Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גֵּר דָּן אֶת חֲבֵירוֹ דְּבַר תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ אֲשֶׁר יִבְחַר ה׳ אֱלֹהֶיךָ בּוֹ מִקֶּרֶב אַחֶיךָ תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״. ״עָלֶיךָ״ הוּא דְּבָעֵינַן ״מִקֶּרֶב אַחֶיךָ״, אֲבָל גֵּר דָּן אֶת חֲבֵירוֹ גֵּר.Un converti juge son compagnon converti selon la parole de la Torah, comme il est dit : « Tu établiras sur toi un roi que choisira Hachem ton D.ieu ; parmi tes frères tu établiras sur toi un roi » (Deutéronome 17, 15). « Sur toi » : c'est là que nous exigeons « parmi tes frères », c'est-à-dire un Juif de naissance ; mais un converti juge son compagnon converti.
- וְאִם הָיְתָה אִמּוֹ מִיִּשְׂרָאֵל — דָּן אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל. וּלְעִנְיַן חֲלִיצָה עַד שֶׁיְּהֵא אָבִיו וְאִמּוֹ מִיִּשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִקְרָא שְׁמוֹ בְּיִשְׂרָאֵל״.Et si sa mère était d'Israël, il juge même un Israélite. Mais pour ce qui est de la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui libère la veuve du lévirat), il ne peut siéger que si son père et sa mère sont d'Israël, comme il est dit : « Et son nom sera appelé en Israël » (Deutéronome 25, 10).
- אָמַר רַבָּה אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַב: אִם יָבֹא אֵלִיָּהוּ וְיֹאמַר: ״חוֹלְצִין בְּמִנְעָל״ — שׁוֹמְעִין לוֹ. ״אֵין חוֹלְצִין בְּסַנְדָּל״ — אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ, שֶׁכְּבָר נָהֲגוּ הָעָם בְּסַנְדָּל.Rabba a dit que Rav Kahana a dit que Rav a dit : Si Eliyahou le prophète venait et disait : « On accomplit la 'halitsa avec un min'al » (chaussure souple), on l'écouterait. S'il disait : « On n'accomplit pas la 'halitsa avec un sandal » (sandale rigide), on ne l'écouterait pas, car le peuple a déjà pris l'habitude de l'accomplir avec un sandal.
- וְרַב יוֹסֵף אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַב: אִם יָבֹא אֵלִיָּהוּ וְיֹאמַר: ״אֵין חוֹלְצִין בְּמִנְעָל״ — שׁוֹמְעִין לוֹ. ״אֵין חוֹלְצִין בְּסַנְדָּל״ — אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ, שֶׁכְּבָר נָהֲגוּ הָעָם בְּסַנְדָּל.Et Rav Yossef a dit que Rav Kahana a dit que Rav a dit : Si Eliyahou venait et disait : « On n'accomplit pas la 'halitsa avec un min'al », on l'écouterait. « On n'accomplit pas la 'halitsa avec un sandal » : on ne l'écouterait pas, car le peuple a déjà pris l'habitude de l'accomplir avec un sandal.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ מִנְעָל לְכַתְּחִלָּה.Quelle différence y a-t-il entre eux ? La différence entre eux est le min'al lekhate'hila (a priori) : selon Rabba, on ne s'en sert pas a priori tant qu'Eliyahou ne l'a pas permis ; selon Rav Yossef, on s'en sert a priori tant qu'il ne l'a pas interdit.
- וּלְמַאן דְּאָמַר אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה, וְהָתְנַן: חָלְצָה בְּמִנְעָל — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. דִּיעֲבַד אִין, לְכַתְּחִלָּה לָא!Et selon celui qui dit : même lekhate'hila, n'avons-nous pas appris dans la Michna : Si elle a accompli la 'halitsa avec un min'al, sa 'halitsa est valable. Bedi'avad (a posteriori), oui ; lekhate'hila, non !
- הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה. וְאַיְּידֵי דְבָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא בְּאַנְפִּילְיָא חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד, תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא דִּיעֲבַד.Il en va de même même lekhate'hila. Et comme il voulait enseigner dans la fin : Avec une anpilya (chausson de tissu), sa 'halitsa est invalide, ce qui vaut même bedi'avad, il a aussi enseigné le début en termes de bedi'avad.
- וּמִנְעָל לְכַתְּחִלָּה תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: פַּעַם אַחַת הָלַכְתִּי לִנְצִיבִין, מָצָאתִי זָקֵן אֶחָד. אָמַרְתִּי לוֹ: כְּלוּם אַתָּה בָּקִי בְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא? אָמַר לִי: הֵן, וְעַל שׁוּלְחָנִי הוּא תָּדִיר. כְּלוּם רָאִיתָ שֶׁחָלַץ בִּיבָמָה?Et le min'al lekhate'hila est un sujet de controverse entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna). Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé a dit : Une fois, je suis allé à Netsivin, et j'y ai trouvé un Ancien. Je lui ai dit : Connais-tu bien Rabbi Yehouda ben Betéra ? Il m'a dit : Oui, et il est assidu à ma table. As-tu jamais vu qu'il ait procédé à la 'halitsa d'une yevama (veuve soumise au lévirat) ?
- אָמַר לִי: רָאִיתִי שֶׁחָלַץ הַרְבֵּה פְּעָמִים. בְּמִנְעָל אוֹ בְּסַנְדָּל? אָמַר לִי: וְכִי חוֹלְצִין בְּמִנְעָל?! (וְהַתּוֹרָה אָמְרָה ״נַעֲלוֹ״, וְלֹא מִנְעָלוֹ), אָמַרְתִּי לוֹ: אִם כֵּן, מָה רָאָה רַבִּי מֵאִיר לוֹמַר חָלְצָה בְּמִנְעָל חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁירָה?!Il m'a dit : J'ai vu qu'il y a procédé de nombreuses fois. Avec un min'al ou avec un sandal ? Il m'a dit : Accomplit-on donc la 'halitsa avec un min'al ?! (Or la Torah a dit : « Sa na'al », et non son min'al.) Je lui ai dit : S'il en est ainsi, qu'a vu Rabbi Méïr pour dire : Si elle a accompli la 'halitsa avec un min'al, sa 'halitsa est valable ?!
- רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר מִשְּׁמוֹ: חוֹלְצִין בְּמִנְעָל לְכַתְּחִלָּה. וּמַאן דְּאָמַר לְכַתְּחִלָּה לָא, מַאי טַעְמָא?Rabbi Yaakov dit en son nom : On accomplit la 'halitsa avec un min'al lekhate'hila. Et celui qui dit : Lekhate'hila, non, quelle est sa raison ?
- אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּהָוְיָא פַּנְתָּא מֵעַל וְאַרְקְתָא מֵעַל דְּמֵעַל, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה ״מֵעַל״, וְלֹא מֵעַל דְּמֵעַל — אִי הָכִי, אֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא!Si l'on dit que c'est parce que le dessus (panta) est sur le pied, et les lanières (arkta) sur ce qui est sur le pied, alors que la Torah a dit : « de sur » son pied, et non « de sur ce qui est sur » — s'il en est ainsi, même bedi'avad non plus !
- גְּזֵירָה מִשּׁוּם מִנְעָל מְרוּפָּט.C'est plutôt une guezéra (décret rabbinique) à cause du min'al déchiré, qui, souple, tient encore au pied alors qu'il ne le couvre pas.
- אִי נָמֵי מִשּׁוּם חֲצִי מִנְעָל.Ou encore, à cause du demi-min'al, qui ne couvre que la moitié du pied.
- אָמַר רַב: אִי לָאו דַּחֲמֵיתֵיהּ לְחַבִּיבִי דַּחֲלַץ בְּסַנְדָּל דְּאִית לֵהּ שִׁינְצִין, אֲנָא לָא הֲוַאי חָלֵיצְנָא אֶלָּא בְּסַנְדָּלָא דְטַיָּיעָא דְּמִיהַדַּק טְפֵי. וְהַאי דִּידַן, אַף עַל גַּב דְּאִית בֵּיהּ חוּמַרְתָּא, קָטְרִינַן בֵּיהּ מִיתְנָא, כִּי הֵיכִי דְּתֶהְוֵי חֲלִיצָתָהּ מְעַלַּיְיתָא.Rav a dit : Si je n'avais pas vu mon oncle chéri Rabbi 'Hiya procéder à la 'halitsa avec un sandal pourvu de lacets, je n'y aurais procédé qu'avec un sandal d'Arabes, qui serre davantage. Et le nôtre, bien qu'il ait un nœud fixe, nous y nouons une corde, pour que sa 'halitsa soit parfaite.
- סִימַן: הַתָּרַת יְבָמָה סַנְדָּל. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הַתָּרַת יְבָמָה לַשּׁוּק — בִּשְׁמִיטַת רוֹב הֶעָקֵב.Moyen mnémotechnique : Hatarat, yevama, sandal. Rav Yehouda a dit que Rav a dit : La libération de la yevama vers le dehors (pour tout autre mari) se fait quand la plus grande partie du talon est retirée de la chaussure.
- מֵיתִיבִי: הוּתְּרוּ רְצוּעוֹת מִנְעָל וְסַנְדָּל, אוֹ שֶׁשָּׁמַט רוֹב הָרֶגֶל — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה.On a objecté : Si les lanières du min'al ou du sandal ont été défaites, sans qu'elle les défasse, ou s'il a retiré la plus grande partie du pied, sa 'halitsa est invalide.
- טַעְמָא דְּשָׁמַט הוּא, הָא שָׁמְטָה הִיא — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. רוֹב הָרֶגֶל אִין, רוֹב הֶעָקֵב לָא!La raison est que c'est lui qui a retiré ; si c'est elle qui a retiré, sa 'halitsa est valable. La plus grande partie du pied, oui ; la plus grande partie du talon, non !
- לֹא: הַיְינוּ רוֹב הָרֶגֶל, הַיְינוּ רוֹב הֶעָקֵב. וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ רוֹב הָרֶגֶל — דְּכוּלָּא חֵיילָא דְכַרְעָא עֲלֵיהּ דְּחִיס.Non : la plus grande partie du pied, c'est la plus grande partie du talon. Et pourquoi l'appelle-t-on « la plus grande partie du pied » ? Parce que toute la force de la jambe appuie sur lui.
- מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יַנַּאי: דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי בֵּין שֶׁהִתִּיר הוּא וְשָׁמְטָה הִיא, בֵּין שֶׁהִתִּירָה הִיא וְשָׁמַט הוּא — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה, עַד שֶׁתַּתִּיר הִיא וְתַשְׁמִיט הִיא. בָּעֵי רַבִּי יַנַּאי: קְרָעַתְהוּ, מַהוּ? שְׂרָפַתְהוּ, מַהוּ? גַּלּוֹיֵי כַּרְעָא בָּעֵינַן, וְהָאִיכָּא? אוֹ דִלְמָא חֲלִיצָה בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא? תֵּיקוּ.Cette baraïta soutient Rabbi Yannaï, car Rabbi Yannaï a dit : Que ce soit lui qui défasse et elle qui retire, ou elle qui défasse et lui qui retire, sa 'halitsa est invalide, à moins qu'elle ne défasse et ne retire elle-même. Rabbi Yannaï a demandé : Si elle l'a déchiré, qu'en est-il ? Si elle l'a brûlé, qu'en est-il ? Exigeons-nous la découverte du pied, et elle existe ici ? Ou bien exigeons-nous le retrait de la chaussure, et il n'existe pas ? Tékou (la question reste en suspens).
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי נְחֶמְיָה מֵרַבָּה: שְׁנֵי מִנְעָלִים זֶה עַל גַּב זֶה, מַהוּ? הֵיכִי דָמֵי: אִילֵּימָא דִּשְׁלַפְתֵּיהּ לְעִילַּאי וְקָאֵי תַּתַּאי — ״מֵעַל״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא מֵעַל דְּמֵעַל. לָא צְרִיכָא: דִּקְרַעְתֵּיהּ לְעִילַּאי וּשְׁלַפְתֵּיהּ לְתַתַּאי, וְקָאֵי עִילַּאי, מַאי? חֲלִיצָה בָּעֵינַן, וְהָא אִיכָּא? אוֹ דִלְמָא גַּלּוֹיֵי כַּרְעָא בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא?Rabbi Ne'hemya a demandé à Rabba : Deux min'alim l'un sur l'autre, qu'en est-il ? De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'elle a retiré celui du dessus et que celui du dessous reste, le Miséricordieux a dit « de sur », et non « de sur ce qui est sur » ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où elle a déchiré celui du dessus et retiré celui du dessous, et où celui du dessus reste. Qu'en est-il ? Exigeons-nous le retrait, et il existe ici ? Ou bien exigeons-nous la découverte du pied, et elle n'existe pas ?
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