Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר מֵעִיקָּרָא דְּדִינָא פִּירְכָא — מָה לְבַעַל מוּם שֶׁכֵּן מוּמוֹ נִיכָּר.Rav Achi a dit : on ne peut pas le déduire de l'animal atteint d'un défaut, car on peut dire qu'il y a une réfutation à la base même du raisonnement : qu'en est-il de l'animal atteint d'un défaut ? Son défaut est visible.
- תֹּאמַר בְּרוֹבֵעַ וְנִרְבָּע, שֶׁאֵין מוּמוֹ נִיכָּר, הוֹאִיל וְאֵין מוּמוֹ נִיכָּר יְהֵא כָּשֵׁר לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ — תַּלְמוּד לוֹמַר ״מִן הַבְּהֵמָה״, לְהוֹצִיא רוֹבֵעַ וְנִרְבָּע.Diras-tu la même chose de l'animal qui a eu une relation avec une personne ou qui en a été l'objet, dont le défaut n'est pas visible ? Puisque son défaut n'est pas visible, on pourrait dire : qu'il soit valide pour l'autel ! C'est pourquoi le verset enseigne : « De la bête » – pour exclure l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet.
- מִן הַבָּקָר — לְהוֹצִיא אֶת הַנֶּעֱבָד, וַהֲלֹא דִין הוּא: וּמָה אֶתְנַן וּמְחִיר שֶׁצִּיפּוּיָין מוּתָּרִין — הֵן אֲסוּרִין, נֶעֱבָד שֶׁצִּיפּוּיוֹ אָסוּר — אֵינוֹ דִּין שֶׁהוּא אָסוּר?« Du gros bétail » (Lévitique 1, 2) – pour exclure l'animal adoré comme idole. Mais n'est-ce pas un raisonnement (un kal va'homer, raisonnement a fortiori) ? Si l'etnan (salaire d'une prostituée) et le me'hir (prix d'un chien), dont les ornements (ce dont on les a recouverts) sont permis pour le Temple, sont eux-mêmes interdits, l'animal adoré, dont les ornements sont interdits, n'est-il pas logique qu'il soit lui-même interdit ?
- אוֹ חִילּוּף, וּמָה אֶתְנַן וּמְחִיר שֶׁהֵן אֲסוּרִין — צִיפּוּיֵיהֶן מוּתָּרִין, נֶעֱבָד שֶׁמּוּתָּר — יְהֵא צִיפּוּיוֹ מוּתָּר?Ou bien inverse le raisonnement : si l'etnan et le me'hir, qui sont interdits, ont leurs ornements permis, l'animal adoré, qui est permis (la Torah ne l'ayant pas interdit explicitement), que ses ornements soient permis !
- אִם כֵּן בִּיטַּלְתָּ ״לֹא תַחְמוֹד כֶּסֶף וְזָהָב עֲלֵיהֶם וְלָקַחְתָּ לָךְ״!On répond : s'il en est ainsi, tu as annulé le verset : « Tu ne convoiteras pas l'argent et l'or qui sont sur elles (les idoles) pour le prendre pour toi » (Deutéronome 7, 25) !
- אֲנִי אֲקַיְּימֶנּוּ: ״לֹא תַּחֲמוֹד כֶּסֶף וְזָהָב״ — בְּדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ רוּחַ חַיִּים, אֲבָל בְּדָבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ רוּחַ חַיִּים, הוֹאִיל (וְהֵן) [וְהוּא] מוּתָּר — יָכוֹל יְהֵא צִיפּוּי מוּתָּר? תַּלְמוּד לוֹמַר ״מִן הַבָּקָר״ — לְהוֹצִיא אֶת הַנֶּעֱבָד.On rétorque : je l'appliquerai ainsi : « Tu ne convoiteras pas l'argent et l'or » concerne une chose qui n'a pas de souffle de vie ; mais pour une chose qui a un souffle de vie, puisqu'elle est permise pour l'autel, on pourrait penser que l'ornement soit permis. C'est pourquoi le verset enseigne : « Du gros bétail » – pour exclure l'animal adoré.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב חֲנַנְיָא: טַעְמָא דְּמַעֲטֵיהּ קְרָא, הָא לָא מַעֲטֵיהּ קְרָא — צִיפּוּי מוּתָּר? וְהָכְתִיב ״וְאִבַּדְתֶּם אֶת שְׁמָם״ — כֹּל הֶעָשׂוּי לִשְׁמָם!Rav 'Hananya objecte : la raison pour laquelle l'ornement est interdit est que le verset l'a exclu ; mais si le verset ne l'avait pas exclu, l'ornement serait permis ? Or il est écrit : « Et vous effacerez leur nom » (Deutéronome 12, 3) – tout ce qui est fait en leur nom doit être détruit !
- הָהוּא לְכַנּוֹת לָהֶם שֵׁם הוּא דַּאֲתָא: לְ״בֵית גַּלְיָא״ קוֹרִין אוֹתוֹ ״בֵּית כַּרְיָא״, ״פְּנֵי מֶלֶךְ״ — ״פְּנֵי כֶלֶב״, ״עֵין כֹּל״ — ״עֵין קוֹץ״.Ce verset-là vient enseigner qu'il faut leur donner un surnom dénigrant : « Beit Galya » (maison de l'élévation), on l'appelle « Beit Karya » (maison de l'anéantissement) ; « Penei Melekh » (face du roi), « Penei Kelev » (face de chien) ; « Ein Kol » (œil qui voit tout), « Ein Kots » (œil d'épine).
- וְאֵיפוֹךְ אֲנָא: ״מִן הַבְּהֵמָה״ — לְהוֹצִיא אֶת הַנֶּעֱבָד, ״מִן הַבָּקָר״ — לְהוֹצִיא רוֹבֵעַ וְנִרְבָּע!Mais j'inverse : « De la bête » – pour exclure l'animal adoré ; « du gros bétail » – pour exclure l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet !
- הָתָם מֵעִנְיָינָא דִּקְרָא, כְּתִיב גַּבֵּי בְּהֵמָה ״וְאִישׁ כִּי יִתֵּן שְׁכׇבְתּוֹ בִּבְהֵמָה מוֹת יוּמָת״, גַּבֵּי בָּקָר כְּתִיב ״וַיָּמִירוּ אֶת כְּבוֹדָם בְּתַבְנִית שׁוֹר אוֹכֵל עֵשֶׂב״.Là, on le déduit du contexte des versets : il est écrit à propos de la « bête » : « Et l'homme qui aura commerce avec une bête sera mis à mort » (Lévitique 20, 15) ; à propos du gros bétail, il est écrit : « Ils ont échangé leur gloire contre l'image d'un bœuf mangeant l'herbe » (Psaumes 106, 20).
- ״מִן הַצֹּאן״ — לְהוֹצִיא אֶת הַמּוּקְצֶה, ״וּמִן הַצֹּאן״ — לְהוֹצִיא אֶת הַנּוֹגֵחַ. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִם נֶאֱמַר רוֹבֵעַ — לָמָּה נֶאֱמַר נוֹגֵחַ? וְאִם נֶאֱמַר נוֹגֵחַ — לָמָּה נֶאֱמַר רוֹבֵעַ?« Du menu bétail » – pour exclure le mouktsé (animal mis à part pour l'idolâtrie) ; « et du menu bétail » (le « et » ajouté) – pour exclure l'animal qui a encorné et tué un homme. Rabbi Chimon a dit : si la Torah a énoncé l'animal qui a eu une relation avec une personne, pourquoi a-t-elle énoncé celui qui a encorné ? Et si elle a énoncé celui qui a encorné, pourquoi a-t-elle énoncé celui qui a eu une relation ?
- לְפִי שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּרוֹבֵעַ, מָה שֶׁאֵין כֵּן בַּנּוֹגֵחַ. יֵשׁ בָּרוֹבֵעַ, שֶׁהָרוֹבֵעַ עוֹשֶׂה אוֹנֶס כְּרָצוֹן, מַה שֶׁאֵין כֵּן בַּנּוֹגֵחַ.Parce qu'il y a dans le cas de l'animal qui a eu une relation une rigueur qui n'existe pas dans celui qui a encorné. Il y a dans le cas de l'animal qui a eu une relation ceci que, pour l'animal qui a eu une relation, la Torah rend la contrainte semblable à la volonté, ce qui n'est pas le cas pour celui qui a encorné (exempt si d'autres l'ont poussé à encorner).
- יֵשׁ בַּנּוֹגֵחַ, שֶׁהַנּוֹגֵחַ מְשַׁלֵּם אֶת הַכּוֹפֶר, מָה שֶׁאֵין כֵּן בָּרוֹבֵעַ. הוּצְרַךְ לוֹמַר רוֹבֵעַ, וְהוּצְרַךְ לוֹמַר נוֹגֵחַ.Et il y a dans le cas de l'animal qui a encorné ceci que, pour l'animal qui a encorné, le propriétaire paie la rançon (kofer), ce qui n'est pas le cas pour celui qui a eu une relation. Il a donc fallu énoncer l'animal qui a eu une relation, et il a fallu énoncer celui qui a encorné.
- וְהַאי תַּנָּא מַיְיתֵי לַהּ מֵהָכָא, דְּתַנְיָא: הָרוֹבֵעַ וְהַנִּרְבָּע (וְכוּלָּם) [וְכוּ׳]. הֵם כְּקָדָשִׁים שֶׁקָּדַם מוּם עוֹבֵר לְהֶקְדֵּשָׁן.Et ce Tanna-ci le déduit d'ici, car il a été enseigné (dans une baraïta) : « L'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet, etc., lorsqu'ils ont été consacrés, sont comme des offrandes dont un défaut passager a précédé la consécration,
- וּצְרִיכִין מוּם קָבוּעַ לִפְדּוֹת עֲלֵיהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מׇשְׁחָתָם בָּהֶם מוּם בָּם״.et il leur faut un défaut permanent pour qu'on puisse les racheter, comme il est dit : “Car leur corruption est en eux, un défaut est en eux” (Lévitique 22, 25) ».
- מַאי תַּלְמוּדָא? חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: מִנַּיִן שֶׁהֵן אֲסוּרִין? תַּלְמוּד לוֹמַר ״כִּי מׇשְׁחָתָם בָּהֶם מוּם בָּם״, וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: כָּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ׳הַשְׁחָתָה׳ — אֵינוֹ אֶלָּא דְּבַר עֶרְוָה וַעֲבוֹדָה זָרָה.Quelle est la déduction ? Il manque des mots dans la baraïta, et voici ce qu'elle enseigne : d'où sait-on qu'ils sont interdits à l'offrande ? Le verset enseigne : « Car leur corruption est en eux, un défaut est en eux » ; et un Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : partout où il est dit « corruption », il ne s'agit que de débauche (relations interdites) et d'idolâtrie.
- דְּבַר עֶרְוָה — דִּכְתִיב ״כִּי הִשְׁחִית כׇּל בָּשָׂרוְגוֹ׳״, עֲבוֹדָה זָרָה — דִּכְתִיב ״פֶּן תַּשְׁחִיתוּן וַעֲשִׂיתֶם לָכֶם פֶּסֶל תְּמוּנַת כׇּל סָמֶל״, כָּל שֶׁהַמּוּם פּוֹסֵל בָּהֶן — דְּבַר עֶרְוָה וַעֲבוֹדָה זָרָה פּוֹסְלִין בָּהֶן.La débauche – comme il est écrit : « Car toute chair avait corrompu sa voie, etc. » (Genèse 6, 12) ; l'idolâtrie – comme il est écrit : « De peur que vous ne vous corrompiez et ne vous fassiez une statue, l'image de toute figure » (Deutéronome 4, 16). Tout animal que le défaut invalide, la débauche et l'idolâtrie l'invalident aussi.
- וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, ״מִן הַבְּהֵמָה מִן הַבָּקָר וּמִן הַצֹּאן״ מַאי דָרֵישׁ בְּהוּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ פְּרָט לְחוֹלֶה, זָקֵן, וּמְזוֹהָם.Et le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël, que déduit-il de « de la bête, du gros bétail et du menu bétail » ? Il en a besoin pour exclure l'animal malade, le vieux et le sale.
- וְתַנָּא קַמָּא, דְּאַפְּקִינְהוּ לְהָנֵי קְרָאֵי לְרוֹבֵעַ וְנִרְבָּע, חוֹלֶה, זָקֵן, וּמְזוֹהָם מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ ״מִן הַצֹּאן, מִן הַכְּבָשִׂים וּמִן הָעִזִּים״. וּלְתַנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא לְאִישְׁתַּעוֹיֵי הָכִי.Et le premier Tanna, qui a utilisé ces versets pour l'animal qui a eu une relation et celui qui en a été l'objet, d'où tire-t-il l'exclusion du malade, du vieux et du sale ? Il la tire de « du menu bétail, des moutons et des chèvres » (Lévitique 1, 10). Et pour le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël, ce verset ne sert à rien de tel : c'est la manière du verset de s'exprimer ainsi.
- אֵיזֶהוּ מוּקְצֶה לַעֲבוֹדָה זָרָה וְכוּ׳. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אֵין אָסוּר אֶלָּא מוּקְצֶה לְשֶׁבַע שְׁנַיִם.La Michna enseigne : « Qu'est-ce que le mouktsé ? Celui qui est mis à part pour l'idolâtrie, etc. » Rech Lakich a dit : n'est interdit que l'animal mis à part pour sept ans.
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי בַּלַּיְלָה הַהוּא וַיֹּאמֶר [לוֹ ה׳] קַח אֶת פַּר הַשּׁוֹר אֲשֶׁר לְאָבִיךָ וּפַר הַשֵּׁנִי שֶׁבַע שָׁנִים״.Comme il est dit : « Et ce fut cette nuit-là, et Hachem [lui] dit : Prends le taureau de ton père, et le second taureau, de sept ans » (Juges 6, 25).
- וְהָתָם מוּקְצֶה בִּלְחוּד הֲוָה? נֶעֱבָד נָמֵי הֲוָה! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: מוּקְצֶה לַעֲבוֹד, וְלֹא עֲבָדוּהוּ. רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם עֲבָדוּהוּ, וְחִידּוּשׁ הוּא, כִּדְרַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא, דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא: שְׁמֹנָה דְּבָרִים הִתִּירוּ בְּאוֹתוֹ לַיְלָה — חוּץ, וְלַיְלָה, וְזָרוּת,Mais là-bas, était-il seulement mis à part ? Il était aussi adoré ! Rav A'ha bar Yaakov a dit : il était mis à part pour être adoré, mais on ne l'avait pas adoré. Rava a dit : en réalité, on l'avait adoré, et c'est une exception ('hidouch), conformément à l'enseignement de Rabbi Abba bar Kahana, car Rabbi Abba bar Kahana a dit : huit choses ont été permises à Guidon cette nuit-là : l'abattage à l'extérieur du Sanctuaire, la nuit, le service par un non-Cohen,
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