Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָיוּ לוֹ אַחִים מִן הָרִאשׁוֹן וְאַחִים מִן הַשֵּׁנִי, שֶׁלֹּא מֵאוֹתָהּ הָאֵם — הוּא חוֹלֵץ וּמְיַיבֵּם, וְהֵם — אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַיבֵּם.S'il avait des frères du premier et des frères du second, qui ne sont pas de la même mère, mais peut-être du même père : lui accomplit soit la 'halitsa (rite de déchaussement qui libère la veuve du lévirat), soit le lévirat avec leurs veuves : s'il est bien leur frère, elles sont soumises au lévirat envers lui ; sinon, il peut les épouser comme tout homme. Et eux, à l'égard de sa veuve : l'un accomplit la 'halitsa et l'autre le lévirat.
- הָיָה אֶחָד יִשְׂרָאֵל וְאֶחָד כֹּהֵן — נוֹשֵׂא אִשָּׁה רְאוּיָה לְכֹהֵן, וְאֵין מִטַּמֵּא לְמֵתִים. וְאִם נִטְמָא — אֵינוֹ סוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים. אֵינוֹ אוֹכֵל בִּתְרוּמָה, וְאִם אָכַל — אֵינוֹ מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ. וְאֵינוֹ חוֹלֵק עַל הַגּוֹרֶן. וּמוֹכֵר הַתְּרוּמָה, וְהַדָּמִים שֶׁלּוֹ.Si l'un était Israélite et l'autre Cohen (prêtre) : il épouse une femme apte à un Cohen, car il est peut-être Cohen ; et il ne se rend pas impur au contact des morts ; mais s'il s'est rendu impur, il ne reçoit pas les quarante coups de fouet, car il n'est peut-être pas Cohen. Il ne mange pas de terouma (prélèvement donné au Cohen), mais s'il en a mangé, il ne paie ni le principal ni le cinquième. Et il ne reçoit pas de part sur l'aire. Et il vend la terouma de sa récolte, et l'argent est à lui, car, dans le doute, on ne peut la lui retirer.
- וְאֵינוֹ חוֹלֵק בְּקׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים. וְאֵין נוֹתְנִין לוֹ אֶת הַקֳּדָשִׁים, וְאֵין מוֹצִיאִין אֶת שֶׁלּוֹ מִיָּדוֹ. וּפָטוּר מִן הַזְּרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּיבָה. וּבְכוֹרוֹ יְהֵא רוֹעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב. וְנוֹתְנִין עָלָיו חוּמְרֵי כֹּהֲנִים וְחוּמְרֵי יִשְׂרְאֵלִים.Et il ne reçoit pas de part aux offrandes très saintes, et on ne lui donne pas d'offrandes saintes à offrir, et on ne lui retire pas des mains ce qui est à lui. Et il est exempt de donner l'épaule, les mâchoires et la caillette. Et son premier-né animal paîtra jusqu'à ce qu'il contracte un défaut. Et on lui impose les rigueurs des Cohanim et les rigueurs des Israélites.
- הָיוּ שְׁנֵיהֶם כֹּהֲנִים — הוּא אוֹנֵן עֲלֵיהֶם, וְהֵם אוֹנְנִים עָלָיו. הוּא אֵינוֹ מִטַּמֵּא לָהֶם, וְהֵם אֵינָן מְטַמְּאִים לוֹ. הוּא אֵינוֹ יוֹרֵשׁ אוֹתָן, אֲבָל הֵם יוֹרְשִׁין אוֹתוֹ.S'ils étaient tous deux Cohanim : lui est en deuil d'onèn (deuil du jour du décès) pour eux, et eux sont en deuil d'onèn pour lui. Lui ne se rend pas impur pour eux, et eux ne se rendent pas impurs pour lui, car chacun n'est peut-être pas son parent. Lui n'hérite pas d'eux, mais eux héritent de lui, et se partagent ses biens.
- וּפָטוּר עַל מַכָּתוֹ וְעַל קִלְלָתוֹ שֶׁל זֶה וְשֶׁל זֶה. עוֹלֶה בְּמִשְׁמָרוֹ שֶׁל זֶה וְשֶׁל זֶה, וְאֵינוֹ חוֹלֵק. אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם בְּמִשְׁמָר אֶחָד — נוֹטֵל חֵלֶק אֶחָד.Et il est exempt pour avoir frappé et pour avoir maudit l'un et l'autre, puisqu'on ignore lequel est son père. Il monte servir au Temple dans la garde sacerdotale de l'un et de l'autre, mais ne reçoit pas de part, car chaque garde peut le renvoyer à l'autre. S'ils étaient tous deux dans une même garde, il prend une part.
- גְּמָ׳ דַּוְקָא מִיחְלָץ וַהֲדַר יַבּוֹמֵי, אֲבָל יַבּוֹמֵי בְּרֵישָׁא — לָא, דְּקָא פָגַע בִּיבָמָה לַשּׁוּק.GUEMARA : À propos de ce qui a été dit : « l'un accomplit la 'halitsa et l'autre le lévirat » : précisément accomplir la 'halitsa et ensuite le lévirat ; mais le lévirat en premier, non, car il porterait atteinte à une yevama (veuve soumise au lévirat) à l'égard d'un étranger, si elle n'est pas sa propre yevama, mais celle de son demi-frère.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: עֲשָׂרָה כֹּהֲנִים עוֹמְדִים, וּפֵירַשׁ אֶחָד מֵהֶם, וּבָעַל — הַוָּלָד שְׁתוּקִי. מַאי ״שְׁתוּקִי״? אִילֵימָא שֶׁמְּשַׁתְּקִין אוֹתוֹ מִנִּכְסֵי אָבִיו — פְּשִׁיטָא! מִי יָדְעִינַן אֲבוּהּ מַנּוּ? אֶלָּא שֶׁמְּשַׁתְּקִין אוֹתוֹ מִדִּין כְּהוּנָּה.Chmouel a dit : Si dix Cohanim se tiennent là, et que l'un d'eux se retire et ait des relations avec une femme, l'enfant est un chetouki (« réduit au silence »). Que signifie chetouki ? Si l'on dit qu'on le réduit au silence quant aux biens de son père, c'est évident ! Savons-nous qui est son père ? Mais cela signifie qu'on le réduit au silence quant au statut de la prêtrise.
- מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״וְהָיְתָה לּוֹ וּלְזַרְעוֹ אַחֲרָיו״, בָּעֵינַן זַרְעוֹ מְיוּחָס אַחֲרָיו, וְלֵיכָּא.Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Et ce sera pour lui et pour sa descendance après lui » (Nombres 25, 13) : nous exigeons que sa descendance soit identifiée comme étant après lui, et ce n'est pas le cas.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: אֶלָּא מֵעַתָּה גַּבֵּי אַבְרָהָם, דִּכְתִיב: ״לִהְיוֹת לְךָ לֵאלֹהִים וּלְזַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ״, הָתָם מַאי קָא מַזְהַר לֵיהּ רַחֲמָנָא? הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: לָא תִּנְסַב גּוֹיָה וְשִׁפְחָה, דְּלָא לֵיזִיל זַרְעָךְ בָּתְרַהּ.Rav Pappa a objecté : S'il en est ainsi, à propos d'Avraham, où il est écrit : « Pour être ton D.ieu et celui de ta descendance après toi » (Genèse 17, 7), de quoi le Miséricordieux le met-il en garde là-bas ? La Guemara répond : Voici ce qu'Il lui dit : N'épouse pas de non-Juive ni de servante, afin que ta descendance ne suive pas le statut de celle-ci.
- מֵיתִיבִי: רִאשׁוֹן רָאוּי לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל. וְהָא בָּעֵינַן זַרְעוֹ מְיוּחָס אַחֲרָיו, וְלֵיכָּא! זַרְעוֹ מְיוּחָס אַחֲרָיו — דְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא. וְכִי גְּזוּר רַבָּנַן — בִּזְנוּת, בְּנִשּׂוּאִין לָא גְּזוּר רַבָּנַן.On a objecté : il est enseigné (37a) que si un Cohen a accompli le lévirat dans les trois mois et que l'on ignore de qui est l'enfant, le premier est apte à être Cohen Gadol (grand-prêtre). Or nous exigeons que sa descendance soit identifiée comme étant après lui, et ce n'est pas le cas ! « Sa descendance identifiée après lui » est une règle rabbinique, et le verset n'est qu'un simple appui (asmakhta). Et lorsque nos Sages ont décrété, c'est dans le cas de débauche ; dans le cas de mariage, nos Sages n'ont pas décrété.
- וּבִזְנוּת מִי גְּזוּר רַבָּנַן? וְהָתְנַן: מִי שֶׁלֹּא שָׁהֲתָה אַחַר בַּעְלָהּ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים וְנִשֵּׂאת וְיָלְדָה.Et dans le cas de débauche, nos Sages ont-ils décrété ? N'avons-nous pas appris : Celle qui n'a pas attendu trois mois après son mari, s'est remariée et a enfanté ?
- מַאי ״אַחַר בַּעְלָהּ״? אִילֵימָא אַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ, אֵימָא סֵיפָא: הוּא אוֹנֵן עֲלֵיהֶם, וְהֵם אוֹנְנִים עָלָיו. בִּשְׁלָמָא הוּא אוֹנֵן עֲלֵיהֶם — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּנִשּׂוּאִין דְּשֵׁנִי וְלִיקּוּט עֲצָמוֹת דְּקַמָּא. אֶלָּא: הֵם אוֹנְנִים עָלָיו, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? קַמָּא הָא מִית לֵיהּ!Que signifie « après son mari » ? Si l'on dit : après la mort de son mari, cite la fin : « Lui est en deuil d'onèn pour eux, et eux sont en deuil d'onèn pour lui. » Certes, lui est en deuil d'onèn pour eux : tu le trouves dans le cas du mariage du second et de la collecte des ossements du premier, qui lui impose un deuil renouvelé. Mais « eux sont en deuil d'onèn pour lui », comment le trouver ? Le premier est déjà mort !
- וְאֶלָּא בִּגְרוּשָׁה, וּמַאי ״אַחַר בַּעְלָהּ״ — אַחַר גֵּט בַּעְלָהּ. אֵימָא סֵיפָא: הוּא אֵין מִטַּמֵּא לָהֶם וְהֵם אֵינָן מִטַּמְּאִין לוֹ. בִּשְׁלָמָא הֵן אֵין מִטַּמְּאִין לוֹ — לְחוּמְרָא, דְּכֹל חַד וְחַד דִּלְמָא לָאו בְּרֵיהּ הוּא. אֶלָּא הוּא אֵין מִטַּמֵּא לָהֶם, אַמַּאי?Il s'agit donc d'une divorcée, et que signifie « après son mari » ? Après le get (acte de divorce) de son mari. Cite la fin : « Lui ne se rend pas impur pour eux, et eux ne se rendent pas impurs pour lui. » Certes, eux ne se rendent pas impurs pour lui, par rigueur, car pour chacun d'eux, il n'est peut-être pas son fils. Mais lui ne se rend pas impur pour eux, pourquoi ?
- בִּשְׁלָמָא לְשֵׁנִי לָא לִיטַּמֵּי לֵיהּ, אֶלָּא לְרִאשׁוֹן לִיטַּמֵּי לֵיהּ מִמָּה נַפְשָׁךְ? אִי בְּרֵיהּ הוּא — שַׁפִּיר קָא מִטַּמֵּא לֵיהּ, וְאִי בַּר בָּתְרָא הוּא — שַׁפִּיר קָא מִטַּמֵּא לֵיהּ, דְּחָלָל הוּא.Certes, pour le second, il ne se rendra pas impur, car il n'est peut-être pas son fils. Mais pour le premier, qu'il se rende impur, de toute façon ! S'il est son fils, il se rend impur pour lui à bon droit, comme tout Cohen pour son père ; et s'il est le fils du dernier, il se rend impur pour lui à bon droit, car il est 'halal (enfant disqualifié de la prêtrise), né d'un Cohen et d'une divorcée.
- אֶלָּא לָאו, בִּזְנוּת. וּמַאי ״אַחַר בַּעְלָהּ״ — אַחַר בּוֹעֲלָהּ. וְקָתָנֵי סֵיפָא: עוֹלֶה בְּמִשְׁמָר שֶׁל זֶה וְשֶׁל זֶה. וּתְיוּבְתָּא דִּשְׁמוּאֵל!N'est-ce donc pas un cas de débauche, et que signifie « après son mari » ? Après celui qui a eu des relations avec elle (le mot baala se lisant boala). Et il est enseigné à la fin : « Il monte dans la garde de l'un et de l'autre », ce qui suppose qu'il est Cohen. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Chmouel !
- אָמַר רַב שְׁמַעְיָא: בִּמְמָאֶנֶת.Rav Chemaya a dit : il s'agit d'une memaénèt, c'est-à-dire d'une orpheline mineure mariée par ses frères, qui a refusé son mari, ce qui annule le mariage sans divorce.
- מְמָאֶנֶת מִי קָא יָלְדָה? וְהָתָנֵי רַב בִּיבִי קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: שָׁלֹשׁ נָשִׁים מְשַׁמְּשׁוֹת בְּמוֹךְ: קְטַנָּה, מְעוּבֶּרֶת, וּמְנִיקָה. קְטַנָּה — שֶׁמָּא תִּתְעַבֵּר וְתָמוּת, מְעוּבֶּרֶת — שֶׁמָּא תַּעֲשֶׂה עוּבָּרָהּ סַנְדָּל, מְנִיקָה — שֶׁמָּא תִּגְמוֹל אֶת בְּנָהּ וְיָמוּת. וְאֵיזוֹ הִיא קְטַנָּה — מִבַּת אַחַת עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד עַד בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד. פָּחוֹת מִיכֵּן אוֹ יָתֵר עַל כֵּן — מְשַׁמֶּשֶׁת כְּדַרְכָּהּ וְהוֹלֶכֶת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Une memaénèt, enfante-t-elle donc ? Rav Bivi n'a-t-il pas enseigné devant Rav Na'hman : Trois femmes ont des relations avec un tampon contraceptif : la mineure, la femme enceinte et celle qui allaite. La mineure, de peur qu'elle ne devienne enceinte et ne meure ; la femme enceinte, de peur que son fœtus ne devienne un sandal (fœtus écrasé par un second) ; celle qui allaite, de peur qu'elle ne sèvre son enfant et qu'il ne meure. Et qui est la mineure ? De onze ans et un jour à douze ans et un jour. En deçà ou au-delà, elle a ses relations à sa manière habituelle ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ מְשַׁמֶּשֶׁת כְּדַרְכָּהּ וְהוֹלֶכֶת, וּמִן הַשָּׁמַיִם יְרַחֲמוּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוֹמֵר פְּתָאִים ה׳״!Et les Sages disent : L'une comme l'autre ont leurs relations à leur manière habituelle, et du Ciel on aura pitié, comme il est dit : « Hachem garde les simples » (Psaumes 116, 6). Il en ressort qu'une mineure ne peut enfanter sans danger.
- מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּקִידּוּשֵׁי טָעוּת, וְכִדְרַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ — אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת.La Guemara répond : Tu trouves ce cas dans des fiançailles par erreur, par exemple conditionnelles, la condition n'ayant pas été remplie : elle quitte son mari sans get. Et conformément à ce que Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel. Car Rav Yehouda a dit, au nom de Chmouel, au nom de Rabbi Ichmaël : « Et elle n'a pas été prise de force » (Nombres 5, 13) : elle est interdite ; donc, si elle a été prise de force, elle est permise.
- וְיֵשׁ לְךָ אַחֶרֶת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִתְפָּשָׂה, מוּתֶּרֶת. וְאֵי זוֹ — זוֹ שֶׁקִּדּוּשֶׁיהָ קִידּוּשֵׁי טָעוּת, שֶׁאֲפִילּוּ בְּנָהּ מוּרְכָּב לָהּ עַל כְּתֵפָהּ — מְמָאֶנֶת וְהוֹלֶכֶת לָהּ.Et tu en as une autre qui, bien qu'elle n'ait pas été prise de force, est permise. Et laquelle ? Celle dont les fiançailles sont des fiançailles par erreur : même si son fils est juché sur son épaule, elle refuse et s'en va.
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