Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַמְשַׁחְרֵר חֲצִי עַבְדּוֹ יָצָא לְחֵירוּת, גִּיטּוֹ וְיָדוֹ בָּאִין כְּאֶחָת.Celui qui affranchit la moitié de son esclave – cette moitié est sortie libre ; bien qu'un esclave ne puisse acquérir, ici il acquiert, car son acte d'affranchissement et sa main (sa capacité d'acquérir) viennent ensemble.
- וְאִי אָמְרַתְּ: שִׁיְּירוֹ מְשׁוּיָּיר, עוּבָּר לָאו יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא, אַמַּאי זָכְתָה לוֹ? וְהָא תַּנְיָא: נִרְאִין שֶׁהָעֶבֶד זוֹכֶה לְקַבֵּל גֵּט שִׁחְרוּר שֶׁל חֲבֵרוֹ מִיָּד רַבּוֹ שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, וְלֹא מִיַּד רַבּוֹ שֶׁלּוֹ. אֶלָּא שְׁמַע מִינָּה: אִם שִׁיְּירוֹ אֵינוֹ מְשׁוּיָּיר, וּתְיוּבְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן תְּיוּבְתָּא.Mais si tu dis : s'il l'a réservé, il est réservé, et le fœtus n'est pas la cuisse de sa mère (mère et fœtus étant deux entités distinctes), pourquoi a-t-elle acquis pour lui ? N'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta) : Il semble qu'un esclave peut acquérir un acte d'affranchissement pour son compagnon de la main du maître de celui-ci qui n'est pas le sien, mais non de la main de son propre maître ? Déduis-en donc que s'il l'a réservé, il n'est pas réservé ; et la réfutation de Rabbi Yo'hanan est une teyouvta (réfutation définitive).
- לֵימָא אִם שִׁיְּירוֹ מְשׁוּיָּיר תַּנָּאֵי הִיא? דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לְשִׁפְחָתוֹ ״הֲרֵי אַתְּ בַּת חוֹרִין וּוְלָדֵךְ עֶבֶד״ — וְלָדָהּ כָּמוֹהָ, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: דְּבָרָיו קַיָּימִין, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״הָאִשָּׁה וִילָדֶיהָ תִּהְיֶה לַאדוֹנֶיהָ״.La Guemara propose : Disons que la question de savoir si, s'il l'a réservé, il est réservé fait l'objet d'une machlokèt de Tannaïm, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Celui qui dit à sa servante enceinte : « Te voici libre, et ton petit est esclave » – son petit est comme elle (libre), telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. Et les Sages disent : ses paroles sont valables, car il est dit : « La femme et ses enfants appartiendront à son maître » (Exode 21, 4).
- קְרָא מַאי תַּלְמוּדָא לְרַבָּנַן? אָמַר רָבָא: אָמַר קְרָא לְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּקָתָנֵי וְלָדָהּ כָּמוֹהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הָאִשָּׁה וִילָדֶיהָ תִּהְיֶה לַאדוֹנֶיהָ״ — בִּזְמַן שֶׁהָאִשָּׁה לַאֲדוֹנֶיהָ, וְלָדָהּ לַאֲדוֹנֶיהָ.La Guemara s'étonne : Le verset, quel enseignement en tirent les Rabbanan ? Rava a dit : Le verset que dit la baraïta appuie Rabbi Yossé HaGuelili, qui enseigne : son petit est comme elle, comme il est dit : « La femme et ses enfants appartiendront à son maître » : lorsque la femme appartient à son maître, son petit appartient à son maître (et si elle est affranchie, il l'est aussi).
- מַאי לַָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: שִׁיְּירוֹ — אֵינוֹ מְשׁוּיָּיר, וְרַבָּנַן סָבְרִי: מְשׁוּיָּיר?N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : Rabbi Yossé pense que s'il l'a réservé, il n'est pas réservé, et les Rabbanan pensent qu'il est réservé ?
- אָמַר לָךְ רַבִּי יוֹחָנָן: דְּכוּלֵּי עָלְמָא שִׁיְּירוֹ — מְשׁוּיָּיר, וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא דְּאָמַר קְרָא ״הָאִשָּׁה וִילָדֶיהָ תִּהְיֶה לַאֲדוֹנֶיהָ״.Rabbi Yo'hanan te répondra : De l'avis de tous, s'il l'a réservé, il est réservé ; et ici, voici la raison de Rabbi Yossé HaGuelili : c'est que le verset dit : « La femme et ses enfants appartiendront à son maître » – un décret de l'Écriture propre à la servante, et non parce que le fœtus est la cuisse de sa mère.
- אֶלָּא וַדַּאי לֵימָא כִּי הָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַחַטָּאת וּמָצָא בָּהּ בֶּן אַרְבָּעָה חַי, תָּנֵי חֲדָא: אֵין נֶאֱכֶלֶת אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה, וְאֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת אֶלָּא לְיוֹם אֶחָד, וְאֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת אֶלָּא לִפְנִים מִן הַקְּלָעִים.Mais disons plutôt, assurément, que c'est une divergence comme celle de ces Tannaïm-ci, comme il a été enseigné : Celui qui abat l'offrande expiatoire ('hatat) et y trouve un fœtus de quatre mois vivant : il a été enseigné dans une baraïta : il n'est mangé que par les mâles de la prêtrise, il n'est mangé que pour un jour (et la nuit suivante), et il n'est mangé qu'à l'intérieur des tentures (dans le parvis du Temple).
- וְתַנְיָא אִידַּךְ: נֶאֱכֶלֶת לְכׇל אָדָם, וְנֶאֱכֶלֶת בְּכׇל מָקוֹם, וְנֶאֱכֶלֶת לְעוֹלָם.Et il a été enseigné dans une autre baraïta : il est mangé par tout homme, il est mangé en tout lieu, et il est mangé à tout moment (sans limite de temps).
- מַאי לָאו תַּנָּאֵי, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: ״שִׁיְּירוֹ״ — אֵינוֹ מְשׁוּיָּיר, וּמָר סָבַר: ״שִׁיְּירוֹ״ — מְשׁוּיָּיר.N'est-ce pas une divergence de Tannaïm : le premier Tanna pense que s'il l'a réservé, il n'est pas réservé, et l'autre Maître pense que s'il l'a réservé, il est réservé ?
- אָמַר לָךְ רַבִּי יוֹחָנָן: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִם שִׁיְּירוֹ — מְשׁוּיָּיר, וְהָנֵי תַּנָּאֵי בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: וַלְדֵי קָדָשִׁים בַּהֲוָיָיתָן הֵן קְדוֹשִׁים, וּמָר סָבַר: וַלְדֵי קָדָשִׁים בִּמְעֵי אִמָּן הֵן קְדוֹשִׁים.Rabbi Yo'hanan te répondra : De l'avis de tous, s'il l'a réservé, il est réservé ; et ces Tannaïm divergent sur ceci (lorsque la bête a été consacrée avant d'être pleine) : un Maître pense que les petits des bêtes consacrées sont consacrés à leur venue au monde (et ce fœtus, jamais né, n'a pas été consacré), et l'autre Maître pense que les petits des bêtes consacrées sont consacrés dans le ventre de leur mère.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן — בְּשֶׁהִקְדִּישָׁהּ וּלְבַסּוֹף נִתְעַבְּרָה,Et si tu veux, dis : ce n'est pas difficile : ici (la seconde baraïta), il s'agit d'un cas où on l'a consacrée et où elle est ensuite devenue pleine (et le petit, jamais né, reste profane),
- כָּאן — בְּשֶׁנִּתְעַבְּרָה וּלְבַסּוֹף הִקְדִּישָׁהּ.là (la première baraïta), d'un cas où elle est devenue pleine et où on l'a ensuite consacrée (et le fœtus, non réservé, a été consacré avec sa mère).
- מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: מִמַּאי דְּטַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אִם שִׁיְּירוֹ מְשׁוּיָּיר? דִלְמָא הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָדָם מִתְכַּפֵּר בְּשֶׁבַח הֶקְדֵּשׁ.Rava objecta : D'où sait-on que la raison de Rabbi Yo'hanan est que s'il l'a réservé, il est réservé ? Peut-être la raison de Rabbi Yo'hanan est-elle qu'on obtient l'expiation par la plus-value du bien consacré (le petit étant une plus-value de la bête consacrée).
- אֲמַר לֵיהּ רַב הַמְנוּנָא: רַבִּי אֶלְעָזָר תַּלְמִידֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְיָתֵיב לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְלָא אַהְדַּר לֵיהּ הַאי שִׁינּוּיָא, וְאַתְּ אָמְרַתְּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם דְּאָדָם מִתְכַּפֵּר בְּשֶׁבַח הֶקְדֵּשׁ?!Rav Hamnouna lui dit : Rabbi Elazar était l'élève de Rabbi Yo'hanan, et il était assis devant Rabbi Yo'hanan lorsqu'il lui a objecté en supposant que telle était sa raison, et Rabbi Yo'hanan ne lui a pas fait cette réponse ; et toi, tu dis que la raison de Rabbi Yo'hanan est qu'on obtient l'expiation par la plus-value du bien consacré ?!
- אִם מִשֶּׁאָמַר ״הֲרֵי זוֹ שְׁלָמִים״ נִמְלַךְ כּוּ׳. פְּשִׁיטָא וְלָדָן שְׁלָמִים, אֶלָּא כֹּל אֵימַת דְּבָעֵי מִימְּלֵךְ?La Michna enseignait : « Si, après avoir dit : “Voici que celle-ci est des sacrifices de paix”, il s'est ravisé, etc. » La Guemara demande : C'est évident que le petit est des sacrifices de paix ! Peut-on donc se raviser chaque fois qu'on le veut ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא שֶׁאָמַר בְּתוֹךְ כְּדֵי דִּיבּוּר, מַהוּ דְּתֵימָא תּוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר כְּדִיבּוּר, וְהַאי עַיּיוֹנֵי הוּא דְּקָמְעַיֵּין — קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Pappa a dit : Ce n'était nécessaire que dans le cas où il l'a dit dans le délai d'une parole (tokh kedé dibour, le temps de prononcer une salutation). On aurait pu dire : ce qui est dans le délai d'une parole est comme la parole elle-même, et il ne faisait que réfléchir (sans se raviser) ; la Michna nous enseigne qu'il s'est ravisé.
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה תְּמוּרַת שְׁלָמִים״ — הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.MICHNA. Si l'on avait devant soi un holocauste et des sacrifices de paix, et qu'on a dit d'une troisième bête, profane : « Voici que celle-ci est l'échange (temoura) de l'holocauste, l'échange des sacrifices de paix » – voici qu'elle est l'échange de l'holocauste, telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אִם לְכֵן נִתְכַּוֵּין תְּחִלָּה, הוֹאִיל וְאִי אֶפְשָׁר לִקְרוֹת שְׁנֵי שֵׁמוֹת כְּאַחַת — דְּבָרָיו קַיָּימִים, וְאִם מִשֶּׁאָמַר ״תְּמוּרַת עוֹלָה״ נִמְלַךְ וְאָמַר ״תְּמוּרַת שְׁלָמִים״ — הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה.Rabbi Yossé a dit : Si telle était son intention dès le début, puisqu'il est impossible de prononcer deux noms à la fois, ses paroles sont valables (elle est moitié holocauste, moitié chelamim) ; mais si, après avoir dit « l'échange de l'holocauste », il s'est ravisé et a dit « l'échange des sacrifices de paix », voici qu'elle est l'échange de l'holocauste.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.