Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָיוּ שְׁנֵיהֶם כֹּהֲנִים וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הִכָּה זֶה וְחָזַר וְהִכָּה זֶה, קִלֵּל זֶה וְחָזַר וְקִלֵּל זֶה, קִלֵּל שְׁנֵיהֶם בְּבַת אַחַת, הִכָּה שְׁנֵיהֶם בְּבַת אַחַת — חַיָּיב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּבַת אַחַת — חַיָּיב, בָּזֶה אַחַר זֶה — פָּטוּר.Il est dit dans la Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : « S'ils étaient tous deux Cohanim (prêtres) », etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il a frappé celui-ci, puis a frappé celui-là, s'il a maudit celui-ci, puis a maudit celui-là, s'il les a maudits tous deux à la fois, s'il les a frappés tous deux à la fois, il est 'hayav (passible), car l'un d'eux est forcément son père. Rabbi Yehouda dit : À la fois, il est 'hayav ; l'un après l'autre, il est pétour (exempt).
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פָּטוּר בְּבַת אַחַת! תְּרֵי תַּנָּאֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.Mais il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : Il est pétour à la fois ! Ce sont deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) selon l'opinion de Rabbi Yehouda.
- מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּפָטַר? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: נֶאֶמְרָה בְּרָכָה לְמַטָּה, וְנֶאֶמְרָה בְּרָכָה לְמַעְלָה. מָה לְמַעְלָה שֶׁאֵין בָּהּ שׁוּתָּפוּת — אַף לְמַטָּה שֶׁאֵין בָּהּ שׁוּתָּפוּת. וְאִיתַּקַּשׁ הַכָּאָה לִקְלָלָה.Quelle est la raison de celui qui exempte ? Rabbi 'Hanina a dit : La « bénédiction » (euphémisme pour la malédiction) a été dite en bas, au sujet des parents (Lévitique 20, 9), et la « bénédiction » a été dite en haut, au sujet de D.ieu. De même qu'en haut, il n'y a pas d'association, D.ieu étant Un, de même en bas, il faut qu'il n'y ait pas d'association, c'est-à-dire aucun doute sur l'identité du père. Et le fait de frapper est rapproché du fait de maudire.
- וְעוֹלֶה בְּמִשְׁמָרוֹ וְכוּ׳. וְכִי מֵאַחַר דְּאֵינוֹ חוֹלֵק, לָמָּה עוֹלֶה? לָמָּה עוֹלֶה?! הָאָמַר: בָּעֵינָא דְּנֶיעְבֵּיד מִצְוָה! אֶלָּא: ״עָלָה״ לָא קָתָנֵי, אֶלָּא ״עוֹלֶה״ — בְּעַל כׇּרְחוֹ.Il est dit dans la Michna : « Et il monte dans sa garde », etc. Mais puisqu'il ne reçoit pas de part, pourquoi monte-t-il ? La Guemara (discussion des Amoraïm) s'étonne : « Pourquoi monte-t-il » ?! Il se dit : Je veux accomplir une mitsva (commandement) ! Mais il n'est pas enseigné « il est monté », mais « il monte » : malgré lui.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר חֲנִינָא אָמַר אַבָּיֵי אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה.Rav A'ha bar 'Hanina a dit, au nom d'Abayé, au nom de Rabbi Assi, au nom de Rabbi Yo'hanan : À cause de la tache sur la famille : s'il ne servait pas dans ces gardes, on croirait que les deux familles sont inaptes à la prêtrise.
- וְאִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם בְּמִשְׁמָר כּוּ׳. מַאי שְׁנָא שְׁנֵי מִשְׁמָרוֹת דְּלָא — דְּאָזֵיל לְהָא מִשְׁמָרָה וּמְדַחוּ לֵיהּ, וְאָזֵיל לְהָא מִשְׁמָרָה וּמְדַחוּ לֵיהּ. מִשְׁמָר אֶחָד נָמֵי: אָזֵיל לְהַאי בֵּית אָב וּמְדַחוּ לֵיהּ!Il est dit dans la Michna : « Et s'ils étaient tous deux dans une garde », etc. Qu'y a-t-il de différent pour deux gardes, où il ne reçoit pas de part ? C'est qu'il va à cette garde et on le repousse, et il va à celle-là et on le repousse. Dans une seule garde aussi, il va à cette beit av (famille sacerdotale de service) et on le repousse, et de même à l'autre !
- אָמַר רַב פָּפָּא, הָכִי קָאָמַר: אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם מִשְׁמָר אֶחָד וּבֵית אָב אֶחָד — נוֹטֵל חֵלֶק אֶחָד.Rav Pappa a dit : Voici ce qu'il veut dire : S'ils étaient tous deux d'une même garde et d'une même beit av, il prend une part.
הֲדַרַן עֲלָךְ נוֹשְׂאִין עַל הָאֲנוּסָה
Nous reviendrons à toi, Nossin al haAnoussa- מִצְוַת חֲלִיצָה בִּשְׁלֹשָׁה דַּיָּינִין, וַאֲפִילּוּ שְׁלָשְׁתָּן הֶדְיוֹטוֹת. חָלְצָה בְּמִנְעָל — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה, בְּאַנְפִּילְיָא — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. בְּסַנְדָּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ עָקֵב — כָּשֵׁר, וְשֶׁאֵין לוֹ עָקֵב — פְּסוּל.MICHNA : La mitsva de la 'halitsa (rite de déchaussement qui libère la veuve du lévirat) se fait devant trois juges, même si tous trois sont des profanes, non experts. Si elle a accompli la 'halitsa avec un soulier de cuir souple, sa 'halitsa est valable ; avec une anpilya (chausson d'étoffe), sa 'halitsa est invalide. Avec une sandale qui a un talon, elle est valable ; et si elle n'a pas de talon, elle est invalide.
- מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַטָּה — חֲלִיצָה כְּשֵׁרָה. מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַעְלָה — חֲלִיצָה פְּסוּלָה. חָלְצָה בְּסַנְדָּל שֶׁאֵין שֶׁלּוֹ, אוֹ בְּסַנְדָּל שֶׁל עֵץ, אוֹ בְּשֶׁל שְׂמֹאל בְּיָמִין — חֲלִיצָה כְּשֵׁרָה. חָלְצָה בְּגָדוֹל שֶׁהוּא יָכוֹל לַהֲלוֹךְ בּוֹ, אוֹ בְּקָטָן שֶׁהוּא חוֹפֶה אֶת רוֹב רַגְלוֹ — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה.Si la jambe de l'homme est coupée et que le soulier est porté du genou vers le bas, la 'halitsa est valable ; du genou vers le haut, la 'halitsa est invalide. Si elle a accompli la 'halitsa avec une sandale qui n'est pas la sienne, ou avec une sandale de bois, ou avec celle du pied gauche au pied droit, la 'halitsa est valable. Si elle l'a accomplie avec une sandale trop grande, dans laquelle il peut marcher, ou trop petite, qui couvre la majeure partie de son pied, sa 'halitsa est valable.
- גְּמָ׳ וּמֵאַחַר דַּאֲפִילּוּ שְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת, דַּיָּינִין לְמָה לִי? הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּבָעֵינַן בִּשְׁלֹשָׁה שֶׁיּוֹדְעִים לְהַקְרוֹת כְּעֵין דַּיָּינִים. תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: מִצְוַת חֲלִיצָה בִּשְׁלֹשָׁה שֶׁיּוֹדְעִין לְהַקְרוֹת כְּעֵין דַּיָּינִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּחֲמִשָּׁה.GUEMARA : Et puisque même trois profanes sont aptes, pourquoi me faut-il dire « juges » ? Cela nous enseigne qu'il nous faut trois personnes qui savent dicter, à la manière de juges, les versets de la cérémonie. Nous avons déjà enseigné cela, car nos Maîtres ont enseigné : La mitsva de la 'halitsa se fait devant trois personnes qui savent dicter, à la manière de juges. Rabbi Yehouda dit : Devant cinq.
- מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא, דְּתַנְיָא: ״זְקֵנִים״ — שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל, מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן עוֹד אֶחָד — הֲרֵי כָּאן שְׁלֹשָׁה. וְרַבִּי יְהוּדָה: ״זִקְנֵי״ — שְׁנַיִם, ״זְקֵנִים״ — שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל, מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן עוֹד אֶחָד — הֲרֵי כָּאן חֲמִשָּׁה.Quelle est la raison du premier Tanna ? Car il a été enseigné : « Les Anciens » (Deutéronome 25, 7) : deux ; et un tribunal ne peut être pair, on leur en ajoute encore un ; voilà trois. Et Rabbi Yehouda : « Les Anciens de » sa ville (Deutéronome 25, 8) : deux ; « les Anciens » : deux ; et un tribunal ne peut être pair, on leur en ajoute encore un ; voilà cinq.
- וְתַנָּא קַמָּא, הַאי ״זִקְנֵי״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי אֲפִילּוּ שְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת.Et le premier Tanna, que fait-il de ce « les Anciens de » ? Il en a besoin pour inclure même trois profanes.
- וְרַבִּי יְהוּדָה, הֶדְיוֹטוֹת מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״לְּעֵינֵי״, דְּאָמַר מָר: ״לְעֵינֵי״ — פְּרָט לְסוֹמִים,Et Rabbi Yehouda, d'où tire-t-il que des profanes conviennent ? Il le tire de « aux yeux de » (Deutéronome 25, 9), car le Maître a dit : « Aux yeux de » exclut les aveugles.
- וּמִדְּאִיצְטְרִיךְ ״לְעֵינֵי״ לְמַעוֹטֵי סוֹמִים, שְׁמַע מִינַּהּ דַּאֲפִילּוּ הֶדְיוֹטוֹת. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ סַנְהֶדְרִין בָּעֵינַן, לְמָה לִי לְמַעוֹטֵי סוֹמִין? מִדְּתָנֵי רַב יוֹסֵף נָפְקָא, דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: כְּשֵׁם שֶׁבֵּית דִּין מְנוּקִּים בְּצֶדֶק, כָּךְ בֵּית דִּין מְנוּקִּים מִכׇּל מוּם,Et puisqu'il a fallu « aux yeux de » pour exclure les aveugles, déduis-en que même des profanes sont aptes. Car, s'il te venait à l'esprit que nous exigeons un Sanhédrin, pourquoi me faudrait-il exclure les aveugles ? Cela se déduit de ce qu'a enseigné Rav Yossef. Car Rav Yossef a enseigné : De même qu'un tribunal est pur en justice, de même un tribunal est pur de tout défaut physique,
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