Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא, דְּאָמַר: פָּנוּי הַבָּא עַל הַפְּנוּיָה שֶׁלֹּא לְשׁוּם אִישׁוּת עֲשָׂאָהּ זוֹנָה. אִי רַבִּי אֶלְעָזָר, מַאי אִירְיָא אַלְמָנָה? נִיתְנֵי פְּנוּיָה!C'est l'avis de Rabbi Elazar, qui dit : un homme non marié qui a des relations avec une femme non mariée, non en vue du mariage, en a fait une zona (prostituée) ; c'est pourquoi son salaire est interdit sur l'autel. Abayé, lui, suit l'avis des Rabbanan qui contestent Rabbi Elazar. La Guemara demande : Si c'est Rabbi Elazar, pourquoi mentionner précisément la veuve rétribuée pour s'unir au Grand Prêtre ? Qu'on enseigne le cas d'une femme non mariée avec un homme non marié !
- אַלְמָנָה אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּבִנְיַן אָב הוּא — לָא נִיתַּסְרוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : il fallait citer la veuve, car il te serait venu à l'esprit de dire : puisque le cas de l'homme et de la femme non mariés, où il n'y a pas d'interdit de la Torah, est le modèle (binyan av, paradigme) du salaire de prostituée, là où la relation est interdite par la Torah le salaire ne serait pas interdit ; la baraïta nous enseigne donc qu'il est interdit même dans ce cas.
- הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״הֵא לָךְ טָלֶה זֶה״ כּוּ׳. וְהָא שִׁפְחָה לְעֶבֶד מִישְׁרָא שַׁרְיָא! אָמַר רַב הוּנָא: אֶצְלוֹ קָאָמַר, וְהָא דְּקָתָנֵי ״עֶבֶד״ — לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא קָאָמַר.La Michna enseignait : Celui qui dit à son prochain : « Voici pour toi cet agneau », et que ta servante couche avec mon esclave, etc. – Rabbi (ou Rabbi Méïr) dit que ce n'est pas un etnan (salaire de prostituée), et les Rabbanan disent que c'en est un. La Guemara objecte à l'avis des Rabbanan : Mais une servante cananéenne est permise à un esclave cananéen ! Ce n'est donc pas de la prostitution. Rav Houna a dit : il dit en fait que la servante couchera avec lui, le maître, et ce qu'on enseigne « avec mon esclave », il l'a dit par euphémisme.
- אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי? אָמַר שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: לְעוֹלָם עַבְדִּי, וְכִי קָתָנֵי בְּעֶבֶד עִבְרִי.S'il en est ainsi, quelle est la raison de Rabbi, qui permet ? Chmouel bar Rav Its'hak a dit : En réalité, il s'agit bien de « mon esclave », et lorsqu'il enseigne ce cas, c'est d'un esclave hébreu qu'il s'agit ; aussi Rabbi ne considère-t-il pas le paiement comme un etnan.
- אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? שִׁפְחָה לְעֶבֶד עִבְרִי מִישְׁרָא שַׁרְיָא! הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן דְּלֵית לֵיהּ אִשָּׁה וּבָנִים, דְּתַנְיָא: אֵין לוֹ אִשָּׁה וּבָנִים — אֵין רַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית, יֵשׁ לוֹ אִשָּׁה וּבָנִים — רַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית.S'il en est ainsi, quelle est la raison des Rabbanan ? Une servante cananéenne est permise à un esclave hébreu ! La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où il n'a pas de femme et d'enfants, auquel cas elle lui est interdite, comme il a été enseigné dans une baraïta : S'il n'a pas de femme et d'enfants, son maître ne lui donne pas de servante cananéenne ; s'il a une femme et des enfants, son maître lui donne une servante cananéenne. Rabbi, lui, estime que le maître peut la lui donner même s'il n'a ni femme ni enfants.
- מַתְנִי׳ וְאֵיזֶהוּ ״מְחִיר כֶּלֶב״? הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״הֵולָיךְ טָלֶה זֶה תַּחַת כֶּלֶב״.MICHNA. Et qu'est-ce que le « prix d'un chien » ? C'est le cas de celui qui dit à son prochain : « Voici pour toi cet agneau à la place d'un chien. »
- וְכֵן שְׁנֵי שׁוּתָּפִין שֶׁחָלְקוּ, אֶחָד נָטַל עֲשָׂרָה וְאֶחָד תִּשְׁעָה וָכֶלֶב, שֶׁכְּנֶגֶד הַכֶּלֶב אָסוּר, וְשֶׁעִם הַכֶּלֶב מוּתָּר.De même, deux associés qui ont partagé leurs biens – dix-neuf agneaux et un chien – l'un a pris dix agneaux et l'autre neuf et le chien : ceux qui ont été pris en contrepartie du chien sont interdits sur l'autel, et ceux qui ont été pris avec le chien sont permis.
- אֶתְנַן הַכֶּלֶב וּמְחִיר זוֹנָה — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר ״שְׁנַיִם״ וְלֹא אַרְבָּעָה. וַלְדוֹתֵיהֶן מוּתָּרִין — ״הֵן״ וְלֹא וַלְדוֹתֵיהֶן.Le salaire donné pour une relation avec le chien de quelqu'un et le prix d'une prostituée achetée comme servante sont permis sur l'autel, comme il est dit : « car tous deux sont une abomination pour Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 23, 19) : « deux », et non quatre. Quant au salaire de prostituée et au prix du chien eux-mêmes, leurs petits sont permis : « eux » (tous deux), et non leurs petits.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״מְחִיר כֶּלֶב״ — זֶהוּ חֲלִיפֵי כֶלֶב, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״תִּמְכֹּר עַמְּךָ בְלֹא הוֹן וְלֹא רִבִּיתָ בִּמְחִירֵיהֶם״.GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Le prix d'un chien » (Deutéronome 23, 19) – c'est un animal donné en échange d'un chien, et non de l'argent ; et de même le verset dit : « Tu vends Ton peuple sans fortune, et tu n'as pas tiré profit de leur prix » (Psaumes 44, 13).
- אֵימָא אֶתְנַן (זונה) [מַמָּשׁ], אִם כֵּן (לא קרב) הָווּ תְּלָתָא, ״גַּם שְׁנֵיהֶם״ — וְלֹא שְׁלֹשָׁה!La Guemara objecte : Dis plutôt que « prix d'un chien » désigne le salaire même donné pour une relation avec un chien, en plus du prix du chien ! On répond : s'il en était ainsi, il y aurait trois catégories interdites, alors que le verset dit : « tous deux » – et non trois !
- מִי קָאָמְרִינַן אֲנַן אֶתְנַן וּמְחִיר? אֶתְנַן וְלֹא מְחִיר קָאָמְרִינַן.La Guemara reformule : Avons-nous dit, nous, que le salaire et le prix du chien sont tous deux interdits ? Nous disons que « prix du chien » désigne le salaire pour une relation avec un chien, et non le prix d'échange ; il n'y aurait ainsi que deux catégories.
- אִם כֵּן, נֵימָא קְרָא ״לֹא תָבִיא אֶתְנַן זוֹנָה וָכֶלֶב״, מִדִּכְתִיב ״אֶתְנַן זוֹנָה וּמְחִיר כֶּלֶב״ — שְׁמַע מִינַּהּ.On répond : Si c'est ainsi, que le verset dise : « Tu n'apporteras pas le salaire d'une prostituée ni d'un chien. » Du fait qu'il est écrit : « le salaire d'une prostituée et le prix d'un chien », déduis-en qu'il s'agit de deux choses différentes : le salaire de la prostituée et l'animal échangé contre un chien.
- הַשּׁוּתָּפִין שֶׁחָלְקוּ, אֶחָד נָטַל כּוּ׳. [אַמַּאי]? נִיפּוֹק חַדא לַהֲדֵי כַּלְבָּא, וְהָנָךְ כּוּלְּהוּ לִישְׁתְּרוֹ! הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן דִּטְפֵי דְּמֵי כֶלֶב מֵחַד מִינַּיְיהוּ, (והאי) [וְהָהוּא] טוּפְיָינָא דְּכֶלֶב שְׁדֵי בְּכוּלְּהוּ.La Michna enseignait : Les associés qui ont partagé, l'un a pris dix, etc., ceux pris en contrepartie du chien sont interdits. Pourquoi les dix ? Mettons-en un de côté face au chien, et que tous les autres soient permis ! La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où la valeur du chien dépasse celle de chacun d'eux ; on ne peut donc pas isoler un agneau en échange du chien, et ce surplus de valeur du chien est réparti sur tous les agneaux, si bien que tous sont interdits.
- אֶתְנַן כֶּלֶב וּמְחִיר זוֹנָה מוּתָּר כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רָבָא מִפַּרְזַקְיָא לְרַב אָשֵׁי:La Michna enseignait : Le salaire donné pour un chien et le prix d'une prostituée sont permis, etc. Rava de Parzakya a dit à Rav Achi :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.