Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַמַּאי אֵין קְדוּשָּׁה חָלָה עֲלֵיהֶן? קָסָבַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: וַלְדוֹת קָדָשִׁים בַּהֲוָיָיתָן הֵן קְדוֹשִׁין, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מִמְּעֵי אִמָּן הֵן קְדוֹשִׁין — אַמַּאי אֵין קְדוּשָּׁה חָלָה עֲלֵיהֶן? הָא תְּפַסְתִּינְהוּ קְדוּשָּׁה דְּאִימַּיְיהוּ! אֶלָּא שְׁמַע מִינָּה: וַלְדֵי קָדָשִׁים בַּהֲוָיָיתָן הֵן קְדוֹשִׁים.La Guemara demande : Pourquoi aucune sainteté ne s'applique-t-elle à eux (au toumtoum et à l'androguinos) ? – Rabban Chimon ben Gamliel pense que les petits des bêtes consacrées sont consacrés seulement à leur venue au monde (à la naissance). Car s'il te venait à l'esprit qu'ils sont consacrés déjà dans le ventre de leur mère, pourquoi aucune sainteté ne s'appliquerait-elle à eux ? La sainteté de leur mère les a pourtant saisis ! Déduis-en donc que les petits des bêtes consacrées sont consacrés à leur venue au monde.
- וְהַאי תַּנָּא סָבַר וַלְדֵי קָדָשִׁים מִמְּעֵי אִמָּן הֵן קְדוֹשִׁים, דְּתָנוּ רַבָּנַן: אִילּוּ לֹא נֶאֱמַר ״בְּכוֹר לֹא יַקְדִּישׁ״ הָיִיתִי אוֹמֵר בְּכוֹר לֹא יַקְדִּישׁ הֶקְדֵּישׁוֹת, תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אוֹתוֹ״ — אוֹתוֹ אִי אַתָּה מַקְדִּישׁ, אֲבָל מַקְדִּישׁ אָדָם בְּכוֹר הֶקְדֵּישׁוֹת.Et ce Tanna-ci pense que les petits des bêtes consacrées sont consacrés dans le ventre de leur mère, comme nos Maîtres l'ont enseigné (dans une baraïta), au sujet du verset : « Mais le premier-né qui naîtra comme premier-né pour Hachem parmi les bêtes, nul ne le consacrera » (Lévitique 27, 26) : S'il n'avait été dit que « le premier-né ne consacrera pas », j'aurais dit : un premier-né (humain) ne consacrera pas de choses consacrées (ne pourra rien consacrer). C'est pourquoi le verset dit : « nul ne le consacrera » : lui, tu ne le consacres pas (le premier-né animal), mais un premier-né humain peut consacrer des choses consacrées.
- וַעֲדַיִין אֲנִי אוֹמֵר: הוּא לֹא יַקְדִּישׁ, אֲבָל יַקְדִּישׁוּהוּ אֲחֵרִים. תַּלְמוּד לוֹמַר ״בִּבְהֵמָה״ — בִּבְהֵמָה עָסַקְתִּי.Et je dirais encore : lui (le premier-né humain) ne le consacrera pas, mais d'autres le consacreront. C'est pourquoi le verset dit : « parmi les bêtes » : je traite des bêtes (et non des premiers-nés humains) – nul ne peut donc consacrer un premier-né animal d'une autre sainteté.
- יָכוֹל לֹא יַקְדִּישֶׁנּוּ בַּבֶּטֶן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֲשֶׁר יְבֻכַּר לַה׳״ — מִשֶּׁיְּבוּכַּר לַה׳ אִי אַתָּה מַקְדִּישׁ, אֲבָל אַתָּה מַקְדִּישׁ בַּבֶּטֶן.Pourrait-on croire qu'il ne le consacrera pas non plus dans le ventre de sa mère ? C'est pourquoi le verset dit : « qui naîtra comme premier-né pour Hachem » : à partir du moment où il est né comme premier-né pour Hachem, tu ne le consacres pas d'une autre sainteté, mais tu le consacres dans le ventre.
- יָכוֹל אַף וַלְדֵי כׇּל הַקֳּדָשִׁים כֵּן, תַּלְמוּד לוֹמַר ״אַךְ״ — חָלַק, אַלְמָא סְבִירָא לֵיהּ וַלְדֵי קָדָשִׁים מִמְּעֵי אִמָּן הֵן קְדוֹשִׁין.Pourrait-on croire qu'il en va de même pour les petits de toutes les bêtes consacrées (qu'on pourrait leur donner une autre sainteté dans le ventre) ? C'est pourquoi le verset dit : « Mais » (akh) – le mot distingue : seul le premier-né peut l'être. On voit donc que ce Tanna pense que les petits des bêtes consacrées sont consacrés dans le ventre de leur mère.
- אֲמַר לֵיהּ רַב עַמְרָם לְרַב שֵׁשֶׁת: אָמַר עַל הַבְּכוֹר ״עִם יְצִיאַת רוּבּוֹ — עוֹלָה״, עוֹלָה הָוֵי אוֹ בְּכוֹר הָוֵי?Rav Amram dit à Rav Chéchèt : Si quelqu'un a dit au sujet du premier-né encore dans le ventre : « À la sortie de sa majeure partie (moment où s'applique la sainteté du premier-né), qu'il soit holocauste », est-il holocauste ou est-il premier-né ?
- עוֹלָה הָוֵי, דְּכׇל פּוּרְתָּא וּפוּרְתָּא דְּקָא נָפֵיק הָוֵי כָּלִיל, אוֹ בְּכוֹר הָוֵי, דְּכׇל פּוּרְתָּא וּפוּרְתָּא דְּקָא נָפֵיק בְּמִילְּתֵיהּ הוּא?Est-il holocauste, car chaque petite partie qui sort devient une offrande entièrement consumée sur l'autel (sainteté plus grave), ou est-il premier-né, car chaque petite partie qui sort reste dans son statut de premier-né ?
- לִישָּׁנָא אַחְרִינָא: שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁה חָיְילָא עֲלֵיהּ, אוֹ דִלְמָא בְּכוֹר הָוֵי — שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתוֹ מֵרֶחֶם.Autre version : est-il holocauste parce que la sainteté d'holocauste, plus grave, s'applique à lui, ou peut-être est-il premier-né, parce que sa sainteté vient de la matrice, par décret divin ?
- אֲמַר לֵיהּ: מַאי תִּיבְּעֵי לָךְ? הַיְינוּ דְּבָעֵי אִילְפָא: אָמַר עַל הַלֶּקֶט ״עִם נְשִׁירַת רוּבּוֹ — יְהֵא הֶפְקֵר״, לֶקֶט הָוֵי אוֹ הֶפְקֵר הָוֵי?Rav Chéchèt lui dit : Pourquoi poses-tu cette question ? C'est la question qu'a posée Ilfa : Si le propriétaire d'un champ a dit au sujet de la glanure (lékèt, les épis tombés à la moisson, réservés aux pauvres) : « À la chute de sa majeure partie, qu'elle soit abandonnée (hefker, accessible même aux riches) », est-ce de la glanure ou est-ce du hefker ?
- לֶקֶט הָוֵי, שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתוֹ בִּידֵי שָׁמַיִם, אוֹ דִלְמָא הֶפְקֵר הָוֵי, שֶׁכֵּן זוֹכִין בּוֹ עֲנִיִּים וַעֲשִׁירִים?Est-ce de la glanure, car sa sainteté lui vient de la main du Ciel, ou peut-être est-ce du hefker, car pauvres et riches peuvent l'acquérir (statut plus large) ?
- וְאָמַר אַבָּיֵי: מַאי תִּיבְּעֵי לֵיהּ? דִּבְרֵי הָרַב וְדִבְרֵי תַּלְמִיד — דִּבְרֵי מִי שׁוֹמְעִים? הָכִי נָמֵי: דִּבְרֵי מִי שׁוֹמְעִים?Et Abayé a dit : Quelle question se pose-t-il ? Entre les paroles du Maître (D.ieu, qui a fait de ces épis une glanure pour les pauvres) et les paroles de l'élève (le propriétaire qui les déclare hefker), les paroles de qui écoute-t-on ? Ici aussi (dans la question de Rav Amram), les paroles de qui écoute-t-on ? Celles du Maître : c'est donc un premier-né.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״וְלָדָהּ שֶׁל זוֹ עוֹלָה, וְהִיא שְׁלָמִים״ — דְּבָרָיו קַיָּימִים. ״הִיא שְׁלָמִים, וּוְלָדָהּ עוֹלָה״ — הֲרֵי זֶה וְלַד זִבְחֵי שְׁלָמִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.MICHNA. Celui qui dit : « Le petit de celle-ci (une bête profane pleine) est un holocauste, et elle-même est des sacrifices de paix » – ses paroles sont valables. « Elle est des sacrifices de paix, et son petit est un holocauste » – voici que c'est le petit d'un sacrifice de paix (et il a le statut de chelamim), telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אִם לְכֵן נִתְכַּוֵּין תְּחִלָּה, הוֹאִיל וְאִי אֶפְשָׁר לִקְרוֹת שְׁנֵי שֵׁמוֹת כְּאַחַת — דְּבָרָיו קַיָּימִין, וְאִם מִשֶּׁאָמַר ״הֲרֵי זוֹ שְׁלָמִים״ נִמְלַךְ וְאָמַר ״וְלָדָהּ עוֹלָה״ — הֲרֵי זוֹ וְלָדָהּ שְׁלָמִים.Rabbi Yossé a dit : Si telle était son intention dès le début (consacrer le petit en holocauste en consacrant la mère en chelamim), puisqu'il est impossible de prononcer deux noms à la fois, ses paroles sont valables ; mais si, après avoir dit : « Voici que celle-ci est des sacrifices de paix », il s'est ravisé et a dit : « Son petit est un holocauste », voici que son petit est des sacrifices de paix.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִפְרִישׁ חַטָּאת מְעוּבֶּרֶת וְיָלְדָה — רָצָה בָּהּ מִתְכַּפֵּר, רָצָה בִּוְלָדָהּ מִתְכַּפֵּר.GUEMARA. Rabbi Yo'hanan a dit : Si quelqu'un a mis de côté comme offrande expiatoire ('hatat) une bête pleine, et qu'elle a mis bas, toutes deux sont consacrées comme 'hatat : s'il veut, il obtient l'expiation par elle ; s'il veut, il obtient l'expiation par son petit.
- מַאי טַעְמָא? קָסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן: אִם שִׁיְּירוֹ — מְשׁוּיָּיר.Quelle en est la raison ? Rabbi Yo'hanan pense que s'il l'a réservé (s'il a exclu le fœtus de la consécration de sa mère, en disant : « son petit est profane et elle est une 'hatat »), il est réservé et reste profane.
- עוּבָּר לָאו יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא, דְּהָוֵה לֵיהּ כְּמַפְרִישׁ שְׁתֵּי חַטָּאוֹת לְאַחְרָיוּת — רָצָה מִתְכַּפֵּר בָּהּ, רָצָה מִתְכַּפֵּר בַּחֲבֶירְתָּהּ.Car le fœtus n'est pas considéré comme la cuisse (une partie) de sa mère ; dès lors, c'est comme celui qui met de côté deux offrandes expiatoires à titre de garantie : s'il veut, il obtient l'expiation par l'une ; s'il veut, il obtient l'expiation par l'autre.
- מוֹתֵיב רַבִּי אֶלְעָזָר: ״הִיא שְׁלָמִים וּוְלָדָהּ עוֹלָה״ — הֲרֵי זֶה וְלַד שְׁלָמִים, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שִׁיְּירוֹ מְשׁוּיָּיר, ״הֲרֵי זֶה וְלַד שְׁלָמִים״ — ״הֲרֵי זוֹ שְׁלָמִים״ בָּעֵי מִיתְנָא!Rabbi Elazar a objecté à partir de la Michna : « Elle est des sacrifices de paix et son petit est un holocauste » – voici que c'est le petit d'un sacrifice de paix. Or s'il te venait à l'esprit que s'il l'a réservé, il est réservé (le fœtus ayant une sainteté propre), au lieu de « voici que c'est le petit d'un sacrifice de paix », il aurait fallu enseigner : « voici que c'est un sacrifice de paix » !
- אָמַר רַב טַבְלָא: בַּר מִינַּהּ דְּהַהִיא, הָא אָמַר רַב לְתַנָּא: תְּנִי ״הֲרֵי זוֹ שְׁלָמִים״.Rav Tavla a dit : Laisse de côté celle-là (cette version de la Michna, qui est erronée) : Rav n'a-t-il pas dit au Tanna (le récitant des Michnayot) : « Enseigne : “voici que c'est un sacrifice de paix” » ?
- מֵיתִיבִי: הָאוֹמֵר לְשִׁפְחָתוֹ ״הֲרֵי אֶת שִׁפְחָה, וּוְלָדֵךְ בֶּן חוֹרִין״, אִם הָיְתָה עוּבָּרָה — זָכְתָה לוֹ.On a objecté (d'une baraïta) : Celui qui dit à sa servante cananéenne : « Te voici servante, et ton petit est libre » (en lui remettant un acte d'affranchissement pour l'enfant) – si elle était enceinte, elle a acquis la liberté pour lui.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אִם שִׁיְּירוֹ אֵינוֹ מְשׁוּיָּיר, עוּבָּר יֶרֶךְ אִמּוֹ, מִשּׁוּם הָכִי זָכְתָה לוֹ, וְהָוֵי לֵיהּ כִּמְשַׁחְרֵר חֲצִי עַבְדּוֹ. וּמַנִּי? רַבִּי מֵאִיר הִיא, כִּדְתַנְיָא:Cela se comprend si tu dis que, s'il l'a réservé, il n'est pas réservé, et que le fœtus est la cuisse de sa mère : c'est pour cela qu'elle a acquis pour lui la liberté, et c'est comme celui qui affranchit la moitié de son esclave. Et qui est l'auteur de cet enseignement ? C'est Rabbi Méïr, comme il a été enseigné (dans une baraïta) :
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