (Abayé à la belle-sœur) : va, donne-les lui. Il lui dit (Rav Pappa à Abayé) : « je me moquais de toi », voilà ce qu'elle lui a fait.
- מִי לָא תַּנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה בּוֹרֵחַ מִבֵּית הָאֲסוּרִין, וְהָיְתָה מַעְבּוֹרֶת לְפָנָיו, וַאֲמַר לֵיהּ: טוֹל דִּינָר וְהַעֲבִירֵנִי — אֵין לוֹ אֶלָּא שְׂכָרוֹ.N'a-t-il pas été enseigné : celui qui s'enfuyait de prison, et qu'un bac se trouvait devant lui, et qui lui dit (au passeur) : prends un dinar et fais-moi traverser – il n'a droit qu'à son salaire habituel ?
- אַלְמָא אָמַר לֵיהּ מְשַׁטֶּה אֲנִי בָּךְ — הָכָא נָמֵי, מְשַׁטָּה אֲנִי בָּךְ.Il en ressort qu'il peut lui dire : « je me moquais de toi » ; ici aussi : « je me moquais de toi ».
- אֲמַר לֵיהּ: אֲבוּךְ הֵיכָא? אֲמַר לֵיהּ: בְּמָתָא. אִימָּךְ הֵיכָא? אֲמַר לֵיהּ: בְּמָתָא. יְהַב בְּהוּ עֵינֵיהּ (וּשְׁכִיבָן).Il lui dit (Abayé à Rav Pappa, admiratif de sa vivacité) : où est ton père ? Il lui dit : en ville. Où est ta mère ? Il lui dit : en ville. Il posa sur eux son regard, [et ils moururent].
- תָּנוּ רַבָּנַן: חֲלִיצָה מוּטְעֵת — כְּשֵׁרָה. גֵּט מוּטְעֶה — פָּסוּל. חֲלִיצָה מְעוּשֵּׂית — פְּסוּלָה. גֵּט מְעוּשֶּׂה — כָּשֵׁר. הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּאָמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״ — אֲפִילּוּ חֲלִיצָה נָמֵי, וְאִי לָא אָמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״ — גֵּט נָמֵי לָא.Nos Maîtres ont enseigné : une 'halitza obtenue par tromperie est valide, un get (acte de divorce) obtenu par tromperie est invalide. Une 'halitza contrainte est invalide, un get contraint est valide. Comment cela ? Si c'est qu'il a dit « je le veux », même la 'halitza aussi serait valide ; et s'il n'a pas dit « je le veux », le get non plus ne le serait pas.
- הָכִי קָאָמַר: חֲלִיצָה מוּטְעֵת לְעוֹלָם כָּשֵׁר, וְגֵט מוּטְעֶה לְעוֹלָם פָּסוּל. חֲלִיצָה מְעוּשֵּׂית וְגֵט מְעוּשֶּׂה — זִימְנִין כָּשֵׁר וְזִימְנִין פָּסוּל. הָא דְּאָמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״, הָא דְּלָא אָמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״.Voici ce qu'il veut dire : une 'halitza obtenue par tromperie est toujours valide, et un get obtenu par tromperie est toujours invalide. Une 'halitza contrainte et un get contraint sont parfois valides et parfois invalides : ici, lorsqu'il a dit « je le veux » ; là, lorsqu'il n'a pas dit « je le veux ».
- דְּתַנְיָא: ״יַקְרִיב אוֹתוֹ״ — מְלַמֵּד שֶׁכּוֹפִין אוֹתוֹ. יָכוֹל בְּעַל כׇּרְחוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״. הָא כֵּיצַד? כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״. וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא בְּגִיטֵּי נָשִׁים, כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״.Car il a été enseigné : « Il l'offrira » (Lévitique 1, 3) : cela enseigne qu'on le contraint. Pourrait-on penser que ce soit contre son gré ? Le verset dit : « Selon sa volonté » (Lévitique 1, 3). Comment cela ? On le contraint jusqu'à ce qu'il dise « je le veux ». Et de même tu trouves pour les guittin (actes de divorce) des femmes : on le contraint jusqu'à ce qu'il dise « je le veux ».
- אָמַר רָבָא אָמַר רַב סְחוֹרָה אָמַר רַב הוּנָא: חוֹלְצִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַכִּירִין, מְמָאֲנִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַכִּירִין.Rava a dit au nom de Rav Se'hora, au nom de Rav Houna : on procède à la 'halitza même si l'on ne reconnaît pas les parties ; on reçoit le mioun (refus annulant le mariage d'une mineure orpheline) même si l'on ne reconnaît pas la femme.
- לְפִיכָךְ אֵין כּוֹתְבִין גֵּט חֲלִיצָה אֶלָּא אִם כֵּן מַכִּירִין, וְאֵין כּוֹתְבִין גֵּט מֵיאוּן אֶלָּא אִם כֵּן מַכִּירִין, דְּחָיְישִׁינַן לְבֵית דִּין טוֹעִין.C'est pourquoi on n'écrit un acte de 'halitza que si l'on reconnaît les parties, et on n'écrit un acte de mioun que si l'on reconnaît la femme, car nous nous inquiétons d'un tribunal qui se tromperait en se fiant à cet acte sans vérifier.
- וְרָבָא דִּידֵיהּ אוֹמֵר: אֵין חוֹלְצִין אֶלָּא אִם כֵּן מַכִּירִין, וְאֵין מְמָאֲנִין אֶלָּא אִם כֵּן מַכִּירִין. לְפִיכָךְ כּוֹתְבִין גֵּט חֲלִיצָה אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַכִּירִין, וְכוֹתְבִין גֵּט מֵיאוּן אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַכִּירִין, וְלָא חָיְישִׁינַן לְבֵית דִּין טוֹעִין.Et Rava, pour sa part, dit : on ne procède à la 'halitza que si l'on reconnaît les parties, et on ne reçoit le mioun que si l'on reconnaît la femme. C'est pourquoi on écrit un acte de 'halitza même si l'on ne reconnaît pas, et on écrit un acte de mioun même si l'on ne reconnaît pas, et nous ne nous inquiétons pas d'un tribunal qui se tromperait.
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