Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָעָה הִיא אֵצֶל צַדִּיקִים. שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִשָּׁמֶר לְךָ פֶּן תְּדַבֵּר עִם יַעֲקֹב מִטּוֹב עַד רָע״, בִּשְׁלָמָא רַע — לְחַיֵּי, אֶלָּא טוֹב אַמַּאי לָא? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: טוֹבָתָן שֶׁל רְשָׁעִים — רָעָה הִיא אֵצֶל צַדִּיקִים.Le bien que procurent les impies est un mal pour les justes, car le juste n'en tire aucun plaisir. Comme il est dit par D.ieu à Lavan : « Garde-toi de parler à Ya'akov, que ce soit en bien ou en mal » (Genèse 31, 24). Certes, ne pas lui parler en mal : c'est compréhensible. Mais en bien, pourquoi pas ? Déduis-en donc que même le bien des impies est un mal pour les justes.
- בִּשְׁלָמָא הָתָם, דִּלְמָא מַדְכַּר לֵיהּ שְׁמָא דַּעֲבוֹדָה זָרָה. אֶלָּא הָכָא, מַאי רָעָה אִיכָּא?La Guemara demande : Certes, là-bas, dans le cas de Lavan et de Ya'akov, on comprend en quoi le bien de l'impie serait un mal : peut-être lui mentionnerait-il le nom de son idole, ce qui répugnerait à Ya'akov. Mais ici, pour Yaël qui a tiré du plaisir de sa relation avec Sissera, quel mal y a-t-il ?
- דְּקָא שָׁדֵי בָּהּ זוּהֲמָא. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּשָׁעָה שֶׁבָּא נָחָשׁ עַל חַוָּה הֵטִיל בָּהּ זוּהֲמָא. יִשְׂרָאֵל, שֶׁעָמְדוּ עַל הַר סִינַי — פָּסְקָה זוּהֲמָתָן. גּוֹיִם, שֶׁלֹּא עָמְדוּ בְּהַר סִינַי — לֹא פָּסְקָה זוּהֲמָתָן.La Guemara répond : Le mal est qu'il jette en elle une souillure. Comme l'a dit Rabbi Yo'hanan : Au moment où le serpent est venu sur 'Hava, il a jeté en elle une souillure morale, transmise à toute l'humanité. Israël, qui s'est tenu au mont Sinaï : sa souillure a cessé. Les nations, qui ne se sont pas tenues au mont Sinaï : leur souillure n'a pas cessé. Yaël a donc été écœurée par la souillure de Sissera et n'en a tiré aucun plaisir.
- חָלְצָה בְּמִנְעָל שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״נַעֲלוֹ״, אֵין לִי אֶלָּא נַעֲלוֹ. נַעַל שֶׁל כׇּל אָדָם, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נַעַל״ — נַעַל מִכׇּל מָקוֹם.Il a été enseigné dans la Michna : si elle a accompli la 'halitsa (le déchaussement du lévir, qui libère la veuve du lévirat) avec un soulier qui n'est pas le sien, etc., la 'halitsa est valable. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Le verset dit « son soulier » (Deutéronome 25, 9) ; je n'en déduis que son propre soulier. Le soulier de n'importe qui, d'où le sait-on ? Le verset dit : « le soulier » (Deutéronome 25, 10) sans préciser à qui il appartient : un soulier de quelque façon que ce soit.
- אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״נַעֲלוֹ״? נַעֲלוֹ הָרָאוּי לוֹ. פְּרָט לְגָדוֹל שֶׁאֵין יָכוֹל לַהֲלוֹךְ בּוֹ, וּפְרָט לְקָטָן שֶׁאֵינוֹ חוֹפֶה רוֹב רַגְלוֹ, וּפְרָט לְסַנְדָּל הַמְסוּלְיָים שֶׁאֵין לוֹ עָקֵב.S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « son soulier » ? Pour enseigner : son soulier au sens de celui qui lui convient. À l'exclusion d'un soulier trop grand, avec lequel il ne peut pas marcher ; à l'exclusion d'un soulier trop petit, qui ne couvre pas la majeure partie de son pied ; et à l'exclusion d'une sandale mesoulyam, (une sandale endommagée) qui n'a pas de talon.
- אַבָּיֵי הֲוָה קָאֵי קַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, אֲתַאי יְבָמָה לַחְלוֹץ. אֲמַר לֵיהּ: הַב לֵיהּ סַנְדָּלָךְ, יְהַיב לֵיהּ סַנְדָּלָא דִשְׂמָאלָא, אֲמַר לֵיהּ: אֵימַר דַּאֲמוּר רַבָּנַן, דִּיעֲבַד, לְכַתְּחִלָּה מִי אֲמוּר?La Guemara rapporte : Abayé se tenait devant Rav Yossef, quand une yevama (veuve soumise au lévirat) est venue accomplir la 'halitsa. Rav Yossef lui a dit : Donne-lui ta sandale, au yavam (le lévir). Il lui a donné la sandale gauche. Rav Yossef lui a dit : Disons que nos Maîtres l'ont dit (valider la sandale gauche) après coup ; l'ont-ils dit a priori ?
- אֲמַר לֵיהּ: אִי הָכִי, סַנְדָּל שֶׁאֵין שֶׁלּוֹ נָמֵי: אֵימַר דַּאֲמוּר רַבָּנַן דִּיעֲבַד, לְכַתְּחִלָּה מִי אֲמוּר? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי קָאָמֵינָא לָךְ: הַב לֵיהּ וְאַקְנִי לֵיהּ.Abayé lui a dit : S'il en est ainsi, une sandale qui n'est pas la sienne également : disons que nos Maîtres l'ont dit après coup ; l'ont-ils dit a priori ? Rav Yossef lui a dit : Voici ce que je te dis : Donne-la-lui et transfère-lui-en la propriété, à titre de don, de sorte qu'elle soit à lui.
- סַנְדָּל שֶׁל עֵץ. מַאן תַּנָּא? אָמַר שְׁמוּאֵל: רַבִּי מֵאִיר הִיא, דִּתְנַן: הַקִּיטֵּעַ יוֹצֵא בְּקַב שֶׁלּוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר. אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל אוֹמֵר: בִּמְחוּפֶּה עוֹר, וְדִבְרֵי הַכֹּל.La Michna a enseigné qu'avec une sandale de bois la 'halitsa est valable. Qui est le Tanna de cet enseignement ? Chmouel a dit : C'est Rabbi Méïr, comme nous l'avons appris (dans une Michna, Chabbat 65b) : L'amputé peut sortir à Chabbat avec sa jambe de bois, car c'est un soulier : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé l'interdit. Le père de Chmouel dit : La Michna traite d'une sandale de bois recouverte de cuir, et c'est l'avis de tous.
- אָמַר רַב פַּפִּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: סַנְדָּל הַמּוּסְגָּר — לֹא תַּחֲלוֹץ בּוֹ, וְאִם חָלְצָה — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. סַנְדָּל הַמּוּחְלָט — לֹא תַּחֲלוֹץ בּוֹ, וְאִם חָלְצָה — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה.Rav Pappi a dit au nom de Rava : Avec une sandale mise en quarantaine, atteinte de tsaraat (la « lèpre » rituelle) dont le Cohen n'a pas encore tranché le cas, elle ne doit pas accomplir la 'halitsa, mais si elle l'a accomplie, sa 'halitsa est valable. Avec une sandale dont la tsaraat est confirmée, elle ne doit pas accomplir la 'halitsa, et si elle l'a accomplie, sa 'halitsa est invalide, car, étant destinée à être brûlée, cette sandale est considérée comme déjà réduite en cendres.
- רַב פָּפָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: אֶחָד סַנְדָּל הַמּוּסְגָּר וְאֶחָד סַנְדָּל הַמּוּחְלָט — לֹא תַּחֲלוֹץ בּוֹ, וְאִם חָלְצָה — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה.Rav Pappa a dit au nom de Rava : Tant une sandale mise en quarantaine qu'une sandale à la tsaraat confirmée : elle ne doit pas accomplir la 'halitsa avec elle, mais si elle l'a accomplie, sa 'halitsa est valable.
- מֵיתִיבִי: בַּיִת הַמּוּסְגָּר — מְטַמֵּא מִתּוֹכוֹ. מוּחְלָט — מִתּוֹכוֹ וּמֵאֲחוֹרָיו. וְזֶה וָזֶה מְטַמְּאִין בְּבִיאָה.La Guemara objecte à Rav Pappi (Michna Negaïm 13, 4) : Une maison mise en quarantaine rend impur depuis son intérieur. Une maison à la tsaraat confirmée rend impur depuis son intérieur et depuis son dos, c'est-à-dire depuis l'extérieur. Et l'une comme l'autre rendent impur par l'entrée, celui qui y pénètre.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כְּדִמְכַתַּת דָּמֵי — וְהָא בָּעֵינַן: ״וְהַבָּא אֶל הַבַּיִת״, וְלֵיכָּא!Or s'il te vient à l'esprit qu'un objet à la tsaraat confirmée est considéré comme broyé, nous exigeons pourtant : « Et celui qui entre dans la maison » (Lévitique 14, 46), il faut donc une maison, et il n'y en a pas !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״וְנָתַץ אֶת הַבַּיִת״, אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת נְתִיצָה קָרוּי בַּיִת.La Guemara répond : Là, c'est différent, car le verset dit : « Et il démolira la maison » (Lévitique 14, 45) : même au moment de la démolition, elle est appelée maison.
- תָּא שְׁמַע: מַטְלֵית שֶׁיֵּשׁ בּוֹ שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ כְּזַיִת, כֵּיוָן שֶׁנִּכְנָס רוּבָּהּ לְבַיִת טָהוֹר — טִמְּאַתְהוּ. מַאי לָאו, מוּחְלֶטֶת? לָא, מוּסְגֶּרֶת.Viens et entends (une preuve, Tossefta Negaïm 7, 3) : Un morceau d'étoffe atteint de tsaraat qui mesure trois doigts sur trois, même s'il n'a pas le volume d'une olive : dès que sa majeure partie entre dans une maison pure, il la rend impure. N'est-ce pas une étoffe à la tsaraat confirmée, dont on prend pourtant la mesure ? Non, c'est une étoffe en quarantaine.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: הָיוּ בָּהּ כַּמָּה זֵיתִים, כֵּיוָן שֶׁנִּכְנַס מִמֶּנָּה כְּזַיִת לְבַיִת טָהוֹר — טִמְּאַתְהוּ,S'il en est ainsi, dis donc la fin de cet enseignement : S'il y avait en elle plusieurs volumes d'olive, l'étoffe étant épaisse, dès qu'un volume d'olive en entre dans une maison pure, elle la rend impure.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא מוּחְלֶטֶת, הַיְינוּ דְּאִיתַּקַּשׁ לְמֵת. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מוּסְגֶּרֶת, אַמַּאי אִיתַּקַּשׁ לְמֵת?Si tu dis qu'il s'agit d'une étoffe confirmée, on comprend bien : c'est qu'elle est assimilée à un mort (Nombres 12, 12), lequel rend impur par un volume d'olive. Mais si tu dis qu'elle est en quarantaine, pourquoi serait-elle assimilée à un mort ?
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״וְשָׂרַף אֶת הַבֶּגֶד״, אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת שְׂרֵיפָה קָרוּי בֶּגֶד.La Guemara répond : En vérité, il s'agit d'une étoffe confirmée, mais là, c'est différent, car le verset dit : « Et il brûlera le vêtement » (Lévitique 13, 52) : même au moment de la combustion, il est appelé vêtement.
- וְלִיגְמַר מִינֵּיהּ! אִיסּוּר מִטּוּמְאָה לָא גָּמְרִינַן.La Guemara demande : Que l'on apprenne donc de là pour la sandale à la tsaraat confirmée, qu'elle reste un soulier ! La Guemara répond : On n'apprend pas un interdit de l'impureté.
- אָמַר רָבָא, הִלְכְתָא: אֶחָד סַנְדָּל הַמּוּסְגָּר, וְאֶחָד סַנְדָּל הַמּוּחְלָט, וְאֶחָד סַנְדָּל שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה — לֹא תַּחְלוֹץ, וְאִם חָלְצָה — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. שֶׁל תִּקְרוֹבֶת עֲבוֹדָה זָרָה,Rava a dit : La halakha est : Tant une sandale mise en quarantaine, qu'une sandale à la tsaraat confirmée, qu'une sandale d'idolâtrie, dont on a chaussé une idole : elle ne doit pas accomplir la 'halitsa avec elles, mais si elle l'a accomplie, sa 'halitsa est valable. Mais une sandale d'offrande à une idole,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.