Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵיתִיבִי: אוֹנֵס שֶׁגֵּירֵשׁ, אִם יִשְׂרָאֵל הוּא — מַחְזִיר וְאֵינוֹ לוֹקֶה, וְאִי אָמְרַתְּ כֵּיוָן דַּעֲבַר אַמֵּימְרָא דְּרַחֲמָנָא לָקֵי, הָא נָמֵי לִילְקֵי! תְּיוּבְתָּא דְרָבָא.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un violeur qui a épousé sa victime puis l'a répudiée : s'il est Israël (non-Cohen), à qui il est permis d'épouser une divorcée, il la reprend et n'est pas flagellé. Or si tu dis, comme Rava, que puisqu'il a transgressé la parole du Miséricordieux, il est flagellé, celui-ci aussi devrait être flagellé pour l'avoir répudiée ! Selon Abayé en revanche, il n'est pas flagellé car le divorce, devant être annulé par le remariage, n'est pas pleinement effectif. C'est donc une teyouvta (réfutation définitive) de Rava.
- אָמַר לָךְ: שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא ״כׇּל יָמָיו״, כׇּל יָמָיו בַּעֲמוֹד וְהַחְזֵיר.Rava te dira : c'est différent là-bas, car le verset dit : « Il ne pourra pas la renvoyer tous ses jours » (Deutéronome 22, 29) : tous ses jours, il reste sous l'obligation de « lève-toi et reprends-la ». Une fois qu'il l'a reprise, il ne l'a pas renvoyée « tous ses jours », et n'a donc pas transgressé l'interdit ; c'est pourquoi il n'est pas flagellé.
- וּלְאַבָּיֵי, אִי לָאו דַּאֲמַר רַחֲמָנָא ״כׇּל יָמָיו״, הֲוָה אָמֵינָא אִיסּוּרָא הוּא דַּעֲבַד לֵיהּ, אִי בָּעֵי לֶיהְדַּר וְאִי בָּעֵי לָא לֶיהְדַּר, קָא מַשְׁמַע לַן.Et selon Abayé, à quoi sert « tous ses jours » ? Si le Miséricordieux n'avait pas dit « tous ses jours », j'aurais dit que c'est un interdit qu'il a commis en la répudiant, mais que s'il veut, il la reprend, et s'il veut, il ne la reprend pas ; le verset nous enseigne qu'il est obligé de la reprendre.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא. מֵיתִיבִי: אוֹנֵס שֶׁגֵּירֵשׁ — אִם יִשְׂרָאֵל הוּא מַחְזִיר וְאֵינוֹ לוֹקֶה, וְאִם כֹּהֵן הוּא לוֹקֶה וְאֵינוֹ מַחְזִיר. קָתָנֵי: ״אִם יִשְׂרָאֵל הוּא מַחְזִיר״ — תְּיוּבְתָּא דְאַבָּיֵי!Autre version. On a objecté : un violeur qui a répudié sa victime : s'il est Israël, il la reprend et n'est pas flagellé ; et s'il est Cohen (prêtre), à qui une divorcée est interdite, il est flagellé et ne la reprend pas. Il est enseigné : « S'il est Israël, il la reprend », ce qui montre que son divorce n'est pas effectif. C'est une teyouvta d'Abayé, qui soutient que l'acte interdit est effectif !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״כׇּל יָמָיו״, כׇּל יָמָיו בַּ״עֲמוֹד וְהַחְזֵיר״.On répond : c'est différent là-bas, car le Miséricordieux a dit « tous ses jours » : tous ses jours, il reste sous l'obligation de « lève-toi et reprends-la ». C'est seulement dans ce cas précis que le divorce n'est pas effectif.
- וְרָבָא אָמַר לָךְ: אִי לָא כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל יָמָיו״, הֲוָה אָמֵינָא: לִילְקֵי וְלֶיהְדַּר, דְּהָוֵה לֵיהּ לָאו גְּרֵידָא, דִּכְתִיב: ״לֹא יוּכַל לְשַׁלְּחָהּ״. אַהָכִי כְּתַב קְרָא ״כׇּל יָמָיו״, לְשַׁוּוֹיֵיהּ לְאוֹנֵס לְלֹא תַעֲשֶׂה שֶׁנִּיתָּק לַעֲשֵׂה, דְּאֵין לוֹקִין עָלָיו.Et Rava te dira : si le Miséricordieux n'avait pas écrit « tous ses jours », j'aurais dit qu'Israël devrait être flagellé et malgré tout la reprendre, car ce serait un simple interdit (lav), comme il est écrit : « Il ne pourra pas la renvoyer. » C'est pourquoi le verset écrit « tous ses jours », pour faire de l'interdit du violeur un interdit réparable par l'accomplissement d'un commandement positif, pour lequel on n'est pas flagellé.
- וַהֲרֵי תּוֹרֵם מִן הָרָעָה עַל הַיָּפָה, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״מִכׇּל חֶלְבּוֹ״.Mais voici le cas de celui qui prélève la terouma (prélèvement donné au Cohen) à partir de produits de mauvaise qualité pour des produits de bonne qualité, ce qui est interdit, car le Miséricordieux a dit : « Vous prélèverez… de tout son meilleur » (Nombres 18, 29).
- חֶלְבּוֹ — אִין, גֵּירוּעִין — לָא. וּתְנַן: אֵין תּוֹרְמִין מִן הָרָעָה עַל הַיָּפָה, וְאִם תָּרַם — תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה. אַלְמָא מַהֲנֵי, תְּיוּבְתָּא דְרָבָא.« Son meilleur » : oui ; les produits de moindre qualité : non. Et nous avons appris dans la Michna (Terumot 2, 4) : on ne prélève pas la terouma à partir de produits de mauvaise qualité pour des produits de bonne qualité ; et si on l'a prélevée ainsi, sa terouma est une terouma valable. On voit donc que l'acte est effectif : c'est une teyouvta de Rava.
- אָמַר לָךְ רָבָא: שָׁאנֵי הָתָם, כְּרַבִּי אִילְעָא, דְּאָמַר רַבִּי אִילְעָא: מִנַּיִן לְתוֹרֵם מִן הָרָעָה עַל הַיָּפָה שֶׁתְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא תִשְׂאוּ עָלָיו חֵטְא בַּהֲרִימְכֶם אֶת חֶלְבּוֹ מִמֶּנּוּ״. אִם אֵינוֹ קָדוֹשׁ, נְשִׂיאוּת חֵטְא לָמָּה? מִיכָּן לַתּוֹרֵם מִן הָרָעָה עַל הַיָּפָה שֶׁתְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Rava te dira : c'est différent là-bas, conformément à Rabbi Ila, car Rabbi Ila a dit : d'où savons-nous, pour celui qui prélève à partir de produits de mauvaise qualité pour des produits de bonne qualité, que sa terouma est valable ? Car il est dit : « Et vous ne porterez pas de péché à cause de cela, lorsque vous en aurez prélevé le meilleur » (Nombres 18, 32). Si ce prélèvement n'était pas consacré, pourquoi porterait-on un péché pour un acte sans effet ? De là on apprend, pour celui qui prélève à partir de produits de mauvaise qualité pour des produits de bonne qualité, que sa terouma est valable.
- וּלְאַבָּיֵי, אִי לָאו דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״וְלֹא תִשְׂאוּ עָלָיו חֵטְא״, הֲוָה אָמֵינָא הָכִי אָמַר רַחֲמָנָא: עֲבֵיד מִצְוָה מִן הַמּוּבְחָר, וְאִי לָא עָבֵיד — ״חוֹטֵא״ לָא מִיקְּרֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Et selon Abayé, pour qui tout acte interdit est effectif, à quoi sert ce verset ? Si le Miséricordieux n'avait pas dit : « Et vous ne porterez pas de péché à cause de cela », j'aurais dit que voici ce que le Miséricordieux a dit : accomplis la mitsva de la meilleure façon, en prélevant sur le meilleur, mais si tu ne l'as pas fait ainsi, tu n'es pas appelé « pécheur » ; le verset nous enseigne qu'il est bien appelé pécheur.
- וַהֲרֵי מִמִּין עַל שֶׁאֵינוֹ מִינוֹ, דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״כׇּל חֵלֶב יִצְהָר״, לִיתֵּן חֵלֶב לָזֶה וְחֵלֶב לָזֶה, וּתְנַן: אֵין תּוֹרְמִין מִמִּין עַל שֶׁאֵינוֹ מִינוֹ, וְאִם תָּרַם — אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, אַלְמָא לָא מַהֲנֵי, תְּיוּבְתָּא דְאַבָּיֵי.Mais voici le cas de celui qui prélève d'une espèce pour une espèce qui n'est pas la sienne, car le Miséricordieux a dit : « Tout le meilleur de l'huile, et tout le meilleur du vin et du blé » (Nombres 18, 12), pour donner le meilleur de celle-ci et le meilleur de celle-là, chacune séparément. Et nous avons appris (Terumot 2, 4) : on ne prélève pas d'une espèce pour une espèce qui n'est pas la sienne ; et si on l'a fait, sa terouma n'est pas une terouma. On voit donc que l'acte n'est pas effectif : c'est une teyouvta d'Abayé.
- אָמַר לָךְ אַבַּיֵּי: שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא ״רֵאשִׁיתָם״ — רֵאשִׁית לָזֶה וְרֵאשִׁית לָזֶה. וְכֵן אָמַר רַבִּי אִילְעָא: ״רֵאשִׁית״.Abayé te dira : c'est différent là-bas, car le verset dit : « Leurs prémices » : des prémices pour celle-ci et des prémices pour celle-là ; le verset a répété l'exigence pour la rendre indispensable. Et c'est aussi ce qu'a dit Rabbi Ila au sujet de « prémices ».
- וּלְרָבָא, אִי לָאו דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״רֵאשִׁית״, הֲוָה אָמֵינָא תִּירוֹשׁ וְיִצְהָר, דִּכְתִיב בְּהוּ ״חֵלֶב״ ״חֵלֶב״, דְּאֵין תּוֹרְמִין מִזֶּה עַל זֶה.Et selon Rava, pour qui l'acte interdit n'est pas effectif, à quoi sert ce mot ? Si le Miséricordieux n'avait pas dit « prémices », j'aurais dit que seuls le vin et l'huile, à propos desquels il est écrit « meilleur », « meilleur » (deux fois), sont visés, de sorte qu'on ne prélève pas de l'un pour l'autre.
- אֲבָל תִּירוֹשׁ וְדָגָן, דָּגָן וְדָגָן, דְּחַד ״חֵלֶב״ כְּתִיב בְּהוּ, כִּי תָרֵים מֵהַאי אַהַאי — לָא לָקֵי. כְּתַב רַחֲמָנָא ״רֵאשִׁית״, לִיתֵּן חֵלֶב לָזֶה וְחֵלֶב לָזֶה.Mais le vin et le blé, ou une céréale et une autre céréale, à propos desquels un seul « meilleur » est écrit, lorsqu'on prélève de l'un pour l'autre, on n'est pas flagellé. Le Miséricordieux a donc écrit « prémices », pour enseigner qu'il faut donner le meilleur de celle-ci et le meilleur de celle-là.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא, הָא תִּירוֹשׁ וְדָגָן, דְּחַד ״חֵלֶב״ כְּתִיב בְּהוּ — תָּרֵים מֵהַאי אַהַאי. כְּתַב רַחֲמָנָא ״רֵאשִׁית״.Autre version : le vin et le blé, à propos desquels un seul « meilleur » est écrit, on pourrait penser qu'on prélève de l'un pour l'autre même a priori. Le Miséricordieux a donc écrit « prémices ».
- וַהֲרֵי חֲרָמִים, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: ״לֹא יִמָּכֵר וְלֹא יִגָּאֵל״, וּתְנַן: חֶרְמֵי כֹהֲנִים אֵין פּוֹדִין אוֹתָם, אֶלָּא נוֹתְנָין לַכֹּהֵן. אַלְמָא לָא מַהֲנֵי, תְּיוּבְתָּא דְאַבָּיֵי.Mais voici les 'haramim (biens voués aux Cohanim), à propos desquels le Miséricordieux a dit : « Aucun bien voué… ne sera vendu ni racheté » (Lévitique 27, 28) ; et nous avons appris dans la Michna (Arakhin 28b) : les 'haramim des Cohanim, on ne les rachète pas, mais on les donne au Cohen. On voit donc que le rachat n'est pas effectif : c'est une teyouvta d'Abayé.
- אָמַר לָךְ: שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״קֹדֶשׁ קָדָשִׁים הוּא״ — בַּהֲוָויָיתוֹ יְהֵא.Abayé te dira : c'est différent là-bas, car le Miséricordieux a dit : « Il est saint des saints » : il restera dans son état. Ailleurs, en revanche, l'acte interdit est effectif.
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