Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּרִיָּה בִּפְנֵי עַצְמָהּ נִינְהוּ. עֶבֶד נָמֵי — דִּלְמָא אָתֵי לְאַסּוֹקֵי מִתְּרוּמָה לְיוּחֲסִין. עָרֵל וְטָמֵא — מִשּׁוּם דִּמְאִיסִי. נוֹשֵׂא אִשָּׁה שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת לוֹ — מִשּׁוּם קְנָסָא. אֶלָּא אִשָּׁה, מַאי טַעְמָא לָא?car ce sont des créatures à part, et il serait inconvenant de leur donner de la terouma (prélèvement donné au Cohen) en public. L'esclave aussi se comprend : peut-être en viendrait-on à l'élever de la terouma au lignage de Cohen (prêtre). L'incirconcis et l'impur : parce qu'ils sont repoussants, et il est malséant de leur en donner en public. Celui qui a épousé une femme qui ne lui convient pas : à cause d'une pénalité. Mais la femme, quelle est la raison pour laquelle on ne lui en distribue pas ?
- פְּלִיגִי בַּהּ רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ. חַד אָמַר: מִשּׁוּם גְּרוּשָׁה. וְחַד אָמַר: מִשּׁוּם יִחוּד.Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, sont en désaccord à ce sujet. L'un a dit : À cause de la divorcée : une Israélite mariée à un Cohen, une fois divorcée, n'a plus droit à la terouma ; on n'en distribue donc à aucune femme en public, de peur que la divorcée continue d'en recevoir. Et l'autre a dit : À cause de l'isolement du maître de l'aire avec la femme.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ בֵּי דָרֵי דִּמְקָרַב לְמָתָא, וְלָא שְׁכִיחִי בְּהוּ אִינָשֵׁי. אִי נָמֵי: דִּמְרַחַק, וּשְׁכִיחִי בֵּהּ אִינָשֵׁי.Quelle est la différence pratique entre eux ? Il y a entre eux le cas d'une aire proche de la ville et que les gens ne fréquentent pas : on saurait si elle est divorcée, mais le risque d'isolement demeure. Ou encore : celui d'une aire éloignée et que les gens fréquentent : on pourrait ignorer qu'elle est divorcée, mais il n'y a pas de risque d'isolement.
- וְכוּלָּן מְשַׁגְּרִין לָהֶם לְבָתֵּיהֶן, חוּץ מִטָּמֵא וְנוֹשֵׂא אִשָּׁה שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת לוֹ. אֲבָל עָרֵל מְשַׁגְּרִינַן לֵיהּ, מַאי טַעְמָא?Il est dit dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et à tous, on en envoie à leur domicile, sauf à l'impur et à celui qui a épousé une femme qui ne lui convient pas. » Mais à l'incirconcis, on en envoie : quelle en est la raison ?
- מִשּׁוּם דַּאֲנִיס. טָמֵא נָמֵי, הָא אֲנִיס? הַאי נְפִישׁ אוּנְסֵיהּ, וְהַאי לָא נְפִישׁ אוּנְסֵיהּ.Parce qu'il subit une contrainte : ses frères sont morts de la circoncision. La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : L'impur aussi, n'est-ce pas qu'il subit une contrainte ? Pour celui-ci, sa contrainte est grande, et pour celui-là, sa contrainte n'est pas grande, car on peut se garder de l'impureté.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הָעֶבֶד וְהָאִשָּׁה, אֵין חוֹלְקִין לָהֶם תְּרוּמָה בְּבֵית הַגֳּרָנוֹת. וּבְמָקוֹם שֶׁחוֹלְקִין — נוֹתְנִין לָאִשָּׁה תְּחִלָּה וּפוֹטְרִין אוֹתָהּ מִיָּד. מַאי קָאָמַר?Nos Maîtres ont enseigné : À l'esclave et à la femme, on ne distribue pas de terouma sur les aires. Et là où l'on distribue, on donne à la femme d'abord et on la congédie aussitôt. La Guemara demande : Que dit-il ? S'il est interdit de leur en distribuer, comment y aurait-il un lieu où l'on distribue ?
- הָכִי קָאָמַר: בְּמָקוֹם שֶׁחוֹלְקִין מַעְשַׂר עָנִי — נוֹתְנִין לְאִשָּׁה תְּחִלָּה. מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם זִילוּתָא.Voici ce qu'il veut dire : Là où l'on distribue la dîme du pauvre, on donne à la femme d'abord. Quelle en est la raison ? À cause de l'avilissement qu'il y aurait pour elle à attendre parmi les hommes.
- אָמַר רָבָא: מֵרֵישָׁא, כִּי הֲווֹ אָתוּ גַּבְרָא וְאִתְּתָא לְדִינָא קַמַּאי, הֲוָה שָׁרֵינָא תִּיגְרָא דְגַבְרָא בְּרֵישָׁא. אָמֵינָא: דְּמִיחַיַּיב בְּמִצְוֹת. כֵּיוָן דִּשְׁמַעְנָא לְהָא, שָׁרֵינָא תִּיגְרָא דְּאִתְּתָא בְּרֵישָׁא. מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם זִילוּתָא.Rava a dit : Au début, quand un homme et une femme venaient en justice devant moi, chacun pour une affaire distincte, je réglais d'abord la querelle de l'homme. Je disais : car il est soumis aux mitsvot (commandements), et je ne dois pas lui faire perdre de temps. Depuis que j'ai entendu cela, je règle d'abord la querelle de la femme. Quelle en est la raison ? À cause de l'avilissement.
- הִגְדִּילוּ הַתַּעֲרוֹבוֹת וְכוּ׳. שִׁיחְרְרוּ, אִי בָּעֵי — אִין, אִי לָא בָּעֵי — לָא, וְאַמַּאי? לִישָּׂא שִׁפְחָה אֵינוֹ יָכוֹל, בַּת חוֹרִין אֵינוֹ יָכוֹל! אָמַר רָבָא, אֵימָא: כּוֹפִין אוֹתָן, וּמְשַׁחְרְרִין זֶה אֶת זֶה.Il est dit dans la Michna : « Si les enfants mêlés ont grandi », etc., et se sont affranchis. L'expression « se sont affranchis » laisse entendre que s'il le veut, oui ; s'il ne le veut pas, non. Mais pourquoi ? Il ne peut épouser une servante et il ne peut épouser une femme libre ! Rava a dit : Dis plutôt : On les contraint, et ils s'affranchissent l'un l'autre.
- נוֹתְנִין עֲלֵיהֶם חוּמְרֵי וְכוּ׳. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב פָּפָּא: לְמִנְחָתָם נִקְמֶצֶת כְּמִנְחַת יִשְׂרָאֵל וְאֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת כְּמִנְחַת כֹּהֲנִים. הָא כֵּיצַד? הַקּוֹמֶץ קָרֵב בְּעַצְמוֹ, וְהַשִּׁירַיִם קְרֵיבִין בְּעַצְמָן.Il est dit dans la Michna : « On leur impose les rigueurs », etc. À quelle halakha (règle pratique) cela se rapporte-t-il ? Rav Pappa a dit : À leur offrande de farine : on en prélève une poignée, comme pour l'offrande d'un Israélite, et elle n'est pas mangée, comme l'offrande des Cohanim. Comment cela ? La poignée est offerte à part, et le reste est offert à part.
- אִיקְּרִי כָּאן: כֹּל שֶׁמִּמֶּנּוּ לָאִישִּׁים, הֲרֵי הוּא בְּ״בַל תַּקְטִירוּ״.La Guemara objecte : Lis ici le principe suivant : Tout ce dont une part est destinée aux feux de l'autel tombe sous l'interdit de « vous ne ferez pas fumer » (Lévitique 2, 11). Comment pourrait-on alors offrir le reste ?
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: דְּמַסֵּיק לְהוּ לְשׁוּם עֵצִים, כְּרַבִּי אֶלְעָזָר. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: ״לְרֵיחַ נִיחוֹחַ״ אִי אַתָּה מַעֲלֶה, אֲבָל אַתָּה מַעֲלֶה לְשׁוּם עֵצִים.Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Chimon ben Pazi, a dit : il s'agit du cas où il le fait monter à titre de bois, comme combustible, conformément à Rabbi Elazar. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Elazar dit : « Pour une odeur agréable » (Lévitique 2, 12) : tu ne le fais pas monter à ce titre, mais tu le fais monter à titre de bois.
- הָנִיחָא לְרַבִּי אֶלְעָזָר. אֶלָּא לְרַבָּנַן, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דְּעָבֵיד לַהּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הַקּוֹמֶץ קָרֵב לְעַצְמוֹ, וְהַשִּׁירַיִם מִתְפַּזְּרִין עַל בֵּית הַדֶּשֶׁן. וַאֲפִילּוּ רַבָּנַן לָא פְּלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אֶלָּא בְּמִנְחַת חוֹטֵא שֶׁל כֹּהֲנִים, דְּבַת הַקְרָבָה הִיא, אֲבָל הָכָא — אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.Cela va bien selon Rabbi Elazar. Mais selon les Sages, que peut-on dire ? Il s'agit du cas où il fait comme Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon. Car il a été enseigné : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, dit : La poignée est offerte à part, et le reste est répandu sur le lieu des cendres. Et même les Sages ne sont en désaccord avec Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, que pour l'offrande du pécheur des Cohanim, qui est apte à être offerte en entier ; mais ici, même les Sages admettent que le reste est répandu, car il ne peut être offert au cas où il ne serait pas Cohen.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁלֹּא שָׁהֲתָה אַחַר בַּעֲלָהּ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, וְנִשֵּׂאת, וְיָלְדָה, וְאֵין יָדוּעַ אִם בֶּן תִּשְׁעָה לָרִאשׁוֹן אִם בִּן שִׁבְעָה לָאַחֲרוֹן — הָיוּ לָהּ בָּנִים מִן הָרִאשׁוֹן וּבָנִים מִן הַשֵּׁנִי, חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין. וְכֵן הוּא לָהֶם — חוֹלֵץ וְלֹא מְיַיבֵּם.MICHNA : Celle qui n'a pas attendu trois mois après son mari, s'est remariée et a enfanté, et on ne sait si l'enfant est un enfant né à neuf mois du premier ou né à sept mois du dernier : si elle avait des fils du premier et des fils du second, et que l'enfant douteux meure sans descendance, ils accomplissent la 'halitsa (rite de déchaussement qui libère la veuve du lévirat), car ils sont peut-être ses frères paternels, et n'accomplissent pas le lévirat, car il n'est peut-être que leur frère maternel, et sa femme leur serait alors interdite. Et de même lui envers eux : il accomplit la 'halitsa et n'accomplit pas le lévirat.
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