Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַפְּטוּרָא קָאֵי, וְהָכִי קָאָמַר: לָאו שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה אֵין לוֹקִין עָלָיו. מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמְרוּ: אַף הַמַּקְדִּים תְּרוּמָה לְבִיכּוּרִים.se rapportait à l'exemption énoncée au nom de Rabbi Yo'hanan (3a), et voici ce qu'il veut dire : pour un interdit qui ne comporte pas d'acte, on n'est pas flagellé… au nom de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, on a dit : également celui qui fait passer la terouma avant les prémices n'est pas flagellé, car il n'accomplit pas d'acte.
- וּמַאי שְׁנָא מֵימֵר דְּלָקֵי, מִשּׁוּם דִּבְדִיבּוּרוֹ עָשָׂה מַעֲשֶׂה? מַקְדִּים תְּרוּמָה לְבִיכּוּרִים נָמֵי לִילְקֵי, מִשּׁוּם דִּבְדִיבּוּרוֹ עָשָׂה מַעֲשֶׂה!La Guemara demande : et en quoi est-ce différent pour celui qui substitue, qu'il soit flagellé sans avoir accompli d'acte ? Est-ce parce que par sa parole il a accompli un acte de consécration ? Alors celui qui fait passer la terouma avant les prémices devrait aussi être flagellé, car par sa parole il a accompli un acte en consacrant les produits !
- אָמַר רַבִּי אָבִין: שָׁאנֵי הָתָם, דְּלָאו שֶׁנִּיתָּק לַעֲשֵׂה הוּא, דִּכְתִיב: ״מִכֹּל מַעְשְׂרוֹתֵיכֶם תָּרִימוּ״.Rabbi Avin a dit : c'est différent là-bas, pour celui qui inverse l'ordre des prélèvements, car c'est un interdit rattaché à un commandement positif (lav hanitak laassé) : lorsque la Torah prescrit un commandement positif pour réparer la transgression, l'interdit n'entraîne pas la flagellation. Comme il est écrit : « De toutes vos dîmes, vous prélèverez toute la part de Hachem » (Nombres 18, 29) : même après avoir inversé l'ordre, on doit encore prélever ce qui aurait dû l'être en premier.
- יָתֵיב רַב דִּימִי וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְכֹל לָאו שֶׁנִּיתָּק לַעֲשֵׂה לָא לָקֵי?Rav Dimi était assis et disait cet enseignement : celui qui fait passer la terouma avant les prémices n'est pas flagellé, car c'est un interdit rattaché à un commandement positif. Abayé lui a dit : et pour tout interdit rattaché à un commandement positif, on n'est pas flagellé ?
- וְהָא מֵימֵר, דְּלָאו שֶׁנִּיתָּק לַעֲשֵׂה הוּא, וְלָקֵי, דִּתְנַן: לֹא שֶׁאָדָם רַשַּׁאי לְהָמִיר, אֶלָּא שֶׁאִם הֵמִיר — מוּמָר, וְסוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים.Mais voici celui qui substitue : c'est un interdit rattaché à un commandement positif — « et s'il substitue un animal à un animal, celui-ci et son substitut seront consacrés » (Lévitique 27, 10) — et pourtant il est flagellé, comme nous l'avons appris dans la Michna (2a) : « Non qu'il soit permis à l'homme de substituer, mais si l'on a substitué, la substitution est effective, et l'on reçoit les quarante coups. »
- הָוֵי לְהוּ תְּרֵי לָאוֵי וְחַד עֲשֵׂה, וְלָא אָתֵי חַד עֲשֵׂה וְעָקַר תְּרֵי לָאוֵי.Rav Dimi répond : il y a là deux interdits — « il ne l'échangera pas » et « il ne le substituera pas » — et un seul commandement positif — « celui-ci et son substitut seront consacrés » ; et un seul commandement positif ne vient pas déraciner deux interdits. C'est pourquoi celui qui substitue est flagellé.
- וַהֲרֵי אוֹנֵס, דְּחַד לָאו וְחַד עֲשֵׂה, וְלָא אָתֵי חַד עֲשֵׂה וְעָקַר לָאו, דְּתַנְיָא: אוֹנֵס שֶׁגֵּירַשׁ — אִם יִשְׂרָאֵל הוּא מַחְזִיר וְאֵינוֹ לוֹקֶה, וְאִם כֹּהֵן הוּא לוֹקֶה וְאֵינוֹ מַחְזִיר!La Guemara objecte : mais voici celui qui viole une jeune fille vierge, tenu de l'épouser si elle le veut et à qui il est interdit de la renvoyer : il y a un interdit — « il ne pourra la renvoyer tous ses jours » — et un commandement positif — « elle sera sa femme » (Deutéronome 22, 29), qui permet de réparer le renvoi en la reprenant ; et pourtant le commandement positif ne vient pas déraciner l'interdit, comme il a été enseigné dans une baraïta : celui qui a violé, puis épousé et divorcé : s'il est Israélite, il la reprend et n'est pas flagellé ; s'il est Cohen, à qui la divorcée est interdite, il est flagellé et ne la reprend pas !
- כֹּהֲנִים קָאָמְרַתְּ?! כֹּהֲנִים — טַעְמָא אַחְרִינָא הוּא, דְּרַבִּי רַחֲמָנָא קְדוּשָּׁה יַתִּירָא.La Guemara répond : tu parles de Cohanim ?! Pour les Cohanim, c'est une autre raison, car le Miséricordieux leur a ajouté une sainteté supplémentaire, ce qui aggrave leurs fautes. Mais celui qui transgresse un interdit étranger à la prêtrise, réparable par un commandement positif, n'est pas flagellé.
- כְּתַנָּאֵי: ״לֹא יַשְׁאִירוּ מִמֶּנּוּ עַד בֹּקֶר״ — בָּא הַכָּתוּב לִיתֵּן עֲשֵׂה אַחַר לֹא תַעֲשֶׂה, לוֹמַר שֶׁאֵין לוֹקִין עָלָיו, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.La question de savoir quels interdits entraînent la flagellation est comme une divergence de Tannaïm, comme il a été enseigné dans une baraïta : « Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin, et ce qui en restera jusqu'au matin, vous le brûlerez au feu » (Exode 12, 10) : le verset vient placer un commandement positif après un interdit, pour dire qu'on n'est pas flagellé pour lui. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר: לֹא מִן הַשֵּׁם הוּא זֶה, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּהָוֵה לָאו שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה, וְכׇל לָאו שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה — אֵין לוֹקִין עָלָיו. מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר לוֹקִין עָלָיו.Rabbi Yaakov dit : ce n'est pas pour cette raison qu'il est exempt de flagellation, mais parce que c'est un interdit qui ne comporte pas d'acte, et pour tout interdit qui ne comporte pas d'acte, on n'est pas flagellé. La Guemara commente : on en déduit que Rabbi Yehouda pense qu'on est flagellé pour lui, pour un interdit qui ne comporte pas d'acte.
- וְרַבִּי יַעֲקֹב, הַאי ״וְהַנֹּתָר מִמֶּנּוּ עַד בֹּקֶר בָּאֵשׁ תִּשְׂרוֹפוּ״ לְמַאי אֲתָא?La Guemara demande : et selon Rabbi Yaakov, ce verset : « Et ce qui en restera jusqu'au matin, vous le brûlerez au feu », à quoi vient-il ?
- מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִתְנַן: הָעֲצָמוֹת, וְהַגִּידִין, וְהַנּוֹתָר — יִשָּׂרְפוּ בְּשִׁשָּׁה עָשָׂר. חָל שִׁשָּׁה עָשָׂר לִהְיוֹת בַּשַּׁבָּת — יִשָּׂרְפוּ בְּשִׁבְעָה עָשָׂר, לְפִי שֶׁאֵין דּוֹחִין לֹא אֶת הַשַּׁבָּת וְלֹא אֶת יוֹם טוֹב.La Guemara répond : il en a besoin pour ce que nous avons appris dans une Michna (Pessa'him 83a) : les os du sacrifice pascal (qui contiennent de la moelle, mais qu'il est interdit de briser), les tendons et le reste (notar) seront brûlés le seize Nissan. Si le seize tombe un Chabbat, ils seront brûlés le dix-sept, car leur combustion ne repousse ni le Chabbat ni le Yom Tov (jour de fête).
- וְאָמַר חִזְקִיָּה, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי חִזְקִיָּה: מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא ״וְהַנּוֹתָר מִמֶּנּוּ עַד בֹּקֶר בָּאֵשׁ תִּשְׂרוֹפוּ״ — בָּא הַכָּתוּב לִיתֵּן בּוֹקֶר שֵׁנִי לִשְׂרֵיפָתוֹ.Et 'Hizkiya a dit, et ainsi a-t-on enseigné dans l'école de 'Hizkiya : quelle en est la raison ? Le verset dit : « Et ce qui en restera jusqu'au matin, vous le brûlerez au feu » : le verset vient donner un second matin pour sa combustion, si le premier tombe un Chabbat ou un Yom Tov.
- אָמַר אַבָּיֵי: כֹּל מִילְּתָא דְּאָמַר רַחֲמָנָא לָא תַּעֲבֵיד, אִם עָבֵיד — מַהֲנֵי, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לָא מַהֲנֵי — אַמַּאי לָקֵי? רָבָא אָמַר: לָא מַהֲנֵי מִידֵּי, וְהַאי דְּלָקֵי — מִשּׁוּם דַּעֲבַר אַמֵּימְרָא דְּרַחֲמָנָא הוּא.Abayé a dit : toute chose dont le Miséricordieux a dit : « Ne la fais pas », si on l'a faite, elle est effective, mais le fauteur est flagellé. Car s'il te venait à l'esprit qu'elle n'est pas effective, pourquoi serait-il flagellé, alors qu'il n'a rien accompli ? Rava a dit : elle n'est pas effective du tout ; et s'il est flagellé, c'est parce qu'il a transgressé la parole du Miséricordieux.
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