Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּעֲלֵי מוּמִין יִפָּדוּ״, וּמוֹקְמִינַן לָהּ בְּשֶׁקָּדַם הֶקְדֵּישָׁן אֶת מוּמָן, שְׁמַע מִינַּהּ פּוֹדִין אֶת הַקֳּדָשִׁים לְהַאֲכִילָן לִכְלָבִים!atteints de défauts peuvent être rachetés », et nous l'avons appliqué, selon Rech Lakich, au cas où la consécration a précédé le défaut – donc à un animal doté d'une sainteté corporelle –, déduis-en qu'on rachète les sacrifices pour les donner à manger aux chiens !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּשֶׁעָבַר וּשְׁחָטָן.La Guemara rejette cette déduction : de quoi s'agit-il ici ? « Morts » ne signifie pas une mort naturelle, mais le cas où l'on a transgressé et les a abattus avant leur rachat ; ils sont alors rachetés et permis à la consommation.
- כִּדְתַנְיָא: כׇּל הַקֳּדָשִׁים שֶׁנָּפַל בָּהֶן מוּם, וּשְׁחָטָן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יִקָּבֵרוּ, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יִפָּדוּ.Comme il a été enseigné dans une baraïta : tous les sacrifices qui ont contracté un défaut et qu'on a abattus : Rabbi Méïr dit : ils doivent être enterrés – car il pense, comme Rabbi Chimon, que les sacrifices de l'autel étaient inclus dans la mise debout et l'estimation ; et les Sages disent : ils peuvent être rachetés, puisqu'ils n'y étaient pas inclus.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא: לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת לֹא הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, אַמַּאי תְּמִימִים יִקָּבֵרוּ? מִשּׁוּם דַּחֲזוּ לְהַקְרָבָה.Rabbi Yirmeya a dit encore à Rabbi Zeira : selon Rabbi Chimon, qui a dit que les biens consacrés à l'entretien du Temple n'étaient pas inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation, pourquoi dit-il dans la baraïta que ceux sans défaut doivent être enterrés ? Rabbi Zeira répond : parce qu'ils sont aptes à être offerts sur l'autel.
- כִּדְתַנְיָא: הַמַּתְפִּיס תְּמִימִים לְבֶדֶק הַבַּיִת, כְּשֶׁהֵן נִפְדִּין — אֵינָן נִפְדִּין אֶלָּא לַמִּזְבֵּחַ, שֶׁכׇּל הָרָאוּי לַמִּזְבֵּחַ אֵינוֹ יוֹצֵא מִידֵי מִזְבֵּחַ לְעוֹלָם.Comme il a été enseigné dans une baraïta : celui qui associe des animaux sans défaut à l'entretien du Temple, lorsqu'ils sont rachetés par le trésorier, ils ne sont rachetés que pour l'autel – vendus à ceux qui doivent apporter un sacrifice –, car tout ce qui est apte à l'autel ne sort jamais du domaine de l'autel.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, וְאָמְרִי לַהּ רָבָא: לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּמוֹקֵים לַהּ בְּבַעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ, וְכוּלֵּי עָלְמָא סְבִירָא לְהוּ דְּבַעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ דְּלָא הָוֵי בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה. וְלָא?!Rav Pappa a dit à Abayé – et certains disent que c'est Rava : selon Rabbi Yo'hanan, qui applique la baraïta à un animal atteint d'un défaut dès l'origine, et qui dit que tout le monde estime que l'animal atteint d'un défaut dès l'origine n'est pas inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation – n'est-il vraiment pas inclus ?
- וְהָתְנַן: כׇּל הַקֳּדָשִׁים שֶׁקָּדַם מוּם קָבוּעַ לְהֶקְדֵּשָׁן וְנִפְדּוּ, חַיָּיבִין בַּבְּכוֹרָה וּבַמַּתָּנוֹת, וְיוֹצְאִין לְחוּלִּין לִיגָּזֵז וְלֵיעָבֵד.Ne nous a-t-on pas appris (Bekhorot 14a) : tous les sacrifices dont un défaut permanent a précédé la consécration, et qui ont été rachetés, sont soumis à la loi du premier-né (bekhora) et aux dons sacerdotaux, et ils deviennent profanes ('houlin) pour être tondus et utilisés pour le travail ;
- וְלָדָן וַחֲלָבָן מוּתָּר לְאַחַר פִּדְיוֹנָן, וְהַשּׁוֹחֲטָן בַּחוּץ פָּטוּר, וְאֵין עוֹשִׂין תְּמוּרָה, וְאִם מֵתוּ יִפָּדוּ.leur petit et leur lait sont permis après leur rachat ; celui qui les abat à l'extérieur du parvis est exempt (du karèt) ; ils ne produisent pas d'échange (temoura) ; et s'ils sont morts, ils peuvent être rachetés.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת לֹא הָיוּ, כְּדִתְנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת אִם מֵתוּ יִפָּדוּ.Et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : ce sont les paroles de Rabbi Chimon, qui a dit que les animaux consacrés à l'autel étaient inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation, et que ceux consacrés à l'entretien du Temple n'y étaient pas inclus, comme nous l'avons appris : Rabbi Chimon dit : les biens consacrés à l'entretien du Temple, s'ils sont morts, peuvent être rachetés.
- וּמוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּבַעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ שֶׁנִּפְדֶּה, מַאי טַעְמָא? דַּאֲמַר קְרָא: ״אוֹתָהּ״, ״אוֹתָהּ״ לְמַעוֹטֵי בַּעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ בַּעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ הָיָה בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה!Et Rabbi Chimon admet, pour l'animal atteint d'un défaut dès l'origine, qu'il peut être racheté. Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « l'estimera » (Lévitique 27, 12) : « l' » vient exclure l'animal atteint d'un défaut dès l'origine. Mais les Sages disent : même l'animal atteint d'un défaut dès l'origine était inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation ! Cela contredit Rabbi Yo'hanan, selon qui d'après les Sages il n'y était pas inclus.
- אֲמַר לֵיהּ: מַאן חֲכָמִים? תַּנָּא דְּבֵי לֵוִי. אִי הָכִי, ״זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן״ וְתוּ לָא? ״זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן וּמַחְלוּקְתּוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Abayé lui a dit : Qui sont ces « Sages » ? Le Tanna de l'école de Lévi, non les Sages de la Michna. L'autre objecte : s'il en est ainsi, pourquoi Rav dit-il « ce sont les paroles de Rabbi Chimon », et rien de plus ? Il aurait dû dire : « ce sont les paroles de Rabbi Chimon et de ses contradicteurs » !
- אֲמַר לֵיהּ: הַאי דְּלָא קָתָנֵי הָכִי, מִשּׁוּם דְּרַב סָבַר לַהּ כְּרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר לְרַבָּנַן: קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ לֹא הָיוּ.Abayé lui a dit : s'il ne l'enseigne pas ainsi, c'est parce que Rav pense comme Rech Lakich, qui a dit que, selon les Sages, les biens consacrés à l'entretien du Temple étaient inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation, mais que ceux consacrés à l'autel n'y étaient pas inclus.
- וְרֵישָׁא קָתָנֵי: ״וְאִם מֵתוּ יִפָּדוּ״, וְסֵיפָא קָתָנֵי: ״אִם מֵתוּ יִקָּבֵרוּ״.Or la première partie de cette Michna enseigne : « et s'ils sont morts, ils peuvent être rachetés » – ce qui pourrait convenir aux Sages ; mais la dernière partie enseigne, à propos des animaux dont la consécration a précédé le défaut : « s'ils sont morts, ils doivent être enterrés » – ce qui ne convient pas aux Sages selon Rech Lakich.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, רַב כְּרַבִּי יוֹחָנָן סְבִירָא לֵיהּ, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ ״זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן וּמַחְלוּקְתּוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ, אֵימָא הָכִי נָמֵי.Et si tu veux, dis : Rav pense comme Rabbi Yo'hanan ; et quant à ce qui te posait difficulté – « il aurait dû dire : ce sont les paroles de Rabbi Chimon et de ses contradicteurs » –, dis : en effet, c'est ce qu'il a dit.
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן הַנִּקְבָּרִין: קָדָשִׁים שֶׁהִפִּילוּ — יִקָּבֵרוּ, הִפִּילָה שִׁלְיָא — תִּקָּבֵר, וְשׁוֹר הַנִּסְקָל, וְעֶגְלָה עֲרוּפָה, וְצִפֳּרֵי מְצוֹרָע, וְשֵׂיעַר נָזִיר,MICHNA – Et voici ceux que l'on enterre, car il est interdit d'en tirer profit : des sacrifices qui ont avorté – le fœtus doit être enterré ; si la bête a expulsé un placenta, il doit être enterré ; et le bœuf lapidé (pour avoir tué un homme), et la génisse à la nuque brisée (égla aroufa), et les oiseaux du lépreux (metsora), et les cheveux du naziréen (nazir) devenu impur ;
- וּפֶטֶר חֲמוֹר, וּבָשָׂר בְּחָלָב, וְחוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה יִשָּׂרֵפוּ, וְכֵן חַיָּה שֶׁנִּשְׁחֲטָה בַּעֲזָרָה.et le premier-né de l'âne (péter 'hamor) non racheté, et la viande cuite dans du lait, et des animaux profanes abattus dans le parvis (azara). Rabbi Chimon dit : les animaux profanes abattus dans le parvis doivent être brûlés, comme les sacrifices invalidés ; et de même un animal sauvage abattu dans le parvis.
- וְאֵלּוּ הֵן הַנִּשְׂרָפִין: חָמֵץ בַּפֶּסַח — יִשָּׂרֵף, וּתְרוּמָה טְמֵאָה, וְהָעׇרְלָה, וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם, אֶת שֶׁדַּרְכָּן לִשָּׂרֵוף — ישרף, וְאֶת שֶׁדַּרְכָּן לְהִקָּבֵר — יִקָּבֵר, וּמַדְלִיקִין בְּפַת וּבְשֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה. כׇּל הַקֳּדָשִׁים שֶׁנִּשְׁחֲטוּ חוּץ לִזְמַנָּן וְחוּץ לִמְקוֹמָן — הֲרֵי אֵלּוּ יִשָּׂרֵפוּ.Et voici ceux que l'on brûle : le 'hamets (pain levé) à Pessa'h doit être brûlé ; et la terouma (prélèvement donné au Cohen) impure ; et l'orla (fruits des trois premières années d'un arbre) et les mélanges de la vigne (kilé hakérem) : ce qu'il est d'usage de brûler (les aliments) doit être brûlé, et ce qu'il est d'usage d'enterrer (les liquides) doit être enterré. Et l'on peut allumer un feu avec du pain et de l'huile de terouma impure. Tous les sacrifices abattus avec l'intention de les offrir ou de les manger hors de leur temps ou hors de leur lieu – ceux-là doivent être brûlés.
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