Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּכְלִי שָׁרֵת, וּכְלִי אֲשֵׁירָה, וַעֲצֵי אֲשֵׁירָה, וּמוּקְצֶה, וְנֶעֱבָד.le sacrifice sans ustensiles du service, l'usage des ustensiles de l'achéra (arbre voué à l'idolâtrie), du bois de l'achéra, du mouktsé (animal mis à part pour l'idolâtrie) et de l'animal adoré.
- אָמַר רַב טוֹבִי בַּר מַתְנָה, אָמַר רַבִּי יֹאשִׁיָּה: מִנַּיִן לְמוּקְצֶה מִן הַתּוֹרָה? שֶׁנֶּאֱמַר ״תִּשְׁמְרוּ לְהַקְרִיב לִי בְּמוֹעֲדוֹ״ — כֹּל שֶׁעוֹשִׂין לוֹ שִׁימּוּר.Rav Tovi bar Matna a dit au nom de Rabbi Yochiya : d'où savons-nous que le mouktsé est interdit par la Torah ? Car il est dit : « Vous veillerez à M'offrir en son temps » (Nombres 28, 2) – tout animal que l'on garde. On pense d'abord qu'il veut dire que toute offrande doit être mise à part et gardée avant d'être offerte.
- מַתְקֵיף לַהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, (אייתית) [אַיְיתִי] אִימְּרָא דְּצוֹמָא, וְלָא עָבֵיד לֵיהּ שִׁימּוּר, הָכִי נָמֵי דְּלָא חֲזֵי לְהַקְרָבָה? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא ״תִּשְׁמְרוּ לְהַקְרִיב לִי בְּמוֹעֲדוֹ״ קָאָמֵינָא — ״לִי״ וְלֹא לְאָדוֹן אַחֵר, וְאֵיזֶהוּ אַחֵר שֶׁמַּקְרִיבִין לוֹ? הֱוֵי אוֹמֵר: זוֹ עֲבוֹדָה זָרָה.Abayé objecte : mais alors, si l'on a apporté un agneau affamé (maigre) et qu'on ne l'a pas gardé, est-il aussi impropre à l'offrande ? Il lui répondit : moi, je parle de « Vous veillerez à M'offrir en son temps » – « à Moi » et non à un autre maître. Et quel est cet autre auquel on offre des sacrifices ? Il faut dire : c'est l'idolâtrie.
- אָמַר רָבָא בַּר רַב אַדָּא, אָמַר רַב יִצְחָק: אֵין מוּקְצֶה אָסוּר אֶלָּא עַד שֶׁיַּעַבְדוּ [בּוֹ]. עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַד שֶׁיִּמְסְרוּהוּ לְכוּמְרֵי עֲבוֹדָה זָרָה.Rava bar Rav Ada a dit au nom de Rav Its'hak : le mouktsé n'est interdit que jusqu'à ce qu'on [l']ait fait travailler pour les serviteurs de l'idole ; ensuite, on ne l'offrira plus. Oula a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : jusqu'à ce qu'on l'ait remis aux prêtres de l'idolâtrie.
- בָּהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַד שֶׁיַּאֲכִילוּהוּ כַּרְשִׁינֵי עֲבוֹדָה זָרָה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְבָהָא: מִפַּלְגִיתוּ אַתּוּן אַעוּלָּא? אֲמַר לֵיהּ: לָא, עוּלָּא נָמֵי כִּי קָאָמַר — הוּא דְּשָׁפֵי לֵיהּ כַּרְשִׁינֵי עֲבוֹדָה זָרָה.Baha a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : jusqu'à ce qu'on lui ait fait manger de la vesce de l'idolâtrie. Rabbi Abba dit à Baha : êtes-vous en désaccord avec Oula ? Il lui répondit : non ; Oula aussi, quand il l'a dit, parlait du cas où on lui a fait avaler de la vesce de l'idolâtrie.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: יָדַע בְּהָא לְשַׁנּוֹיֵי שְׁמַעְתָּא, וְאִי לָא דְּסָלֵיק הָתָם — לָא הֲוָה יָדַע, דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל גְּרַמָה לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב יִצְחָק: בָּהָא מִיכָּן וּמִיכָּן הֲוָה.Rabbi Abba a dit : Baha sait expliquer l'enseignement de manière à concilier les opinions ; mais s'il n'était pas monté là-bas (en Terre d'Israël), il ne l'aurait pas su : c'est la Terre d'Israël qui le lui a valu. Rav Its'hak lui dit : Baha était d'ici et de là-bas (il avait étudié à Babylone comme en Terre d'Israël).
- דְּתָנֵי רַב חֲנַנְיָא טְרִיטָאָה קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אֵין מוּקְצֶה אָסוּר אֶלָּא עַד שֶׁיַּעֲשׂוּ בּוֹ מַעֲשֶׂה, הוּא תָּנֵי לַהּ (וַהֲדַר) [וְהוּא] אָמַר לַהּ: מַאי ״מַעֲשֶׂה״? — עַד שֶׁיִּגָּזֵז וְיַעַבְדוּ בּוֹ.Car Rav 'Hananya Teritaa a enseigné devant Rabbi Yo'hanan : le mouktsé n'est interdit que jusqu'à ce qu'on ait fait sur lui une action. Il l'a enseigné, et il a lui-même expliqué : qu'est-ce qu'une « action » ? Jusqu'à ce qu'on l'ait tondu et qu'on l'ait fait travailler.
- אֵיזֶהוּ נֶעֱבָד כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי?La Michna enseigne : « Qu'est-ce que l'animal adoré, etc. » – et l'un comme l'autre sont permis à la consommation. D'où savons-nous cela ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: דְּאָמַר קְרָא ״מִמַּשְׁקֵה יִשְׂרָאֵל״, מִן הַמּוּתָּר לְיִשְׂרָאֵל, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ אֲסִירִי לְהֶדְיוֹט, לְמָה לִי קְרָא (מעטינהו) [לְמַעֹטִינְהוּ] מִגָּבוֹהַּ?Rav Pappa a dit : car le verset dit : « Des pâturages abreuvés d'Israël » (Ézéchiel 45, 15) – de ce qui est permis à Israël. Or s'il te venait à l'esprit que ces animaux sont interdits au profane, pourquoi ai-je besoin d'un verset pour les exclure de l'offrande au Très-Haut ? Cela découlerait déjà de ce verset.
- וְכֹל הֵיכָא דַּאֲסִירִי לְהֶדְיוֹט — לָא בָּעֵי קְרָא? וְהָא טְרֵפָה, דַּאֲסִירָא לְהֶדְיוֹט, וּמַעֲטֵיהּ קָרָא מִגָּבוֹהַּ!Et partout où une chose est interdite au profane, n'a-t-on pas besoin de verset ? Or la tréfa (animal atteint d'une lésion mortelle), qui est interdite au profane, un verset l'exclut pourtant du Très-Haut !
- דְּתַנְיָא: כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מִן הַבָּקָר״ לְמַטָּה, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, אֶלָּא לְהוֹצִיא אֶת הַטְּרֵפָה.Car il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Lorsqu'il dit plus bas : “du gros bétail” (Lévitique 1, 3), alors que le verset n'avait pas besoin de le dire, ce n'est que pour exclure la tréfa ».
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אֲמִינָא: הָנֵי מִילֵּי — דְּנִטְרְפָה וְאַחַר כָּךְ נִתְקַדְּשָׁה, אֲבָל נִתְקַדְּשָׁה וְאַחַר כָּךְ נִטְרְפָה — אֵימָא (דתישרי) [דְּתִישְׁתְּרֵי] לְגָבוֹהַּ.Ce verset était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire : cela ne vaut que si l'animal est devenu tréfa et a ensuite été consacré ; mais s'il a été consacré et est ensuite devenu tréfa, je dirais qu'il soit permis pour le Très-Haut.
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא, ״כֹּל אֲשֶׁר יַעֲבוֹר תַּחַת הַשָּׁבֶט״, פְּרָט לִטְרֵפָה שֶׁאֵינָהּ עוֹבֶרֶת.Mais cela découle d'ici : « Tout ce qui passe sous le bâton » (Lévitique 27, 32, à propos de la dîme du bétail) – à l'exclusion de la tréfa, qui ne passe pas sous le bâton !
- הָהוּא נָמֵי אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֹא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר, דְּנוֹלְדָה טְרֵפָה מִמְּעֵי אִמָּהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּהָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר, וְיָצָאת לַאֲוִיר הָעוֹלָם, וְאַחַר כָּךְ נִטְרְפָה — אֵימָא תִּשְׁתְּרֵי לְגָבוֹהַּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Celui-là aussi était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire : cela ne vaut que lorsqu'elle n'a pas eu de moment d'aptitude, car elle est née tréfa du ventre de sa mère ; mais lorsqu'elle a eu un moment d'aptitude, qu'elle est sortie à l'air du monde et qu'ensuite elle est devenue tréfa, je dirais qu'elle soit permise pour le Très-Haut. Il nous enseigne donc que non.
- מַתְנִי׳ וְאֵיזֶהוּ אֶתְנַן? — הָאוֹמֵר לְזוֹנָה ״הֵולִיךְ טָלֶה זֶה בִּשְׂכָרֵךְ״, אֲפִילּוּ הֵן מֵאָה, כּוּלָּן אֲסוּרִין. וְכֵן הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״הֵולָיךְ טָלֶה זֶה וְתָלִין שִׁפְחָתְךָ אֵצֶל עַבְדִּי״ — רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵינוֹ אֶתְנַן, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶתְנַן.MICHNA : Et qu'est-ce que l'etnan (salaire de prostitution) ? Celui qui dit à une prostituée : « Voici cet agneau pour ton salaire » : même s'ils sont cent agneaux, tous sont interdits. De même, celui qui dit à son prochain : « Voici cet agneau, et que ta servante passe la nuit auprès de mon esclave » – Rabbi Méïr dit : ce n'est pas un etnan ; et les Sages disent : c'est un etnan.
- גְּמָ׳ אָמַר מָר: וַאֲפִילּוּ הֵן מֵאָה, כּוּלָּן אֲסוּרִין. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּשָׁקְלָה אַגְרַאּ מֵאָה בְּהֵמוֹת — פְּשִׁיטָא דְּכוּלְּהוּ אֲסִירִי, מָה לִי חַד, מָה לִי מְאָה!GUEMARA : Le Maître a dit : « Et même s'ils sont cent, tous sont interdits. » De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'elle a pris pour salaire cent bêtes, il est évident que toutes sont interdites : quelle différence pour moi entre une et cent ?
- לָא צְרִיכָא, דְּשָׁקְלָה אַגְרַאּ חֲדָא, וְיָהֵיב לַהּ מְאָה, דְּכוּלְּהוּ מִכֹּחַ אֶתְנַן קָאָתוּ.Ce n'est nécessaire que dans le cas où elle a pris (convenu) pour salaire une seule bête et qu'il lui en a donné cent : toutes viennent en vertu du salaire, et ce n'est pas un simple cadeau.
- תָּנוּ רַבָּנַן: נָתַן לָהּ וְלֹא בָּא עָלֶיהָ, בָּא עָלֶיהָ וְלֹא נָתַן לָהּ — אֶתְנַנָּה מוּתָּר. נָתַן לָהּ וְלֹא בָּא עָלֶיהָ, ״אֶתְנַנָּה״ קָרֵית לֵיהּ? וְתוּ, בָּא עָלֶיהָ וְלֹא נָתַן לָהּ, מַאי יָהֵיב לַהּ?Nos Maîtres ont enseigné : s'il lui a donné et n'a pas eu de relation avec elle, s'il a eu une relation avec elle et ne lui a pas donné, son salaire est permis. On demande : s'il lui a donné et n'a pas eu de relation avec elle, l'appelles-tu « son salaire » ? Et de plus, s'il a eu une relation avec elle et ne lui a pas donné, que lui a-t-il donné ?
- אֶלָּא הָכִי קָתָנֵי: נָתַן לָהּ, וְאַחַר כָּךְ בָּא עָלֶיהָ; בָּא עָלֶיהָ, וְאַחַר כָּךְ נָתַן לָהּ — אֶתְנַנָּה מוּתָּר. וְלֵיחוּל עֲלֵיהּ אֶתְנַן לְמַפְרֵעַ? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר:Mais voici ce qu'il enseigne : s'il lui a donné et ensuite a eu une relation avec elle ; s'il a eu une relation avec elle et ensuite lui a donné, son salaire est permis. On demande : mais que le statut d'etnan s'applique à l'agneau rétroactivement ! Rabbi Elazar a dit :
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