Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁקָּדְמָה וְהִקְרִיבַתּוּ. הֵיכִי דָּמֵי? אִי נֵימָא דְּאַקְנְיֵהּ נִיהֲלַיהּ לְאַלְתַּר — פְּשִׁיטָא דְּמוּתָּר, דְּעַד כָּאן לֹא בָּא עָלֶיהָ!Il s'agit du cas où la prostituée l'a d'abord offert en sacrifice, avant la relation. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il le lui a transféré immédiatement, il est évident qu'il est permis, car jusque-là il n'a pas eu de relation avec elle !
- וְאֶלָּא, דַּאֲמַר לַהּ: ״לָא נִיקְּנֵי לִיךְ עַד שְׁעַת בִּיאָה״, מִי מָצְיָא מַקְרְבָה לֵיהּ? ״אִישׁ כִּי יַקְדִּישׁ אֶת בֵּיתוֹ קֹדֶשׁ לַה׳״ אֲמַר רַחֲמָנָא, מָה בֵּיתוֹ בִּרְשׁוּתוֹ, אַף כֹּל בִּרְשׁוּתוֹ!Mais plutôt, dans le cas où il lui a dit : « Il ne te sera acquis qu'au moment de la relation » : peut-elle alors l'offrir ? Le Miséricordieux a dit : « Si un homme consacre sa maison, sainte pour Hachem » (Lévitique 27, 14) : de même que sa maison est en sa possession, de même tout ce qu'on consacre doit être en sa possession !
- לָא צְרִיכָא, דַּאֲמַר לַהּ: ״לָא (מִקַּנְיָה) [נִיקְּנֵי] לָךְ עַד שְׁעַת בִּיאָה, וְאִי מִצְטְרִיךְ לָךְ נִיקְּנֵי לָךְ מֵעַכְשָׁיו״.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il lui a dit : « Il ne te sera acquis qu'au moment de la relation ; mais si tu en as besoin, qu'il te soit acquis dès maintenant ».
- בָּעֵי רַב אוֹשַׁעְיָא: קָדְמָה וְהִקְדִּישַׁתּוּ, מַאי? תִּפְשׁוֹט לֵיהּ מִדְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: קָדְמָה וְהִקְרִיבַתּוּ. הִקְרִיבַתּוּ הִיא דְּהָא לֵיתֵיהּ בִּשְׁעַת בִּיאָה, אֲבָל הִקְדִּישַׁתּוּ — אָסוּר!Rav Ochaya demanda : si elle l'a d'abord consacré (sans l'offrir), qu'en est-il ? Tranche-le d'après Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : « qu'elle l'a d'abord offert » : c'est seulement si elle l'a offert qu'il est permis, car il n'existe plus au moment de la relation ; mais si elle l'a seulement consacré, il est interdit !
- הִיא גּוּפַהּ קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: הִקְרִיבַתּוּ, (וְהָא) [דְּהָא] לֵיתֵיהּ בִּשְׁעַת בִּיאָה — מוּתָּר, אֲבָל הִקְדִּישַׁתּוּ בִּשְׁעַת בִּיאָה — אָסוּר.C'est cela même qu'il demande : est-ce que, si elle l'a offert, puisqu'il n'existe plus au moment de la relation, il est permis, mais si elle l'a seulement consacré, puisqu'il existe au moment de la relation, il est interdit ?
- אוֹ דִּלְמָא, כֵּיוָן דִּתְנַן ״אֲמִירָתוֹ לַגָּבוֹהַּ כִּמְסִירָתוֹ לְהֶדְיוֹט״, הִקְדִּישַׁתּוּ מוּתָּר, וְכׇל שֶׁכֵּן הִקְרִיבַתּוּ? תֵּיקוּ.Ou peut-être, puisque nous avons appris (Kiddouchin 28b) : « sa déclaration au Très-Haut équivaut à sa remise à un profane », si elle l'a consacré, il est permis, et à plus forte raison si elle l'a offert ? Que la question reste en suspens (tékou).
- בָּא עָלֶיהָ וְאַחַר כָּךְ נָתַן לָהּ אֶתְנַנָּה — מוּתָּר, וְהָתַנְיָא: בָּא עָלֶיהָ וְנָתַן לָהּ, וַאֲפִילּוּ עַד שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ — אֶתְנַנָּה אָסוּר!La baraïta enseigne : « S'il a eu une relation avec elle et ensuite lui a donné, son salaire est permis. » Mais n'a-t-il pas été enseigné : « S'il a eu une relation avec elle et lui a donné ensuite, même jusqu'à douze mois plus tard, son salaire est interdit » ?
- אָמַר רַב חָנָן בַּר רַב חִסְדָּא: לָא קַשְׁיָא, הָא דְּאָמַר לַהּ ״הִבָּעֲלִי לִי בְּטָלֶה זֶה״, הָא דְּאָמַר לַהּ ״הִבָּעֲלִי לִי בְּטָלֶה״ סְתָם.Rav 'Hanan bar Rav 'Hisda a dit : ce n'est pas difficile : celle-ci traite du cas où il lui a dit : « Unis-toi à moi pour cet agneau » ; celle-là, du cas où il lui a dit : « Unis-toi à moi pour un agneau », sans précision.
- ״טָלֶה זֶה״, וְהָא מְחוּסַּר מְשִׁיכָה! בְּזוֹנָה גּוֹיָה, דְּלָא קָנְיָא בִּמְשִׁיכָה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אֲפִילּוּ בְּזוֹנָה יִשְׂרְאֵלִית, כְּגוֹן דְּקָאֵי בַּחֲצֵרַהּ.« Cet agneau » ? Mais il manque la traction (méchikha, acte d'acquisition d'un animal) ! Il s'agit d'une prostituée non juive, qui n'acquiert pas par traction. Et si tu veux, dis : même d'une prostituée juive, par exemple lorsque l'agneau se trouve dans sa cour.
- הָא יַהֲבֵיהּ לַהּ מֵעִיקָּרָא, דְּשַׁוְּויֵהּ לַהּ אַפּוֹתֵיקֵי, וַאֲמַר לַהּ: ״אִם עַד יוֹם פְּלוֹנִי יָהֵיבְנָא לָךְ זוּזֵי — מוּטָב, וְאִם לָאו — טָלֶה בְּאֶתְנַנִּךְ״.Mais alors, il le lui a donné dès le début ! Il s'agit du cas où il le lui a établi comme gage (apotiki) et lui a dit : « Si d'ici tel jour je te donne de l'argent, tant mieux ; sinon, l'agneau sera ton salaire ».
- אָמַר רַב: אֶחָד אֶתְנַן זָכָר, וְאֶחָד אֶתְנַן כׇּל עֲרָיוֹת אָסוּר, חוּץ מֵאֶתְנַן אִשְׁתּוֹ נִדָּה.Rav a dit : le salaire d'une relation avec un homme, comme le salaire de toutes les relations interdites (arayot), est interdit à l'autel, sauf le salaire donné à sa femme nidda (en période d'impureté menstruelle).
- מַאי טַעְמָא? ״זוֹנָה״ כְּתִיב, וְהָא לָאו זוֹנָה הִיא.Quelle en est la raison ? « Prostituée » est écrit (Deutéronome 23, 19), et celle-ci n'est pas une prostituée.
- וְלֵוִי אָמַר: אֲפִילּוּ אִשְׁתּוֹ נִדָּה. מַאי טַעְמָא? ״תּוֹעֵבָה״ כְּתִיב, וְהָא תּוֹעֵבָה הִיא.Et Lévi dit : même le salaire donné à sa femme nidda est interdit. Quelle en est la raison ? « Abomination » est écrit (ibid.), et ceci est une abomination.
- וְלֵוִי נָמֵי, וְהָכְתִיב ״זוֹנָה״! אָמַר לָךְ: הָהִיא ״זוֹנָה״, וְלֹא זוֹנֶה. וְרַב, הָהִיא זוֹנָה וְלֹא זוֹנֶה מְנָא לֵיהּ?Et pour Lévi aussi, n'est-il pas écrit « prostituée » ? Il te dira : cela enseigne : une prostituée, et non un prostitué. Et Rav, d'où tire-t-il que c'est une prostituée et non un prostitué ?
- נָפְקָא לֵיהּ מִדְּרַבִּי, דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: אֵין אֶתְנַן אָסוּר אֶלָּא (כׇּל) אֶתְנַן [כׇּל עֲרָיוֹת] הַבָּאוֹת לוֹ בַּעֲבֵירָה, אֲבָל אֶתְנַן אִשְׁתּוֹ נִדָּה, וְשֶׁנָּתַן לָהּ שָׂכָר לְהַפְקָעָתָהּ, וְשֶׁנָּתְנָה לוֹ [הִיא] בְּאֶתְנַנּוֹ — מוּתָּרִין.Il le tire de l'enseignement de Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi), car il a été enseigné : Rabbi dit : n'est interdit que le salaire [de toutes les relations interdites] qui viennent à lui par une transgression ; mais le salaire donné à sa femme nidda, et l'animal qu'il lui a donné comme dédommagement pour son temps perdu, et celui qu'elle-même lui a donné comme son salaire, sont permis.
- אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר, זֵכֶר לַדָּבָר: ״וּבְתִתֵּךְ אֶתְנָן וְאֶתְנַן לֹא נִיתַּן [לָךְ] (לָהּ) וַתְּהִי לְהֶפֶךְ״.Bien qu'il n'y ait pas de preuve à la chose, il y a une allusion à la chose : « Et en donnant un salaire, alors qu'aucun salaire ne t'est donné, tu as été l'inverse » (Ézéchiel 16, 34).
- וְרַב, הַאי ״תּוֹעֵבָה״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ כִּדְאַבָּיֵי, דְּאָמַר אַבָּיֵי: זוֹנָה גּוֹיָה — אֶתְנַנָּה אָסוּר.Et Rav, que fait-il de cet « abomination » ? Il en a besoin pour l'enseignement d'Abayé, car Abayé a dit : une prostituée non juive : son salaire est interdit.
- מַאי טַעְמָא? כְּתִיב הָכָא ״תּוֹעֵבָה״, וּכְתִיב הָתָם ״כִּי כׇּל אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבוֹת הָאֵל״, מָה לְהַלָּן עֲרָיוֹת שֶׁאֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בָּהּ, הָכִי נָמֵי אֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בָּהּ.Quelle en est la raison ? Il est écrit ici « abomination », et il est écrit là-bas : « Car quiconque fera l'une de toutes ces abominations » (Lévitique 18, 29) : de même que là-bas il s'agit de relations interdites sur lesquelles les kiddouchin (consécration matrimoniale) n'ont pas prise, de même ici, il s'agit d'une femme sur laquelle les kiddouchin n'ont pas prise.
- וְכֹהֵן שֶׁבָּא עָלֶיהָ — אֵין לוֹקֶה עָלֶיהָ מִשּׁוּם זוֹנָה, מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״לֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ״ — מִי שֶׁזַּרְעוֹ מְיוּחָס אַחֲרָיו, יָצָא גּוֹיָה דְּאֵין זַרְעוֹ מְיוּחָס אַחֲרָיו.Et un Cohen qui a eu une relation avec elle n'est pas flagellé pour elle au titre de « prostituée » (Lévitique 21, 7). Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « Il ne profanera pas sa descendance » (Lévitique 21, 15) – celui dont la descendance lui est rattachée ; à l'exclusion de la non-Juive, dont la descendance ne lui est pas rattachée.
- זוֹנָה יִשְׂרְאֵלִית — אֶתְנַנָּה מוּתָּר, מָה טַעַם? דְּהָא קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בָּהּ, וְכֹהֵן שֶׁבָּא עָלֶיהָ — לוֹקֶה מִשּׁוּם זוֹנָה, מַאי טַעְמָא? דְּהָא זַרְעוֹ מְיוּחָס אַחֲרָיו.Une prostituée juive : son salaire est permis. Quelle en est la raison ? Car les kiddouchin ont prise sur elle. Et un Cohen qui a eu une relation avec elle est flagellé au titre de « prostituée ». Quelle en est la raison ? Car sa descendance lui est rattachée.
- וְרָבָא אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה, אֶתְנַנָּה אָסוּר, וְכֹהֵן הַבָּא עָלֶיהָ לוֹקֶה מִשּׁוּם זוֹנָה. מַאי טַעְמָא? יָלְפִי מֵהֲדָדֵי — מָה זוֹנָה יִשְׂרְאֵלִית בְּלָאו, אַף זוֹנָה גּוֹיָה בְּלָאו, וּמָה אֶתְנַן זוֹנָה גּוֹיָה אָסוּר, אַף אֶתְנַן זוֹנָה יִשְׂרְאֵלִית אָסוּר.Et Rava dit : pour l'une comme pour l'autre, son salaire est interdit, et le Cohen qui a eu une relation avec elle est flagellé au titre de « prostituée ». Quelle en est la raison ? On les déduit l'une de l'autre : de même que la prostituée juive est interdite au Cohen par un interdit (lav), de même la prostituée non juive par un interdit ; et de même que le salaire de la prostituée non juive est interdit, de même le salaire de la prostituée juive est interdit.
- מֵיתִיבִי: אֶחָד זוֹנָה גּוֹיָה וְאֶחָד זוֹנָה יִשְׂרְאֵלִית — אֶתְנַנָּה אָסוּר. תְּיוּבְתָּא דְּאַבָּיֵי! אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: הָא מַנִּי? רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר: אֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בְּחַיָּיבֵי לָאוִין.On a objecté (d'une baraïta) : « Qu'il s'agisse d'une prostituée non juive ou d'une prostituée juive, son salaire est interdit. » C'est une réfutation (teyouvta) d'Abayé ! Abayé te dira : de qui est-ce l'opinion ? C'est Rabbi Akiva, qui dit : les kiddouchin n'ont pas prise sur les femmes interdites sous peine de simple interdit ('hayavei lavin).
- וְהָא קָמַשְׁמַע לַן, דְּכׇל זוֹנָה לָא תָּפְסִי בַּהּ קִדּוּשִׁין, דּוּמְיָא דְּאַלְמָנָה דְּלָא תָּפְסִי בַּהּ קִידּוּשִׁין.Et ceci nous enseigne que sur toute prostituée les kiddouchin n'ont pas prise, à l'instar de la veuve avec le Grand Prêtre, sur laquelle les kiddouchin n'ont pas prise.
- וּלְרָבָא, מַאי שְׁנָא דְּקָתָנֵי ״כְּגוֹן אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל״? דּוּמְיָא דְּאַלְמָנָה — מָה אַלְמָנָה לָא לָקֵי עַד דְּמַתְרִי בֵּהּ, אַף זוֹנָה — עַד דְּאָמַר ״הֵא לִךָ״.Et selon Rava, pourquoi enseigne-t-elle : « par exemple une veuve avec le Grand Prêtre » ? Pour enseigner que c'est à l'instar de la veuve : de même que pour la veuve on n'est flagellé que si l'on a été averti, de même la prostituée : son salaire n'est interdit que s'il lui a dit : « Voici pour toi » comme salaire.
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: פָּנוּי הַבָּא עַל פְּנוּיָה שֶׁלֹּא לְשֵׁם אִישׁוּת — עֲשָׂאָהּ זוֹנָה, אֲבָל הֵיכָא דְּזוֹנָה מֵעִיקָּרָא — הָכִי נָמֵי דְּאָסוּר.Cela vient pour exclure l'opinion de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : un célibataire qui a eu une relation avec une célibataire hors du cadre du mariage en a fait une prostituée. Mais lorsqu'elle est prostituée dès le départ, effectivement son salaire est interdit même sans précision.
- לִישָּׁנָא אַחְרִינָא: כִּי קָתָנֵי הָא — בַּעֲרָיוֹת שֶׁאֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בָּהּ.Autre version de la réponse d'Abayé : quand la baraïta enseigne cela, c'est à propos des relations interdites sur lesquelles les kiddouchin n'ont pas prise.
- וְהָא קָתָנֵי סֵיפָא: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט — אֶתְנַנָּה אָסוּר, וְהָא הָנֵי קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בָּהֶן! הָא מַנִּי?Mais il est enseigné dans la fin de la baraïta : « Une veuve avec le Grand Prêtre, une divorcée ou une 'haloutsa (femme ayant accompli la 'halitsa) avec un simple Cohen : son salaire est interdit » ; or sur celles-ci les kiddouchin ont prise ! De qui est-ce l'opinion ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.