Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ כָּל הָאֲסוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ אוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהֵן — הָרוֹבֵעַ וְהַנִּרְבָּע, וְהַמּוּקְצֶה וְהַנֶּעֱבָד, וְהָאֶתְנַן וְהַמְּחִיר, וְהַכִּלְאַיִם וְהַטְּרֵפָה, וְיוֹצֵא דּוֹפֶן.MICHNA : Tous les animaux interdits sur l'autel, s'ils se sont mélangés à des animaux permis, rendent interdit tout le mélange en toute quantité, quelle que soit la proportion. Ce sont : l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet, le mouktsé (animal mis à part pour l'idolâtrie) et l'animal adoré comme idole, l'etnan (salaire donné à une prostituée) et le me'hir (prix d'un chien), le kilayim (animal issu d'un croisement d'espèces) et la tréfa (animal atteint d'une lésion mortelle), et l'animal né par césarienne.
- אֵיזֶהוּ מוּקְצֶה? הַמּוּקְצֶה לַעֲבוֹדָה זָרָה, הוּא אָסוּר וּמַה שֶּׁעָלָיו מוּתָּר. וְאֵיזֶהוּ הַנֶּעֱבָד? כֹּל שֶׁעוֹבְדִין אוֹתוֹ, הוּא וּמַה שֶּׁעָלָיו אָסוּר. וְזֶה וָזֶה מוּתָּר בַּאֲכִילָה.Qu'est-ce que le mouktsé ? C'est l'animal mis à part pour l'idolâtrie : lui est interdit pour l'autel, mais ce qui est sur lui (ses parures) est permis : on peut le vendre pour acheter une offrande. Et qu'est-ce que l'animal adoré ? Tout animal qu'on adore comme idole : lui et ce qui est sur lui sont interdits pour l'autel. Et l'un comme l'autre sont permis à la consommation.
- גְּמָ׳ אָמַר מָר: אוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהֵן, דְּלָא בָּטְלִי בְּרוּבָּא. תְּנֵינָא: כׇּל הַקֳּדָשִׁים שֶׁנִּתְעָרְבוּ בְּחַטָּאוֹת מֵתוֹת אוֹ בְּשׁוֹר הַנִּסְקָל, אֲפִילּוּ אֶחָד בְּרִבּוֹא — יָמוּתוּ.GUEMARA : Le Maître a dit dans la Michna : « ils rendent interdit en toute quantité », c'est-à-dire qu'ils ne sont pas annulés par la majorité. Mais nous l'avons déjà appris (Zeva'him 70b) : « Toutes les offrandes qui se sont mélangées à des 'hatatot (offrandes expiatoires) vouées à la mort, ou à un bœuf condamné à être lapidé, même une sur dix mille, doivent mourir » (toutes sont interdites au profit et laissées mourir).
- וְקַשְׁיָא לַן, מַאי קָאָמַר?Et cela nous a fait difficulté : que veut-il dire par « même » ? Si une seule bête permise est mêlée à dix mille interdites, il est évident que toutes sont interdites !
- הָכִי קָתָנֵי: נִתְעָרְבוּ בָּהֶן מֵחַטָּאוֹת מֵתוֹת, אוֹ שׁוֹר הַנִּסְקָל — אֲפִילּוּ בְּרִבּוֹא יָמוּתוּ.Et nous avons répondu : voici ce qu'il enseigne : si s'est mélangée à elles (aux offrandes) l'une des 'hatatot vouées à la mort, ou un bœuf condamné à être lapidé, même une seule parmi dix mille, toutes doivent mourir. La règle de notre Michna est donc déjà enseignée là-bas ; pourquoi la répéter ici ?
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הָתָם הוּא דְּאִיסּוּרֵי הֲנָאָה, אֲבָל הָכָא דְּלָאו אִיסּוּרֵי הֲנָאָה — אֵימָא: לִיבְטֵל בְּרוּבָּא, קָא מַשְׁמַע לַן.La répétition était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire que c'est là-bas seulement que l'animal n'est pas annulé, car il s'agit d'interdits de profit (issourei hanaa) ; mais ici, où les animaux ne sont pas interdits au profit (mais seulement pour l'autel), je dirais : qu'ils soient annulés par la majorité. La Michna nous enseigne donc qu'ils ne le sont pas.
- וְרוֹבַע וְנִרְבָּע נָמֵי תְּנֵינָא: נִתְעָרְבוּ רוֹבֵעַ וְנִרְבָּע — יִרְעוּ עַד שֶׁיִּסְתָּאֲבוּ, וְיִמָּכְרוּ, וְיָבִיא בִּדְמֵי יָפֶה שֶׁבָּהֶן מֵאוֹתוֹ הַמִּין!Mais l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet, nous l'avons aussi appris (Zeva'him 71a) : « Si des offrandes se sont mélangées à un animal qui a eu une relation avec une personne ou qui en a été l'objet, elles paîtront jusqu'à ce qu'elles contractent un défaut et deviennent impropres au sacrifice, puis seront vendues, et le propriétaire apportera, avec le prix de la plus belle d'entre elles, une offrande de la même espèce » ! Cela montre déjà qu'elles ne sont pas annulées.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי, אָמַר לִי: חֲדָא בְּחוּלִּין, וַחֲדָא בְּקָדָשִׁים.Rav Kahana a dit : j'ai rapporté cet enseignement devant Rav Chimi bar Achi, et il m'a dit : les deux Michnayot sont nécessaires, l'une traitant d'animaux mélangés lorsqu'ils étaient profanes ('houlin) et consacrés ensuite, et l'autre d'animaux mélangés alors qu'ils étaient déjà consacrés (kodachim).
- וּצְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן גַּבֵּי קָדָשִׁים — מִשּׁוּם דִּמְאִיסִי, אֲבָל גַּבֵּי חוּלִּין — אֵימָא לִיבְטְלוּ.Et les deux sont nécessaires : car si le Tanna nous l'avait enseigné seulement à propos d'animaux consacrés, j'aurais dit que c'est parce qu'ils sont devenus répugnants pour l'autel au moment du mélange ; mais à propos d'animaux encore profanes, je dirais : qu'ils soient annulés. Notre Michna enseigne donc que non.
- וּבְחוּלִּין נָמֵי תְּנֵינָא: וְאֵלּוּ אֲסוּרִין וְאוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהֵן — יֵין נֶסֶךְ, וַעֲבוֹדָה זָרָה, וְצִיפֳּרֵי מְצוֹרָע, וְעוֹרוֹת לְבוּבִין.Mais pour les choses profanes aussi, nous l'avons appris (Avoda Zara 74a) : « Voici les choses interdites qui rendent interdit le mélange en toute quantité : le vin de libation idolâtre, l'idole, les oiseaux du lépreux (metsora), les peaux percées au niveau du cœur »,
- וְשֵׂיעַר נָזִיר, וּפֶטֶר חֲמוֹר, וּבָשָׂר בְּחָלָב, וְשׁוֹר הַנִּסְקָל, וְעֶגְלָה עֲרוּפָה, וְחוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה, וְשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ — הֲרֵי אֵלּוּ אֲסוּרִין וְאוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהֵן!« les cheveux du nazir, le premier-né de l'âne, la viande cuite dans le lait, le bœuf condamné à être lapidé, la génisse à la nuque brisée (égla aroufa), les animaux profanes abattus dans la cour du Temple, et le bouc émissaire : ceux-ci sont interdits et rendent interdit en toute quantité » !
- צְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן הָתָם — דְּאִיסּוּרֵי הֲנָאָה דְּלָא בָּטְלִי, אֲבָל הָכָא — לִיבְטְלִי.Les deux sont nécessaires : car si le Tanna nous l'avait enseigné là-bas seulement, j'aurais dit que c'est parce que ce sont des interdits de profit qu'ils ne sont pas annulés, mais ici, qu'ils soient annulés.
- וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן הָכָא, דִּלְגָבוֹהַּ דִּמְאִיס, אֲבָל לְהֶדְיוֹט — אֵימָא: אִיסּוּרֵי הֲנָאָה לִיבְטְלוּ בְּרוּבָּא, קָא מַשְׁמַע לַן.Et s'il nous l'avait enseigné ici seulement, j'aurais dit que c'est parce que l'animal est devenu répugnant pour le Très-Haut ; mais pour un usage profane (hédiot), je dirais : que les interdits de profit soient annulés par la majorité. La Michna d'Avoda Zara nous enseigne donc que non.
- וְרוֹבֵעַ וְנִרְבָּע, מְנָלַן דַּאֲסִירִי לְגָבוֹהַּ? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״מִן הַבְּהֵמָה״ — לְהוֹצִיא רוֹבֵעַ וְנִרְבָּע.Et l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet, d'où savons-nous qu'ils sont interdits pour le Très-Haut ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « De la bête » (Lévitique 1, 2) – pour exclure l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet.
- וַהֲלֹא דִין הוּא, וּמָה בַּעַל מוּם שֶׁלֹּא נֶעֶבְדָה בּוֹ עֲבֵירָה פָּסוּל לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, רוֹבֵעַ וְנִרְבָּע שֶׁנֶּעֶבְדָה בָּהֶן עֲבֵירָה — אֵינוֹ דִּין שֶׁאֲסוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ?!Mais n'est-ce pas un raisonnement (un kal va'homer, raisonnement a fortiori) ? Si l'animal atteint d'un défaut, avec lequel aucune transgression n'a été commise, est invalide pour l'autel, l'animal qui a eu une relation avec une personne ou qui en a été l'objet, avec lequel une transgression a été commise, n'est-il pas logique qu'il soit interdit pour l'autel ?!
- חוֹרֵשׁ בְּשׁוֹר וַחֲמוֹר יוֹכִיחַ, שֶׁנֶּעֶבְדָה בּוֹ עֲבֵירָה, וּמוּתָּר לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ.Celui qui laboure avec un bœuf et un âne attelés ensemble (Deutéronome 22, 10) prouvera le contraire : une transgression a été commise avec ce bœuf, et il est permis pour l'autel.
- מָה לְחוֹרֵשׁ בְּשׁוֹר וַחֲמוֹר, שֶׁאֵין חַיָּיבִין מִיתָה, תֹּאמַר בְּרוֹבֵעַ וְנִרְבָּע, שֶׁחַיָּיבִין מִיתָה.On réfute : qu'en est-il de celui qui laboure avec un bœuf et un âne ? On n'est pas passible de mort pour cela. Diras-tu la même chose de l'animal qui a eu une relation avec une personne ou qui en a été l'objet, où l'on est passible de mort ?
- טוֹל לָךְ מָה שֶׁהֵבֵאתָה, הֲרֵי שֶׁנֶּעֶבְדָה בָּהֶן עֲבֵירָה בִּשְׁנֵי עֵדִים.Retire donc ce que tu as apporté comme réfutation : voici qu'on inclut par ce raisonnement le cas où la transgression a été commise avec eux devant deux témoins, et où le coupable est passible de mort.
- נֶעֶבְדָה בָּהֶן עֲבֵירָה עַל פִּי עֵד אֶחָד, אוֹ עַל פִּי הַבְּעָלִים, מִנַּיִן?Mais si la transgression a été commise avec eux, attestée seulement par un témoin unique, ou par l'aveu des propriétaires, d'où savons-nous qu'ils sont interdits ? C'est pour cela qu'il faut le verset.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֲנִי דָּן, וּמָה בַּעַל מוּם שֶׁאֵין הַתְרָאַת שְׁנֵי עֵדִים פּוֹסַלְתּוֹ מֵאֲכִילָה — הוֹדָאַת עֵד אֶחָד פּוֹסַלְתּוֹ מֵהַקְרָבָה, בְּרוֹבֵעַ וְנִרְבָּע שֶׁהוֹדָאַת שְׁנֵי עֵדִים פּוֹסַלְתּוֹ מֵאֲכִילָה — אֵינוֹ דִּין שֶׁהוֹדָאַת עֵד אֶחָד פּוֹסַלְתּוֹ מֵהַקְרָבָה!Rabbi Chimon a dit : je déduis cela par un raisonnement : si l'animal atteint d'un défaut, que le témoignage (litt. l'avertissement) de deux témoins n'invalide pas pour la consommation, la déclaration d'un seul témoin (le Sage qui statue que le défaut est permanent) l'invalide pourtant pour l'offrande ; l'animal qui a eu une relation avec une personne ou qui en a été l'objet, que la déclaration de deux témoins invalide pour la consommation (car il est lapidé), n'est-il pas logique que la déclaration d'un seul témoin l'invalide pour l'offrande ?!
- תַּלְמוּד לוֹמַר ״מִן הַבְּהֵמָה״ לְהוֹצִיא רוֹבֵעַ וְנִרְבָּע, וְהָא אָתְיָא מִדִּינָא (לָא אָתְיָא)!Le verset enseigne : « De la bête » – pour exclure l'animal qui a eu une relation avec une personne et celui qui en a été l'objet. On demande : mais cela découle déjà du raisonnement de Rabbi Chimon ! (Leçon corrigée : cela ne découle pas du raisonnement, selon les Sages qui contestent Rabbi Chimon.)
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