Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גִּזְבָּרִין בִּלְבַד!les trésoriers seulement, qui empêchent d'offrir le sacrifice tant qu'ils ne sont pas là : le propriétaire d'un sacrifice doit se tenir auprès de lui lorsqu'on l'offre, et pour un holocauste associé à l'entretien du Temple, le trésorier en est le propriétaire. Il en ressort que, selon Oula, l'holocauste n'a pas besoin d'être estimé pour une consécration de valeur avant d'être offert !
- לְעוֹלָם רַבָּנַן, וְקָרָא לִמְעִילָה [הוּא] דַּאֲתָא.La Guemara répond : En réalité, cette loi – que celui qui associe un sacrifice de l'autel à l'entretien du Temple doit en verser la valeur – est une institution des Sages ; de la Torah, il n'y a que le retard des trésoriers, et tel est aussi l'avis d'Oula. Et le verset qu'il cite n'est qu'un appui ; en réalité, il vient enseigner que les biens voués aux Cohanim sont soumis à la loi de méïla (détournement de biens sacrés).
- לִמְעִילָה לְמָה לֵיהּ קְרָא? קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים כְּתִיב בֵּיהּ!La Guemara demande : Pour la méïla, pourquoi a-t-il besoin d'un verset ? L'expression « saint des saints » est écrite à son sujet, et la loi de méïla s'applique à tout bien sacré !
- וְלִיטַעְמָיךְ, הָא דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי: אֵין מְעִילָה מְפוֹרֶשֶׁת מִן הַתּוֹרָה אֶלָּא בְּעוֹלָה בִּלְבָד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נֶפֶשׁ כִּי תִמְעוֹל מַעַל וְחָטְאָה בִּשְׁגָגָה מִקׇּדְשֵׁי ה׳״, הַמְיוּחָדִין לַה׳. אֲבָל חַטָּאת וְאָשָׁם לָא נָפְקָא אֶלָּא מִדְּרַבִּי.La Guemara rejette cet argument : Et selon ton raisonnement, que dire de ce qu'a dit Rabbi Yannaï : la méïla n'est explicitement écrite dans la Torah que pour l'holocauste seul, comme il est dit : « Si une personne commet un détournement et pèche par inadvertance envers les choses saintes de Hachem » (Lévitique 5, 15) – c'est-à-dire celles qui sont exclusivement à Hachem, comme l'holocauste. Mais pour le sacrifice expiatoire ('hatat) et le sacrifice de culpabilité (acham), dont les Cohanim mangent, on ne le déduit que de l'enseignement de Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi).
- דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״כׇּל חֵלֶב לַה׳״ — לְרַבּוֹת אֵימוּרֵי קָדָשִׁים קַלִּים לִמְעִילָה.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi dit : « Toute la graisse est à Hachem » (Lévitique 3, 16) : le mot « toute » vient inclure les parties brûlées sur l'autel (émourim) des sacrifices de sainteté mineure dans la loi de méïla – et à plus forte raison ceux de sainteté majeure, comme le 'hatat et l'acham.
- לְמָה לִי קְרָא? ״קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים״ כְּתִיב בְּהוּ! אֶלָּא, אַף עַל גַּב דְּ״קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים״ כְּתִיב בְּהוּ, בָּעֵי קְרָא לְרַבּוֹיִינְהוּ לִמְעִילָה. חֲרָמִים נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּ״קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים״ כְּתִיב בְּהוּ, בָּעֵי קְרָא לְרַבּוֹיִינְהוּ לִמְעִילָה.La Guemara conclut son raisonnement : Pourquoi ai-je besoin d'un verset pour eux ? « Saint des saints » est écrit à leur sujet ! Il faut donc dire que, bien que « saint des saints » soit écrit à leur sujet, un verset est nécessaire pour les inclure dans la méïla. De même pour les 'hérem : bien que « saint des saints » soit écrit à leur sujet, un verset est nécessaire pour les inclure dans la méïla.
- גּוּפָא: הַמַּקְדִּישׁ עוֹלָה לְבֶדֶק הַבַּיִת — אֵין בָּהּ אֶלָּא עִיכּוּב גִּיזְבָּרִין בִּלְבַד. מֵיתִיבִי: הַמַּקְדִּישׁ עוֹלָה לְבֶדֶק הַבַּיִת — אָסוּר לְשׁוֹחֳטָהּ עַד שֶׁתִּפָּדֶה!La Guemara revient à la déclaration d'Oula elle-même : celui qui consacre un holocauste à l'entretien du Temple, il n'y a là que le retard des trésoriers seulement. La Guemara objecte à partir d'une baraïta : celui qui consacre un holocauste à l'entretien du Temple, il est interdit de l'abattre jusqu'à ce qu'il soit racheté !
- מִדְּרַבָּנַן, הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אִם עָבַר וּשְׁחָטָהּ — מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי.La Guemara répond : cette baraïta parle d'ordre rabbinique ; de la Torah, seule la présence des trésoriers est requise. C'est aussi logique, puisque la fin de la baraïta enseigne : s'il a transgressé et l'a abattu avant de le racheter, ce qu'il a fait est fait. Si le rachat était requis par la Torah, comment pourrait-on dire que ce qui est fait est fait ?
- אֶלָּא מַאי מִדְּרַבָּנַן? אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: וּמוֹעֲלִין שְׁתֵּי מְעִילוֹת, וְאִי מִדְּרַבָּנַן — אַמַּאי שְׁתֵּי מְעִילוֹת? הָכִי קָאָמַר: וּרְאוּיָה לִמְעוֹל בָּהּ שְׁתֵּי מְעִילוֹת.La Guemara demande : Mais alors, que dis-tu ? Que c'est d'ordre rabbinique ? S'il en est ainsi, dis la fin de la baraïta : et l'on commet en en tirant profit deux méïla – l'une au titre de l'autel, l'autre au titre de l'entretien du Temple. Et si la consécration de valeur n'est que rabbinique, pourquoi deux méïla ? La Guemara répond : voici ce qu'elle veut dire : et il serait apte à ce qu'on commette sur lui deux méïla – si la seconde consécration était de la Torah.
- וְאִם מֵתוּ יִקָּבֵרוּ כּוּ׳.La Michna enseignait : Et s'ils sont morts, ils doivent être enterrés, etc. Selon les Sages, ils ne peuvent être rachetés ; selon Rabbi Chimon, ceux de l'entretien du Temple peuvent l'être.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבָּנַן: אֶחָד קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ וְאֶחָד קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת — הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה.Rabbi Yo'hanan a dit : selon les Sages, aussi bien les animaux consacrés à l'autel que ceux consacrés à l'entretien du Temple étaient inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation (haamada vehaarakha) – selon le verset : « il placera l'animal devant le Cohen, et le Cohen l'estimera » (Lévitique 27, 11-12). Un animal qu'on ne peut plus placer devant le Cohen, comme un animal mort, ne peut donc être racheté et doit être enterré.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לְרַבָּנַן, קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ לֹא הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה.Et Rech Lakich a dit : selon les Sages, les animaux consacrés à l'entretien du Temple étaient inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation – et s'ils sont morts sans rachat, ils doivent être enterrés ; mais ceux consacrés à l'autel n'étaient pas inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation – et s'ils sont morts, ils sont rachetés.
- וְזֶה וָזֶה, מוֹדֶה לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת לֹא הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, וְקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, וְדִבְרֵי הַכֹּל, בַּעַל מוּם מֵעִיקָּרוֹ לֹא הָיָה בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה.Et l'un et l'autre (Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich) admettent que, selon Rabbi Chimon, les animaux consacrés à l'entretien du Temple n'étaient pas inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation – et s'ils sont morts ils sont rachetés –, et que ceux consacrés à l'autel y étaient inclus. Et de l'avis de tous (les Sages comme Rabbi Chimon), un animal atteint d'un défaut dès l'origine, consacré à l'autel, n'était pas inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation, et il peut être racheté s'il est mort.
- תְּנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת שֶׁמֵּתוּ יִפָּדוּ״. בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר לְרַבָּנַן אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, הַיְינוּ דְּאִיצְטְרִיךְ רַבִּי שִׁמְעוֹן לְפָרוֹשֵׁי ״קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת שֶׁמֵּתוּ יִפָּדוּ״.La Guemara objecte à Rech Lakich : Nous avons appris (dans la Michna) : Rabbi Chimon dit : « les animaux consacrés à l'entretien du Temple qui sont morts peuvent être rachetés ». Cela se comprend selon Rabbi Yo'hanan, qui a dit que, selon les Sages, l'un et l'autre étaient inclus dans l'exigence de mise debout et d'estimation : c'est pourquoi Rabbi Chimon a eu besoin de préciser que ce sont les animaux consacrés à l'entretien du Temple qui, s'ils sont morts, peuvent être rachetés – pour montrer qu'il ne diverge des Sages que sur ceux-là.
- אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ, לְמָה לֵיהּ לְפָרוֹשֵׁי? לֵימָא ״אִם מֵתוּ יִפָּדוּ״!Mais selon Rech Lakich, pour qui les Sages ne parlent que de l'entretien du Temple, pourquoi Rabbi Chimon doit-il préciser ? Qu'il dise simplement : « s'ils sont morts, ils peuvent être rachetés », et l'on comprendrait qu'il parle de l'entretien du Temple !
- אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: רַבִּי שִׁמְעוֹן לָא הֲוָה יָדַע מַאי דְּאָמַר תַּנָּא קַמָּא, וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: אִי בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ — מוֹדֵינָא לָךְ, בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת — אִם מֵתוּ יִפָּדוּ.La Guemara répond : Rech Lakich te dira : Rabbi Chimon ne savait pas ce qu'avait dit le premier Tanna – s'il parlait de l'entretien du Temple ou de l'autel –, et voici ce qu'il lui dit : si tu parles des animaux consacrés à l'autel, je te l'accorde ; mais pour ceux consacrés à l'entretien du Temple, s'ils sont morts, ils peuvent être rachetés.
- תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: ״אִם בְּהֵמָה אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה״ — בְּבַעֲלֵי מוּמִין שֶׁיִּפָּדוּ הַכָּתוּב מְדַבֵּר.La Guemara note qu'il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rabbi Yo'hanan : « Et si c'est un animal dont on n'offre pas d'offrande à Hachem… » (Lévitique 27, 11) : le verset parle des animaux atteints de défauts, qu'ils peuvent être rachetés par la mise debout et l'estimation.
- אַתָּה אוֹמֵר בְּבַעֲלֵי מוּמִין, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בִּבְהֵמָה טְמֵאָה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אִם בִּבְהֵמָה טְמֵאָה וּפָדָה בְעֶרְכֶּךָ״ — הֲרֵי בְּהֵמָה טְמֵאָה אָמוּר,La baraïta poursuit : Tu dis qu'il s'agit des animaux atteints de défauts ; ou bien ne s'agit-il que d'un animal impur (d'espèce non cachère) consacré à l'entretien du Temple ? Lorsqu'il dit plus loin : « Et si c'est d'un animal impur, il le rachètera selon ton estimation » (Lévitique 27, 27), voilà que l'animal impur est déjà mentionné.
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